QCM : Politiques publiques internationales — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue une politique publique internationale d’une politique publique ordinaire ?

Elle vise à produire des effets au-delà du territoire stato-national
Elle concerne exclusivement les échanges économiques entre États
Elle est formulée par des acteurs privés sans intervention publique
Elle s’adresse principalement à une société située à l’intérieur d’un État

Elle vise à produire des effets au-delà du territoire stato-national

Explication

Une politique publique internationale cherche à produire des effets qui dépassent le cadre d’un territoire stato-national. Une politique publique ordinaire cible principalement une société interne, ce qui ne correspond pas à la définition retenue ici.

2. Que recouvrent les relations internationales au sens large ?

Les échanges économiques organisés par des entreprises présentes dans plusieurs pays
Les conflits militaires opposant des armées appartenant à des États différents
Les relations qui se déroulent au-delà de l’espace contrôlé par un État, entre des acteurs variés
Les relations diplomatiques établies entre gouvernements représentant des États souverains

Les relations qui se déroulent au-delà de l’espace contrôlé par un État, entre des acteurs variés

Explication

Les relations internationales regroupent les relations situées au-delà de l’espace contrôlé par les États pris individuellement, quels que soient les acteurs et la nature des relations. Elles ne se limitent donc pas aux rapports interétatiques.

3. Quelle distinction oppose les politiques étrangères aux politiques publiques multilatérales ?

Les premières reposent sur des procédures communes, tandis que les secondes résultent d’orientations nationales isolées
Les premières relèvent d’autorités publiques centrales, tandis que les secondes sont produites dans des organisations internationales
Les premières sont produites par des organisations internationales, tandis que les secondes relèvent d’un État central
Les premières concernent des acteurs privés, tandis que les secondes sont décidées par les chefs de gouvernement

Les premières relèvent d’autorités publiques centrales, tandis que les secondes sont produites dans des organisations internationales

Explication

Une politique étrangère est un programme d’action d’une autorité publique centrale, comme un État ou l’Union européenne. Une politique publique multilatérale est élaborée dans une organisation internationale à partir d’orientations, d’instruments et de procédures communs.

4. Quelle formulation représente l’articulation proposée pour définir les politiques publiques internationales ?

PPI=APP×RIPPI = APP \times RI
PPI=RIAPPPPI = RI - APP
PPI=APPRIPPI = APP - RI
PPI=APP+RIPPI = APP + RI

$$PPI = APP + RI$$

Explication

Petiteville et Smith présentent les politiques publiques internationales comme l’articulation des politiques publiques et des relations internationales, soit PPI=APP+RIPPI = APP + RI. Les autres expressions modifient cette relation conceptuelle.

5. Pourquoi l’État est-il décrit comme un acteur hétérogène dans la formulation de la politique étrangère ?

Parce que le chef de l’État délègue toute décision extérieure aux organisations internationales
Parce que les administrations publiques appliquent des décisions conçues par des entreprises privées
Parce que les institutions militaires contrôlent la politique étrangère sans débat interne
Parce que plusieurs services et acteurs peuvent intervenir et s’affronter pour l’influencer

Parce que plusieurs services et acteurs peuvent intervenir et s’affronter pour l’influencer

Explication

L’État rassemble des services et des acteurs qui participent à des degrés divers à la formulation de la politique étrangère et peuvent défendre des positions concurrentes. Il ne se réduit donc pas à la volonté personnelle du chef de l’État.

6. Que montre l’analyse d’Allison sur la décision américaine pendant la crise des missiles de Cuba ?

Elle résulte de positions concurrentes portées par les militaires, les renseignements et l’équipe politique
Elle découle d’un choix présidentiel isolé effectué sans consultation des services administratifs
Elle est imposée par les services de renseignement malgré l’opposition de l’équipe politique
Elle traduit la décision collective des dirigeants soviétiques et américains réunis dans une même instance

Elle résulte de positions concurrentes portées par les militaires, les renseignements et l’équipe politique

Explication

L’analyse d’Allison montre que la décision américaine résulte de l’interaction entre plusieurs services et responsables autour de Kennedy. Elle ne doit donc pas être comprise comme une décision individuelle prise par le président seul.

7. Quel effet l’accord américano-soviétique de la crise de Cuba permet-il aux deux chefs d’État de préserver ?

Leur liberté d’intervenir militairement malgré le maintien des missiles soviétiques à Cuba
Leur capacité à présenter la crise comme une victoire militaire obtenue par l’affrontement
Leur contrôle direct des opérations militaires conduites par les forces des deux pays
Leur légitimité politique grâce à l’absence d’intervention américaine après le retrait des missiles soviétiques

Leur légitimité politique grâce à l’absence d’intervention américaine après le retrait des missiles soviétiques

Explication

L’accord prévoit que les États-Unis n’interviennent pas si l’Union soviétique retire ses missiles, ce qui permet aux deux dirigeants de préserver leur légitimité. Il repose donc sur un compromis et non sur une victoire militaire directe.

8. Comment l’action publique est-elle définie dans une approche sociologique ?

Comme la concrétisation d’un programme construit collectivement par des acteurs publics et privés face à des problèmes collectifs
Comme l’ensemble des interventions économiques décidées par les gouvernements pour réguler les marchés
Comme l’application administrative d’une décision élaborée par une autorité publique sans participation d’autres acteurs
Comme la succession de mesures prises par des organisations internationales pour résoudre des conflits entre États

Comme la concrétisation d’un programme construit collectivement par des acteurs publics et privés face à des problèmes collectifs

Explication

L’action publique concrétise un programme d’action construit collectivement par des acteurs publics et privés afin de répondre à un ou plusieurs problèmes collectifs. Elle ne se limite donc pas à l’exécution administrative d’une décision étatique.

9. Dans quelle séquence la mise à l’agenda et l’évaluation interviennent-elles dans une politique publique ?

La mise à l’agenda suit la mise en œuvre et précède la construction du problème, tandis que l’évaluation ouvre la formulation
La mise à l’agenda suit la construction du problème et précède la formulation, tandis que l’évaluation vient après la mise en œuvre
La mise à l’agenda et l’évaluation se déroulent avant la construction du problème et la formulation
La mise à l’agenda intervient après l’évaluation, tandis que la formulation précède la construction du problème

La mise à l’agenda suit la construction du problème et précède la formulation, tandis que l’évaluation vient après la mise en œuvre

Explication

La séquence comprend la construction du problème, la mise à l’agenda, la formulation, la mise en œuvre puis l’évaluation. La mise à l’agenda intervient donc avant la formulation et la mise en œuvre, alors que l’évaluation vient après l’action.

10. Que peut comprendre une politique publique selon la conception de Dye ?

Une intervention gouvernementale formulée uniquement lorsqu’un problème reçoit une couverture médiatique
Une action gouvernementale destinée à modifier les comportements de tous les groupes concernés
Une mesure publique mise en œuvre par une administration après son adoption parlementaire
Une décision gouvernementale d’agir ou de ne pas répondre à un problème collectif

Une décision gouvernementale d’agir ou de ne pas répondre à un problème collectif

Explication

Pour Dye, les politiques publiques comprennent ce que les gouvernements décident de faire et de ne pas faire. L’absence de réponse publique à un problème collectif peut donc elle aussi constituer une politique publique.

11. Quel est l’objectif central de la coopération internationale dans les relations entre États ?

Favoriser la concurrence entre les institutions nationales
Supprimer l’absence d’autorité centrale dans le système international
Rendre les comportements et les règles communes plus prévisibles
Remplacer les gouvernements nationaux par une autorité mondiale

Rendre les comportements et les règles communes plus prévisibles

Explication

La coopération internationale élabore des comportements et des règles communes afin de stabiliser et de rendre plus prévisibles les relations entre États. L’anarchie internationale ne disparaît pas pour autant, car elle désigne précisément l’absence d’autorité centrale.

12. Quel ensemble de caractéristiques permet d’identifier une organisation internationale intergouvernementale ?

Une réunion ponctuelle, un financement variable, des représentants nationaux et une déclaration commune
Un traité fondateur, une adresse permanente, un budget régulier et un personnel indépendant
Une initiative diplomatique, un siège temporaire, des ressources nationales et des décisions occasionnelles
Un accord informel, une direction tournante, des contributions exceptionnelles et des experts privés

Un traité fondateur, une adresse permanente, un budget régulier et un personnel indépendant

Explication

Une organisation internationale repose sur une structure permanente comprenant notamment un traité fondateur, une adresse permanente, un budget régulier et un personnel indépendant des États. Une coopération ponctuelle, comme une réunion entre gouvernements, ne possède pas nécessairement cette organisation durable.

13. Quelle différence distingue l’approche fonctionnaliste de l’approche par le rôle concernant les organisations internationales ?

La première insiste sur les crises militaires, la seconde sur la limitation des échanges économiques
La première insiste sur les gains relatifs, la seconde sur la recherche d’intérêts communs
La première insiste sur les tâches confiées, la seconde sur leur capacité à orienter l’action des États
La première insiste sur les normes nationales, la seconde sur la disparition des frontières politiques

La première insiste sur les tâches confiées, la seconde sur leur capacité à orienter l’action des États

Explication

L’approche fonctionnaliste voit les organisations internationales comme des structures qui accomplissent les tâches confiées par les États. L’approche par le rôle leur attribue aussi une capacité d’action propre sur les attentes, les objectifs et les modalités d’action étatiques.

14. Quel auteur a défini le régime international comme un ensemble de principes, de normes, de règles et de procédures autour desquels convergent les attentes des acteurs ?

David P. Dolowitz
Kenneth Waltz
Robert Keohane
Stephen Krasner

Stephen Krasner

Explication

Cette définition du régime international est attribuée à Stephen Krasner en 1982. Waltz et Keohane sont associés aux théories de la coopération, tandis que Dolowitz étudie le transfert de politiques.

15. Comment les néoréalistes et les néolibéraux interprètent-ils différemment la coopération internationale ?

Les néoréalistes expliquent l’interdépendance, tandis que les néolibéraux se concentrent sur la compétition militaire
Les néoréalistes privilégient les gains communs, tandis que les néolibéraux défendent la domination des États puissants
Les néoréalistes privilégient les gains relatifs, tandis que les néolibéraux soulignent les gains communs facilités par les institutions
Les néoréalistes considèrent les institutions autonomes, tandis que les néolibéraux refusent toute fonction institutionnelle

Les néoréalistes privilégient les gains relatifs, tandis que les néolibéraux soulignent les gains communs facilités par les institutions

Explication

Les néoréalistes s’intéressent à la puissance et aux gains relatifs, car un État peut craindre qu’un partenaire ne progresse davantage. Les néolibéraux mettent davantage l’accent sur les institutions et les gains communs qu’elles peuvent faciliter.

16. Selon Kenneth Waltz, pourquoi la coopération internationale demeure-t-elle limitée ?

Parce que les États veulent préserver leur domination et craignent qu’un autre gagne davantage
Parce que les échanges économiques empêchent les gouvernements de poursuivre des intérêts stratégiques
Parce que les États faibles refusent généralement les règles élaborées par les États puissants
Parce que les organisations internationales imposent des normes incompatibles avec toute interdépendance

Parce que les États veulent préserver leur domination et craignent qu’un autre gagne davantage

Explication

Pour Kenneth Waltz, la coopération est limitée par la volonté des États de préserver leur position dominante et par leur inquiétude face aux gains supérieurs d’un autre État. Cette logique correspond à la priorité accordée aux gains relatifs par les néoréalistes.

17. Par quels mécanismes les organisations internationales favorisent-elles la coopération selon Robert Keohane ?

Elles réduisent l’incertitude, aident à résoudre les dilemmes communs et organisent l’interdépendance
Elles accroissent la compétition, protègent les gains relatifs et limitent les échanges entre gouvernements
Elles remplacent les États, imposent une hiérarchie mondiale et contrôlent directement leurs ressources
Elles uniformisent les cultures, suppriment les conflits d’intérêts et rendent les règles nationales inutiles

Elles réduisent l’incertitude, aident à résoudre les dilemmes communs et organisent l’interdépendance

Explication

Robert Keohane attribue aux organisations internationales un rôle de réduction de l’incertitude, de résolution des dilemmes d’intérêt commun et d’organisation de l’interdépendance complexe. Elles facilitent donc la coopération sans se substituer aux États.

18. Qu’est-ce que le policy transfer ?

L’éloignement progressif des politiques nationales dans leurs contenus et leurs résultats
L’utilisation d’éléments d’un système politique pour élaborer des politiques ou institutions dans un autre
Le rapprochement observable des politiques publiques entre plusieurs pays
L’adaptation locale de normes internationales aux institutions et aux ressources disponibles

L’utilisation d’éléments d’un système politique pour élaborer des politiques ou institutions dans un autre

Explication

Le policy transfer désigne la reprise de connaissances, d’arrangements, d’institutions ou d’idées d’un système politique pour développer des éléments comparables dans un autre. Le rapprochement effectivement observé entre politiques relève plutôt de la convergence.

19. Quelle distinction oppose la convergence à la divergence des politiques publiques ?

La convergence adapte les normes aux ressources locales, tandis que la divergence transfère les institutions étrangères
La convergence rapproche les politiques entre pays, tandis que la divergence maintient ou accentue leurs différences
La convergence impose des règles internationales, tandis que la divergence organise l’interdépendance entre gouvernements
La convergence concerne les institutions permanentes, tandis que la divergence concerne les coopérations ponctuelles

La convergence rapproche les politiques entre pays, tandis que la divergence maintient ou accentue leurs différences

Explication

La convergence correspond à l’adoption ou au rapprochement de politiques similaires entre plusieurs pays. La divergence renvoie au maintien ou à l’accentuation des écarts dans les contenus, la production ou les résultats des politiques.

20. Dans un pays, des acteurs reprennent une norme internationale en la réinterprétant selon leurs institutions et leurs ressources propres : quel processus cela illustre-t-il ?

Le transfert institutionnel direct
La traduction des normes
La convergence des politiques
La divergence des résultats

La traduction des normes

Explication

La traduction désigne l’appropriation et la réinterprétation de normes, de règles, de discours ou de conditionnalités internationales en fonction du contexte local. La convergence décrit plutôt le rapprochement final entre politiques, sans caractériser nécessairement leur adaptation interne.

21. Quelle définition correspond à l’européanisation au sens de Radaelli ?

La construction, la diffusion et l’institutionnalisation de normes européennes dans les politiques nationales et infranationales
La coordination ponctuelle des gouvernements nationaux lors des négociations interétatiques européennes
La comparaison des politiques publiques nationales à partir d’indicateurs communs élaborés par les États membres
Le transfert de compétences administratives des collectivités territoriales vers les institutions de l’Union européenne

La construction, la diffusion et l’institutionnalisation de normes européennes dans les politiques nationales et infranationales

Explication

Radaelli définit l’européanisation comme la construction, la diffusion et l’institutionnalisation de règles, procédures, normes et croyances européennes dans les discours et politiques nationaux ou infranationaux. La coordination entre gouvernements décrit une relation interétatique plus limitée, et non ce processus multidimensionnel.

22. Dans une étude de politique publique, quelle situation illustre une européanisation par le bas ?

Un gouvernement national transpose une directive sans consultation des collectivités
Des acteurs locaux réinterprètent une norme européenne pour l’adapter à leur territoire
La Commission européenne contrôle directement l’application d’une politique municipale
Une institution européenne impose une règle commune aux administrations nationales

Des acteurs locaux réinterprètent une norme européenne pour l’adapter à leur territoire

Explication

L’européanisation par le bas repose sur l’appropriation et la réinterprétation des normes européennes par les acteurs nationaux et locaux. L’imposition d’une règle par une institution européenne relève au contraire d’une européanisation par le haut.

23. Quelle caractéristique correspond à l’examen individuel surprise ?

Il dure 30 minutes et porte notamment sur des définitions, des dates et des auteurs
Il s’appuie sur plusieurs articles et exige une problématisation collective
Il comporte 6 000 mots et doit être envoyé par courrier électronique
Il dure trois heures et demande une dissertation structurée en deux parties

Il dure 30 minutes et porte notamment sur des définitions, des dates et des auteurs

Explication

L’examen individuel surprise dure 30 minutes et évalue notamment les définitions, les dates et les auteurs. La durée de trois heures et la structure en deux parties correspondent à la dissertation du 9 novembre.

24. Quelle organisation est attendue dans la dissertation du 9 novembre ?

Un commentaire libre composé d’un résumé initial et d’une conclusion sans développement structuré
Une introduction problématisée, un développement en deux parties et une conclusion avec ouverture
Une synthèse d’articles suivie d’une bibliographie et de plusieurs annexes documentaires
Une série de définitions brèves accompagnées de dates et de références d’auteurs

Une introduction problématisée, un développement en deux parties et une conclusion avec ouverture

Explication

La dissertation doit comporter une introduction définissant les termes et présentant la problématique, un développement en deux parties avec arguments et exemples, des transitions, puis une conclusion avec ouverture. Une synthèse d’articles correspond plutôt à la revue de presse collective.

25. Quel objectif distingue la revue de presse collective d’un simple résumé d’articles ?

Elle doit comparer les styles journalistiques en privilégiant les articles les plus récents
Elle doit présenter chaque article séparément en conservant l’ordre de publication
Elle doit problématiser et argumenter une situation à partir d’au moins cinq ou six articles
Elle doit réduire les articles à leurs idées principales sans ajouter d’interprétation

Elle doit problématiser et argumenter une situation à partir d’au moins cinq ou six articles

Explication

La revue de presse collective doit construire une problématique et argumenter une situation en mobilisant au moins cinq ou six articles. Un simple résumé restitue les contenus sans produire le travail d’analyse et d’argumentation attendu.

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Que sont les politiques publiques internationales selon Petiteville et Smith (2006) ?

Des programmes d’action d’autorités publiques produisant des effets au-delà d’un territoire stato-national.

Que désignent les relations internationales selon Battistella (2006) ?

L’ensemble des relations au-delà de l’espace contrôlé par un État pris individuellement.

Quelle différence principale existe entre politiques étrangères et politiques publiques multilatérales ?

Les politiques étrangères sont d’autorités centrales, les multilatérales sont issues d’organisations internationales.

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