QCM : Méthodologie de l’observation du travail — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue l’observation participante de l’observation directe en ergonomie ?

L’observation participante décrit les résultats, tandis que l’observation directe définit les objectifs de l’étude.
L’observation participante implique d’occuper le poste, tandis que l’observation directe recueille des données sans l’occuper.
L’observation participante recueille des données à distance, tandis que l’observation directe implique d’occuper le poste.
L’observation participante analyse les instructions, tandis que l’observation directe mesure les risques physiques.

L’observation participante implique d’occuper le poste, tandis que l’observation directe recueille des données sans l’occuper.

Explication

Dans l’observation participante, l’observateur réalise l’activité au poste de travail, alors que l’observation directe se déroule sans qu’il occupe ce poste. La confusion fréquente consiste à inverser ces deux modalités d’observation.

2. En ergonomie, quelle est une fonction essentielle de l’observation d’une situation de travail ?

Évaluer la personnalité des travailleurs et prévoir leurs réactions individuelles.
Remplacer les instructions de travail par des procédures élaborées après l’analyse.
Décrire la situation et repérer des faits concrets liés à la santé et à la sécurité.
Mesurer la productivité globale sans examiner les conditions concrètes d’exécution.

Décrire la situation et repérer des faits concrets liés à la santé et à la sécurité.

Explication

L’observation ergonomique sert à décrire le travail réel et à repérer des faits pouvant révéler des problèmes de santé ou de sécurité. Elle ne se limite donc ni à l’évaluation psychologique ni à la mesure de la productivité.

3. Une personne recueille des informations sur une situation de travail en fonction d’un objectif d’étude afin d’en comprendre certains éléments : quelle méthode utilise-t-elle ?

L’observation, conçue comme une méthode orientée par un objectif d’étude.
La supervision, conçue comme un contrôle régulier de l’exécution.
La prescription, conçue comme une consigne décrivant le résultat attendu.
La simulation, conçue comme une reproduction contrôlée de la situation.

L’observation, conçue comme une méthode orientée par un objectif d’étude.

Explication

L’observation recueille des informations sur un objet d’étude en fonction d’un objectif et permet de prendre connaissance des éléments d’une situation. Les autres notions renvoient à l’organisation, à la reproduction ou au contrôle du travail.

4. Quel énoncé définit le mieux une situation de travail ?

Une liste de tâches prescrites, indépendante des personnes et du cadre où elles travaillent.
Un ensemble de résultats mesurés après l’exécution d’une tâche dans une organisation donnée.
Un état descriptible dans ses éléments, vécu par des personnes dans un cadre de travail particulier.
Un espace matériel destiné à accueillir des travailleurs selon des horaires prédéterminés.

Un état descriptible dans ses éléments, vécu par des personnes dans un cadre de travail particulier.

Explication

Une situation de travail est un état que l’on peut décrire à partir de ses éléments et qui est vécu par des personnes dans un cadre particulier. Elle ne se réduit donc ni aux tâches prescrites, ni aux résultats, ni à l’espace matériel.

5. Pourquoi une situation de travail est-elle considérée comme un système évolutif et interactif ?

Parce qu’elle associe les résultats obtenus aux horaires prévus par l’organisation du travail.
Parce qu’elle dépend principalement des caractéristiques techniques du matériel utilisé pendant la tâche.
Parce qu’elle se définit par une succession stable d’instructions appliquées dans un environnement donné.
Parce qu’elle met en relation la personne, la tâche, l’exécution, l’environnement, le matériel et les instructions.

Parce qu’elle met en relation la personne, la tâche, l’exécution, l’environnement, le matériel et les instructions.

Explication

La situation de travail forme un système où interagissent plusieurs éléments, notamment la personne, la tâche, la manière de l’exécuter, l’environnement, le matériel et les instructions. La réduire au matériel ou aux horaires néglige les interactions entre ces composantes.

6. Une analyste classe les éléments d’une situation de travail selon l’Individu, la Tâche, l’Activité, le Matériel et le Milieu : quelle approche applique-t-elle ?

L’analyse de la prescription, qui classe les consignes selon leur niveau hiérarchique.
L’approche des quatre dimensions, qui décrit les engagements biologique, cognitif, psychique et social.
L’observation participante, qui exige que l’analyste occupe le poste étudié.
L’approche ITAMaMi, qui organise l’analyse en cinq catégories complémentaires.

L’approche ITAMaMi, qui organise l’analyse en cinq catégories complémentaires.

Explication

ITAMaMi est une méthode d’observation et d’analyse fondée sur cinq catégories : Individu, Tâche, Activité, Matériel et Milieu. Les autres propositions désignent soit une autre grille d’analyse, soit une modalité d’observation, soit un objet plus restreint.

7. Quelle distinction décrit correctement la tâche et l’activité ?

La tâche désigne les engagements corporels, tandis que l’activité désigne les objectifs fixés avant le travail.
La tâche décrit les relations sociales, tandis que l’activité décrit les moyens techniques mobilisés pendant le travail.
La tâche correspond aux gestes réalisés, tandis que l’activité correspond aux consignes formulées par l’organisation.
La tâche correspond à ce qui est demandé, tandis que l’activité correspond à la manière dont le travail est réellement exécuté.

La tâche correspond à ce qui est demandé, tandis que l’activité correspond à la manière dont le travail est réellement exécuté.

Explication

La tâche renvoie à ce qui est demandé, alors que l’activité concerne la manière dont cette tâche est effectivement exécutée. Confondre ces notions revient à prendre la prescription pour la réalisation concrète du travail.

8. Lorsqu’une analyse porte sur les postures, le port de charges et les déplacements, quelle dimension de l’activité est étudiée ?

La dimension cognitive, qui concerne l’exploration et le traitement de l’information.
La dimension biologique, qui concerne l’engagement du corps dans l’activité.
La dimension sociale, qui concerne la coordination et les relations hiérarchiques.
La dimension psychique, qui concerne les peurs et les constructions identitaires.

La dimension biologique, qui concerne l’engagement du corps dans l’activité.

Explication

La dimension biologique décrit l’engagement corporel, notamment les postures, le port de charges et les déplacements. La dimension cognitive porte plutôt sur le traitement de l’information et la prise de décision.

9. Une opératrice explore son environnement, mémorise des informations, effectue des calculs et prend une décision : quelle dimension de son activité est principalement mobilisée ?

La dimension sociale, qui décrit les communications et les régulations entre collègues.
La dimension cognitive, qui décrit la personne comme un système de traitement de l’information.
La dimension biologique, qui décrit les postures et les déplacements nécessaires à l’action.
La dimension psychique, qui décrit les peurs et les représentations construites par la personne.

La dimension cognitive, qui décrit la personne comme un système de traitement de l’information.

Explication

L’exploration, la mémorisation, les calculs et la prise de décision relèvent de la dimension cognitive, centrée sur le traitement de l’information. Les autres dimensions concernent respectivement le corps, la vie psychique ou les relations sociales.

10. Quel élément est directement observable lors de l’analyse d’une activité ?

La posture adoptée par la personne
La fréquence cardiaque produite par l’activité
La prise de décision effectuée par la personne
La représentation mentale construite par la personne

La posture adoptée par la personne

Explication

Une posture peut être décrite directement à partir de ce que l’on voit dans l’activité. La prise de décision relève d’un processus interne qui n’est pas accessible directement par l’observation.

11. Quel ensemble distingue correctement les éléments observables des éléments non directement observables ?

Les prises de décision sont observables, tandis que les postures ne le sont pas directement.
Les déplacements sont observables, tandis que la mémorisation ne l’est pas directement.
Le traitement de l’information est observable, tandis que la direction du regard ne l’est pas directement.
Les connaissances sont observables, tandis que les communications ne le sont pas directement.

Les déplacements sont observables, tandis que la mémorisation ne l’est pas directement.

Explication

Les déplacements peuvent être repérés directement, alors que la mémorisation correspond à un processus interne. Les communications, les postures et la direction du regard font également partie des éléments observables.

12. Quelles informations l’observation des déplacements permet-elle de recueillir ?

Les représentations, les décisions, les connaissances et les compétences
Les trajets, leur fréquence, leur durée et les moyens utilisés
Les intentions, les émotions, les stratégies mentales et les apprentissages
L’activité musculaire, la fréquence cardiaque et la mémorisation

Les trajets, leur fréquence, leur durée et les moyens utilisés

Explication

Le suivi des déplacements renseigne notamment sur les trajets, leur fréquence, leur durée et les moyens employés. Les autres ensembles décrivent surtout des processus internes ou physiologiques qui ne sont pas directement déduits du déplacement.

13. Dans une étude des déplacements professionnels, quel élément peut être déduit de leur observation ?

L’effet de l’implantation des locaux sur l’activité
La fréquence cardiaque atteinte au cours de chaque trajet
Le contenu exact des connaissances mobilisées pendant l’activité
La représentation mentale associée à chaque lieu fréquenté

L’effet de l’implantation des locaux sur l’activité

Explication

Les déplacements peuvent révéler les effets de l’implantation des locaux, ainsi que le type de tâche, les stratégies d’activité ou la fatigue ressentie. Ils ne donnent pas directement accès au contenu des connaissances ni aux représentations mentales.

14. Comment définir une posture de travail ?

Une absence complète d’activité musculaire pendant une immobilisation
Une succession de déplacements effectués entre plusieurs postes
Une décision mentale prise pour organiser les gestes professionnels
Une orientation des segments corporels maintenue par une activité musculaire

Une orientation des segments corporels maintenue par une activité musculaire

Explication

La posture décrit l’orientation des segments corporels et l’immobilisation de pièces du squelette sous l’effet d’une activité musculaire statique ou dynamique. L’immobilisation ne signifie donc pas une absence d’activité musculaire.

15. Que peuvent exprimer les postures observées dans une situation de travail ?

Les relations entre la personne, les moyens et la situation de travail
Le niveau exact de mémorisation associé à chaque tâche réalisée
La distance parcourue par la personne entre deux lieux de travail
La fréquence cardiaque produite par l’utilisation de chaque outil

Les relations entre la personne, les moyens et la situation de travail

Explication

Les postures expriment les relations entre la personne, la situation de travail et les moyens disponibles, comme les outils, les machines ou l’aménagement de l’espace. Elles ne mesurent pas directement la mémorisation, les distances parcourues ou la fréquence cardiaque.

16. Pourquoi l’observation des postures est-elle importante pour analyser une activité de travail ?

Elle remplace l’analyse des outils et de l’aménagement de l’espace
Elle permet de mesurer directement toutes les connaissances mobilisées
Elle indique avec précision la durée de chaque déplacement réalisé
Elle peut renseigner sur l’engagement cognitif et la pénibilité

Elle peut renseigner sur l’engagement cognitif et la pénibilité

Explication

Les postures peuvent être un indicateur de l’engagement cognitif et constituer un facteur de pénibilité ainsi que de risque pour les troubles musculosquelettiques. Elles ne donnent pas directement accès à toutes les connaissances et ne remplacent pas l’étude des autres composantes du travail.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 26 flashcards sur Méthodologie de l’observation du travail.

Qu'est-ce que l'observation en méthode scientifique ?

Une méthode recueillant des informations sur un objet d'étude selon un objectif.

À quoi sert l'observation en ergonomie ?

À décrire une situation de travail et repérer des faits révélant des problèmes de santé.

Que fait l'observateur dans l'observation participante ?

Il occupe le poste de travail de la personne observée.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Méthodologie de l’observation du travail.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM