QCM : Microbiote oral et dentaire — 27 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la définition du microbiote buccal, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le microbiote buccal correspond aux seuls champignons présents dans la cavité buccale.
Le microbiote buccal désigne principalement les cellules humaines de la bouche.
Le microbiote buccal correspond à la communauté de micro-organismes de la cavité buccale.
Le microbiote buccal correspond à la communauté microbienne de l’intestin.
Le microbiote buccal désigne principalement les virus de la cavité buccale.

Le microbiote buccal correspond à la communauté de micro-organismes de la cavité buccale.

Explication

Le microbiote buccal est la communauté de micro-organismes occupant la cavité buccale. Il ne se limite ni aux cellules humaines, ni aux champignons, ni aux virus, et ne correspond pas au microbiote intestinal.

2. Parmi les propositions suivantes concernant le microbiote, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le microbiote se définit par une communauté microbienne sans habitat déterminé.
Le microbiote correspond à un habitat dépourvu de communauté microbienne caractéristique.
Le microbiote est défini par des métabolites sans organisation écologique.
Le microbiote associe une communauté microbienne, un habitat et une activité métabolique.
Le microbiote comprend une activité métabolique sans production de métabolites.

Le microbiote associe une communauté microbienne, un habitat et une activité métabolique.

Explication

Le microbiote est un écosystème réunissant une communauté microbienne caractéristique, un habitat défini et une activité métabolique produisant des métabolites. Un habitat seul, une communauté sans habitat ou une activité sans métabolites ne correspondent pas à cette définition.

3. Une infection bucco-dentaire impliquant plusieurs espèces microbiennes justifie quelle(s) proposition(s) exacte(s) ?

Les antibiotiques à spectre large sont principalement employés dans ce contexte.
Une infection polymicrobienne est causée par une seule bactérie dominante.
Les infections bucco-dentaires sont généralement polymicrobiennes.
Une infection polymicrobienne implique plusieurs espèces microbiennes.
La polymicrobie contribue à justifier l’emploi d’antibiotiques à spectre large en odontologie.

Les antibiotiques à spectre large sont principalement employés dans ce contexte. · Les infections bucco-dentaires sont généralement polymicrobiennes. · Une infection polymicrobienne implique plusieurs espèces microbiennes. · La polymicrobie contribue à justifier l’emploi d’antibiotiques à spectre large en odontologie.

Explication

Les infections bucco-dentaires sont généralement polymicrobiennes, c’est-à-dire liées à plusieurs espèces. Cette caractéristique justifie principalement l’emploi d’antibiotiques à spectre large en odontologie. Une infection causée par une seule bactérie ne constitue pas une infection polymicrobienne.

4. Concernant l’organisation et les effets du microbiote, la(les)quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Le microbiote est organisé selon des organes indépendants sans notion de niche.
Le microbiote est organisé selon des espèces isolées sans interaction avec leur habitat.
Le microbiote produit des effets systémiques sans exercer d’effets dans la bouche.
Le microbiote est organisé selon des niches et produit des effets locaux et systémiques.
Le microbiote exerce des effets locaux dans la bouche, sans effets dans l’organisme.

Le microbiote est organisé selon des niches et produit des effets locaux et systémiques.

Explication

Le microbiote est structuré selon des niches et exerce des effets locaux dans la bouche ainsi que des effets systémiques dans l’ensemble de l’organisme. Les propositions supprimant l’un de ces niveaux d’organisation ou d’action sont incorrectes.

5. Antonie van Leeuwenhoek et les premières observations du microbiote :

Il observa le microbiote dans les années 1670 après trois jours sans brossage.
Il observa le microbiote dans les années 1670 après trois semaines sans brossage.
Le Human Microbiome Project contribua aux premières études du microbiote intestinal dans les années 1670.
Il observa le microbiote dans les années 1870 après une semaine sans brossage.
Il réalisa cette observation dans les années 1970 après trois jours sans brossage.

Il observa le microbiote dans les années 1670 après trois jours sans brossage.

Explication

Antonie van Leeuwenhoek observa pour la première fois le microbiote dans les années 1670 en examinant sa plaque dentaire après trois jours sans brossage. Le Human Microbiome Project, lancé dans les années 2010, contribua aux premières études du microbiote intestinal. Une observation dans les années 1870 après une semaine sans brossage est erronée, tout comme une observation réalisée dans les années 1970 après trois jours sans brossage.

6. Concernant la biomasse du microbiote bucco-dentaire, quelles sont les réponses exacte(s) ?

Les bactéries représentent au moins 80 % de la biomasse bucco-dentaire.
Les bactéries sont majoritaires devant les protozoaires et les champignons.
Les protozoaires représentent au moins 80 % de la biomasse bucco-dentaire.
Les champignons constituent au moins 80 % de la biomasse bucco-dentaire.
Les bactéries représentent moins de 20 % de la biomasse bucco-dentaire.

Les bactéries représentent au moins 80 % de la biomasse bucco-dentaire. · Les bactéries sont majoritaires devant les protozoaires et les champignons.

Explication

Les bactéries représentent au moins 80 % de la biomasse du microbiote bucco-dentaire et sont donc majoritaires. Les champignons et les protozoaires sont minoritaires et ne constituent pas la majeure partie de cette biomasse.

7. Parmi les propositions suivantes concernant les procaryotes et les eucaryotes, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les eucaryotes sont dépourvus de noyau comme les bactéries.
Les archées appartiennent aux organismes eucaryotes nucléés.
Les procaryotes possèdent un vrai noyau délimité.
Les procaryotes comprennent les bactéries et les archées.
Les eucaryotes possèdent un vrai noyau.

Les procaryotes comprennent les bactéries et les archées. · Les eucaryotes possèdent un vrai noyau.

Explication

Les procaryotes regroupent les bactéries et les archées et sont dépourvus de noyau. Les eucaryotes possèdent au contraire un vrai noyau, ce qui exclut les affirmations leur attribuant l’organisation procaryote.

8. Concernant la culture des micro-organismes du microbiote, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’incubation permet aux micro-organismes cultivables de se multiplier sur le milieu.
La culture nécessite le dépôt d’un échantillon sur un milieu nutritif adapté.
Le séquençage analyse directement le matériel génétique sans obtenir des bactéries vivantes.
La culture identifie les micro-organismes directement par leur ARN messager.
La culture fournit des bactéries vivantes pour leur identification ultérieure.

L’incubation permet aux micro-organismes cultivables de se multiplier sur le milieu. · La culture nécessite le dépôt d’un échantillon sur un milieu nutritif adapté. · Le séquençage analyse directement le matériel génétique sans obtenir des bactéries vivantes. · La culture fournit des bactéries vivantes pour leur identification ultérieure.

Explication

La culture repose sur un milieu nutritif et une incubation, puis permet d’identifier les micro-organismes qui poussent. Elle fournit des bactéries vivantes, contrairement au séquençage, qui analyse directement leur matériel génétique. L’ARN messager relève plutôt de la métatranscriptomique et ne constitue pas le principe d’identification par culture.

9. Parmi les propositions suivantes concernant la métagénomique ciblée, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La métagénomique ciblée séquence le gène bactérien de l’ARN ribosomique 16S.
Elle décrit principalement la composition microbienne plutôt que son activité réelle.
Elle permet d’identifier les taxons présents dans un échantillon microbien.
La métatranscriptomique renseigne davantage sur les gènes activement exprimés.
Elle fournit une estimation de l’abondance relative des taxons détectés.

La métagénomique ciblée séquence le gène bactérien de l’ARN ribosomique 16S. · Elle décrit principalement la composition microbienne plutôt que son activité réelle. · Elle permet d’identifier les taxons présents dans un échantillon microbien. · La métatranscriptomique renseigne davantage sur les gènes activement exprimés. · Elle fournit une estimation de l’abondance relative des taxons détectés.

Explication

La métagénomique ciblée séquence le gène bactérien de l’ARN ribosomique 16S. Elle identifie les taxons présents et estime leur abondance relative. Elle décrit principalement qui est présent, tandis que la métatranscriptomique renseigne sur l’activité réelle à travers les gènes exprimés.

10. La comparaison entre métagénomique shotgun et métatranscriptomique permet d’affirmer que :

La métatranscriptomique repose sur l’ADN total extrait de l’échantillon.
La métatranscriptomique mesure l’expression des gènes grâce à l’ARN messager.
La métagénomique shotgun mesure directement les gènes activement exprimés grâce à l’ARN messager.
La métagénomique shotgun explore les capacités fonctionnelles potentielles du microbiote.
La métatranscriptomique identifie principalement les taxons par séquençage du 16S.

La métatranscriptomique mesure l’expression des gènes grâce à l’ARN messager. · La métagénomique shotgun explore les capacités fonctionnelles potentielles du microbiote.

Explication

La métagénomique shotgun utilise l’ADN total et révèle les capacités fonctionnelles potentielles. La métatranscriptomique utilise l’ARN messager et mesure les gènes activement exprimés. L’identification ciblée des taxons par le gène 16S relève de la métagénomique ciblée, non de la métatranscriptomique.

11. À propos de la compartimentalisation du microbiote buccal :

Toutes les niches buccales présentent une composition microbienne comparable.
Les différences entre niches peuvent concerner des caractéristiques histologiques.
Une niche buccale correspond principalement à une catégorie taxonomique microbienne.
Chaque niche anatomique possède une signature microbienne spécifique.
La compartimentalisation désigne la répartition uniforme des bactéries dans la bouche.

Les différences entre niches peuvent concerner des caractéristiques histologiques. · Chaque niche anatomique possède une signature microbienne spécifique.

Explication

La compartimentalisation signifie que chaque niche anatomique et histologique possède une signature microbienne spécifique. Les différences entre niches peuvent donc concerner leur organisation histologique et leur composition microbienne. Une niche buccale ne correspond pas principalement à une catégorie taxonomique, mais à un environnement anatomique ou histologique. La compartimentalisation s’oppose ainsi à une répartition uniforme ou comparable des bactéries dans la bouche.

12. Concernant les principales niches écologiques buccales, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les niches buccales principales excluent la plaque dentaire.
La muqueuse buccale constitue une niche écologique orale majeure.
La plaque supra-gingivale se situe sous le rebord gingival.
La plaque sous-gingivale se développe au-dessus de la gencive.
La surface ventrale de la langue constitue la niche linguale principale décrite.

La muqueuse buccale constitue une niche écologique orale majeure.

Explication

Les principales niches comprennent la muqueuse buccale, la face dorsale de la langue et les plaques dentaires supra-gingivale ou sous-gingivale. La plaque supra-gingivale est située au-dessus de la gencive, tandis que la plaque sous-gingivale est située sous la gencive. La plaque dentaire fait donc bien partie des niches principales.

13. Les étapes de diversification du microbiote oral comprennent :

L’éruption dentaire s’accompagne de l’arrivée de nouvelles espèces.
Les bactéries anaérobies apparaissent principalement au moment de la naissance.
La diversification microbienne orale s’achève avant l’éruption dentaire.
Des micro-organismes pionniers apparaissent dès la naissance.
Les bactéries anaérobies deviennent particulièrement nombreuses avant l’apparition des pionniers.

L’éruption dentaire s’accompagne de l’arrivée de nouvelles espèces. · Des micro-organismes pionniers apparaissent dès la naissance.

Explication

La diversification commence avec des pionniers présents dès la naissance, puis de nouvelles espèces apparaissent lors de l’éruption dentaire. Les bactéries anaérobies se développent surtout à la puberté. La séquence proposée par les autres formulations inverse ou déplace ces étapes.

14. Parmi les caractéristiques quantitatives du microbiote oral adulte, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le microbiote oral adulte comprend entre 200 et 400 taxons.
Le microbiote oral adulte comprend environ 600 taxons au maximum.
Le microbiote oral adulte comprend plus de 600 taxons.
Le nombre de taxons adultes peut atteindre 1 200.
Le microbiote oral adulte comprend moins de 200 taxons.

Le microbiote oral adulte comprend plus de 600 taxons. · Le nombre de taxons adultes peut atteindre 1 200.

Explication

À l’âge adulte, le microbiote oral comprend plus de 600 taxons et peut atteindre environ 1 200 taxons. Les estimations inférieures ou limitées à 600 taxons ne correspondent pas à l’intervalle fourni. La diversité adulte est donc plus importante que ne le suggèrent ces valeurs réduites.

15. Concernant les phylums prédominants du microbiote oral, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les Bacillota font partie des quatre phylums prédominants.
Les Bacteroidota figurent parmi les phylums majeurs du microbiote oral.
Les Pseudomonadota appartiennent aux quatre phylums prédominants.
Les Spirochaetota remplacent les Actinomycetota dans la liste principale.
Les Actinomycetota font partie des phylums prédominants de la cavité orale.

Les Bacillota font partie des quatre phylums prédominants. · Les Bacteroidota figurent parmi les phylums majeurs du microbiote oral. · Les Pseudomonadota appartiennent aux quatre phylums prédominants. · Les Actinomycetota font partie des phylums prédominants de la cavité orale.

Explication

Les quatre phylums prédominants sont les Bacillota, les Bacteroidota, les Pseudomonadota et les Actinomycetota. Les Spirochaetota ne figurent pas dans cette liste de quatre phylums. Les Bacillota sont notamment associés aux colonisateurs pionniers, tandis que les Bacteroidota jouent un rôle important dans les gingivites et parodontites.

16. Concernant le biofilm dentaire, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Un biofilm correspond à une bactérie isolée vivant librement dans la salive.
La plaque dentaire représente un exemple de biofilm bactérien.
La matrice d’un biofilm est principalement composée de lipides structuraux.
Un biofilm constitue une communauté bactérienne organisée dans une matrice extracellulaire.
La matrice extracellulaire d’un biofilm est principalement constituée de protéines.

La plaque dentaire représente un exemple de biofilm bactérien. · Un biofilm constitue une communauté bactérienne organisée dans une matrice extracellulaire.

Explication

Un biofilm est une communauté bactérienne structurée au sein d’une matrice extracellulaire, et la plaque dentaire en est un exemple. Cette matrice est principalement composée de saccharides, non de protéines ou de lipides, et un biofilm ne correspond pas à une bactérie isolée libre.

17. La formation d’un biofilm bactérien comprend les étapes suivantes :

L’état planctonique précède l’adhésion des bactéries au support.
La multiplication bactérienne s’accompagne d’une sécrétion de matrice.
La dispersion intervient avant l’adhésion au support bactérien.
La dispersion permet la colonisation de nouvelles surfaces.
La maturation précède la fixation initiale des bactéries.

L’état planctonique précède l’adhésion des bactéries au support. · La multiplication bactérienne s’accompagne d’une sécrétion de matrice. · La dispersion permet la colonisation de nouvelles surfaces.

Explication

La formation débute par un état planctonique, suivi de l’adhésion puis de la multiplication avec sécrétion de matrice. La dispersion survient après la formation du biofilm et permet d’atteindre de nouvelles surfaces ; elle ne précède donc pas l’adhésion, et la maturation ne précède pas la fixation initiale.

18. Parmi les propositions suivantes concernant les bactéries planctoniques et biofilmées, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Une bactérie planctonique est libre dans son environnement et vulnérable.
Une bactérie planctonique est fixée et organisée dans une matrice.
Une bactérie incluse dans un biofilm présente une forte résistance aux antibiotiques.
Une bactérie planctonique possède une organisation collective fixée.
Une bactérie biofilmée reste libre et plus vulnérable aux antibiotiques.

Une bactérie planctonique est libre dans son environnement et vulnérable. · Une bactérie incluse dans un biofilm présente une forte résistance aux antibiotiques.

Explication

La bactérie planctonique est libre et vulnérable, tandis que la bactérie biofilmée est fixée et organisée. L’inclusion dans le biofilm s’accompagne d’une forte résistance aux antibiotiques ; les caractéristiques de fixation et d’organisation ne décrivent donc pas l’état planctonique.

19. À propos des surfaces colonisées par les bactéries buccales :

L’épithélium kératinisé constitue une surface d’adhésion bactérienne importante.
La coaggrégation relie une bactérie à une surface épithéliale.
L’épithélium buccal non kératinisé exclut l’adhésion bactérienne.
La coadhésion concerne directement deux bactéries libres.
Les bactéries buccales adhèrent principalement à la dent.

L’épithélium kératinisé constitue une surface d’adhésion bactérienne importante. · Les bactéries buccales adhèrent principalement à la dent.

Explication

Les principales surfaces d’adhésion sont la dent, l’épithélium kératinisé et l’épithélium non kératinisé. L’épithélium non kératinisé permet donc aussi l’adhésion ; la coaggrégation et la coadhésion décrivent des interactions bactériennes, non une adhésion directe à l’épithélium dans les formulations proposées.

20. Concernant le renouvellement de la muqueuse buccale, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Le renouvellement muqueux favorise la constitution d’un biofilm très épais.
Le renouvellement muqueux maintient les bactéries sur l’épithélium.
La desquamation entraîne des bactéries présentes à la surface muqueuse.
La muqueuse buccale se renouvelle environ toutes les trois heures.
La muqueuse buccale se renouvelle approximativement chaque semaine.

La desquamation entraîne des bactéries présentes à la surface muqueuse. · La muqueuse buccale se renouvelle environ toutes les trois heures.

Explication

La muqueuse buccale se renouvelle environ toutes les trois heures, ce qui limite la formation d’un biofilm épais. La desquamation entraîne les bactéries ; ce renouvellement ne se fait pas chaque semaine et ne les maintient pas sur l’épithélium.

21. Dans le modèle du hérisson, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les bactéries périphériques consomment l’oxygène disponible.
Corynebacterium adhère initialement à la dent.
La profondeur du hérisson reste la zone la plus oxygénée.
La consommation d’oxygène crée une zone anoxique favorable à des bactéries plus anaérobies.
La surface du hérisson devient anoxique avant toute consommation d’oxygène.

Les bactéries périphériques consomment l’oxygène disponible. · Corynebacterium adhère initialement à la dent. · La consommation d’oxygène crée une zone anoxique favorable à des bactéries plus anaérobies.

Explication

Corynebacterium adhère à la dent, puis les bactéries périphériques consomment l’oxygène. Cette activité crée une zone anoxique en profondeur, favorable à l’installation de bactéries plus anaérobies ; la profondeur n’est donc pas la zone la plus oxygénée.

22. Concernant la dysbiose bucco-dentaire, la(les)quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Les caries peuvent être associées à une dysbiose bucco-dentaire.
Une dysbiose désigne une stabilité parfaite du microbiote buccal.
Les parodontites résultent d’une infection due à un pathogène unique.
Une dysbiose correspond à un dérèglement de l’équilibre du microbiote.
Une dysbiose peut concerner l’équilibre microbien associé aux parodontites.

Les caries peuvent être associées à une dysbiose bucco-dentaire. · Une dysbiose correspond à un dérèglement de l’équilibre du microbiote. · Une dysbiose peut concerner l’équilibre microbien associé aux parodontites.

Explication

La dysbiose est un dérèglement de l’équilibre du microbiote et elle est notamment associée aux caries et aux parodontites. Elle ne désigne donc pas une stabilité parfaite, et les parodontites résultent d’une dysbiose polymicrobienne plutôt que d’une infection due à un pathogène unique.

23. Un environnement dentaire riche en saccharose favorise les phénomènes suivants liés à Streptococcus mutans :

Son caractère acidurique lui permet de tolérer un environnement acide.
Cette bactérie peut contribuer à abaisser le pH dentaire sous 5,5.
Streptococcus mutans produit des acides en présence de saccharose.
La baisse du pH favorise la déminéralisation de la dent.
Streptococcus mutans est dépourvu de capacité acidogène.

Son caractère acidurique lui permet de tolérer un environnement acide. · Cette bactérie peut contribuer à abaisser le pH dentaire sous 5,5. · Streptococcus mutans produit des acides en présence de saccharose. · La baisse du pH favorise la déminéralisation de la dent.

Explication

Streptococcus mutans est acidogène et produit des acides en présence de saccharose. Il est aussi acidurique, peut contribuer à abaisser le pH sous 5,5, et cette acidification atteint le seuil associé à la déminéralisation dentaire.

24. Parmi les propositions suivantes au sujet de la parodontite, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’hypothèse d’un pathogène unique explique suffisamment toute la maladie.
Une dysbiose polymicrobienne participe au développement de la parodontite.
Une seule bactérie suffit généralement à rendre compte de la maladie parodontale.
La parodontite ne se réduit pas à l’action d’une seule espèce bactérienne.
La parodontite résulte d’une dysbiose impliquant plusieurs microorganismes.

Une dysbiose polymicrobienne participe au développement de la parodontite. · La parodontite ne se réduit pas à l’action d’une seule espèce bactérienne. · La parodontite résulte d’une dysbiose impliquant plusieurs microorganismes.

Explication

La parodontite résulte d’une dysbiose polymicrobienne et ne peut pas être expliquée par un pathogène unique. Les formulations attribuant toute la maladie à une seule bactérie sont donc incompatibles avec le modèle polymicrobien.

25. Concernant le complexe rouge :

Il regroupe trois bactéries majoritairement anaérobies associées aux parodontites.
Il comprend Treponema denticola parmi ses bactéries constitutives.
Il comprend Porphyromonas gingivalis parmi ses bactéries constitutives.
Il correspond à une seule espèce bactérienne impliquée dans la parodontite.
Il comprend Tannerella forsythia parmi ses bactéries constitutives.

Il regroupe trois bactéries majoritairement anaérobies associées aux parodontites. · Il comprend Treponema denticola parmi ses bactéries constitutives. · Il comprend Porphyromonas gingivalis parmi ses bactéries constitutives. · Il comprend Tannerella forsythia parmi ses bactéries constitutives.

Explication

Porphyromonas gingivalis, Treponema denticola et Tannerella forsythia appartiennent au complexe rouge. Celui-ci regroupe trois bactéries majoritairement anaérobies, et non une cause bactérienne unique de parodontite.

26. Parmi les propositions suivantes concernant la synergie polymicrobienne, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le complexe rouge regroupe Porphyromonas gingivalis, Treponema denticola et Streptococcus mutans.
Elle repose sur l’action d’un pathogène autonome sans microorganismes associés.
Elle implique une interaction entre des pathogènes clés et des copathogènes.
Elle peut participer au déclenchement ou à l’entretien d’une maladie.
Elle décrit une interaction limitée aux bactéries responsables des gingivites.

Elle implique une interaction entre des pathogènes clés et des copathogènes. · Elle peut participer au déclenchement ou à l’entretien d’une maladie.

Explication

La synergie polymicrobienne correspond à une interaction entre des pathogènes clés et des copathogènes, pouvant participer au déclenchement ou à l’entretien d’une maladie. Le complexe rouge comprend Porphyromonas gingivalis, Treponema denticola et Tannerella forsythia, et non Streptococcus mutans. Le microbiote oral sain peut produire du monoxyde d’azote à partir des nitrates et des nitrites, et non des sulfates. Il est associé à des effets systémiques comprenant notamment les endocardites infectieuses, les maladies cardiovasculaires, la pneumonie d’inhalation, certaines maladies inflammatoires du côlon, la maladie d’Alzheimer et l’arthrite rhumatoïde, plutôt que la maladie de Parkinson.

27. Le microbiote oral sain contribue à la régulation cardiovasculaire par les mécanismes suivants :

Il transforme les nitrates et les nitrites en monoxyde d’azote.
Il favorise la vasoconstriction et l’élévation de la tension artérielle.
Il produit du monoxyde d’azote à partir des acides aminés alimentaires.
Il intervient dans la coagulation plutôt que dans la vasodilatation.
Il convertit les nitrates et les nitrites en dioxyde de carbone.

Il transforme les nitrates et les nitrites en monoxyde d’azote.

Explication

Le microbiote oral sain peut produire du monoxyde d’azote à partir des nitrates et des nitrites. Ce mécanisme favorise la vasodilatation et contribue au maintien d’une tension artérielle normale; les autres mécanismes proposés ne correspondent pas au rôle décrit.

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Qu'est-ce que le microbiote buccal ?

La communauté de micro-organismes dans la cavité buccale.

Quelles sont les composantes du microbiote selon Berg 2020 ?

Une communauté microbienne, un habitat défini et une activité métabolique produisant des métabolites.

Qui a défini le microbiote comme un écosystème avec communauté, habitat et métabolisme ?

Berg dans l'Article consensus, 2020.

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