QCM : Partenariat et réseaux en travail social — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle organisation correspond à la définition d’un réseau d’acteurs ?

Une coopération d’organisations autonomes fondée sur un projet formalisé
Un accord temporaire entre professionnels réunis pour une action précise
Une organisation d’acteurs reliés par des relations souples et non centralisées
Une institution structurée autour d’une direction et de fonctions définies

Une organisation d’acteurs reliés par des relations souples et non centralisées

Explication

Un réseau relie des acteurs par des relations pouvant être formelles ou informelles, horizontales, souples et non centralisées. La coopération formalisée autour d’un projet décrit plutôt le partenariat.

2. Quelle situation illustre le mieux un partenariat entre organisations ?

Des organisations autonomes formalisent une coopération autour d’objectifs et de responsabilités partagés
Des professionnels échangent librement des informations sans définir de responsabilités communes
Des voisins mobilisent leurs relations personnelles pour aider une personne en difficulté
Une institution applique ses procédures internes pour fournir un service spécialisé

Des organisations autonomes formalisent une coopération autour d’objectifs et de responsabilités partagés

Explication

Le partenariat repose sur une coopération formalisée entre organisations autonomes partageant un projet, des objectifs et des responsabilités. Un échange souple sans responsabilités définies relève davantage du fonctionnement en réseau.

3. Quelle distinction décrit correctement le réseau et le partenariat ?

On dirige un réseau centralisé, tandis qu’on suit un partenariat hiérarchique
On signe un réseau, tandis qu’on rejoint un partenariat de manière informelle
On intègre un réseau, tandis qu’on est engagé par un partenariat formalisé
On évalue un réseau à échéance fixe, tandis qu’on active un partenariat librement

On intègre un réseau, tandis qu’on est engagé par un partenariat formalisé

Explication

Le réseau s’active de manière souple et peut être intégré, alors que le partenariat repose sur un engagement formalisé. L’idée d’un réseau signé et d’un partenariat informel inverse cette distinction.

4. À quelle date J. Barnes a-t-il introduit le terme « réseau » dans les sciences sociales ?

En 1975, pour décrire les relations professionnelles d’un secteur industriel
En 1968, pour analyser les institutions sociales d’une grande ville européenne
En 1954, pour étudier les rôles sociaux d’une communauté norvégienne
En 1982, pour étudier les solidarités familiales d’un quartier urbain

En 1954, pour étudier les rôles sociaux d’une communauté norvégienne

Explication

J. Barnes a employé le terme réseau en 1954 dans l’étude des rôles sociaux d’une petite communauté norvégienne. Les autres dates et objets d’étude ne correspondent pas à cette attribution.

5. Quel ensemble appartient au réseau primaire d’une personne ?

Les institutions sociales officielles qui assurent des services spécialisés
Sa famille, ses voisins, ses amis et ses collègues mobilisables en cas de besoin
Les associations créées pour répondre à un besoin sans statut institutionnel
Les organismes publics réunis par une convention autour d’un objectif commun

Sa famille, ses voisins, ses amis et ses collègues mobilisables en cas de besoin

Explication

Le réseau primaire regroupe les relations personnelles et naturelles, notamment la famille, les voisins, les amis et les collègues. Les institutions officielles relèvent du réseau secondaire formel.

6. Qu’est-ce qui caractérise un réseau secondaire formel ?

Il naît d’une initiative informelle de personnes partageant un besoin commun
Il réunit des organisations autonomes liées par un projet négocié
Il rassemble des institutions officielles organisées pour assurer des fonctions ou des services précis
Il repose sur les relations naturelles entretenues avec la famille et les amis

Il rassemble des institutions officielles organisées pour assurer des fonctions ou des services précis

Explication

Le réseau secondaire formel est constitué d’institutions sociales officielles structurées pour remplir des fonctions ou fournir des services. Les relations familiales et amicales caractérisent plutôt le réseau primaire.

7. Laquelle de ces conditions fait partie des caractéristiques d’un partenariat ?

Réunir des acteurs placés sous une autorité commune pour appliquer des consignes identiques
Permettre à chaque organisation de poursuivre ses activités sans construire de projet partagé
Répondre à un besoin identifié, reposer sur un intérêt commun et s’inscrire dans une durée définie
Organiser des échanges ponctuels entre professionnels sans objectifs ni échéances communs

Répondre à un besoin identifié, reposer sur un intérêt commun et s’inscrire dans une durée définie

Explication

Un partenariat répond à un besoin clairement identifié, suscite un intérêt commun, repose sur des relations horizontales et s’inscrit dans une temporalité définie. Une relation hiérarchique ou des échanges sans projet partagé ne correspondent pas à ces caractéristiques.

8. Pourquoi un partenariat doit-il faire l’objet d’une évaluation continue ou régulière ?

Parce qu’il évolue dans le temps et que ses résultats doivent être suivis
Parce qu’il transfère la responsabilité du projet à une institution coordinatrice
Parce qu’il repose sur une décision ponctuelle qui ne demande pas d’ajustement
Parce qu’il remplace la négociation initiale par des procédures standardisées

Parce qu’il évolue dans le temps et que ses résultats doivent être suivis

Explication

Le partenariat évolue dans le temps, ce qui justifie une évaluation continue ou régulière de ses résultats. Un accord ponctuel sans suivi correspond à la confusion signalée, et non au fonctionnement partenarial.

9. Comment comprendre l’interdépendance entre les parties d’un partenariat ?

Une organisation exerce son autorité sur les autres pour coordonner leurs actions
Les parties restent égales et autonomes tout en négociant un projet commun
Chaque partie agit séparément sans avoir besoin de négocier avec les autres
Les parties abandonnent leurs responsabilités pour les confier à un responsable unique

Les parties restent égales et autonomes tout en négociant un projet commun

Explication

L’interdépendance signifie que les parties ont besoin les unes des autres pour construire le projet, tout en restant égales et autonomes. Elle ne doit pas être confondue avec une relation de subordination.

10. Quels éléments une convention de partenariat doit-elle préciser ?

La hiérarchie complète des institutions, leurs règlements internes et leurs procédures disciplinaires
Les relations personnelles des participants, leurs préférences individuelles et leurs disponibilités quotidiennes
Les échanges informels prévus, les affinités professionnelles et les ressources personnelles mobilisables
Le cadre de travail, les objectifs, les échéances, les moyens, les responsabilités et les résultats attendus

Le cadre de travail, les objectifs, les échéances, les moyens, les responsabilités et les résultats attendus

Explication

Une convention précise le cadre de travail ainsi que les objectifs, les échéances, les moyens, les responsabilités et les résultats attendus. Les relations personnelles et les préférences individuelles ne constituent pas le contenu central de cette convention.

11. Quelle caractéristique définit le partenariat d’initiative dans l’action locale ?

Il est porté par des responsables qui mutualisent moyens et compétences autour d’une problématique locale.
Il est affiché dans les discours publics sans méthode ni ressources concrètes.
Il est organisé spontanément par des professionnels confrontés à des situations problématiques.
Il est imposé par une tutelle dont le financement dépend de sa réalisation.

Il est porté par des responsables qui mutualisent moyens et compétences autour d’une problématique locale.

Explication

Le partenariat d’initiative repose sur les orientations stratégiques des responsables et vise à mutualiser des moyens et des compétences pour répondre à un problème local. Le partenariat spontané ou palliatif, en revanche, naît des pratiques de professionnels de terrain.

12. Dans quelle situation reconnaît-on un partenariat palliatif ou spontané ?

Des responsables définissent une stratégie commune et mutualisent des ressources institutionnelles.
Des professionnels de terrain s’entraident de manière informelle pour faire face à une situation difficile.
Des institutions formalisent leurs engagements réciproques dans une convention écrite.
Une autorité publique conditionne le financement d’une structure à la création d’un partenariat.

Des professionnels de terrain s’entraident de manière informelle pour faire face à une situation difficile.

Explication

Le partenariat palliatif ou spontané correspond à un système informel de débrouille construit par les professionnels au contact des situations. Un partenariat conventionné se distingue par l’explicitation des engagements dans une convention.

13. Quel élément caractérise le partenariat imposé ?

Il rassemble des responsables qui choisissent librement une stratégie locale de mutualisation.
Il se forme entre professionnels de terrain qui improvisent des solutions relationnelles à une difficulté.
Il est impulsé par une politique publique ou une tutelle, avec un financement parfois conditionné à sa réalisation.
Il est présenté dans les orientations publiques sans dispositif concret pour le mettre en œuvre.

Il est impulsé par une politique publique ou une tutelle, avec un financement parfois conditionné à sa réalisation.

Explication

Le partenariat imposé est recommandé ou impulsé par les politiques publiques ou une organisation de tutelle, et son financement peut dépendre de sa mise en place. Le partenariat d’initiative procède plutôt des responsables eux-mêmes et de leurs orientations stratégiques.

14. Quelle distinction oppose correctement la mutualisation et la coordination ?

La mutualisation désigne le travail en commun, tandis que la coordination crée une représentation équilibrée.
La mutualisation anime un réseau professionnel, tandis que la coordination désigne une relation entre proches.
La mutualisation met en commun des moyens, tandis que la coordination articule les actions de façon cohérente.
La mutualisation associe des acteurs autour d’un but, tandis que la coordination met en commun leurs ressources.

La mutualisation met en commun des moyens, tandis que la coordination articule les actions de façon cohérente.

Explication

La mutualisation concerne la mise en commun de moyens, alors que la coordination vise l’articulation cohérente des actions. L’association autour d’un but commun relève de la coopération, et le travail en commun relève de la collaboration.

15. Quels acteurs sont principalement mobilisés lorsqu’un travailleur social sollicite le réseau primaire d’une personne accompagnée ?

Les responsables administratifs chargés de définir les orientations stratégiques du territoire.
Les institutions professionnelles réunies autour d’un problème commun de prise en charge.
Les organismes financeurs qui conditionnent leur soutien à la création d’un réseau.
Les proches de la personne accompagnée, comme sa famille ou son entourage relationnel.

Les proches de la personne accompagnée, comme sa famille ou son entourage relationnel.

Explication

La mobilisation du réseau primaire s’appuie sur les proches de la personne accompagnée. Les acteurs institutionnels ou professionnels appartiennent plutôt aux réseaux de professionnels du réseau secondaire.

16. Quelle condition contribue à construire un réseau professionnel fonctionnel ?

Il fonctionne grâce à des échanges informels sans projet partagé ni règles internes de participation.
Il se constitue principalement par la proximité familiale et les relations personnelles de l’usager.
Il repose sur un problème commun, une représentation équilibrée, une délégation et une communication organisée.
Il dépend d’une intervention centralisée où un professionnel conserve les décisions et la répartition des tâches.

Il repose sur un problème commun, une représentation équilibrée, une délégation et une communication organisée.

Explication

Un réseau professionnel se construit autour d’un problème ou d’un projet commun, avec une représentation équilibrée, une délégation, un fonctionnement démocratique et une communication organisée. Une organisation centralisée ou dépourvue de projet partagé contredit cette logique.

17. Quelle succession correspond à une intervention de réseau structurée ?

Réunir les professionnels, transmettre la situation à une tutelle, appliquer ses consignes et conserver durablement la prise en charge.
Recenser les financeurs, rédiger une convention, confier le suivi à un service et interrompre les échanges avec les proches.
Évaluer d’abord les institutions, imposer une solution, maintenir l’accompagnement et limiter la participation de l’usager.
Prendre en compte la demande, cartographier les réseaux, activer les ressources, réguler l’action, évaluer l’aide et passer le relais.

Prendre en compte la demande, cartographier les réseaux, activer les ressources, réguler l’action, évaluer l’aide et passer le relais.

Explication

L’intervention de réseau suit une démarche allant de la demande et du recensement des ressources jusqu’à la cartographie, l’activation, la répartition des rôles, la régulation, l’évaluation et le relais. Elle cherche ainsi à soutenir l’autonomie du réseau primaire et de l’usager plutôt qu’une prise en charge durablement assistancielle.

18. Quelle posture adopte le professionnel dans une intervention de réseau centrée sur l’usager ?

Il reconnaît les ressources du réseau primaire, accueille ses propositions, anime le groupe et considère l’usager comme sujet.
Il délègue toute l’intervention aux proches, renonce à animer le groupe et se retire du processus.
Il remplace le réseau primaire, définit les solutions à sa place et maintient l’usager dans une position d’assisté.
Il limite les échanges aux institutions, réserve les décisions aux experts et écarte les propositions de l’entourage.

Il reconnaît les ressources du réseau primaire, accueille ses propositions, anime le groupe et considère l’usager comme sujet.

Explication

L’intervention de réseau valorise les ressources et les propositions du réseau primaire, tandis que le professionnel anime le groupe et place l’usager en position de sujet. Elle ne consiste donc ni à substituer le professionnel à l’entourage ni à abandonner toute fonction d’animation.

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Qu'est-ce qu'un réseau en organisation d'acteurs ?

Une organisation d'acteurs reliés par des relations informelles ou formelles, horizontales, souples et non centralisées.

Qu'est-ce qu'un partenariat entre organisations autonomes ?

Une coopération formalisée partageant un projet, des objectifs et des responsabilités autour d’un besoin identifié.

Quelle différence principale existe entre réseau et partenariat ?

Le réseau s’active, le partenariat se construit.

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