QCM : Mesures, incertitudes et unités — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne le mesurage dans une démarche expérimentale ?

L’estimation de la dispersion observée lors de plusieurs mesures répétées
L’ensemble des opérations permettant d’attribuer raisonnablement un intervalle de valeurs à une grandeur
La valeur numérique obtenue après une lecture réalisée avec un instrument de mesure
L’écart calculé entre une valeur mesurée et la valeur idéale correspondante

L’ensemble des opérations permettant d’attribuer raisonnablement un intervalle de valeurs à une grandeur

Explication

Le mesurage regroupe les opérations expérimentales qui permettent de déterminer un intervalle de valeurs raisonnablement attribuables à une grandeur. Une valeur numérique isolée correspond plutôt au résultat du mesurage qu’à l’ensemble de la démarche.

2. Dans la mesure du volume d’un liquide, quelle grandeur constitue le mesurande ?

Le volume du liquide que l’on cherche à déterminer
L’écart entre le volume obtenu et le volume idéal
La valeur affichée par l’appareil après la lecture
L’incertitude associée à la lecture du volume

Le volume du liquide que l’on cherche à déterminer

Explication

Le mesurande est la grandeur que l’on cherche à mesurer, ici le volume du liquide. La valeur affichée représente le résultat du mesurage et non le mesurande lui-même.

3. Comment définir la valeur vraie d’une grandeur mesurée ?

La valeur la plus proche de la graduation lue par l’opérateur
La valeur moyenne calculée à partir de plusieurs mesures réelles
La valeur indiquée directement par un instrument correctement étalonné
La valeur qu’on obtiendrait si le mesurage était parfait

La valeur qu’on obtiendrait si le mesurage était parfait

Explication

La valeur vraie est une valeur idéale qui serait obtenue dans des conditions de mesurage parfait. Une moyenne ou une lecture instrumentale reste issue d’un mesurage réel et peut donc s’en écarter.

4. Une masse mesurée vaut 98 g alors que sa valeur vraie est 100 g ; que représente la différence entre ces deux valeurs ?

L’incertitude, qui correspond à l’intervalle raisonnable attribué à la masse
Le mesurage, qui regroupe toutes les opérations expérimentales effectuées
Le mesurande, c’est-à-dire la grandeur physique recherchée par l’expérience
L’erreur de mesure, égale à l’écart entre la valeur mesurée et la valeur vraie

L’erreur de mesure, égale à l’écart entre la valeur mesurée et la valeur vraie

Explication

L’erreur de mesure est l’écart entre la valeur mesurée et la valeur vraie ; dans cet exemple, son écart en valeur absolue est de 2 g. L’incertitude est une estimation de cette erreur, et non l’écart observé lui-même.

5. Quel effet une erreur aléatoire produit-elle lors de répétitions d’un même mesurage ?

Elle modifie principalement l’unité utilisée pour exprimer le résultat
Elle disperse les valeurs mesurées autour de résultats variables
Elle rapproche les valeurs mesurées tout en les décalant de la valeur vraie
Elle transforme la grandeur mesurée en une valeur difficile à identifier

Elle disperse les valeurs mesurées autour de résultats variables

Explication

Une erreur aléatoire se manifeste par une dispersion des résultats obtenus lors de répétitions. Le regroupement de valeurs éloignées de la valeur vraie caractérise plutôt une erreur systématique.

6. Des mesures répétées sont très proches entre elles mais éloignées de la valeur vraie ; quel type d’erreur est le plus probable ?

Une erreur de lecture limitée à une variation de l’unité affichée
Une erreur systématique liée par exemple à un mauvais étalonnage
Une erreur aléatoire provoquant une forte dispersion des résultats
Une erreur due à la variabilité naturelle de la grandeur observée

Une erreur systématique liée par exemple à un mauvais étalonnage

Explication

Une erreur systématique regroupe les valeurs mesurées tout en les décalant par rapport à la valeur vraie, notamment lorsqu’un appareil est mal étalonné. Une erreur aléatoire produirait plutôt une dispersion des mesures.

7. Une règle possède une plus petite graduation de 2 mm ; quelle incertitude absolue associe-t-on à une lecture sur cette graduation ?

2 mm, soit la valeur de la plus petite graduation
4 mm, soit le double de la plus petite graduation
0,5 mm, soit le quart de la plus petite graduation
1 mm, soit la moitié de la plus petite graduation

1 mm, soit la moitié de la plus petite graduation

Explication

Pour une lecture sur une graduation, l’incertitude absolue est estimée à la moitié de la plus petite graduation, donc 1 mm. Elle s’exprime dans la même unité que la longueur mesurée.

8. Comment calcule-t-on l’incertitude relative d’une mesure de longueur ?

En multipliant la valeur mesurée par l’incertitude absolue, soit u(L)=ΔL×Lu(L)=\Delta L\times L
En divisant l’incertitude absolue par la valeur mesurée, soit u(L)/L=ΔL/Lu(L)/L = \Delta L/L
En additionnant l’incertitude absolue et la valeur mesurée, soit u(L)=ΔL+Lu(L)=\Delta L+L
En soustrayant la valeur mesurée de l’incertitude absolue, soit u(L)=ΔL−Lu(L)=\Delta L-L

En divisant l’incertitude absolue par la valeur mesurée, soit $$u(L)/L = \Delta L/L$$

Explication

L’incertitude relative est le rapport de l’incertitude absolue à la valeur mesurée, comme dans u(L)/L=ΔL/Lu(L)/L = \Delta L/L. Elle est sans unité, contrairement à l’incertitude absolue qui possède l’unité de la mesure.

9. Pour une longueur L=72,3 mmL = 72,3\ \text{mm} mesurée avec une graduation minimale de 0,1 mm0,1\ \text{mm}, quelles sont les incertitudes obtenues ?

U(L)=0,5 mmU(L)=0,5\ \text{mm} et une incertitude relative d’environ 0,0070,007
U(L)=0,025 mmU(L)=0,025\ \text{mm} et une incertitude relative d’environ 0,000350,00035
U(L)=0,05 mmU(L)=0,05\ \text{mm} et une incertitude relative d’environ 0,00070,0007
U(L)=0,1 mmU(L)=0,1\ \text{mm} et une incertitude relative d’environ 0,00140,0014

$$U(L)=0,05\ \text{mm}$$ et une incertitude relative d’environ $$0,0007$$

Explication

La moitié de la graduation minimale de 0,1 mm donne une incertitude absolue de 0,05 mm, et le rapport 0,05/72,30,05/72,3 vaut environ 0,0007. Prendre la graduation entière conduirait à surestimer l’incertitude absolue et relative.

10. Un appareil indique V=86,32V=86,32 avec une consigne d’incertitude 0,4%V+3D0,4\%V+3D ; quel intervalle peut-on retenir ?

85,94<V<86,7085,94 < V < 86,70 avec U(V)=0,38U(V)=0,38
85,92<V<86,7285,92 < V < 86,72 avec U(V)=0,40U(V)=0,40
86,28<V<86,3686,28 < V < 86,36 avec U(V)=0,04U(V)=0,04
85,32<V<87,3285,32 < V < 87,32 avec U(V)=1,00U(V)=1,00

$$85,94 < V < 86,70$$ avec $$U(V)=0,38$$

Explication

L’application de la consigne constructeur conduit à une incertitude de 0,38 et à l’intervalle 85,94<V<86,7085,94 < V < 86,70. L’intervalle doit être construit en retranchant et en ajoutant cette incertitude à la valeur affichée, plutôt qu’en utilisant directement le pourcentage seul.

11. Combien de chiffres significatifs possède la valeur 0,004500{,}00450 ?

Quatre chiffres significatifs
Cinq chiffres significatifs
Deux chiffres significatifs
Trois chiffres significatifs

Trois chiffres significatifs

Explication

Les zéros placés à gauche ne sont pas significatifs, tandis que le zéro final après la virgule l’est ; la valeur contient donc trois chiffres significatifs. Compter le premier zéro comme significatif conduirait à une interprétation incorrecte de l’écriture décimale.

12. En arrondissant correctement le produit de 2,52{,}5 par 3,423{,}42, quel résultat obtient-on ?

8,608{,}60
8,558{,}55
99
8,68{,}6

$$8{,}6$$

Explication

Le produit exact vaut 8,558{,}55, mais le facteur 2,52{,}5 ne possède que deux chiffres significatifs ; le résultat doit donc être donné avec deux chiffres significatifs, soit 8,68{,}6. La règle des décimales concerne plutôt l’addition et la soustraction.

13. Quel résultat correctement arrondi obtient-on en calculant 12,35+0,812{,}35+0{,}8 ?

13,15013{,}150
13,213{,}2
13,1513{,}15
1313

$$13{,}2$$

Explication

La donnée qui contient le moins de décimales est 0,80{,}8, qui n’en possède qu’une ; la somme 13,1513{,}15 doit donc être arrondie au dixième, ce qui donne 13,213{,}2. Utiliser le nombre de chiffres significatifs comme pour une multiplication ne convient pas ici.

14. Quelle succession décrit correctement le calcul d’une incertitude par propagation logarithmique ?

Arrondir les mesures, additionner leurs valeurs, puis choisir l’unité finale
Établir la relation, déterminer les incertitudes intermédiaires, puis appliquer la technique logarithmique
Remplacer les incertitudes par zéro, calculer la grandeur, puis estimer l’erreur
Mesurer plusieurs fois, soustraire les résultats, puis appliquer une moyenne logarithmique

Établir la relation, déterminer les incertitudes intermédiaires, puis appliquer la technique logarithmique

Explication

La méthode commence par l’identification de la relation mathématique, se poursuit par celle des incertitudes intermédiaires et s’achève avec la technique logarithmique. Arrondir les mesures avant cette analyse ne constitue pas la procédure décrite.

15. Quelle propriété logarithmique permet de traiter une grandeur placée au dénominateur ?

ln⁡(a/b)=ln⁡(b)−ln⁡(a)\ln(a/b)=\ln(b)-\ln(a)
ln⁡(a/b)=ln⁡(a)ln⁡(b)\ln(a/b)=\ln(a)\ln(b)
ln⁡(a/b)=ln⁡(a)+ln⁡(b)\ln(a/b)=\ln(a)+\ln(b)
ln⁡(a/b)=ln⁡(a)−ln⁡(b)\ln(a/b)=\ln(a)-\ln(b)

$$\ln(a/b)=\ln(a)-\ln(b)$$

Explication

Le logarithme d’un quotient est la différence entre le logarithme du numérateur et celui du dénominateur. L’addition des logarithmes correspond à un produit, tandis que l’ordre inversé changerait le signe de l’expression.

16. Pour S=L×lS=L\times l, quelle expression donne l’incertitude relative propagée ?

ΔS/S=ΔL/L+Δl/l\Delta S/S=\Delta L/L+\Delta l/l
ΔS/S=ΔL+Δl\Delta S/S=\Delta L+\Delta l
ΔS/S=ΔL/L−Δl/l\Delta S/S=\Delta L/L-\Delta l/l
ΔS/S=ΔL×Δl/(L×l)\Delta S/S=\Delta L\times\Delta l/(L\times l)

$$\Delta S/S=\Delta L/L+\Delta l/l$$

Explication

Pour un produit, les incertitudes relatives des facteurs s’additionnent, d’où ΔS/S=ΔL/L+Δl/l\Delta S/S=\Delta L/L+\Delta l/l. Une soustraction des termes conviendrait à une autre structure logarithmique, comme un quotient.

17. Si S=πR3/DS=\pi R^3/D, comment s’exprime l’incertitude relative propagée ?

ΔS/S=ΔR/(R3)+ΔD/D\Delta S/S=\Delta R/(R^3)+\Delta D/D
ΔS/S=3ΔR/R+ΔD/D\Delta S/S=3\Delta R/R+\Delta D/D
ΔS/S=ΔR/R+3ΔD/D\Delta S/S=\Delta R/R+3\Delta D/D
ΔS/S=3ΔR/R−ΔD/D\Delta S/S=3\Delta R/R-\Delta D/D

$$\Delta S/S=3\Delta R/R+\Delta D/D$$

Explication

L’exposant trois de RR multiplie son incertitude relative, tandis que le quotient conduit à additionner les contributions dans la formule d’incertitude donnée. La puissance porte donc sur le terme associé à RR, et non sur celui associé à DD.

18. Quelle unité fondamentale correspond au newton d’après la deuxième loi de Newton F=maF=ma ?

1 N=1 kg m−1 s−21\,N=1\,kg\,m^{-1}\,s^{-2}
1 N=1 kg m s−21\,N=1\,kg\,m\,s^{-2}
1 N=1 kg m s−11\,N=1\,kg\,m\,s^{-1}
1 N=1 kg−1 m s−21\,N=1\,kg^{-1}\,m\,s^{-2}

$$1\,N=1\,kg\,m\,s^{-2}$$

Explication

La relation F=maF=ma associe une masse en kilogrammes à une accélération en mètres par seconde carrée, ce qui donne kg m s−2kg\,m\,s^{-2}. Une puissance différente de ss ou de mm ne respecte pas cette relation mécanique.

19. Quelle est l’unité SI de la constante gravitationnelle déduite de F=GmAmB/d2F=Gm_A m_B/d^2 ?

m3 s−2 kg−1m^3\,s^{-2}\,kg^{-1}
m2 s−2 kg−1m^2\,s^{-2}\,kg^{-1}
m−3 s2 kgm^{-3}\,s^2\,kg
m3 s−1 kg−2m^3\,s^{-1}\,kg^{-2}

$$m^3\,s^{-2}\,kg^{-1}$$

Explication

En isolant GG, on obtient G=Fd2/(mAmB)G=Fd^2/(m_A m_B) ; en remplaçant la force par kg m s−2kg\,m\,s^{-2}, l’unité devient m3 s−2 kg−1m^3\,s^{-2}\,kg^{-1}. L’expression doit notamment contenir une seule puissance inverse de la masse après simplification.

20. Quelle unité représente une charge électrique et comment se nomme-t-elle ?

kg m s−2kg\,m\,s^{-2}, appelée coulomb et notée CC
A s−1A\,s^{-1}, appelée ampère et notée AA
A sA\,s, appelée coulomb et notée CC
kg m2 s−3 A−1kg\,m^2\,s^{-3}\,A^{-1}, appelée volt et notée VV

$$A\,s$$, appelée coulomb et notée $$C$$

Explication

La charge possède l’unité A sA\,s, qui est appelée coulomb et notée CC. L’ampère mesure l’intensité électrique, tandis que le volt correspond à une autre grandeur électrique.

21. Quelle relation dimensionnelle exprime la période TT lorsqu’elle dépend de la longueur ll, de la masse MM et de l’accélération de la pesanteur gg ?

T=klgT=k\sqrt{lg}
T=kMl/gT=kM\sqrt{l/g}
T=kl/gT=k\sqrt{l/g}
T=kM/(lg)T=k\sqrt{M/(lg)}

$$T=k\sqrt{l/g}$$

Explication

L’homogénéité dimensionnelle donne une dépendance en l/g\sqrt{l/g}, avec une masse dont l’exposant est nul. La relation klgk\sqrt{lg} inverse la dimension de la pesanteur et ne possède donc pas celle d’un temps.

22. Dans l’expression T=klaMbgcT=kl^aM^bg^c, quelles valeurs des exposants l’homogénéité impose-t-elle ?

a=1/2a=1/2, b=1b=1 et c=−1/2c=-1/2
a=1a=1, b=1/2b=1/2 et c=−1c=-1
a=1/2a=1/2, b=0b=0 et c=−1/2c=-1/2
a=−1/2a=-1/2, b=0b=0 et c=1/2c=1/2

$$a=1/2$$, $$b=0$$ et $$c=-1/2$$

Explication

L’analyse des dimensions impose une racine de la longueur, l’absence de dépendance dimensionnelle en masse et une puissance négative de la pesanteur. L’exposant de la masse n’est donc pas égal à 1/21/2, contrairement à ce que propose une des réponses.

23. Quelle expression dimensionnelle représente une force centrifuge dépendant de la vitesse vv, de la masse MM et du rayon RR ?

F=k vM/R2F=k\,vM/R^2
F=k v2R/MF=k\,v^2R/M
F=k vMRF=k\,vM R
F=k v2M/RF=k\,v^2M/R

$$F=k\,v^2M/R$$

Explication

La force centrifuge est proportionnelle à la masse et au carré de la vitesse, puis inversement proportionnelle au rayon. Une dépendance en vM/R2vM/R^2 modifie à la fois l’exposant de la vitesse et celui du rayon.

24. En posant F=kvaMbRcF=kv^aM^bR^c, quelles valeurs des exposants permettent de respecter l’homogénéité dimensionnelle ?

a=2a=2, b=0b=0 et c=−1c=-1
a=−2a=-2, b=1b=1 et c=1c=1
a=1a=1, b=1b=1 et c=−2c=-2
a=2a=2, b=1b=1 et c=−1c=-1

$$a=2$$, $$b=1$$ et $$c=-1$$

Explication

L’homogénéité impose que la vitesse intervienne au carré, que la masse soit au premier degré et que le rayon apparaisse avec l’exposant −1-1. L’exposant du rayon n’est donc pas −2-2, même si cette valeur peut sembler plausible dans une autre relation.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 47 flashcards sur Mesures, incertitudes et unités.

Qu'est-ce que le mesurage ?

Le mesurage est l'ensemble des opérations pour déterminer expérimentalement un intervalle de valeurs d'une grandeur.

Qu'appelle-t-on le mesurande ?

Le mesurande est la grandeur à mesurer.

Donnez un exemple de mesurande.

Une masse, un volume ou une durée sont des exemples de mesurande.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Mesures, incertitudes et unités.

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