QCM : Pollution environnementale à Val-de-Rive (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Lors de l’évaluation d’un site pollué, un technicien recense les modes d’exposition possibles. Quel mode correspond à une voie d’exposition citée ?

L’ingestion de terre par contact avec la peau.
Le contact cutané direct avec le polluant.
L’absorption du polluant par l’écoute de vapeurs.
Le transfert du polluant par le ruissellement des eaux de pluie.

Le contact cutané direct avec le polluant.

Explication

Le contact cutané direct fait partie des voies d’exposition recensées, comme l’inhalation et l’ingestion. Le ruissellement décrit un transfert environnemental, l’écoute n’est pas une voie d’exposition et l’ingestion de terre ne se confond pas avec un contact cutané.

2. Après la fin d’un traitement, quelles étapes permettent de procéder à la réception des travaux ?

Prévoir les risques résiduels avant traitement, puis clôturer sans prélèvements
Effectuer des échantillonnages et des analyses, puis une analyse des risques résiduels réelle
Réaliser une analyse des risques réelle avant traitement, puis effectuer les échantillonnages
Commencer le suivi de quatre ans, puis réaliser une analyse des risques prédictive

Effectuer des échantillonnages et des analyses, puis une analyse des risques résiduels réelle

Explication

La réception après traitement comprend des échantillonnages et des analyses, suivis d’une analyse réelle des risques résiduels. Une prévision correspond à l’étape antérieure au traitement, le suivi pluriannuel est une phase distincte, et l’analyse réelle n’est pas effectuée avant le traitement.

3. Un panache de contaminant est entraîné vers l’aval par l’écoulement d’une nappe phréatique. Quel mécanisme assure ce transport ?

La dispersion.
La diffusion.
L’advection.
L’adsorption.

L’advection.

Explication

L’advection transporte les contaminants avec l’écoulement de l’eau ou du gaz. La diffusion suit un gradient de concentration, la dispersion mélange et élargit le panache, et l’adsorption ralentit le transfert.

4. Sur un site, une source de pollution est présente et un polluant peut atteindre la population par inhalation. Quelle conclusion s’applique au risque environnemental ?

Le risque est absent, car les ressources ne sont pas la cible.
Le risque est présent, car source, voie de transfert et cible sont réunies.
Le risque est absent tant que le polluant ne rejoint pas les eaux superficielles.
Le risque est présent dès que la source de pollution est repérée.

Le risque est présent, car source, voie de transfert et cible sont réunies.

Explication

Le risque environnemental suppose la présence simultanée d’une source, d’une voie de transfert et d’une cible. Assimiler le risque à la seule contamination confond présence du polluant et exposition; écarter la cible ou la voie omet un élément nécessaire.

5. Lors d’une étude de sols pollués, quelle démarche faut-il suivre pour établir une valeur seuil applicable au site ?

La calculer à partir des seules propriétés des polluants
La déterminer au cas par cas à partir d’une étude de risques
La fixer d’après l’usage du site sans étude de risques
Appliquer une valeur générale définie pour tous les sites

La déterminer au cas par cas à partir d’une étude de risques

Explication

En France, les valeurs seuils pour les sols sont établies au cas par cas à partir d’études de risques, et non selon une valeur générale. L’option « valeur générale » reprend la confusion documentée ; les propriétés moléculaires seules ou l’usage sans étude ne suffisent pas à définir le seuil.

6. Un diagnostic doit permettre de décider quels travaux mener sur une zone contaminée ; quels résultats doit-il fournir ?

Quantifier la masse et délimiter la zone, sans identifier les polluants
Identifier les polluants, quantifier leur masse et délimiter l’étendue horizontale et verticale
Identifier les polluants et mesurer leur concentration, sans délimiter la zone
Délimiter la zone horizontalement et verticalement, sans quantifier les polluants

Identifier les polluants, quantifier leur masse et délimiter l’étendue horizontale et verticale

Explication

Un bon diagnostic identifie les polluants à traiter, quantifie leur masse et délimite la contamination dans ses dimensions horizontale et verticale. Se limiter à la concentration, omettre la masse ou ne pas identifier les polluants laisse de côté un objectif essentiel du diagnostic.

7. Deux terrains présentent des concentrations semblables, mais l’un accueille une crèche et l’autre un site industriel ; quel élément doit être pris en compte pour comparer leur risque ?

La seule propriété moléculaire des polluants
La seule concentration mesurée
L’usage de chaque site
La seule étendue horizontale de la contamination

L’usage de chaque site

Explication

L’analyse du risque tient compte de l’usage du site, car une crèche et un site industriel correspondent à des contextes d’exposition différents. La concentration seule, les propriétés moléculaires seules ou l’étendue de la contamination ne remplacent pas cette prise en compte.

8. Après de fortes pluies, une couche imperméable se trouve sous une couche de sol perméable. Quelle évolution est la plus cohérente ?

L’infiltration s’accélère, l’eau s’accumule et forme une nappe sans échanges avec les eaux superficielles.
L’infiltration est limitée, l’eau peut s’accumuler et former une nappe qui circule ensuite et échange avec les eaux superficielles.
L’infiltration se poursuit sans entrave, puis une nappe se forme et reste isolée des eaux superficielles.
L’infiltration est limitée, mais l’eau rejoint directement les eaux superficielles sans accumulation ni nappe.

L’infiltration est limitée, l’eau peut s’accumuler et former une nappe qui circule ensuite et échange avec les eaux superficielles.

Explication

Une couche peu perméable ou imperméable limite l’infiltration des eaux de pluie; l’eau peut alors s’accumuler, former une nappe, circuler et échanger avec les eaux superficielles. Dire que l’infiltration s’accélère inverse l’effet de la couche, tandis que les autres descriptions omettent une étape du processus.

9. Pour prélever des gaz du sol dans un contexte où la saturation du dispositif est une préoccupation, quelle méthode permet une analyse directe sans risque de saturation signalé ?

Le prélèvement sur cartouche avec désorption avant analyse
Le prélèvement sur cartouche avec analyse directe
Le prélèvement sur canister après désorption thermique
Le prélèvement sur canister avec analyse directe

Le prélèvement sur canister avec analyse directe

Explication

Le canister permet une analyse directe sans risque de saturation signalé. La cartouche doit être désorbée avant l’analyse et présente un risque de saturation ; l’option qui lui attribue une analyse directe confond les deux dispositifs.

10. Quatre ans après un traitement, la situation du site n’est pas encore résolue. Quelle suite convient au suivi ?

Prolonger le suivi d’une période unique, puis clore les travaux sans vérifier la résolution
Renouveler le suivi au-delà des quatre ans jusqu’à la résolution de la situation
Clôturer le suivi à quatre ans, même si la situation reste non résolue
Reprendre le traitement sans renouveler le suivi après la période de quatre ans

Renouveler le suivi au-delà des quatre ans jusqu’à la résolution de la situation

Explication

Le suivi dure quatre ans et se renouvelle jusqu’à ce que la situation soit résolue. Le traiter comme une échéance fixe ou interrompre le suivi après la première période méconnaît cette condition, tandis qu’une analyse prédictive ne remplace pas son renouvellement.

11. Dans un sol, deux contaminants sont comparés : le premier est très soluble et peu volatile, tandis que le second est peu soluble et très volatile. Quel transfert est favorisé pour chacun ?

Les gaz du sol pour le premier, l’eau pour le second.
L’eau pour le premier, les gaz du sol pour le second.
L’eau pour les deux contaminants, quelle que soit leur volatilité.
Les gaz du sol pour les deux contaminants, quelle que soit leur solubilité.

L’eau pour le premier, les gaz du sol pour le second.

Explication

Une solubilité élevée favorise le transport par l’eau, tandis qu’une forte volatilité favorise le transfert par les gaz du sol. L’inversion confond ces propriétés; associer la solubilité aux gaz ou la volatilité à l’eau attribue chaque effet au mauvais vecteur.

12. Les propriétés d’une molécule suggèrent qu’elle peut se déplacer dans un sol, mais les mesures sur le terrain montrent une situation différente ; quelle conclusion est la mieux fondée ?

Les propriétés moléculaires suffisent à établir le comportement réel sur le site
Les propriétés donnent une tendance, que le milieu et les mesures de terrain précisent
L’écart entre prédiction et mesure démontre une erreur d’analyse
Les mesures de terrain rendent inutile toute connaissance de la molécule

Les propriétés donnent une tendance, que le milieu et les mesures de terrain précisent

Explication

Les propriétés moléculaires permettent de prédire des tendances, mais la connaissance du milieu et les mesures de terrain sont nécessaires pour préciser et trancher l’évaluation. Tenir la prédiction pour une preuve néglige le terrain, tandis qu’écarter la molécule ou présumer une erreur analytique n’est pas justifié.

13. Un échantillon de sol contient des minéraux, de la matière organique, de l’eau et des vapeurs. Quelle description rend compte de ses phases ?

Une phase solide minérale et organique, une phase liquide et une phase gazeuse.
Une phase minérale solide, une phase organique liquide et une phase gazeuse.
Une phase solide, une phase liquide et une phase gazeuse composée uniquement d’air.
Une phase solide minérale, une phase liquide et une phase organique gazeuse.

Une phase solide minérale et organique, une phase liquide et une phase gazeuse.

Explication

Le sol comprend une phase solide minérale et organique, une phase liquide constituée d’eau et éventuellement de polluant organique, et une phase gazeuse avec de l’air, du CO₂ et des vapeurs de polluant. Assimiler la matière organique à la phase liquide, exclure les vapeurs ou réduire la phase gazeuse à l’air déforme cette organisation.

14. Un laboratoire doit distinguer les composés extractibles, les composés éluables et les métaux totaux dans un échantillon de sol ; quelle association entre méthode et résultat convient ?

Matrice brute pour les éluables, lixiviation ou percolation pour les extractibles, post-digestion acide pour les métaux totaux
Matrice brute pour les extractibles, lixiviation ou percolation pour les éluables, post-digestion acide pour les métaux totaux
Matrice brute pour les extractibles, lixiviation ou percolation pour les métaux totaux, post-digestion acide pour les éluables
Matrice brute pour les extractibles, lixiviation ou percolation pour les éluables, post-digestion acide pour les métaux totaux, sans rapport à la matière sèche

Matrice brute pour les extractibles, lixiviation ou percolation pour les éluables, post-digestion acide pour les métaux totaux

Explication

La matrice brute caractérise les composés extractibles, la lixiviation ou la percolation les composés éluables, et la post-digestion acide mesure notamment les métaux totaux ; les résultats sont ramenés à la matière sèche. Les autres associations inversent les catégories, ou négligent le rapport à la matière sèche.

15. Comment les contaminants présents dans un site pollué se caractérisent-ils généralement par leur nature et leur composition ?

Ils peuvent être organiques ou inorganiques, de familles variées et souvent en mélange.
Ils sont inorganiques et présents sous la forme d’un composé unique.
Ils sont principalement organiques et appartiennent à une famille commune.
Ils sont de familles variées, mais se trouvent généralement sous une forme pure.

Ils peuvent être organiques ou inorganiques, de familles variées et souvent en mélange.

Explication

Les contaminants couvrent des familles variées, peuvent être organiques ou inorganiques et sont souvent présents en mélange. Une forme pure, une nature uniquement organique ou un composé unique ne correspond pas à cette caractérisation.

16. Deux sols présentent des pores de tailles différentes. Quelle propriété permet l’écoulement de l’eau et des gaz, et quel facteur contribue à déterminer la perméabilité ?

La perméabilité permet l’écoulement, et la taille des grains détermine la porosité.
La porosité permet l’écoulement, et la taille des pores contribue à déterminer la perméabilité.
La composition minérale permet l’écoulement, et la pression détermine la taille des pores.
La phase liquide permet l’écoulement, et la quantité d’air fixe la perméabilité.

La porosité permet l’écoulement, et la taille des pores contribue à déterminer la perméabilité.

Explication

La porosité du sol rend possible l’écoulement de l’eau, des gaz et d’éventuelles phases organiques, tandis que la taille des pores contribue à sa perméabilité. Confondre porosité et vitesse, invoquer uniquement la composition minérale ou attribuer ce rôle à l’air ne correspond pas à cette distinction.

17. Un polluant volatil se trouve sous un bâtiment occupé, et le voisinage est sensible aux odeurs. Quels éléments faut-il considérer pour choisir un traitement ?

Les propriétés du polluant, le temps, l’accès, l’espace disponible et le voisinage
L’accès et l’espace disponible, en assimilant le voisinage aux contraintes de temps
Les propriétés du polluant, l’accès et le voisinage, sans considérer l’espace disponible
Les propriétés du polluant et le temps, en laissant de côté l’accès et le voisinage

Les propriétés du polluant, le temps, l’accès, l’espace disponible et le voisinage

Explication

Le choix d’un traitement tient compte des propriétés physiques du polluant, du temps, de l’accès à la pollution, de l’espace du site et du voisinage. Se limiter à la volatilité ignore les autres critères, confondre accès et espace mélange deux contraintes distinctes, et écarter le voisinage omet un facteur pertinent.

18. Pour préparer la dépollution d’un site, quelle démarche doit suivre le plan de gestion avant les travaux ?

Comparer trois solutions à partir des seules analyses de risques résiduels réelles, sans essais de laboratoire
Comparer trois solutions à partir des données historiques et acquises, avec des essais de laboratoire, une analyse technicoéconomique et une prévision des risques résiduels
Choisir une solution à partir des seules données historiques, puis confirmer son efficacité par des essais de laboratoire
Choisir une solution après les travaux, à partir des données acquises et d’une analyse technicoéconomique

Comparer trois solutions à partir des données historiques et acquises, avec des essais de laboratoire, une analyse technicoéconomique et une prévision des risques résiduels

Explication

Le plan de gestion mobilise les données historiques et acquises, compare trois solutions à l’aide d’essais de laboratoire et d’une analyse technicoéconomique, puis prévoit les risques résiduels. L’absence d’essais néglige une étape de comparaison, l’analyse réelle intervient après traitement, et le choix après les travaux inverse la démarche.

19. Dans un sol immobile, un contaminant se déplace d’une zone très concentrée vers une zone moins concentrée. Quel mécanisme explique ce transfert ?

L’adsorption.
La diffusion.
L’advection.
La dispersion.

La diffusion.

Explication

La diffusion transporte un contaminant selon un gradient, du milieu le plus concentré vers le moins concentré. L’advection exige un écoulement, la dispersion correspond au mélange provoqué par cet écoulement, et l’adsorption ralentit le transfert.

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Quelles conditions doivent être réunies pour qu’un risque environnemental soit présent ?

Une source de pollution, une voie de transfert et une cible doivent être simultanément présentes.

Quelles voies d’exposition sont citées dans l’évaluation du risque environnemental ?

L’inhalation de poussières ou de vapeurs, l’ingestion de terre, d’eau ou de denrées contaminées, et le contact cutané direct.

Quelles phases composent le sol multiphasique ?

Une phase solide, une phase liquide et une phase gazeuse.

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