QCM : Méthodologie de l’intervention sociale (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une présentation de l’évolution du travail social, quelle séquence mène à la forme actuelle centrée sur l’accompagnement individuel ?

Charité, aide psycho-sociale, ISAP, puis ASI ou ISI
Charité, ISAP, aide psycho-sociale, puis ASI ou ISI
Charité, aide psycho-sociale, ASI ou ISI, puis ISAP
Aide psycho-sociale, charité, ASI ou ISI, puis ISAP

Charité, aide psycho-sociale, ISAP, puis ASI ou ISI

Explication

L’évolution décrite va de la charité à l’aide psycho-sociale, puis à l’ISAP, avant de s’articuler autour de l’ASI, aussi appelée ISI. L’inversion des étapes, le déplacement de l’aide psycho-sociale et la confusion entre l’ISAP et la forme actuelle correspondent aux distracteurs.

2. Quel objectif et quelle place la définition du travail social associe-t-elle à la personne accompagnée ?

Viser l’autonomie, l’entourage en étant le premier acteur
Assurer la prise en charge, le professionnel en étant le premier acteur
Résoudre une difficulté ponctuelle, l’institution en étant le premier acteur
Viser l’autonomie, la personne en étant la première actrice

Viser l’autonomie, la personne en étant la première actrice

Explication

Le travail social est un processus dynamique, sur mesure et participatif visant l’autonomie, et la personne en est la première actrice. La prise en charge intégrale, la primauté du professionnel ou de l’entourage déforment cette définition.

3. Une équipe construit un accompagnement individuel et veut couvrir ses trois axes fondamentaux. Quel ensemble doit-elle retenir ?

Identité, contrôle des comportements, citoyenneté et accès aux droits
Identité, lien social, aide financière et accès aux droits
Insertion professionnelle, lien social, citoyenneté et accès aux droits
Identité, lien social, citoyenneté et accès aux droits

Identité, lien social, citoyenneté et accès aux droits

Explication

Les trois axes de l’ASI sont la restauration ou restructuration identitaire, le renforcement ou la médiation du lien social, et la promotion de la citoyenneté et de l’accès aux droits. L’insertion professionnelle, le contrôle des comportements et l’aide financière ne remplacent pas ces axes.

4. Une personne sollicite librement un service pour obtenir un soutien ou accéder à des droits. De quel cadre d’entrée en relation s’agit-il ?

D’une demande sociale
D’une commande sociale
D’une intervention judiciaire
D’une aide au changement

D’une demande sociale

Explication

La demande sociale est une démarche librement exprimée pour solliciter un soutien ou l’accès à des droits. La commande sociale relève d’une autorité, l’aide au changement vise une modification du fonctionnement de la personne, et une intervention judiciaire est un cadre contraint.

5. Une autorité habilitée impose une intervention afin de protéger une personne exposée à un risque. Quel cadre s’applique ?

La demande sociale
L’aide au changement
La commande sociale, ou mandat
La demande matérielle ou financière

La commande sociale, ou mandat

Explication

La commande sociale, ou mandat, est imposée par une autorité habilitée afin de protéger ou de rétablir une situation de risque. La demande sociale est libre, la demande matérielle concerne des besoins pratiques, et l’aide au changement repose sur une demande explicite de la personne.

6. Une personne demande explicitement de travailler sur son fonctionnement relationnel afin de le modifier. À quel type de demande cela correspond-il ?

À une demande matérielle ou financière
À une aide au changement
À une demande d’accès aux droits
À une commande sociale

À une aide au changement

Explication

L’aide au changement correspond à une demande explicite visant à modifier le fonctionnement personnel, familial ou relationnel. Une demande matérielle porte sur des besoins concrets, tandis qu’une commande sociale est imposée par une autorité et qu’un accès aux droits ne désigne pas en soi cette démarche de changement.

7. Lors d’un entretien, une personne dit : « Je n’arrive plus à tout gérer ». Quelle intervention constitue un reflet plutôt qu’une reformulation ?

« Vous devriez demander de l’aide à vos proches. »
« Vous manquez probablement d’organisation. »
« Vous vous sentez dépassée par la situation ? »
« Vous dites que vous n’arrivez plus à tout gérer. »

« Vous vous sentez dépassée par la situation ? »

Explication

Le reflet questionne les émotions de la personne, tandis que la reformulation reprend le contenu de ses propos. La reprise mot à mot confond les deux techniques, l’interprétation attribue une cause et le conseil propose une solution.

8. Quelle attitude décrit l’empathie dans la relation professionnelle ?

Décider à la place d’autrui afin de lui éviter les émotions pénibles
Éprouver les mêmes émotions qu’autrui en supprimant toute distance professionnelle
Écouter les faits rapportés sans chercher à comprendre le point de vue ni les émotions
Comprendre et rejoindre le point de vue et les émotions d’autrui en gardant une distance professionnelle

Comprendre et rejoindre le point de vue et les émotions d’autrui en gardant une distance professionnelle

Explication

L’empathie consiste à comprendre et rejoindre les émotions et le point de vue d’autrui tout en maintenant la distance professionnelle nécessaire. La fusion émotionnelle efface cette distance, l’écoute factuelle néglige le vécu et la décision à la place de la personne relève d’une autre posture.

9. Un professionnel décrit ce qu’il observe, précise le sens qu’il lui donne, nomme ce qu’il ressent et formule sa demande. À quel temps de la communication non violente exprime-t-il ce qu’il veut ?

Au quatrième temps, celui de l’expression de ce que l’on veut
Au premier temps, celui de la perception par les cinq sens
Au deuxième temps, celui de l’interprétation de la perception
Au troisième temps, celui de la nomination des émotions

Au quatrième temps, celui de l’expression de ce que l’on veut

Explication

La démarche suit quatre temps : percevoir, interpréter, nommer les émotions, puis exprimer ce que l’on veut. La perception, l’interprétation et l’émotion correspondent donc aux trois étapes qui précèdent la formulation de la demande.

10. Pour préparer un accompagnement, une travailleuse sociale examine les appuis disponibles, les obstacles rencontrés et le contexte socio-économique d’une personne. Quelle démarche réalise-t-elle ?

Une co-construction des objectifs et des étapes d’intervention
Un diagnostic social partagé de la situation globale
Un recueil limité aux conditions personnelles et familiales
Un inventaire des freins sans examen des ressources

Un diagnostic social partagé de la situation globale

Explication

Le diagnostic social partagé évalue globalement les ressources, les freins et l’environnement socio-économique. Un inventaire des seuls freins écarte les ressources, le recueil des conditions personnelles est plus circonscrit et la co-construction concerne la définition du projet.

11. Lors d’un recueil des conditions objectives de vie, quelle série de domaines doit être examinée ?

Les conditions personnelles et familiales, le développement et la santé, l’habitation, le travail et l’économie
Les ressources et les freins, sans examiner les conditions de vie concrètes
Les besoins physiologiques, de sécurité, d’appartenance, d’estime et d’accomplissement
Les relations sociales, les loisirs, les préférences et les projets personnels

Les conditions personnelles et familiales, le développement et la santé, l’habitation, le travail et l’économie

Explication

Le recueil des conditions objectives porte sur les conditions personnelles et familiales, le développement et la santé, l’habitation, le travail et la situation économique. La hiérarchie des besoins relève de Maslow, tandis que les ressources et freins ne remplacent pas ce recueil factuel.

12. Dans une analyse inspirée de Maslow, une personne dispose de nourriture, d’un logement sûr et de liens familiaux, mais manque de confiance en elle et de reconnaissance. À quel niveau de besoin correspond principalement cette difficulté ?

Au deuxième niveau, celui des besoins de sécurité
Au troisième niveau, celui des besoins d’appartenance et d’amour
Au cinquième niveau, celui des besoins d’accomplissement de soi
Au quatrième niveau, celui des besoins d’estime

Au quatrième niveau, celui des besoins d’estime

Explication

Dans la pyramide de Maslow, l’estime constitue le quatrième niveau et comprend notamment la confiance et le respect. L’appartenance concerne les liens, l’accomplissement de soi le développement du potentiel, et la sécurité la protection et les ressources.

13. Dans une équipe dont les membres coordonnent leurs actions et partagent un but, qu’est-ce qui permet de la considérer comme un système ?

Ses membres disposent des mêmes moyens, sans dépendre les uns des autres.
Ses membres sont réunis au même endroit, sans objectif partagé.
Ses membres sont en relation et interdépendants pour atteindre un objectif commun.
Ses membres poursuivent des objectifs distincts en évitant toute coordination.

Ses membres sont en relation et interdépendants pour atteindre un objectif commun.

Explication

Un système réunit des individus en relation et interdépendants qui mobilisent des moyens pour atteindre un objectif commun. Le simple regroupement néglige les relations, les moyens identiques ne suffisent pas à définir l’objectif, et des objectifs distincts sans coordination contredisent l’interdépendance.

14. Dans une association, Lina occupe la place de trésorière et doit, en vertu des règles liées à cette fonction, tenir les comptes. Quel élément correspond à son statut ?

Sa manière de rendre compte aux autres membres.
Son obligation de tenir les comptes de l’association.
Sa place de trésorière dans l’association.
Les règles qui encadrent la tenue des comptes.

Sa place de trésorière dans l’association.

Explication

Le statut désigne la place occupée par une personne dans un système, ici celle de trésorière; les attentes et obligations associées relèvent du rôle. L’obligation, la manière d’agir et les règles décrivent des aspects du rôle plutôt que la place elle-même.

15. Deux collègues réagissent chacun aux paroles et aux gestes de l’autre, et leurs réactions modifient à leur tour les comportements suivants. Quelle lecture rend le mieux compte de cette situation ?

Une recherche de cause initiale, car un seul collègue déclenche l’échange.
Une lecture linéaire, car un collègue cause le comportement de l’autre.
Une lecture circulaire, car leurs comportements s’influencent réciproquement.
Une lecture indépendante, car chaque collègue agit sans influencer l’autre.

Une lecture circulaire, car leurs comportements s’influencent réciproquement.

Explication

La lecture circulaire décrit une boucle d’influences réciproques entre les comportements. La lecture linéaire attribue le comportement de l’un à une cause unidirectionnelle, tandis que la recherche d’un responsable initial et l’absence d’influence réciproque ne rendent pas compte de cette boucle.

16. Après un traumatisme, une personne retrouve des appuis, se développe et reconstruit progressivement sa vie. Quelle notion décrit le mieux ce processus ?

La prévention, comme protection contre une adversité qui n’a pas eu lieu.
La résistance passive, comme maintien sans évolution malgré l’épreuve.
La résilience, comme processus dynamique de reconstruction malgré l’adversité.
Le rétablissement à l’identique, comme retour à l’état antérieur au traumatisme.

La résilience, comme processus dynamique de reconstruction malgré l’adversité.

Explication

La résilience désigne la capacité à vivre, se développer et se reconstruire positivement malgré l’adversité; c’est un processus dynamique, et non une simple résistance passive. La reconstruction ne suppose pas nécessairement un retour identique à l’état antérieur, et la situation décrite implique bien une adversité.

17. Une intervenante vient de terminer le suivi et l’ajustement du projet, puis doit mesurer les résultats avant de mettre fin à l’accompagnement. Quelle est l’étape suivante ?

La clôture de l’accompagnement.
L’action et la mobilisation.
La co-construction du projet.
L’évaluation des résultats.

L’évaluation des résultats.

Explication

Après le suivi et l’ajustement continu, le processus prévoit l’évaluation des résultats, puis la clôture de l’accompagnement. La clôture intervient donc après l’évaluation, tandis que l’action et la co-construction ont lieu plus tôt dans la démarche.

18. Lors d’une rencontre, une travailleuse sociale et une personne s’accordent sur les objectifs, les étapes et les moyens, puis formalisent leurs engagements mutuels. De quelle étape s’agit-il ?

Le suivi et l’ajustement continu.
La co-construction du projet.
Le diagnostic social partagé.
L’action et la mobilisation.

La co-construction du projet.

Explication

La co-construction consiste à définir de manière concertée les objectifs, les étapes et les moyens, puis à contractualiser les engagements réciproques. Le diagnostic évalue la situation, le suivi réévalue le cheminement et l’action met en œuvre les démarches.

19. Une personne dit que sa situation est devenue intolérable, reconnaît sa part de responsabilité, croit qu’un changement est possible et demande de l’aide pour y parvenir. Quelle conclusion convient pour son engagement dans un projet de changement ?

La possibilité de changer suffit, même sans insatisfaction face à la situation.
L’engagement peut commencer sans demande d’aide formulée.
Les conditions indiquées pour s’engager dans le changement sont réunies.
L’engagement repose sur la désignation d’une cause extérieure à la personne.

Les conditions indiquées pour s’engager dans le changement sont réunies.

Explication

Les conditions décrites comprennent le seuil d’insupportabilité, la reconnaissance de sa responsabilité, la conviction que le changement est possible et la demande d’aide au changement; elles sont toutes présentes. L’absence de demande, le rejet de responsabilité et l’absence d’insupportabilité correspondent à des conditions manquantes.

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Selon le CSTS en 1998, quelle approche succède à l’aide psycho-sociale ?

L’Intervention Sociale d’Aide à la Personne (ISAP).

Quelle référence associe l’ISAP au CSTS ?

CSTS, 1998.

Quel est l’objectif du travail social ?

L’autonomie de la personne.

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