QCM : Nouveaux aliments et viande cellulaire (64 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quels enjeux sont examinés pour les protéines alternatives aux protéines d’origine animale ?

Des enjeux nutritionnels, industriels, climatiques, commerciaux, sportifs et géopolitiques
Des enjeux agricoles, technologiques, militaires, culturels, démographiques et fiscaux
Des enjeux sanitaires, nutritionnels, environnementaux, économiques, sociétaux et réglementaires
Des enjeux sanitaires, énergétiques, éducatifs, médiatiques, urbains et administratifs

Des enjeux sanitaires, nutritionnels, environnementaux, économiques, sociétaux et réglementaires

Explication

L’analyse porte sur six dimensions complémentaires : sanitaires, nutritionnelles, environnementales, économiques, sociétales et réglementaires. Les autres réponses remplacent plusieurs de ces dimensions par des domaines qui ne sont pas indiqués.

2. Quelle distinction caractérise la fermentation de précision par rapport à la culture cellulaire ?

La fermentation de précision produit des molécules spécifiques, tandis que la culture cellulaire recrée un tissu musculaire complexe
La fermentation de précision recrée un tissu musculaire complexe, tandis que la culture cellulaire produit des molécules spécifiques
La fermentation de précision élève des animaux entiers, tandis que la culture cellulaire transforme des végétaux en protéines
La fermentation de précision cultive des algues, tandis que la culture cellulaire fabrique des farines d’insectes

La fermentation de précision produit des molécules spécifiques, tandis que la culture cellulaire recrée un tissu musculaire complexe

Explication

La fermentation de précision sert principalement à produire des molécules ciblées, alors que la culture cellulaire cherche à reconstituer un tissu musculaire complexe. La deuxième réponse inverse précisément ces deux procédés.

3. Quel élément nutritionnel distingue principalement les légumineuses des produits d’origine animale ?

Les légumineuses apportent des fibres et des vitamines, mais pas de vitamine B12
Les légumineuses apportent de la vitamine B12, mais contiennent peu de fibres alimentaires
Les légumineuses fournissent des minéraux, mais ne contiennent pas de protéines utilisables
Les légumineuses apportent des protéines, mais sont dépourvues de vitamines du groupe B

Les légumineuses apportent des fibres et des vitamines, mais pas de vitamine B12

Explication

Les légumineuses sont riches en fibres, minéraux, vitamines du groupe B et protéines, mais elles ne fournissent pas de vitamine B12. La deuxième réponse attribue à tort cette vitamine aux légumineuses.

4. Pourquoi les protéines végétales sont-elles souvent qualifiées d’incomplètes par rapport aux protéines animales ?

Elles peuvent manquer de certains acides aminés essentiels et présentent souvent une biodisponibilité moindre
Elles contiennent moins de fibres et de minéraux que les protéines animales dans la plupart des aliments
Elles proviennent de cultures terrestres et ne peuvent pas être associées à d’autres sources alimentaires
Elles fournissent davantage d’acides aminés essentiels, mais leur digestion demande une cuisson prolongée

Elles peuvent manquer de certains acides aminés essentiels et présentent souvent une biodisponibilité moindre

Explication

Les protéines végétales sont souvent limitées par une teneur insuffisante en certains acides aminés essentiels et leur biodisponibilité est généralement moindre. La dernière réponse inverse la relation en leur attribuant davantage d’acides aminés essentiels.

5. Dans quel environnement les microalgues sont-elles principalement produites, contrairement aux macroalgues ?

Dans des bassins ou des photobioréacteurs contrôlés
Dans des fermenteurs industriels consacrés aux protéines animales
Dans des zones marines ouvertes ou sur des rivages rocheux
Dans des champs irrigués ou des serres horticoles tempérées

Dans des bassins ou des photobioréacteurs contrôlés

Explication

Les microalgues sont produites dans des bassins ou des photobioréacteurs contrôlés. Les zones marines et les rivages correspondent plutôt au développement des macroalgues.

6. Quelle teneur en protéines peut atteindre la spiruline ?

Environ 35 à 45 %
Environ 60 à 70 %
Environ 20 à 25 %
Environ 5 à 15 %

Environ 60 à 70 %

Explication

La spiruline contient environ 60 à 70 % de protéines, ce qui la distingue des algues brunes, vertes et rouges citées. La fourchette de 5 à 15 % correspond plutôt aux algues brunes.

7. Quelle reconnaissance la FAO a-t-elle formulée dans son rapport publié en 2013 ?

Les insectes présentent une teneur protéique comparable à celle de toutes les viandes disponibles
Les insectes sont réservés à l’alimentation humaine dans les pays disposant d’une réglementation spécifique
Les insectes remplacent les poissons dans toutes les formulations destinées à l’alimentation animale
Les insectes constituent une source additionnelle de protéines pour l’alimentation humaine et animale

Les insectes constituent une source additionnelle de protéines pour l’alimentation humaine et animale

Explication

La FAO reconnaît les insectes comme une source additionnelle de protéines pour l’alimentation humaine et animale. Cette reconnaissance ne signifie ni un remplacement général des poissons ni une limitation à l’alimentation humaine.

8. Quelle condition économique favoriserait le remplacement des farines de poissons par des farines d’insectes ?

Une baisse du coût de production des farines d’insectes, actuellement plus chères
Une hausse du coût des farines de poissons, actuellement moins chères
Une diminution de la teneur en protéines des farines d’insectes produites
Une augmentation du volume de farine d’insectes sans évolution de son prix

Une baisse du coût de production des farines d’insectes, actuellement plus chères

Explication

La farine d’insectes coûte environ 1 500 à 1 800 euros par tonne, contre 1 000 à 1 200 euros pour la farine de poissons ; une baisse de son coût faciliterait donc le remplacement. La deuxième réponse ne correspond pas à la condition économique mise en avant.

9. Quelles espèces d’insectes sont autorisées dans l’Union européenne pour l’alimentation humaine ?

Le petit ténébrion meunier, le scarabée rhinocéros, la cigale commune et le grillon champêtre
Le criquet migrateur, l’abeille domestique, le ver de farine géant et le termite africain
Le grillon domestique, le petit ténébrion meunier, le criquet migrateur et le ténébrion meunier jaune
Le grillon domestique, la sauterelle verte, le ver à soie et la fourmi noire

Le grillon domestique, le petit ténébrion meunier, le criquet migrateur et le ténébrion meunier jaune

Explication

Les quatre espèces autorisées sont le grillon domestique, le petit ténébrion meunier, le criquet migrateur et le ténébrion meunier jaune. Les autres listes remplacent au moins une espèce autorisée par des insectes non mentionnés dans cette autorisation.

10. Quelle caractéristique définit le mieux la fermentation de précision ?

Elle transforme directement des tissus animaux prélevés en aliments grâce à une fermentation contrôlée.
Elle utilise des micro-organismes non modifiés pour fabriquer une matrice musculaire destinée à être récoltée.
Elle fait croître des cellules animales afin de reconstituer un tissu musculaire complexe dans un bioréacteur.
Elle emploie des micro-organismes génétiquement modifiés pour produire des molécules ciblées identiques à des constituants animaux.

Elle emploie des micro-organismes génétiquement modifiés pour produire des molécules ciblées identiques à des constituants animaux.

Explication

La fermentation de précision repose sur des micro-organismes génétiquement modifiés cultivés dans un environnement contrôlé pour produire des constituants cellulaires ciblés. La culture cellulaire, et non la fermentation de précision, vise la reconstitution d’un tissu musculaire complexe à partir de cellules animales.

11. Quel enchaînement décrit correctement les principales étapes de la fermentation de précision ?

Sélection d’un tissu, maturation dans un bioréacteur, récolte, purification, séchage et conditionnement.
Fermentation de micro-organismes, séparation, purification, concentration, séchage, contrôle qualité et finalisation.
Fermentation d’un aliment, séparation des cellules animales, différenciation, concentration et contrôle sanitaire.
Prélèvement de cellules animales, prolifération, différenciation, récolte, transformation et formulation.

Fermentation de micro-organismes, séparation, purification, concentration, séchage, contrôle qualité et finalisation.

Explication

Le procédé comprend la fermentation de micro-organismes sélectionnés, puis la séparation de la biomasse, la purification, la concentration, le séchage, le contrôle qualité et la finalisation. La prolifération et la différenciation de cellules animales appartiennent plutôt à la fabrication d’un aliment cellulaire.

12. Dans quelle situation décrit-on une fabrication d’aliment cellulaire plutôt qu’une fermentation de précision ?

Des micro-organismes sélectionnés fermentent un substrat avant la purification et le séchage d’une protéine ciblée.
Une biomasse microbienne est séparée puis concentrée afin d’obtenir un constituant cellulaire destiné à un produit alimentaire.
Des levures modifiées produisent une molécule qui est ensuite purifiée, contrôlée et incorporée dans une préparation.
Des cellules animales sont prélevées, multipliées et différenciées dans un bioréacteur avant la récolte et la formulation.

Des cellules animales sont prélevées, multipliées et différenciées dans un bioréacteur avant la récolte et la formulation.

Explication

La fabrication cellulaire implique la sélection de cellules animales, leur prolifération et leur différenciation en milieu contrôlé, suivies de la récolte et de la formulation. Les autres situations décrivent une production de molécules par des micro-organismes, caractéristique de la fermentation de précision.

13. Quel est l’objectif principal du règlement européen 2015/2283 relatif aux nouveaux aliments ?

Encadrer leur mise sur le marché tout en protégeant la santé humaine et les intérêts des consommateurs.
Autoriser les produits innovants dès lors qu’ils favorisent le fonctionnement du marché intérieur européen.
Réserver leur production aux entreprises établies dans l’Union européenne et limiter les importations alimentaires.
Harmoniser l’étiquetage des aliments traditionnels sans établir d’exigences particulières de sécurité sanitaire.

Encadrer leur mise sur le marché tout en protégeant la santé humaine et les intérêts des consommateurs.

Explication

Le règlement 2015/2283 encadre la mise sur le marché des nouveaux aliments pour assurer le fonctionnement du marché intérieur et un niveau élevé de protection de la santé humaine et des consommateurs. Le bon fonctionnement du marché ne dispense donc pas d’une exigence de protection sanitaire.

14. Comment sont classés, au regard du droit européen, les produits issus d’une fermentation par des bactéries ou des levures génétiquement modifiées lorsqu’ils ne contiennent plus de traces d’OGM ?

Ils relèvent de la réglementation sur les nouveaux aliments plutôt que de celle relative aux OGM.
Ils relèvent de la réglementation relative aux OGM parce que les micro-organismes initiaux étaient génétiquement modifiés.
Ils échappent aux deux cadres réglementaires puisque le produit final ne contient plus de matériel génétique modifié.
Ils relèvent de la réglementation applicable aux aliments traditionnels puisque la fermentation est un procédé connu.

Ils relèvent de la réglementation sur les nouveaux aliments plutôt que de celle relative aux OGM.

Explication

Lorsque le produit final ne contient plus de traces d’OGM, ces aliments issus de la fermentation de précision relèvent du règlement sur les nouveaux aliments. La présence d’organismes génétiquement modifiés au début du procédé ne suffit pas à maintenir le produit final dans le cadre des OGM.

15. Quel critère permet de qualifier une denrée de nouvel aliment dans l’Union européenne ?

Sa consommation humaine était négligeable dans l’Union européenne avant le 15 mai 1997.
Sa consommation était inexistante dans chaque État membre avant la date de son adhésion à l’Union.
Sa production industrielle a commencé dans l’Union européenne après l’adhésion du dernier État membre.
Son procédé de fabrication repose sur une biotechnologie apparue après l’année 1997.

Sa consommation humaine était négligeable dans l’Union européenne avant le 15 mai 1997.

Explication

Un nouvel aliment est défini par une consommation humaine négligeable dans l’Union européenne avant le 15 mai 1997. La date d’adhésion de chaque État membre ne modifie pas ce repère européen commun.

16. Après l’avis scientifique éventuel de l’EFSA, quelle étape intervient dans la procédure européenne d’autorisation d’un nouvel aliment ?

La Commission présente un projet d’acte dans les sept mois, puis les États membres votent à la majorité qualifiée.
Le demandeur obtient une autorisation automatique, puis l’EFSA vérifie ultérieurement la sécurité du produit.
L’EFSA adopte directement l’autorisation, tandis que la Commission intervient ensuite pour l’étiquetage.
Les États membres rédigent un projet d’acte, puis la Commission le valide sans recourir à un vote.

La Commission présente un projet d’acte dans les sept mois, puis les États membres votent à la majorité qualifiée.

Explication

La procédure prévoit que la Commission présente un projet d’acte dans les sept mois suivant l’avis de l’EFSA, avant un vote à la majorité qualifiée des États membres. L’EFSA fournit une évaluation scientifique éventuelle, mais elle n’adopte pas directement l’autorisation réglementaire.

17. Quel groupe de pays comprend des territoires ayant adopté des réglementations spécifiques ou autorisé la mise sur le marché de produits issus de ces technologies ?

La Belgique, la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et les Pays-Bas.
Singapour, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, les États-Unis, Israël, le Canada et le Japon.
La Chine, l’Inde, l’Indonésie, la Thaïlande, le Vietnam et les Philippines.
Le Brésil, l’Argentine, le Mexique, le Chili, la Colombie et le Pérou.

Singapour, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, les États-Unis, Israël, le Canada et le Japon.

Explication

Les pays cités dans le bon groupe ont adopté des cadres spécifiques ou autorisé la commercialisation de produits issus de ces technologies. Cette autorisation au niveau national ou régional peut cependant coexister avec des interdictions adoptées par certains États américains.

18. Comment la FAO et l’OMS présentent-elles les nouveaux aliments issus des biotechnologies ?

Comme des produits dont la valeur nutritionnelle empêche toute comparaison avec les protéines conventionnelles.
Comme une catégorie réservée aux marchés développés sans contribution attendue à l’alimentation mondiale.
Comme une source de protéines alternatives pouvant contribuer à la sécurité alimentaire mondiale.
Comme une technologie destinée principalement à remplacer les normes nationales de sécurité alimentaire.

Comme une source de protéines alternatives pouvant contribuer à la sécurité alimentaire mondiale.

Explication

La FAO et l’OMS considèrent ces nouveaux aliments comme des sources de protéines alternatives susceptibles de contribuer à la sécurité alimentaire mondiale. Cette position ne signifie pas qu’ils remplacent les normes nationales ni qu’ils soient limités aux marchés développés.

19. Dans quelle séquence les principales étapes de fabrication de la viande cellulaire s’enchaînent-elles correctement ?

Prolifération et différenciation, prélèvement et stockage, formulation, puis récolte
Prélèvement et stockage, transformation et formulation, prolifération et différenciation, puis récolte
Prélèvement et stockage, récolte, prolifération et différenciation, puis formulation
Prélèvement et stockage, prolifération et différenciation, récolte, puis transformation et formulation

Prélèvement et stockage, prolifération et différenciation, récolte, puis transformation et formulation

Explication

La fabrication suit une progression allant du prélèvement et du stockage des cellules jusqu’à leur prolifération, leur différenciation, leur récolte, puis leur transformation et leur formulation. La récolte ne précède donc pas la prolifération et la différenciation.

20. Quelle caractéristique distingue principalement la viande cellulaire de la viande conventionnelle ?

Elle provient de tissus végétaux transformés pour reproduire l’apparence de produits carnés
Elle provient de micro-organismes cultivés pour produire des protéines ressemblant à celles de la viande
Elle provient d’animaux élevés puis abattus avant une transformation destinée à améliorer leur texture
Elle provient de cellules animales cultivées in vitro pour former un aliment ressemblant à de la viande

Elle provient de cellules animales cultivées in vitro pour former un aliment ressemblant à de la viande

Explication

La viande cellulaire est obtenue en cultivant des cellules animales in vitro afin de former un aliment comparable à de la viande. La viande conventionnelle, contrairement à cette définition, provient directement d’un animal abattu.

21. Pourquoi les bioréacteurs utilisés pour cultiver les cellules animales doivent-ils contrôler plusieurs paramètres du milieu ?

Pour maintenir des conditions stériles et favorables à la croissance et à la différenciation cellulaires
Pour empêcher les cellules de recevoir de l’oxygène pendant leur multiplication en culture
Pour provoquer une maturation post-mortem comparable à celle des muscles d’un animal
Pour remplacer les nutriments du milieu par des fibres végétales destinées à structurer le produit

Pour maintenir des conditions stériles et favorables à la croissance et à la différenciation cellulaires

Explication

Les bioréacteurs contrôlent notamment la température, le pH, le dioxyde de carbone et l’oxygène dans un milieu riche en nutriments afin de soutenir la croissance et la différenciation cellulaires. La maturation post-mortem concerne la viande conventionnelle et ne constitue pas la fonction de ces paramètres de culture.

22. Qu’est-ce qui caractérise la fermentation de précision par rapport à une fermentation traditionnelle ?

Elle emploie des micro-organismes génétiquement modifiés pour produire une molécule ciblée
Elle emploie des micro-organismes non conçus pour fabriquer une protéine particulière
Elle emploie des organismes végétaux cultivés afin d’extraire des nutriments complexes
Elle emploie des cellules animales différenciées pour former directement des tissus comestibles

Elle emploie des micro-organismes génétiquement modifiés pour produire une molécule ciblée

Explication

La fermentation de précision utilise des levures ou des bactéries génétiquement modifiées comme usines cellulaires pour produire de façon ciblée des protéines, des enzymes ou des facteurs de croissance. La fermentation traditionnelle repose plutôt sur des micro-organismes qui ne sont pas conçus pour cette production moléculaire ciblée.

23. Quel est le rôle de la séparation de la biomasse dans le procédé de fermentation de précision ?

Ajouter des facteurs de croissance au milieu avant le début de la fermentation
Retirer les cellules microbiennes du milieu avant la purification du produit
Transformer les protéines produites en biomasse microbienne avant leur séchage
Éliminer les impuretés du produit après sa concentration et avant son emballage

Retirer les cellules microbiennes du milieu avant la purification du produit

Explication

La séparation de la biomasse consiste à retirer les cellules microbiennes du milieu, avant les étapes de purification, de concentration et de séchage. La purification intervient ensuite pour éliminer les impuretés présentes dans le produit.

24. Dans quelle condition un produit issu d’une fermentation de précision n’est-il pas considéré réglementairement comme un OGM ?

Lorsque le produit final est emballé dans un environnement contrôlé sans analyser sa composition biologique
Lorsque la molécule produite est purifiée sans vérifier la dissémination des micro-organismes
Lorsque les bactéries productrices modifiées sont éliminées lors de la récolte et que l’absence de résidus est démontrée
Lorsque les bactéries productrices modifiées restent dans le produit mais ne peuvent plus se multiplier

Lorsque les bactéries productrices modifiées sont éliminées lors de la récolte et que l’absence de résidus est démontrée

Explication

Le produit peut ne pas être considéré réglementairement comme un OGM si les bactéries génétiquement modifiées sont éliminées lors de la récolte et si l’absence de leurs résidus ainsi que les risques de dissémination sont démontrés. La simple purification ou le conditionnement ne suffisent pas à établir cette situation.

25. Lequel de ces éléments appartient aux principaux risques chimiques associés aux produits de fermentation de précision ?

La maturation post-mortem des fibres musculaires produites en bioréacteur
Les résidus d’agents antimoussants utilisés pendant la culture
La diminution des terres agricoles mobilisées par la production alimentaire
La perte de texture due à l’absence de vaisseaux sanguins dans le produit

Les résidus d’agents antimoussants utilisés pendant la culture

Explication

Les agents antimoussants, comme les stéroïdes, les tensioactifs, les hormones ou les métaux lourds, font partie des contaminants chimiques potentiels. Les autres propositions décrivent des caractéristiques de texture ou des impacts environnementaux, et non des risques chimiques.

26. Quel risque nutritionnel la viande cellulaire pourrait-elle présenter sans fortification spécifique ?

Une concentration excessive en fibres alimentaires et en vitamine C
Une teneur insuffisante en fer, en zinc et en vitamine B12
Une teneur systématiquement supérieure en micronutriments à celle de la viande remplacée
Une absence complète de protéines animales et de facteurs de croissance

Une teneur insuffisante en fer, en zinc et en vitamine B12

Explication

Sans fortification spécifique, la viande cellulaire pourrait manquer de fer, de zinc et de vitamine B12, ce qui doit être évalué par l’EFSA. Une teneur élevée en fibres ou une supériorité nutritionnelle systématique ne découle pas de cette caractéristique.

27. Pourquoi la viande cellulaire reproduit-elle encore difficilement la texture et la flaveur de la viande conventionnelle ?

Parce qu’elle contient principalement des cellules végétales dépourvues de protéines musculaires et de graisses
Parce qu’elle reconstitue difficilement l’organisation des tissus et la maturation post-mortem de la viande naturelle
Parce qu’elle est produite sans contrôle de la température, du pH et des concentrations gazeuses
Parce qu’elle dépend principalement d’une fermentation microbienne qui détruit les fibres musculaires

Parce qu’elle reconstitue difficilement l’organisation des tissus et la maturation post-mortem de la viande naturelle

Explication

La culture cellulaire produit principalement des fibres musculaires isolées et ne reconstitue pas harmonieusement les vaisseaux sanguins, les nerfs, les tissus conjonctifs et la maturation post-mortem. La difficulté vient donc de la structure tissulaire et du processus de maturation, non d’une origine végétale.

28. Quelle comparaison décrit correctement l’occupation des terres par l’élevage et la viande cellulaire ?

L’élevage occupe environ 40 à 55 % des terres agricoles mondiales, tandis que la viande cellulaire pourrait en utiliser 20 à 30 % de moins que l’élevage bovin
L’élevage occupe environ 70 à 78 % des terres agricoles mondiales, tandis que la viande cellulaire pourrait en utiliser 90 à 99 % de moins que l’élevage bovin
L’élevage occupe environ 90 à 99 % des terres agricoles mondiales, tandis que la viande cellulaire pourrait en utiliser 70 à 78 % de moins que l’élevage bovin
L’élevage occupe environ 20 à 30 % des terres agricoles mondiales, tandis que la viande cellulaire pourrait en utiliser 40 à 55 % de moins que l’élevage bovin

L’élevage occupe environ 70 à 78 % des terres agricoles mondiales, tandis que la viande cellulaire pourrait en utiliser 90 à 99 % de moins que l’élevage bovin

Explication

L’élevage mobilise environ 70 à 78 % des terres agricoles mondiales, alors que la viande cellulaire pourrait réduire l’utilisation des terres de 90 à 99 % par rapport à l’élevage bovin. Les autres couples de pourcentages ne correspondent pas aux estimations indiquées.

29. Quelle différence explique principalement les sources d’émissions de gaz à effet de serre de l’élevage et de la viande cellulaire ?

L’élevage émet notamment des métaux lourds, tandis que la viande cellulaire dépend surtout de la maturation post-mortem
L’élevage émet notamment du méthane, tandis que la viande cellulaire dépend surtout du dioxyde de carbone lié à l’énergie et au milieu de culture
L’élevage émet notamment des microplastiques, tandis que la viande cellulaire dépend surtout des émissions liées aux vaisseaux sanguins
L’élevage émet notamment du dioxyde de carbone issu de l’électricité, tandis que la viande cellulaire dépend surtout du méthane digestif

L’élevage émet notamment du méthane, tandis que la viande cellulaire dépend surtout du dioxyde de carbone lié à l’énergie et au milieu de culture

Explication

Les émissions de l’élevage proviennent notamment du méthane, tandis que celles de la viande cellulaire varient fortement selon l’énergie utilisée et la pureté du milieu de culture, avec un rôle important du dioxyde de carbone. Les autres propositions attribuent à tort des contaminants ou des phénomènes biologiques aux émissions de gaz à effet de serre.

30. Dans un scénario optimiste utilisant une énergie décarbonée, quelle estimation des émissions de la viande cellulaire est plausible par kilogramme de produit ?

Entre 1,9 et 4,88 kg CO2-éq
Entre 246 et 1 508 kg CO2-éq
Entre 24,6 et 150,8 kg CO2-éq
Entre 0,19 et 0,488 kg CO2-éq

Entre 1,9 et 4,88 kg CO2-éq

Explication

Avec une énergie décarbonée, les estimations optimistes se situent entre 1,9 et 4,88 kg CO2-éq par kilogramme. La fourchette de 246 à 1 508 kg correspond aux scénarios utilisant des ingrédients de qualité pharmaceutique hautement purifiés.

31. Quel niveau d’émissions est associé aux scénarios de viande cellulaire utilisant des ingrédients de qualité pharmaceutique hautement purifiés ?

De 246 à 1 508 kg CO2-éq par kilogramme
De 24,6 à 150,8 kg CO2-éq par kilogramme
De 2,46 à 15,08 kg CO2-éq par kilogramme
De 1 900 à 4 880 kg CO2-éq par kilogramme

De 246 à 1 508 kg CO2-éq par kilogramme

Explication

Ces scénarios atteignent entre 246 et 1 508 kg CO2-éq par kilogramme de produit. Les estimations beaucoup plus faibles concernent des hypothèses optimistes avec une énergie décarbonée, et non ces ingrédients hautement purifiés.

32. Pourquoi le bilan environnemental de la fermentation de précision peut-il varier d’une installation à l’autre ?

Il dépend de la proportion de matrice végétale incorporée.
Il dépend principalement de la taille commerciale des produits.
Il dépend de la source d’énergie et du substrat employés.
Il dépend du nombre de restaurants qui les proposent.

Il dépend de la source d’énergie et du substrat employés.

Explication

La fermentation de précision présente généralement des émissions plus basses, mais son bilan varie selon l’énergie et le substrat utilisés. Elle ne possède donc pas un bilan fixe indépendant de ses intrants.

33. À quelle condition la supériorité environnementale des viandes de culture et de la fermentation de précision peut-elle être maintenue ?

Si les cellules animales sont associées à une matrice végétale et si les prix diminuent.
Si les produits sont vendus dans des restaurants et si les équipements sont compacts.
Si les milieux de culture ont un faible impact et si l’énergie est renouvelable.
Si les bioréacteurs atteignent une grande capacité et si les startups obtiennent des financements.

Si les milieux de culture ont un faible impact et si l’énergie est renouvelable.

Explication

L’avantage environnemental dépend de milieux de culture à faible impact et de l’utilisation d’énergies renouvelables. La commercialisation, la taille des équipements ou la composition hybride des produits ne suffisent pas à établir cette supériorité.

34. Quel événement Mark Post a-t-il rendu public en 2013 à Memphis ?

La création du premier bioréacteur industriel destiné à la viande cultivée.
La commercialisation mondiale d’un hamburger cellulaire à prix accessible.
La présentation du premier hamburger in vitro issu de la culture cellulaire.
Le lancement des premières startups de fermentation de précision à grande échelle.

La présentation du premier hamburger in vitro issu de la culture cellulaire.

Explication

Mark Post, de l’Université de Maastricht, a présenté à Memphis le premier hamburger in vitro en 2013. Cette présentation précède l’apparition des premières startups et ne correspond pas à une commercialisation mondiale.

35. Quel montant les investissements dans 170 startups de biotechnologies alimentaires sur cinq continents dépassent-ils ?

Ils dépassent 3 milliards d’euros.
Ils dépassent 30 milliards d’euros.
Ils dépassent 300 millions d’euros.
Ils dépassent 300 milliards d’euros.

Ils dépassent 3 milliards d’euros.

Explication

Les investissements dans ces 170 startups dépassent 3 milliards d’euros. Les montants proposés aux autres niveaux s’écartent fortement de l’ordre de grandeur indiqué.

36. Pourquoi les ventes de viande cellulaire restent-elles limitées à quelques restaurants sélectionnés ?

Les produits sont largement accessibles, mais les capacités de cuisson restent insuffisantes.
Les ingrédients sont peu coûteux, mais les restaurants refusent les produits issus de fermentation.
Les prix restent élevés et les produits commercialisés sont souvent hybrides.
Les autorisations sont généralisées, mais la demande des consommateurs demeure faible.

Les prix restent élevés et les produits commercialisés sont souvent hybrides.

Explication

Les prix élevés limitent les ventes, tandis que les produits commercialisés combinent souvent cellules animales et matrice végétale. La faisabilité technique ne signifie donc pas une commercialisation massive et accessible.

37. Quand le pic d’investissement dans la culture cellulaire a-t-il été atteint, et avec quel montant approximatif ?

En 2015, avec environ 2,1 milliards de dollars.
En 2021, avec environ 1,4 milliard de dollars.
En 2023, avec environ 3,1 milliards de dollars.
En 2019, avec environ 400 millions de dollars.

En 2021, avec environ 1,4 milliard de dollars.

Explication

Le pic a été atteint en 2021, avec environ 1,4 milliard de dollars. Une forte baisse a ensuite commencé à partir de 2023, sous l’effet de la conjoncture économique et des difficultés de passage à l’échelle.

38. Dans quel ordre les cinq phases du Hype Cycle des technologies se succèdent-elles ?

Émergence, engouement, désillusion, relance, plateau de productivité.
Engouement, émergence, relance, désillusion, plateau de productivité.
Émergence, désillusion, engouement, plateau de productivité, relance.
Désillusion, émergence, plateau de productivité, engouement, relance.

Émergence, engouement, désillusion, relance, plateau de productivité.

Explication

Le Hype Cycle suit la séquence émergence, engouement, désillusion, relance et plateau de productivité. La désillusion précède donc la relance, qui mène ensuite vers une maturité accrue.

39. Dans quelle phase du Hype Cycle se trouvent actuellement l’agriculture cellulaire et la fermentation de précision ?

Dans une phase décroissante de désillusion, où les startups robustes résistent aux difficultés financières.
Dans une phase de relance, où les bioréacteurs industriels sont devenus courants.
Dans un plateau de productivité, où les technologies ont atteint leur pleine maturité.
Dans une phase d’engouement, où les technologies sont déjà largement commercialisées.

Dans une phase décroissante de désillusion, où les startups robustes résistent aux difficultés financières.

Explication

Ces secteurs se trouvent dans une phase décroissante de désillusion, pendant laquelle les entreprises les plus robustes survivent aux difficultés financières. Cette situation ne correspond pas encore au plateau de productivité, associé à des technologies matures et largement commercialisées.

40. Quelle difficulté matérielle caractérise le passage à l’échelle industrielle de la viande cultivée ?

Les bioréacteurs actuels produisent plusieurs tonnes par lot, mais les installations de 5 000 litres ne peuvent pas être contrôlées.
Les bioréacteurs actuels dépassent 100 000 litres, mais leur production par lot reste inférieure à quelques kilogrammes.
Les bioréacteurs actuels atteignent 1 200 à 5 000 litres, tandis que des cuves de 100 000 litres seraient nécessaires et restent inexistantes.
Les bioréacteurs actuels ont une capacité inférieure à 100 litres, alors que des cuves de 1 200 litres sont déjà indisponibles.

Les bioréacteurs actuels atteignent 1 200 à 5 000 litres, tandis que des cuves de 100 000 litres seraient nécessaires et restent inexistantes.

Explication

Good Meat utilise des bioréacteurs de 1 200 à 5 000 litres produisant quelques centaines de kilogrammes par lot. Le passage industriel nécessiterait des bioréacteurs de 100 000 litres, qui n’existent pas encore.

41. Pourquoi le milieu de culture peut-il représenter jusqu’à 95 % des coûts de production de la viande cellulaire ?

Sa matrice végétale nécessite une transformation plus coûteuse que les cellules animales.
Son transport exige des équipements plus volumineux que les bioréacteurs.
Ses composants de qualité pharmaceutique et ses facteurs de croissance sont coûteux.
Son utilisation réduit fortement le rendement cellulaire et augmente les besoins énergétiques.

Ses composants de qualité pharmaceutique et ses facteurs de croissance sont coûteux.

Explication

Le milieu de culture peut atteindre 95 % des coûts en raison de composants de qualité pharmaceutique et de facteurs de croissance onéreux. Les dimensions des bioréacteurs ou la matrice végétale n’expliquent pas directement cette part dominante.

42. Quelles sont les principales sources de financement de l’agriculture cellulaire et de la fermentation de précision ?

Des banques centrales, des fondations et des syndicats professionnels
Des revenus commerciaux, des dons individuels et des fonds universitaires
Des fonds publics, des capitaux privés et de grands groupes agroalimentaires
Des collectivités locales, des associations et des coopératives agricoles

Des fonds publics, des capitaux privés et de grands groupes agroalimentaires

Explication

Ces secteurs sont financés par une combinaison de fonds publics, de capitaux privés et d’investissements réalisés par de grands groupes agroalimentaires. Les autres réponses écartent au moins une de ces trois sources majeures ou leur substituent des acteurs non mentionnés.

43. Quelle enveloppe le programme France 2030 consacre-t-il à l’agriculture et à l’alimentation ?

Deux milliards d’euros sur une enveloppe totale de 54 milliards
Cinq milliards d’euros sur une enveloppe totale de 54 milliards
Cinquante-quatre milliards d’euros sur une enveloppe totale de 2 milliards
Deux milliards d’euros sur une enveloppe totale de 95,5 milliards

Deux milliards d’euros sur une enveloppe totale de 54 milliards

Explication

France 2030 prévoit 54 milliards d’euros sur cinq ans, dont 2 milliards sont dédiés à l’agriculture et à l’alimentation. Le montant de 95,5 milliards correspond à un autre programme, tandis que les deux dernières réponses inversent les montants.

44. Quelle stratégie correspond aux responsabilités respectives des startups et des gouvernements dans ces secteurs ?

Les startups protègent les filières existantes, tandis que les gouvernements concentrent leurs moyens sur la déréglementation du secteur.
Les startups attendent les autorisations avant de rechercher des financements, tandis que les gouvernements privilégient la production conventionnelle.
Les startups financent les politiques publiques, tandis que les gouvernements délèguent l’évaluation des nouveaux aliments aux entreprises.
Les startups diversifient leurs financements et anticipent la réglementation, tandis que les gouvernements équilibrent innovation et protection des filières.

Les startups diversifient leurs financements et anticipent la réglementation, tandis que les gouvernements équilibrent innovation et protection des filières.

Explication

Les startups doivent sécuriser plusieurs sources de financement et se préparer au règlement européen sur les nouveaux aliments, alors que les gouvernements doivent concilier innovation et protection des filières existantes. Les autres propositions attribuent à chaque acteur des missions qui ne correspondent pas à cette répartition.

45. Quel résultat résume le mieux l’enquête française de 2021 sur la viande cultivée ?

Les avis sont équilibrés entre les personnes la jugeant absurde et celles la jugeant réalisable.
La plupart des répondants la considèrent prometteuse, malgré une opposition concentrée chez les consommateurs âgés.
Le jugement positif domine, tandis que la perception de la viande cultivée comme dégoûtante reste minoritaire.
Le jugement négatif domine, tandis que le jugement la considérant prometteuse ou réalisable reste minoritaire.

Le jugement négatif domine, tandis que le jugement la considérant prometteuse ou réalisable reste minoritaire.

Explication

Parmi les 4 533 répondants, entre 41,5 % et 66,7 % associent la viande cultivée à quelque chose d’absurde ou de dégoûtant, contre 18,7 % qui la jugent prometteuse ou réalisable. Les autres réponses inversent ou exagèrent la répartition observée.

46. Quelle combinaison décrit correctement les attitudes françaises envers la viande cellulaire ?

91,7 % refusent de payer davantage, 58 % accepteraient de la goûter et 18,7 % y voient une solution d’avenir.
91,7 % accepteraient de la goûter, 58 % y voient une solution d’avenir et 18,7 % refusent de payer davantage.
58 % refusent de payer davantage, 91,7 % accepteraient de la goûter et 18,7 % y voient une solution d’avenir.
18,7 % refusent de payer davantage, 91,7 % accepteraient de la goûter et 58 % y voient une solution d’avenir.

91,7 % refusent de payer davantage, 58 % accepteraient de la goûter et 18,7 % y voient une solution d’avenir.

Explication

L’enquête indique que 91,7 % refusent de payer plus cher, que 58 % sont prêts à goûter le produit et que 18,7 % le considèrent comme une solution d’avenir. Les autres réponses permutent les pourcentages entre des attitudes différentes.

47. Quel profil se montre relativement le plus ouvert à la viande cellulaire en France ?

Les personnes de plus de 51 ans, tandis que les jeunes adultes expriment les réserves les plus fortes.
Les professionnels de la viande, tandis que les consommateurs sans expérience du secteur sont les plus hostiles.
Les personnes de 18 à 30 ans, tandis que les professionnels de la viande figurent parmi les plus hostiles.
Les groupes d’âge présentent des attitudes semblables, tandis que l’hostilité dépend surtout du niveau de revenu.

Les personnes de 18 à 30 ans, tandis que les professionnels de la viande figurent parmi les plus hostiles.

Explication

Les jeunes adultes de 18 à 30 ans sont moins réticents que les personnes de plus de 51 ans, et les professionnels de la viande sont particulièrement hostiles. Les autres réponses inversent la différence entre générations ou déplacent cette opposition vers un facteur non établi.

48. Quel ensemble regroupe les principales barrières à l’adoption de la viande cellulaire ?

La concurrence internationale, le transport frigorifique, les subventions agricoles, la saisonnalité, le rendement et la distribution.
L’artificialité perçue, le prix, les doutes sanitaires et nutritionnels, le goût, l’impact sur l’élevage et le terme « viande ».
La couleur du produit, la taille des portions, les habitudes de restauration, la certification biologique, la cuisson et le conditionnement.
La disponibilité limitée, la publicité, la conservation domestique, la préparation culinaire, l’origine géographique et l’emballage.

L’artificialité perçue, le prix, les doutes sanitaires et nutritionnels, le goût, l’impact sur l’élevage et le terme « viande ».

Explication

Les freins identifiés concernent l’artificialité perçue, le prix, la sécurité sanitaire et la nutrition, les qualités organoleptiques, les conséquences pour l’élevage et l’usage du mot « viande ». Les autres ensembles proposent des facteurs qui ne constituent pas la liste principale établie.

49. Quel constat concerne la maîtrise des technologies utilisées dans les bioréacteurs ?

Elles sont encore expérimentales dans les secteurs alimentaire et pharmaceutique.
Elles sont maîtrisées dans l’industrie alimentaire, mais absentes du secteur pharmaceutique.
Elles sont maîtrisées depuis plusieurs années dans les secteurs alimentaire et pharmaceutique.
Elles sont réservées au secteur pharmaceutique et peu développées dans l’alimentation.

Elles sont maîtrisées depuis plusieurs années dans les secteurs alimentaire et pharmaceutique.

Explication

Les procédés en bioréacteurs employés pour la fermentation de précision et la culture cellulaire reposent sur des technologies déjà maîtrisées depuis plusieurs années dans les industries alimentaire et pharmaceutique. Les autres réponses sous-estiment leur diffusion ou excluent à tort l’un des deux secteurs.

50. Quelle distinction décrit correctement le rôle des démarches HACCP et la question de l’innocuité ?

La démarche HACCP maîtrise les risques de production, tandis que l’innocuité à long terme de l’aliment final reste examinée.
La démarche HACCP concerne l’étiquetage commercial, tandis que les risques sanitaires relèvent principalement de la composition nutritionnelle.
La démarche HACCP évalue la valeur nutritionnelle, tandis que la sécurité de production dépend principalement des essais sensoriels.
La démarche HACCP prouve l’innocuité à long terme de l’aliment final, tandis que les risques de production restent à identifier.

La démarche HACCP maîtrise les risques de production, tandis que l’innocuité à long terme de l’aliment final reste examinée.

Explication

Les démarches HACCP permettent d’identifier et de maîtriser les risques liés à la production, mais elles ne tranchent pas à elles seules la question de l’innocuité à long terme de l’aliment final. Confondre ces deux niveaux revient à attribuer à l’HACCP une portée plus large que celle indiquée.

51. Quelle condition nutritionnelle doit être remplie pour obtenir une autorisation de mise sur le marché ?

La qualité nutritionnelle de l’aliment final doit être équivalente à celle du produit remplacé.
L’ingrédient issu de la culture cellulaire doit présenter une composition identique à la cellule d’origine.
Le produit final doit avoir une valeur nutritionnelle supérieure à celle de l’aliment remplacé.
Le procédé de production doit employer les mêmes matières premières que le produit conventionnel.

La qualité nutritionnelle de l’aliment final doit être équivalente à celle du produit remplacé.

Explication

L’exigence porte sur l’équivalence nutritionnelle de l’aliment final avec le produit qu’il remplace. Elle ne demande pas une identité de composition de l’ingrédient intermédiaire ni une supériorité nutritionnelle du produit commercialisé.

52. Pourquoi l’impact environnemental de ces produits doit-il être évalué au cas par cas ?

Parce que les procédés présentent des impacts identiques, ce qui permet d’appliquer une évaluation environnementale commune.
Parce qu’il dépend du procédé industriel et doit mettre en balance ses gains potentiels avec les externalités positives de l’élevage.
Parce que l’évaluation repose principalement sur le volume produit, sans considérer les caractéristiques du procédé.
Parce que les économies d’eau et de sols suffisent à établir un meilleur bilan que celui de l’élevage.

Parce qu’il dépend du procédé industriel et doit mettre en balance ses gains potentiels avec les externalités positives de l’élevage.

Explication

L’analyse du cycle de vie doit tenir compte de chaque procédé industriel et comparer ses réductions éventuelles d’occupation des sols, d’usage de l’eau ou d’émissions avec les contributions positives de l’élevage. Les autres réponses ignorent soit la variabilité des procédés, soit la nécessité d’une comparaison équilibrée.

53. Pourquoi une innovation alimentaire prometteuse en laboratoire peut-elle ne pas aboutir à une production industrielle viable ?

Elle peut être écartée parce que les startups françaises sont absentes du secteur
Elle peut manquer d’un modèle économique solide et d’un financement adapté
Elle peut échouer parce que la phase pilote remplace l’évaluation industrielle
Elle peut être bloquée par l’interdiction générale des biotechnologies alimentaires

Elle peut manquer d’un modèle économique solide et d’un financement adapté

Explication

Le passage à l’industrialisation sélectionne fortement les projets, car l’innovation expérimentale doit être soutenue par un modèle économique et un financement éprouvés. La présence de startups françaises dans le secteur ne garantit donc pas la réussite industrielle.

54. Quelle distinction décrit correctement le financement de l’innovation alimentaire en France ?

Les partenaires étrangers financent les recherches initiales, tandis que les programmes publics autorisent la commercialisation
Les aides publiques soutiennent l’innovation, tandis que des fonds privés et des industriels financent souvent la première industrialisation
Les programmes européens remplacent les partenariats industriels étrangers lorsque la phase pilote est achevée
Les aides publiques couvrent généralement la première industrialisation, tandis que les fonds privés interviennent surtout en laboratoire

Les aides publiques soutiennent l’innovation, tandis que des fonds privés et des industriels financent souvent la première industrialisation

Explication

Les programmes publics accompagnent l’innovation, mais les capitaux nécessaires à la première industrialisation proviennent souvent de fonds privés et de partenaires industriels étrangers. Confondre ces deux niveaux de soutien conduit à surestimer le rôle direct des aides publiques dans l’industrialisation.

55. Quelle technologie paraît économiquement plus prometteuse lorsque le prix des protéines augmente ?

La culture cellulaire, car elle devient alors le principal marché alimentaire de grande consommation
La culture cellulaire, car ses coûts diminuent automatiquement avec la hausse du prix des protéines
La fermentation de précision, car elle transforme nécessairement toute la production alimentaire existante
La fermentation de précision, car son potentiel économique bénéficie de la hausse du prix des protéines

La fermentation de précision, car son potentiel économique bénéficie de la hausse du prix des protéines

Explication

La fermentation de précision paraît plus prometteuse lorsque les protéines deviennent plus chères, tandis que la culture cellulaire est plutôt associée à un marché de niche à forte valeur ajoutée. La culture cellulaire n’est donc pas décrite comme une solution de grande consommation dans ce contexte.

56. Quelle mesure contribue directement à améliorer l’acceptabilité des nouveaux aliments ?

Réduire les informations sanitaires pour laisser les consommateurs se concentrer sur le prix
Présenter le produit comme une viande traditionnelle afin de faciliter sa comparaison avec les aliments connus
Employer une appellation vague afin d’éviter de mettre en évidence la technologie utilisée
Fournir une information claire et utiliser un étiquetage transparent avec une dénomination explicite

Fournir une information claire et utiliser un étiquetage transparent avec une dénomination explicite

Explication

L’information du consommateur et un étiquetage transparent, associé à une dénomination explicite, sont essentiels à l’acceptabilité. Employer le terme « viande » pour un produit différent pourrait au contraire créer une confusion sur sa nature.

57. Quelle condition réglementaire s’applique à la commercialisation d’un nouvel aliment en France ou dans l’Union européenne ?

Une autorisation nationale française fondée sur l’avis d’un organisme industriel spécialisé
Une décision des États membres prise avant toute évaluation scientifique européenne
Une autorisation de la Commission européenne fondée sur un avis scientifique de l’EFSA
Une validation du fabricant accompagnée d’une consultation volontaire des consommateurs européens

Une autorisation de la Commission européenne fondée sur un avis scientifique de l’EFSA

Explication

La commercialisation requiert une autorisation de la Commission européenne, appuyée par un avis scientifique de l’EFSA. Une simple validation nationale ou une décision politique prise avant l’évaluation scientifique ne satisfait pas cette procédure.

58. Dans quel ordre général se déroule la procédure européenne d’autorisation d’un nouvel aliment ?

Dépôt du dossier, vote des États membres, évaluation par l’EFSA, projet de règlement, décision d’autorisation
Projet de règlement, dépôt du dossier, vote des États membres, évaluation par l’EFSA, décision d’autorisation
Dépôt du dossier, évaluation par l’EFSA, projet de règlement, vote des États membres, décision d’autorisation
Évaluation par l’EFSA, dépôt du dossier, décision d’autorisation, vote des États membres, projet de règlement

Dépôt du dossier, évaluation par l’EFSA, projet de règlement, vote des États membres, décision d’autorisation

Explication

La procédure commence par le dépôt du dossier, suivi de l’évaluation scientifique de l’EFSA, puis de la préparation d’un projet de règlement, du vote des États membres et de la décision finale. Le vote ne constitue donc pas une validation scientifique automatique intervenant avant l’expertise de l’EFSA.

59. Quel est l’objectif principal d’une meilleure communication sur les mécanismes de pré-soumission de l’EFSA ?

Transférer à l’EMA la responsabilité des autorisations concernant les nouveaux aliments
Aider les porteurs de projet à préparer leur dossier avant l’évaluation réglementaire finale
Accorder une autorisation anticipée aux innovations présentant un potentiel commercial élevé
Remplacer l’évaluation scientifique de l’EFSA par un échange préalable avec les autorités

Aider les porteurs de projet à préparer leur dossier avant l’évaluation réglementaire finale

Explication

La pré-soumission vise à mieux préparer les dossiers grâce à un accompagnement en amont, en s’inspirant des pratiques de l’EMA. Elle ne remplace pas l’évaluation finale et ne vaut pas autorisation de commercialisation.

60. Pourquoi la deuxième recommandation propose-t-elle de soutenir les innovations prometteuses en France ?

Pour accélérer leur autorisation sans passer par l’évaluation scientifique européenne
Pour éviter toute coopération avec des partenaires industriels ou financiers étrangers
Pour limiter le risque qu’elles soient délocalisées et développées à l’étranger
Pour réserver leur exploitation aux seuls acteurs publics français du secteur alimentaire

Pour limiter le risque qu’elles soient délocalisées et développées à l’étranger

Explication

Le soutien aux innovations prometteuses cherche à éviter leur départ vers d’autres pays et la réalisation de leur développement hors de France. Cette recommandation ne supprime ni les coopérations internationales ni les exigences européennes d’évaluation.

61. Comment les produits issus de la fermentation de précision peuvent-ils être examinés réglementairement aux États-Unis ?

Par une déclaration GRAS qui remplace toute analyse de sécurité lorsqu’un produit est destiné à l’alimentation
Par une autorisation de la FDA suivie d’une homologation obligatoire du FSIS pour chaque ingrédient produit
Par un contrôle du FSIS ou par une reconnaissance GRAS accordée automatiquement à toute innovation alimentaire
Par une procédure d’additif alimentaire auprès de la FDA ou par une reconnaissance GRAS dans des conditions précises

Par une procédure d’additif alimentaire auprès de la FDA ou par une reconnaissance GRAS dans des conditions précises

Explication

Aux États-Unis, ces produits peuvent relever d’une procédure d’additif alimentaire auprès de la FDA ou rechercher le statut GRAS, fondé sur une sécurité reconnue dans des conditions précises. Le statut GRAS ne constitue donc pas une dispense générale d’examen de la sécurité.

62. Quel partage des responsabilités caractérise l’examen américain des produits issus de la culture cellulaire ?

Le FSIS évalue les cellules en laboratoire, tandis que la FDA contrôle les exploitations animales concernées
La FDA et le FSIS autorisent séparément chaque produit sans échange d’informations entre eux
Le FSIS intervient comme premier guichet, tandis que la FDA contrôle les filières de viande et d’œufs
La FDA intervient comme premier guichet, tandis que le FSIS contrôle les filières de viande et d’œufs

La FDA intervient comme premier guichet, tandis que le FSIS contrôle les filières de viande et d’œufs

Explication

La FDA constitue le premier guichet pour les produits issus de la culture cellulaire, alors que le FSIS contrôle les filières de viande et d’œufs et partage des informations avec la FDA. Le FSIS n’est donc pas présenté comme le premier évaluateur de ces produits.

63. Quelle proportion des associations répondantes avait déjà entendu parler de la viande cellulaire ?

25 % des associations répondantes
75 % des associations répondantes
87,5 % des associations répondantes
50 % des associations répondantes

87,5 % des associations répondantes

Explication

La proportion rapportée est de 87,5 % des associations répondantes ayant déjà entendu parler de la viande cellulaire. Le taux de 75 % correspond à une autre question portant sur l’augmentation de la consommation de substituts.

64. Quelle perception majoritaire les associations interrogées avaient-elles de la viande cellulaire ?

Sept sur huit redoutaient une méfiance des consommateurs et six sur huit un préjudice pour les filières animales
Sept sur huit prévoyaient une adhésion des consommateurs et six sur huit un bénéfice pour les filières animales
Six sur huit redoutaient une méfiance des consommateurs et sept sur huit un préjudice pour les filières animales
Quatre sur huit redoutaient une méfiance des consommateurs et quatre sur huit un préjudice pour les filières animales

Sept sur huit redoutaient une méfiance des consommateurs et six sur huit un préjudice pour les filières animales

Explication

Sept associations sur huit estimaient que la viande cellulaire pouvait susciter la méfiance, et six sur huit qu’elle pouvait nuire aux filières animales. Les proportions inversées attribuent à tort la crainte de la méfiance et celle du préjudice aux filières.

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Quels enjeux le rapport analyse-t-il pour les protéines alternatives ?

Les enjeux sanitaires, nutritionnels, environnementaux, économiques, sociétaux et réglementaires.

Quelles sont les cinq sources de protéines alternatives ?

Produits végétaux et champignons, algues, insectes, fermentation de précision, culture cellulaire.

Quel pourcentage de protéines contient la viande ?

20 à 25 % de protéines.

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