QCM : Plans d’expériences et plans factoriels (40 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une étude exhaustive croise trois facteurs, chacun réglé sur les niveaux faible, moyen ou fort. Combien d’expériences faut-il réaliser pour tester toutes les combinaisons ?

9 expériences
18 expériences
27 expériences
10 expériences

27 expériences

Explication

Le plan exhaustif couvre toutes les combinaisons : 3×3×3=273 \times 3 \times 3 = 27. Neuf correspond au nombre d’essais de l’OVAT dans ce cas, 18 omet certaines combinaisons et 10 résulte d’un décompte incorrect.

2. Pour étudier trois facteurs ayant chacun trois modalités avec la méthode OVAT, quelle démarche permet de réaliser neuf expériences ?

Faire varier les trois facteurs simultanément à chaque essai
Faire varier un facteur à la fois et fixer les autres au niveau moyen
Faire varier deux facteurs à la fois en fixant le troisième au niveau moyen
Faire varier un facteur à la fois et fixer les autres au niveau faible

Faire varier un facteur à la fois et fixer les autres au niveau moyen

Explication

L’OVAT fait varier chaque facteur successivement, les facteurs non étudiés étant fixés au niveau moyen; trois facteurs à trois modalités donnent neuf essais. La variation simultanée correspond à un plan d’expériences, tandis que fixer les autres au niveau faible ou faire varier deux facteurs ne décrit pas la démarche indiquée.

3. Une équipe utilise l’OVAT et constate que ses conclusions changent lorsque le niveau retenu pour les facteurs fixes est modifié. Quelle limite de cette méthode ce constat illustre-t-il ?

Les résultats permettent d’étudier directement les interactions
Les essais répartissent équitablement les modalités des facteurs
La méthode calcule un optimum sans expérience correspondante
Les résultats peuvent dépendre du niveau choisi pour les facteurs fixes

Les résultats peuvent dépendre du niveau choisi pour les facteurs fixes

Explication

En OVAT, les facteurs non étudiés restent fixés à un niveau choisi, et ce choix peut influer sur la qualité des résultats. L’étude des interactions, l’équilibre des niveaux et le calcul d’un optimum sans essai correspondant sont des caractéristiques du plan d’expériences, pas les limites décrites ici.

4. Un ingénieur veut étudier les interactions entre plusieurs facteurs et estimer un optimum sans avoir effectué l’essai correspondant. Quelle démarche répond à ces deux objectifs ?

Réaliser le plan exhaustif et mesurer chaque combinaison
Fixer les facteurs au niveau moyen et répéter les mêmes essais
Utiliser l’OVAT en faisant varier les facteurs successivement
Utiliser un plan d’expériences faisant varier simultanément les niveaux

Utiliser un plan d’expériences faisant varier simultanément les niveaux

Explication

Un plan d’expériences fait varier simultanément les niveaux, permet d’étudier les interactions et peut calculer un optimum sans que l’expérience correspondante ait été réalisée. L’OVAT peut masquer les interactions, et le plan exhaustif mesure toutes les combinaisons au lieu de déduire un optimum non testé.

5. Comment définir un plan d’expériences conçu pour étudier plusieurs facteurs et une ou plusieurs réponses ?

Une série d’essais nombreux visant à mesurer plusieurs facteurs sans rechercher la précision
Une suite d’essais consacrée à un seul facteur, sans considération pour les réponses
Une série d’essais improvisés pour observer une réponse sans organiser les facteurs
Une suite d’essais organisée à l’avance pour mesurer l’influence de plusieurs facteurs avec peu d’essais et une grande précision

Une suite d’essais organisée à l’avance pour mesurer l’influence de plusieurs facteurs avec peu d’essais et une grande précision

Explication

Un plan d’expériences organise les essais à l’avance afin d’évaluer l’influence de plusieurs facteurs sur une ou plusieurs réponses, en limitant le nombre d’essais et en visant une précision maximale. L’improvisation, la restriction à un facteur et la multiplication des essais ne correspondent pas à cette définition.

6. Une équipe souhaite repérer, parmi de nombreux facteurs, ceux qui influencent le plus un procédé. Quelle famille de plans répond à cet objectif de criblage ?

Les plans destinés à étudier les interactions entre facteurs
Les plans factoriels complets et fractionnaires
Les plans de Plackett-Burman et de Taguchi
Les plans qui servent à calculer un optimum sans essai correspondant

Les plans de Plackett-Burman et de Taguchi

Explication

Les plans de Plackett-Burman et de Taguchi servent au criblage des facteurs influents. Les plans factoriels complets et fractionnaires visent plutôt à étudier l’influence des facteurs et de leurs interactions.

7. Une équipe veut améliorer le rendement d’une réaction chimique. Quelle démarche convient pour préparer son étude ?

Identifier les facteurs influents, choisir le système, puis définir le rendement
Choisir le système, identifier les facteurs influents, puis définir le rendement
Choisir le système, définir le rendement comme réponse, puis identifier les facteurs influents
Définir le rendement, identifier les facteurs influents, puis choisir le système

Choisir le système, définir le rendement comme réponse, puis identifier les facteurs influents

Explication

La préparation suit l’ordre suivant : choisir le système, définir la réponse liée à l’objectif, puis identifier les facteurs susceptibles de l’influencer. Définir la réponse en premier inverse les étapes, tandis que les deux autres propositions placent l’identification des facteurs avant la définition de la réponse.

8. Dans une étude de procédé, une équipe suit la pression, la température et la nature du substrat. Quel élément est un facteur continu ?

La nature du substrat
La pression
La catégorie de substrat classée par type
Le niveau de substrat codé comme faible, moyen ou élevé

La pression

Explication

La pression est une grandeur mesurable, comme la température, et constitue donc un facteur continu. La nature du substrat est un facteur discret; les types et niveaux catégorisés ne sont pas des mesures continues.

9. Une expérience étudie la réponse en fonction de trois facteurs décrits par leurs variables codées. Quelle représentation générale relie correctement la réponse à ces variables ?

y=f(X1,X2,X3)y = f(X_1,X_2,X_3)
y=f(U1,U2,U3)y = f(U_1,U_2,U_3)
y=f(X1)y = f(X_1)
X1=f(y,X2,X3)X_1 = f(y,X_2,X_3)

$$y = f(X_1,X_2,X_3)$$

Explication

La réponse est représentée comme une fonction des variables codées qui décrivent les facteurs. Utiliser les facteurs non codés confond leur représentation avec les variables codées, inverser la réponse et les variables explicatives change le rôle de la réponse, et ne retenir qu’un facteur omet les deux autres.

10. Lors d’une étude, des répétitions permettent d’estimer l’erreur aléatoire, tandis que l’écart entre le comportement réel du phénomène et le modèle retenu persiste. Comment nomme-t-on cet écart entre modèles ?

L’effet d’interaction
Le manque d’ajustement
L’incertitude de mesure
L’erreur expérimentale

Le manque d’ajustement

Explication

Le manque d’ajustement désigne l’écart entre le modèle réel du phénomène et le modèle choisi par l’expérimentateur. L’erreur expérimentale est mise en évidence par les répétitions; une interaction concerne l’effet conjoint de facteurs, et l’incertitude de mesure n’est pas cette différence entre modèles.

11. Une équipe étudie trois facteurs, chacun réglé à deux niveaux codés, −1 et +1. Combien d’expériences un plan factoriel complet doit-il comporter pour inclure toutes les configurations possibles ?

8 expériences
9 expériences
3 expériences
4 expériences

8 expériences

Explication

Un plan factoriel complet à kk facteurs comporte 2k2^k configurations; avec trois facteurs, 23=82^3=8 expériences. Trois correspond au nombre de facteurs, quatre à une fraction des configurations et neuf ajoute à tort un essai de référence.

12. Une étude prévoit dix facteurs à deux niveaux et doit inclure toutes les combinaisons. Quel nombre d’expériences rend le plan complet peu pratique ?

20 expériences
1 024 expériences
512 expériences
10 expériences

1 024 expériences

Explication

Le nombre d’essais d’un plan complet à deux niveaux est 2k2^k; pour dix facteurs, 210=1 0242^{10}=1\,024, ce qui explique qu’il devienne peu pratique. Dix confond essais et facteurs, vingt multiplie facteurs et niveaux, et 512 omet la moitié des configurations.

13. Pour modéliser la réponse d’un procédé en fonction de deux facteurs codés et de leur interaction, quelle expression doit-on employer ?

y^=b0+b1X1+b2X2+b12X1X2\hat y=b_0+b_1X_1+b_2X_2+b_{12}X_1X_2
y^=b0+b1X1+b2X2\hat y=b_0+b_1X_1+b_2X_2
y^=b0+b1X1+b2X2+b12X12\hat y=b_0+b_1X_1+b_2X_2+b_{12}X_1^2
y^=b1X1+b2X2+b12X1X2\hat y=b_1X_1+b_2X_2+b_{12}X_1X_2

$$\hat y=b_0+b_1X_1+b_2X_2+b_{12}X_1X_2$$

Explication

Le modèle factoriel complet à deux facteurs comprend le terme constant, les deux effets principaux et le produit X1X2X_1X_2 représentant l’interaction. L’expression sans produit omet l’interaction, celle avec X12X_1^2 substitue un terme quadratique, et celle sans b0b_0 omet la constante.

14. Dans une expérience à deux facteurs, les droites reliant la réponse au premier facteur ont des pentes différentes selon le niveau choisi pour le second facteur. Quelle conclusion convient ?

Les pentes sont identiques aux deux niveaux du second facteur
Le coefficient constant varie selon le niveau du second facteur
Les deux facteurs agissent sans interaction
Une interaction entre les deux facteurs est présente

Une interaction entre les deux facteurs est présente

Explication

Une interaction est présente lorsque l’effet d’un facteur, exprimé par la pente, varie selon le niveau de l’autre facteur. Des pentes identiques indiqueraient une absence d’interaction; un décalage constant entre droites ne suffit pas à établir des pentes différentes, et un effet principal ne décrit pas cette variation de pente.

15. Pour estimer les coefficients d’un modèle de régression à partir d’une matrice de modèle XX et d’un vecteur de réponses mesurées yy, quelle expression faut-il appliquer ?

b^=XT(XTX)−1y\hat b=X^{\mathsf T}(X^{\mathsf T}X)^{-1}y
b^=(XTX)−1XTy\hat b=(X^{\mathsf T}X)^{-1}X^{\mathsf T}y
b^=(XTX)−1y\hat b=(X^{\mathsf T}X)^{-1}y
b^=(XXT)−1Xy\hat b=(XX^{\mathsf T})^{-1}Xy

$$\hat b=(X^{\mathsf T}X)^{-1}X^{\mathsf T}y$$

Explication

L’estimation des coefficients par régression linéaire s’obtient en multipliant yy par XTX^{\mathsf T}, puis par l’inverse de XTXX^{\mathsf T}X. L’omission de XTX^{\mathsf T}, l’inversion de l’ordre des facteurs ou le remplacement par XXTXX^{\mathsf T} modifient la formule.

16. Dans la représentation matricielle d’un modèle de régression y=Xb+ey=Xb+e, quelle grandeur le vecteur ee représente-t-il ?

La matrice du modèle
Les réponses mesurées
Les coefficients du modèle
Les écarts du modèle

Les écarts du modèle

Explication

Dans cette écriture, ee regroupe les écarts entre la représentation du modèle et les réponses mesurées. Les réponses sont portées par yy, les coefficients par bb et la matrice du modèle par XX.

17. Une étude utilise un plan factoriel complet à quatre facteurs, chacun testé à deux niveaux. Combien d’expériences ce plan comporte-t-il ?

12 expériences
4 expériences
8 expériences
16 expériences

16 expériences

Explication

Un plan complet à quatre facteurs binaires comporte 24=162^4=16 combinaisons, donc 16 expériences. Quatre correspond au nombre de facteurs, tandis que 8 résulte d’un calcul qui ne tient pas compte des quatre niveaux binaires.

18. Un fabricant évalue les conditions d’emploi d’outils de coupe jetables. Quel seuil de durée de vie doit-il viser pour satisfaire l’objectif de l’étude ?

Au moins 26 heures
Au moins 0,20 heure
Au plus 17,5 heures
Au moins 17,5 heures

Au moins 17,5 heures

Explication

L’objectif est d’identifier des conditions d’emploi assurant une durée de vie d’au moins 17,5 heures. « Au plus 17,5 heures » inverse le seuil, tandis que 26 et 0,20 proviennent de domaines de facteurs, non de l’objectif de durée.

19. Dans une analyse de variance, on obtient SSR=72SSR=72 et SSE=8SSE=8. Quelle valeur doit avoir SSTSST pour respecter la décomposition des sommes des carrés ?

7272
99
6464
8080

$$80$$

Explication

La somme totale des carrés est la somme de la régression et de l’erreur : SST=SSR+SSE=72+8=80SST=SSR+SSE=72+8=80. 6464 vient d’une soustraction, 99 d’une combinaison erronée des valeurs et 7272 omet la somme des carrés de l’erreur.

20. Un modèle est ajusté à n=20n=20 réponses au moyen de p=6p=6 coefficients estimés. Quels sont, dans l’ordre, les degrés de liberté de SST, SSR et SSE ?

19, 6, 1319,\ 6,\ 13
20, 5, 1520,\ 5,\ 15
19, 5, 1519,\ 5,\ 15
19, 5, 1419,\ 5,\ 14

$$19,\ 5,\ 14$$

Explication

Les degrés de liberté sont n−1=19n-1=19 pour SST, p−1=5p-1=5 pour SSR et n−p=14n-p=14 pour SSE. Les valeurs 66 ou 1313 résultent d’un décompte incorrect des coefficients, tandis que 2020 omet la perte d’un degré de liberté liée à la moyenne.

21. Une équipe répète plusieurs essais au centre du domaine et veut distinguer la variabilité expérimentale du défaut d’ajustement du modèle. Quel est l’apport de ces répétitions ?

Augmenter R² et supprimer la nécessité d’évaluer les résidus
Estimer l’erreur expérimentale et séparer SSE en erreur pure et manque d’ajustement
Mesurer le manque d’ajustement comme dispersion des répétitions
Estimer les coefficients sans mesurer la variabilité expérimentale

Estimer l’erreur expérimentale et séparer SSE en erreur pure et manque d’ajustement

Explication

Les essais répétés permettent d’estimer l’erreur expérimentale, puis de distinguer l’erreur pure du manque d’ajustement au sein de SSE. Assimiler la réplication à une hausse de R², confondre l’erreur pure avec le manque d’ajustement ou lui attribuer l’estimation des coefficients ne décrit pas ce rôle.

22. Dans un exemple répliqué d’outils de coupe, le modèle présente R2=0,98R^2=0,98 et le test du manque d’ajustement est non significatif. Quelle conclusion convient-il de tirer ?

Le modèle présente un manque d’ajustement établi
Le modèle est statistiquement validé et équilibré
Le modèle est validé uniquement par son R²
Le modèle est statistiquement rejeté malgré son R² élevé

Le modèle est statistiquement validé et équilibré

Explication

Dans cet exemple, le R² élevé et le test du manque d’ajustement non significatif conduisent à considérer le modèle comme statistiquement validé et équilibré. Un R² élevé ne rend pas le test inutile, un résultat non significatif n’établit pas un manque d’ajustement et un test significatif ne correspond pas aux conditions données.

23. Lorsqu’un procédé comporte de nombreux facteurs susceptibles d’influencer une réponse, quel est l’objectif d’un plan de criblage ?

Décrire précisément la courbure de la réponse en ajoutant des termes quadratiques
Mesurer la réponse à un réglage donné sans comparer les niveaux des facteurs
Repérer les facteurs dont le changement de niveau entraîne une variation significative de la réponse
Déterminer les réglages qui maximisent directement la réponse dans tout le domaine expérimental

Repérer les facteurs dont le changement de niveau entraîne une variation significative de la réponse

Explication

Le criblage sert à déterminer, parmi de nombreux facteurs, lesquels font varier significativement la réponse lorsqu’on change leur niveau. La recherche directe d’un optimum, la modélisation de la courbure et la mesure sans comparaison correspondent à d’autres objectifs.

24. Pour cribler trois facteurs, une équipe utilise le modèle de Plackett-Burman, qui néglige les interactions. Quelle forme doit prendre son modèle estimé ?

y^=b0+b12X1X2+b13X1X3+b23X2X3\hat y=b_0+b_{12}X_1X_2+b_{13}X_1X_3+b_{23}X_2X_3
y^=b0+b1X1+b2X2+b3X3+b11X12+b22X22\hat y=b_0+b_1X_1+b_2X_2+b_3X_3+b_{11}X_1^2+b_{22}X_2^2
y^=b0+b1X1+b2X2+b3X3+b12X1X2\hat y=b_0+b_1X_1+b_2X_2+b_3X_3+b_{12}X_1X_2
y^=b0+b1X1+b2X2+b3X3\hat y=b_0+b_1X_1+b_2X_2+b_3X_3

$$\hat y=b_0+b_1X_1+b_2X_2+b_3X_3$$

Explication

Le modèle de Plackett-Burman conserve l’ordonnée à l’origine et les effets linéaires des facteurs, en négligeant toutes les interactions. Le terme d’interaction, les termes quadratiques et l’omission des effets individuels ne respectent pas cette forme.

25. Dans une application de criblage, le diagramme de Pareto montre que les facteurs X6 et X9 ont des contributions négligeables. Quel ensemble de facteurs est alors indiqué comme significatif au seuil statistique retenu ?

X1, X2, X3, X4, X5, X8 et X11
X1, X2, X3, X4, X5, X7, X8 et X11
X1, X2, X3, X4, X5, X6, X8 et X11
X1, X2, X3, X4, X5, X7, X8, X10 et X11

X1, X2, X3, X4, X5, X7, X8 et X11

Explication

Les facteurs significatifs indiqués sont X1, X2, X3, X4, X5, X7, X8 et X11. Inclure X6 confond une contribution négligeable avec une contribution significative, inclure X10 contredit son classement statistique, et omettre X7 écarte un facteur significatif.

26. Après l’analyse statistique d’un criblage à onze facteurs, une équipe doit décider combien de facteurs conserver pour un plan d’optimisation. X10 est jugé non influent, en plus de X6 et X9, déjà négligeables au diagramme de Pareto. Quelle décision correspond à cette analyse ?

Envisager l’optimisation avec sept facteurs
Envisager l’optimisation avec neuf facteurs
Envisager l’optimisation avec huit facteurs
Envisager l’optimisation avec dix facteurs

Envisager l’optimisation avec huit facteurs

Explication

L’analyse classe X10 comme non influent et permet donc d’envisager l’optimisation avec huit facteurs au lieu de onze. Le diagramme de Pareto concerne la négligeabilité de X6 et X9, conserver X10 conduirait à neuf facteurs, et en retirer davantage n’est pas justifié par cette analyse.

27. Dans un essai, la réponse varie de façon non linéaire entre les niveaux bas et haut, et le modèle obtenu présente un R² faible. Quelle adaptation du plan est indiquée ?

Conserver le plan et ignorer le mauvais ajustement
Remplacer le plan par un criblage à deux niveaux
Ajouter un ou plusieurs niveaux au plan d’expériences
Retirer des points expérimentaux du domaine étudié

Ajouter un ou plusieurs niveaux au plan d’expériences

Explication

Une variation non linéaire entre les niveaux extrêmes ou un mauvais ajustement, notamment un R² faible, indique qu’il faut introduire un ou plusieurs niveaux supplémentaires. Maintenir le plan à deux niveaux ou retirer des points ne répond pas à ce besoin.

28. Une équipe étudie plusieurs réponses dans un domaine expérimental et souhaite aussi réduire les essais si le type de plan le permet. Quel rôle correspond aux plans de surfaces de réponse ?

Réduire systématiquement les essais sans tenir compte du type de plan
Optimiser une réponse unique en excluant les compromis entre plusieurs réponses
Étudier précisément les réponses, rechercher un compromis et, pour certains plans, réduire les essais
Sélectionner les facteurs influents sans étudier le comportement des réponses dans le domaine

Étudier précisément les réponses, rechercher un compromis et, pour certains plans, réduire les essais

Explication

Les plans de surfaces de réponse permettent d’étudier précisément le comportement d’une ou plusieurs propriétés, de rechercher un compromis entre réponses et, pour certains plans, de réduire les essais. Le tri préliminaire relève du criblage, et la réduction du nombre d’essais n’est pas garantie pour tous les plans.

29. Pour modéliser la réponse de deux facteurs X1 et X2 par une surface de réponse quadratique, quelle structure doit être incluse dans le modèle ?

Des termes linéaires et les carrés X1² et X2², sans interaction
Des termes linéaires et une interaction triple entre les deux facteurs
Des termes linéaires et l’interaction X1X2, sans termes quadratiques
Des termes linéaires, l’interaction X1X2 et les carrés X1² et X2²

Des termes linéaires, l’interaction X1X2 et les carrés X1² et X2²

Explication

Pour deux facteurs, le modèle quadratique comprend les effets linéaires, l’interaction entre les facteurs et un terme quadratique pour chacun. Omettre les carrés ou l’interaction laisse de côté des composantes prévues, tandis qu’une interaction triple ne s’applique pas à ces deux facteurs.

30. Dans un modèle quadratique, les coefficients des termes carrés sont tous deux négatifs. Quel type de point caractérisent leurs signes selon la règle du modèle ?

Un point sans classification déterminée par ces signes
Un minimax
Un minimum
Un maximum

Un maximum

Explication

Des coefficients quadratiques de même signe négatif caractérisent un maximum; des coefficients positifs indiquent un minimum, et des signes opposés un minimax. L’association au minimum inverse la règle, tandis qu’un minimax correspond à des signes opposés.

31. Une équipe veut étudier la réponse près des limites de son domaine expérimental en ajoutant des niveaux axiaux et des essais au centre à un plan factoriel. Quel plan correspond à ce choix ?

Un plan composite centré
Un plan de Box-Behnken
Un plan de Doehlert
Un plan factoriel simple

Un plan composite centré

Explication

Le plan composite centré associe un plan factoriel, des points en étoile et des points au centre, ce qui permet d’étudier des zones voisines du domaine expérimental. Le plan de Doehlert répartit régulièrement les points, tandis que le plan de Box-Behnken place ses essais au milieu des arêtes.

32. Quelle propriété caractérise les plans de Doehlert lorsqu’un expérimentateur souhaite élargir progressivement son domaine d’étude ?

Ils répartissent régulièrement les points et permettent d’étendre le domaine en conservant une partie du plan initial.
Ils placent les points aux sommets du domaine et excluent une extension du plan initial.
Ils répartissent les points au milieu des arêtes et imposent de refaire tous les essais.
Ils ajoutent des points en étoile autour du centre pour étudier les zones voisines du domaine.

Ils répartissent régulièrement les points et permettent d’étendre le domaine en conservant une partie du plan initial.

Explication

Les plans de Doehlert répartissent régulièrement les points dans le domaine et permettent de l’étendre sans perdre tous les points du plan initial. Les points en étoile caractérisent le plan composite centré, et les milieux des arêtes renvoient au plan de Box-Behnken.

33. Quels types de plans sont les plus utilisés pour construire des surfaces de réponse ?

Les plans composites centrés, de Doehlert et de Box-Behnken
Les plans factoriels simples, de mélange et de Doehlert
Les plans de Box-Behnken, de criblage et factoriels simples
Les plans composites centrés, de mélange et de criblage

Les plans composites centrés, de Doehlert et de Box-Behnken

Explication

Les trois familles de plans de surfaces de réponse les plus utilisées sont les plans composites centrés, les plans de Doehlert et les plans de Box-Behnken. Les plans de mélange, de criblage et les plans factoriels simples ne remplacent pas cette liste.

34. Dans une étude utilisant un plan de Box-Behnken, un expérimentateur fixe le taux de dilution à 0,5. Quel optimum calculé doit-il retenir pour le pH, la concentration et la réponse ?

pH de 5,6, concentration d’environ 2 et réponse de 51,6
pH de 5,18, concentration d’environ 2 et réponse de 48
pH de 5,18, concentration d’environ 2,5 et réponse de 48
pH de 5,18, concentration d’environ 2 et réponse de 51,6

pH de 5,18, concentration d’environ 2 et réponse de 51,6

Explication

Pour une dilution de 0,5, l’optimum calculé est un pH de 5,18, une concentration d’environ 2 et une réponse de 51,6. La valeur 48 % correspond au seuil d’appauvrissement recherché dans l’étude, et non à la réponse optimale donnée.

35. Pour préparer un plan de Box-Behnken à trois facteurs dans l’étude du lait fermenté, quels facteurs et niveaux codés faut-il utiliser ?

Dilution : 0,5–2 ; pH : 1,5–2,5 ; concentration : 5–6
Dilution : 1,5–2,5 ; pH : 5–6 ; concentration : 0,5–2
Dilution : 0,5–2 ; pH : 5–6 ; appauvrissement acide : 1,5–2,5
Dilution : 0,5–2 ; pH : 5–6 ; concentration : 1,5–2,5

Dilution : 0,5–2 ; pH : 5–6 ; concentration : 1,5–2,5

Explication

Les trois facteurs retenus sont le taux de dilution, le pH et le taux de concentration du lait, avec les niveaux respectifs 0,5–2, 5–6 et 1,5–2,5. L’appauvrissement acide est la réponse étudiée, pas un facteur expérimental.

36. Dans un plan d’expériences, on compare un plan classique à un plan de mélanges. Quelle propriété caractérise les facteurs du plan de mélanges ?

Ce sont des facteurs indépendants pouvant varier sans contrainte
Ce sont des réponses expérimentales dont la somme vaut 1
Ce sont des proportions dépendantes dont la somme vaut 1 ou 100 %
Ce sont des niveaux qualitatifs associés aux réponses mesurées

Ce sont des proportions dépendantes dont la somme vaut 1 ou 100 %

Explication

Les facteurs d’un plan de mélanges représentent des proportions liées par une somme égale à 1 ou à 100 %, contrairement aux facteurs indépendants d’un plan classique. L’indépendance confond les deux types de plans, tandis que les niveaux qualitatifs et les réponses mesurées ne décrivent pas les facteurs du mélange.

37. Un mélange contient quatre constituants dont les proportions doivent totaliser 1. Trois proportions sont fixées à 0,20, 0,15 et 0,40 ; comment détermine-t-on la proportion du quatrième constituant ?

Elle peut prendre toute valeur, indépendamment des proportions fixées
Elle est imposée à 0,75 par la somme des proportions fixées
Elle est imposée à 0,0625 par un partage égal du solde
Elle est imposée à 0,25 par la contrainte de somme

Elle est imposée à 0,25 par la contrainte de somme

Explication

La contrainte impose que la dernière proportion complète les trois autres jusqu’à 1 : 1−(0,20+0,15+0,40)=0,251-(0,20+0,15+0,40)=0,25. La valeur 0,75 correspond à la somme déjà fixée, et un partage égal du solde entre les constituants n’est pas requis.

38. Un analyste ajuste un modèle de premier degré à un mélange de trois constituants. Quelle forme doit-il retenir pour prédire la réponse ?

y^=a1X1+a2X2+a3X3\hat y=a_1X_1+a_2X_2+a_3X_3
y^=a0+a1X1+a2X2+a3X3\hat y=a_0+a_1X_1+a_2X_2+a_3X_3
y^=a1X12+a2X22+a3X32\hat y=a_1X_1^2+a_2X_2^2+a_3X_3^2
y^=a1X1+a2X2+a3X3+a12X1X2+a13X1X3+a23X2X3\hat y=a_1X_1+a_2X_2+a_3X_3+a_{12}X_1X_2+a_{13}X_1X_3+a_{23}X_2X_3

$$\hat y=a_1X_1+a_2X_2+a_3X_3$$

Explication

Pour trois constituants, le modèle de premier degré est la somme des contributions linéaires des proportions, sans terme constant. Le terme constant relève d’une forme classique, les produits croisés caractérisent le deuxième degré et les carrés ne correspondent pas à la formule donnée.

39. Pour modéliser une réponse d’un mélange à trois constituants au deuxième degré, quelle expression l’analyste doit-il employer ?

y^=a1X1+a2X2+a3X3+a12X1X2+a13X1X3+a23X2X3\hat y=a_1X_1+a_2X_2+a_3X_3+a_{12}X_1X_2+a_{13}X_1X_3+a_{23}X_2X_3
y^=a0+a1X1+a2X2+a3X3+a12X1X2+a13X1X3+a23X2X3\hat y=a_0+a_1X_1+a_2X_2+a_3X_3+a_{12}X_1X_2+a_{13}X_1X_3+a_{23}X_2X_3
y^=a1X1+a2X2+a3X3+a123X1X2X3\hat y=a_1X_1+a_2X_2+a_3X_3+a_{123}X_1X_2X_3
y^=a1X1+a2X2+a3X3\hat y=a_1X_1+a_2X_2+a_3X_3

$$\hat y=a_1X_1+a_2X_2+a_3X_3+a_{12}X_1X_2+a_{13}X_1X_3+a_{23}X_2X_3$$

Explication

Le modèle de deuxième degré comprend les trois termes linéaires et les interactions entre chaque paire de proportions, sans terme constant. La forme linéaire omet les interactions, tandis que le terme constant ou l’interaction à trois facteurs ne fait pas partie de cette expression.

40. Dans un plan de mélanges où les hautes teneurs sont interdites, quelle transformation permet de définir les pseudocomposantes à partir des bornes supérieures UiU_i et des proportions initiales XiX_i ?

Xi′=Ui−Xi1−∑jUjX_i'=\frac{U_i-X_i}{1-\sum_j U_j}
Xi′=Ui−Xi∑jUj−1X_i'=\frac{U_i-X_i}{\sum_j U_j-1}
Xi′=Xi−Li1−∑jLjX_i'=\frac{X_i-L_i}{1-\sum_j L_j}
Xi′=Xi−Ui∑jUj−1X_i'=\frac{X_i-U_i}{\sum_j U_j-1}

$$X_i'=\frac{U_i-X_i}{\sum_j U_j-1}$$

Explication

Lorsque les hautes teneurs sont interdites, les pseudocomposantes se calculent par Xi′=Ui−Xi∑jUj−1X_i'=\frac{U_i-X_i}{\sum_j U_j-1}, ce qui correspond au domaine expérimental triangulaire inversé. La formule avec LiL_i traite les basses teneurs interdites, le numérateur inversé change le sens de la transformation et le dénominateur 1−∑jUj1-\sum_j U_j n'est pas celui de cette règle.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 94 flashcards sur Plans d’expériences et plans factoriels.

Combien d’expériences comprend le plan exhaustif de trois facteurs à trois modalités ?

27 expériences.

Comment la méthode OVAT fait-elle varier les facteurs et règle-t-elle les autres ?

Elle varie chaque facteur successivement en maintenant les autres au niveau moyen.

Quelle limite d’OVAT concerne les interactions entre facteurs ?

OVAT peut masquer les interactions.

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Consultez la fiche de révision complète sur Plans d’expériences et plans factoriels.

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