QCM : Neuroplasticité et expérience — 18 questions
Questions et réponses du QCM
1. Que désigne la neuroplasticité ?
La capacité du cerveau à modifier sa structure ou son fonctionnement en réponse à l’environnement ou à des changements de l’organisme
La capacité du cerveau à produire de nouveaux organes en réponse aux apprentissages ou aux changements de l’organisme
La tendance du cerveau à conserver sa structure et son fonctionnement malgré les modifications de l’environnement
La faculté du cerveau à transmettre les influx nerveux sans modifier ses connexions ni son activité
La capacité du cerveau à modifier sa structure ou son fonctionnement en réponse à l’environnement ou à des changements de l’organisme
Explication
La neuroplasticité correspond à la capacité du cerveau à adapter sa structure ou son fonctionnement sous l’effet de l’environnement ou de changements de l’organisme. Elle ne se réduit donc ni à la création d’organes ni au maintien inchangé de l’activité cérébrale.
2. Quelle affirmation décrit correctement l’évolution de la plasticité cérébrale au cours de la vie ?
Le cerveau se transforme pendant le développement puis cesse de changer à l’âge adulte
Le cerveau atteint une structure fixe dès la fin de l’enfance
Le cerveau modifie son activité, mais sa structure reste stable après la naissance
Le cerveau peut se remodeler à différents moments de la vie
Le cerveau peut se remodeler à différents moments de la vie
Explication
Le cerveau conserve la capacité de se remodeler au cours de la vie, ce qui constitue un principe fondamental de la neuroplasticité. Les autres propositions limitent à tort cette capacité à l’enfance ou à la seule activité cérébrale.
3. Quelle succession regroupe les principales étapes du développement cérébral ?
Neurogenèse, digestion neuronale, migration hormonale, développement musculaire, synaptogenèse, vascularisation
Migration neuronale, production de neurotransmetteurs, contraction axonale, synaptogenèse, myélinisation, calcification
Mort cellulaire programmée, neurogenèse, maturation osseuse, développement dendritique, synaptogenèse, élimination virale
Neurogenèse, migration neuronale, mort cellulaire programmée, développement dendritique et axonal, synaptogenèse, myélinisation
Neurogenèse, migration neuronale, mort cellulaire programmée, développement dendritique et axonal, synaptogenèse, myélinisation
Explication
Le développement cérébral comprend notamment la neurogenèse, la migration des neurones, la mort cellulaire programmée, le développement des dendrites et des axones, la synaptogenèse et la myélinisation. Les autres séquences introduisent des processus qui ne font pas partie de cette liste ou remplacent des étapes cérébrales par des phénomènes non pertinents.
4. Comment les gènes et l’expérience contribuent-ils au développement cérébral ?
Les gènes fournissent les grandes instructions de construction, tandis que l’expérience organise et affine les connexions
Les gènes et l’expérience construisent séparément des régions cérébrales qui ne se modifient plus après leur formation
Les gènes organisent les connexions au fil des apprentissages, tandis que l’expérience fournit les instructions générales de construction
Les gènes interviennent après les apprentissages, tandis que l’expérience détermine la structure générale du cerveau
Les gènes fournissent les grandes instructions de construction, tandis que l’expérience organise et affine les connexions
Explication
Les gènes établissent les grandes lignes de la construction cérébrale, alors que l’expérience participe à l’organisation et à l’affinement des connexions. Confondre ces rôles revient à attribuer à l’expérience le plan général et aux gènes le réglage lié aux apprentissages.
5. Lequel de ces ensembles présente des facteurs susceptibles d’influencer le développement cérébral ?
Température ambiante, musique, respiration, consommation d’eau et exercice de la mémoire
Lecture, stimulation sensorielle, alimentation équilibrée, repos nocturne et vaccination
Tabac, pesticides, infections, excès de caféine et alimentation pauvre en protéines
Activité physique, hydratation, sommeil régulier, apport protéique adéquat et exposition modérée à la lumière
Tabac, pesticides, infections, excès de caféine et alimentation pauvre en protéines
Explication
Le tabac, les polluants ou pesticides, certaines expositions infectieuses, une caféine excessive et une alimentation pauvre en protéines ou riche en sucres et en graisses peuvent influencer le développement cérébral. Les autres ensembles regroupent principalement des habitudes ou activités qui ne correspondent pas aux facteurs de vulnérabilité énumérés.
6. Par quel mécanisme une infection maternelle peut-elle avoir des effets durables sur le cerveau en développement ?
Elle peut bloquer la migration neuronale, supprimer la synaptogenèse et remplacer durablement l’hypothalamus
Elle peut activer l’inflammation, perturber le développement neuronal et modifier durablement l’hypothalamus
Elle peut stimuler la neurogenèse, réduire l’inflammation et déplacer temporairement l’hypothalamus
Elle peut accélérer la myélinisation, renforcer les connexions et stabiliser durablement l’hypothalamus
Elle peut activer l’inflammation, perturber le développement neuronal et modifier durablement l’hypothalamus
Explication
Une infection maternelle peut déclencher des mécanismes inflammatoires qui perturbent le développement neuronal et entraînent des effets persistants sur l’hypothalamus. Les autres réponses décrivent une accélération bénéfique, une destruction non étayée ou un déplacement anatomique qui ne correspondent pas au mécanisme indiqué.
7. Quel ensemble décrit le mieux les composantes d’un environnement enrichi ?
Des exercices moteurs, des périodes de repos et une surveillance accrue
Des stimulations sensorielles, des interactions sociales et des défis cognitifs
Des soins médicaux, une alimentation régulière et un espace plus vaste
Des apprentissages scolaires, des récompenses matérielles et des routines fixes
Des stimulations sensorielles, des interactions sociales et des défis cognitifs
Explication
Un environnement enrichi se caractérise par la diversité des expériences, la stimulation sensorielle, les interactions sociales et les défis cognitifs. Un espace plus vaste ou des soins réguliers ne suffisent pas à définir cet enrichissement.
8. Chez l’animal, quel effet est associé à un environnement enrichi ?
De meilleures performances dans certaines tâches et davantage de ramifications dendritiques
Une spécialisation sensorielle accrue sans modification de l’organisation neuronale
Une augmentation de la taille corporelle accompagnée d’une baisse de l’activité cognitive
Une diminution générale des connexions synaptiques et des capacités d’apprentissage
De meilleures performances dans certaines tâches et davantage de ramifications dendritiques
Explication
L’environnement enrichi est associé à de meilleures performances dans certaines tâches cognitives et à davantage de ramifications dendritiques, ce qui offre davantage de possibilités de connexions synaptiques. L’idée d’une diminution des connexions contredit précisément cet effet observé.
9. Lequel de ces ensembles correspond à un environnement riche pour un jeune enfant ?
Des exercices physiques, des activités solitaires, des écrans éducatifs et des horaires fixes
Des périodes de repos, une alimentation adaptée, des soins médicaux et des règles régulières
Des jeux, des stimulations visuelles et auditives, des contacts physiques et des interactions sociales
Des jouets, des apprentissages formels, une surveillance constante et une faible stimulation sociale
Des jeux, des stimulations visuelles et auditives, des contacts physiques et des interactions sociales
Explication
Chez l’enfant, un environnement riche comprend notamment des jeux, des stimulations visuelles et auditives, des contacts physiques, des activités qui font réfléchir et des interactions sociales. Les soins et les routines peuvent être utiles, mais ils ne regroupent pas les principales formes de stimulation mentionnées.
10. Quelle association est observée chez l’enfant lorsque le statut socio-économique est plus élevé ?
Une maturation physique plus rapide et une amélioration uniforme de toutes les fonctions cognitives
Une réduction des interactions sociales et une spécialisation accrue dans les tâches motrices
Une absence de difficultés scolaires et une épaisseur corticale équivalente dans toutes les régions
Une épaisseur corticale plus importante dans certaines régions et de meilleures performances dans plusieurs tâches
Une épaisseur corticale plus importante dans certaines régions et de meilleures performances dans plusieurs tâches
Explication
Un statut socio-économique plus élevé est associé à une épaisseur corticale plus importante dans certaines régions et à de meilleures performances dans des tâches d’attention, de mémoire, de vocabulaire et de lecture. Cette association ne signifie pas qu’un milieu défavorisé entraîne automatiquement un trouble.
11. Quelle distinction oppose correctement un environnement standard à un environnement appauvri ?
Le premier offre relativement peu de stimulations variées, tandis que le second implique de fortes privations
Le premier favorise la réorganisation neuronale, tandis que le second augmente les possibilités de connexions synaptiques
Le premier stimule surtout les fonctions cognitives, tandis que le second stimule davantage les interactions sociales
Le premier impose de fortes privations sociales, tandis que le second offre de nombreuses expériences variées
Le premier offre relativement peu de stimulations variées, tandis que le second implique de fortes privations
Explication
Un environnement standard apporte relativement peu de stimulations variées, alors qu’un environnement appauvri implique de fortes privations sensorielles, sociales ou cognitives. Confondre ces deux milieux inverse la différence fondamentale entre faible variété et privation marquée.
12. Quelles conséquences de fortes privations sensorielles, sociales ou cognitives sont possibles ?
Elles peuvent perturber le développement et entraîner des déficits cognitifs et comportementaux
Elles peuvent améliorer la spécialisation sensorielle et réduire les besoins d’interactions sociales
Elles peuvent préserver le développement général tout en limitant certaines habiletés motrices
Elles peuvent accélérer le développement et renforcer durablement les capacités d’apprentissage
Elles peuvent perturber le développement et entraîner des déficits cognitifs et comportementaux
Explication
De fortes privations, notamment l’absence de contacts parentaux, peuvent perturber le développement et entraîner des déficits cognitifs et comportementaux. L’amélioration des capacités d’apprentissage correspond davantage aux effets associés à un environnement enrichi.
13. Quelle affirmation décrit correctement le rôle de l’expérience dans le développement auditif ?
Elle participe notamment à l’apprentissage de la musique et des langues, qui reste possible à l’âge adulte mais devient plus difficile
Elle permet un apprentissage adulte aussi facile qu’au début de la vie grâce à une réorganisation neuronale inchangée
Elle développe principalement l’acuité visuelle, tandis que les compétences musicales et linguistiques dépendent des gènes
Elle intervient surtout avant la naissance, puis l’apprentissage musical et linguistique cesse progressivement après l’enfance
Elle participe notamment à l’apprentissage de la musique et des langues, qui reste possible à l’âge adulte mais devient plus difficile
Explication
L’expérience participe au développement auditif, notamment pour la musique et les langues, et l’apprentissage reste possible à l’âge adulte. Toutefois, la réorganisation neuronale y est plus difficile, ce qui rend cet apprentissage moins aisé qu’aux périodes précoces.
14. Comment les gènes et l’expérience visuelle contribuent-ils ensemble à l’acuité visuelle ?
L’expérience visuelle crée les grandes connexions entre la rétine et le tectum, tandis que les gènes les suppriment
Les gènes affinent les connexions après la naissance, puis l’expérience visuelle établit les premières voies rétinotectales
Les gènes établissent les grandes connexions rétinotectales, puis l’expérience visuelle les réorganise et les affine
Les gènes et l’expérience visuelle établissent séparément des réseaux indépendants qui ne se remanient pas
Les gènes établissent les grandes connexions rétinotectales, puis l’expérience visuelle les réorganise et les affine
Explication
Les gènes établissent d’abord les grandes connexions entre la rétine et le tectum optique, puis l’expérience visuelle les réorganise et les affine. Attribuer à l’expérience la création initiale des grandes voies inverse la succession des rôles.
15. Qu’est-ce qui caractérise une période critique du développement cérébral ?
Le cerveau y dépend principalement de la maturation musculaire
Le cerveau y produit des réponses identiques quelle que soit l’expérience
Le cerveau y cesse progressivement de modifier ses connexions
Le cerveau y est particulièrement sensible à certaines expériences
Le cerveau y est particulièrement sensible à certaines expériences
Explication
Une période critique correspond à une phase où certaines expériences influencent particulièrement le développement cérébral. La maturation des connexions ne cesse toutefois pas nécessairement en dehors de cette période, même si l’influence de l’expérience peut être différente.
16. Quelle conséquence peut avoir l’occlusion d’une paupière dès la naissance sur le système visuel ?
Elle peut accélérer la maturation de la vision binoculaire à l’âge adulte
Elle peut entraîner une mauvaise acuité visuelle persistante à l’âge adulte
Elle peut provoquer une amélioration visuelle lorsque l’occlusion se prolonge
Elle peut préserver une acuité visuelle normale malgré l’absence d’expérience
Elle peut entraîner une mauvaise acuité visuelle persistante à l’âge adulte
Explication
Une occlusion précoce peut perturber durablement la réorganisation du système visuel et laisser une acuité réduite à l’âge adulte. Une expérience visuelle normale ne produit pas cette altération liée à la privation précoce.
17. Pourquoi une expérience vécue pendant une période critique peut-elle modifier durablement les capacités d’adaptation ?
Parce qu’elle agit principalement sur la croissance des muscles sensoriels
Parce qu’elle remplace progressivement les circuits neuronaux par des réflexes
Parce qu’elle empêche toute modification des circuits après la naissance
Parce qu’elle contribue fortement au réglage des circuits neuronaux
Parce qu’elle contribue fortement au réglage des circuits neuronaux
Explication
Pendant une période critique, l’expérience participe fortement au réglage des circuits neuronaux, ce qui peut orienter durablement leur fonctionnement. À l’âge adulte, obtenir une influence comparable sur ces circuits peut être plus difficile, mais les circuits ne sont pas remplacés par des réflexes.
18. Comment une adaptation plastique développée dans un environnement menaçant peut-elle devenir défavorable lorsque l’environnement redevient normal ?
Elle peut rendre les expériences stressantes sans effet sur le comportement
Elle peut restaurer automatiquement les circuits dans leur état initial
Elle peut provoquer une surréaction face à des situations stressantes
Elle peut supprimer toute réponse de vigilance face aux menaces
Elle peut provoquer une surréaction face à des situations stressantes
Explication
Une adaptation utile dans un contexte menaçant peut devenir inadaptée lorsque le contexte change, en entraînant une surréaction aux situations stressantes. Elle ne rétablit donc pas automatiquement les circuits dans leur état initial.
Révisez avec les flashcards
Mémorisez les réponses avec 32 flashcards sur Neuroplasticité et expérience.
Qu'est-ce que la neuroplasticité ?
La capacité du cerveau à modifier sa structure ou son fonctionnement.
Qu'est-ce que la neuroplasticité modifie en réponse à l'environnement ?
Sa structure et/ou son fonctionnement.
Que permet la neuroplasticité en réponse à des changements de l'organisme ?
Modifier la structure ou le fonctionnement du cerveau.