QCM : Posture professionnelle en travail social (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une candidate connaît parfaitement la théorie d’un métier, mais ne sait pas réaliser les tâches ni adapter son comportement au travail. Pourquoi cette maîtrise théorique ne suffit-elle pas à caractériser sa compétence ?

La compétence associe théorie, savoir-faire et savoir-vivre
La compétence repose sur la théorie et la maîtrise des procédures
La compétence repose sur le savoir-vivre et des qualités personnelles
La compétence correspond à la connaissance théorique du métier

La compétence associe théorie, savoir-faire et savoir-vivre

Explication

La compétence se distingue du savoir académique en associant au savoir théorique un savoir-faire et un savoir-vivre. La théorie jointe aux procédures omet la dimension comportementale, les qualités personnelles sans savoirs omettent les dimensions théoriques et opérationnelles, et la seule connaissance théorique confond compétence et savoir académique.

2. Lors d’un entretien imprévu, un professionnel modifie son attitude selon les besoins de la personne et le contexte. Comment caractériser cette conduite ?

Une pose professionnelle, maintenue indépendamment du contexte
Une réaction professionnelle, déterminée par les habitudes personnelles
Une posture pertinente, ajustée à la situation
Une posture pertinente, identique dans chaque situation

Une posture pertinente, ajustée à la situation

Explication

Une posture pertinente s’ajuste au contexte et à la situation, tandis qu’une pose est une position fixe qui ne traduit pas cet ajustement. Les distracteurs associent à tort la pose à l’adaptation, généralisent une conduite identique ou détachent la réaction du contexte.

3. Une personne vérifie la répartition des points de l’évaluation. Quel barème doit-elle retenir ?

Quatre points pour le premier exercice, six pour le deuxième et dix pour la participation
Six points pour le premier exercice, dix pour le deuxième et quatre pour la participation
Quatre points pour le premier exercice, dix pour le deuxième et six pour la participation
Dix points pour le premier exercice, quatre pour le deuxième et six pour la participation

Quatre points pour le premier exercice, dix pour le deuxième et six pour la participation

Explication

L’évaluation attribue quatre points au premier exercice, dix au deuxième et six à la participation. Les autres répartitions déplacent les pondérations entre les exercices écrits et la participation.

4. Une éducatrice reçoit une mission précise dans une structure. Quel élément détermine son rôle et sa posture dans ce cadre ?

Ses préférences personnelles dans la relation
Les attentes exprimées par les personnes accueillies
Les dispositifs qui organisent la structure
La fonction qui lui est attribuée

La fonction qui lui est attribuée

Explication

Le cadre fonctionnel détermine le rôle et la posture du professionnel à partir de la fonction attribuée. Les autres réponses substituent à cette fonction les besoins du public, les préférences individuelles ou les dispositifs.

5. Dans un service, les professionnels s’investissent collectivement et répartissent les tâches en précisant les fonctions et les rôles. Quel effet cette organisation contribue-t-elle à produire ?

Additionner les compétences sans structurer les responsabilités
Améliorer la qualité du travail et répondre aux besoins des usagers
Simplifier les démarches administratives indépendamment des usagers
Renforcer les niveaux hiérarchiques et le contrôle des professionnels

Améliorer la qualité du travail et répondre aux besoins des usagers

Explication

L’investissement collectif et la répartition des tâches définissant les fonctions et les rôles contribuent à la qualité du travail et à la réponse aux besoins des usagers. Les distracteurs confondent cette finalité avec la hiérarchie, la seule simplification administrative ou une addition de compétences sans organisation.

6. Un professionnel prépare un accompagnement dans un établissement dont les dispositifs et le public ont des caractéristiques précises. À quoi doit-il ajuster son projet relationnel ?

Aux attentes et besoins du public, sans tenir compte du cadre
Aux dispositifs, à l’institution et aux attentes et besoins du public
Aux dispositifs et à l’institution, sans tenir compte du public
À ses choix relationnels, sans tenir compte de la fonction

Aux dispositifs, à l’institution et aux attentes et besoins du public

Explication

La fonction légitime le projet relationnel d’accompagnement, qui s’ajuste aux dispositifs, à l’institution et aux publics, notamment à leurs attentes et besoins. Les distracteurs omettent l’un de ces éléments ou détachent le projet de la fonction.

7. Dans le milieu du travail, quels éléments la posture professionnelle rassemble-t-elle pour définir la présence et l’image d’un professionnel ?

Les comportements, les attitudes et les compétences
L’apparence, la tenue et les gestes
La fonction, les missions et les responsabilités
Les compétences, les objectifs et les résultats

Les comportements, les attitudes et les compétences

Explication

La posture professionnelle réunit comportements, attitudes et compétences, qui façonnent la présence et l’image au travail. Les autres réponses la réduisent aux compétences techniques, à l’apparence ou aux missions de la fonction.

8. Une équipe associe des professionnels aux disciplines et métiers différents afin de tenir compte des dimensions physiques, psychiques, humaines et sociales d’une personne. Quel principe décrit cette démarche ?

La spécialisation d’une discipline dans la prise en charge physique
L’intervention autonome d’un professionnel auprès de la personne
La coordination centrée sur les seules dimensions psychiques et sociales
L’interdisciplinarité au service d’une approche globale de la personne

L’interdisciplinarité au service d’une approche globale de la personne

Explication

L’interdisciplinarité fait collaborer des professionnels de disciplines, formations, filières et métiers différents pour considérer l’individu dans plusieurs dimensions. La spécialisation confond pluralité des disciplines et expertise unique, la réduction aux seules dimensions physiques néglige l’approche globale, et l’intervention individuelle écarte le travail collectif.

9. Un professionnel défend une fin avec conviction, mais adapte ses moyens en tenant compte des contraintes réelles pour l’atteindre. Quelle orientation éthique décrit le mieux cette démarche ?

L’éthique de responsabilité, car elle intègre le principe de réalité dans le but visé
L’éthique de conviction, car elle ajuste la fin aux contraintes de la situation
L’éthique de responsabilité, car elle conduit à renoncer à toute fin initialement visée
L’éthique de conviction, car elle met inconditionnellement les moyens au service d’une fin

L’éthique de responsabilité, car elle intègre le principe de réalité dans le but visé

Explication

L’éthique de responsabilité intègre le principe de réalité dans le but à atteindre. L’éthique de conviction se met inconditionnellement au service d’une fin; elle n’est donc pas définie par l’ajustement au réel, et la responsabilité n’implique pas de renoncer à tout but.

10. Pourquoi la pratique du travail social ne peut-elle se réduire à l’application d’une technique appuyée sur une déontologie ?

Parce que le sens de l’intervention dépend de l’efficacité de la technique choisie
Parce que les règles professionnelles n’interviennent pas dans le travail social
Parce que l’éthique lui apporte une source de sens au-delà de l’application technique
Parce que la pratique relève essentiellement de règles déontologiques à appliquer

Parce que l’éthique lui apporte une source de sens au-delà de l’application technique

Explication

L’éthique est une source de sens pour le travail social, dont la pratique ne se limite donc pas à une technique encadrée par la déontologie. Assimiler l’éthique à la conformité technique ou à l’efficacité réduit cette dimension, tandis que nier le rôle des règles professionnelles va également trop loin.

11. Quel est l’objectif central d’un accompagnement éducatif qui respecte le projet de la personne ?

L’amener à suivre un parcours de protection décidé par autrui
L’aider à s’accepter et à s’approprier sa propre vie
L’aider à répondre aux attentes fixées par le professionnel
L’aider à acquérir des compétences pratiques pour son quotidien

L’aider à s’accepter et à s’approprier sa propre vie

Explication

La relation éducative vise à aider la personne à s’accepter, à devenir ce qu’elle souhaite devenir et à s’approprier sa vie. Les distracteurs substituent à cet objectif les attentes du professionnel, une protection imposée ou un objectif limité aux compétences pratiques.

12. Une intervenante sociale hésite entre plusieurs façons d’accompagner une personne dans une situation nouvelle. Quelle démarche correspond à une approche éthique ?

Appliquer une technique professionnelle sans réexaminer les principes qui la fondent
Choisir la conduite qui paraît spontanément juste sans analyser les valeurs en jeu
Questionner de façon critique sa pratique et la manière d’actualiser les principes dans cette situation
Reprendre des principes établis comme des réponses identiques pour toutes les situations

Questionner de façon critique sa pratique et la manière d’actualiser les principes dans cette situation

Explication

L’éthique est un questionnement critique permanent qui éclaire la pratique et examine comment les principes prennent forme dans une situation donnée. La réduire à une technique confond éthique et déontologie, traiter les principes comme des réponses fixes néglige leur actualisation, et s’en remettre à l’intuition écarte le questionnement critique.

13. Un éducateur commence une relation par une rencontre, approfondit ensuite le travail avec la personne, puis prépare avec elle la fin de l’accompagnement. Quelle séquence suit-il ?

Préparation à la séparation, prise de contact, approfondissement
Approfondissement, prise de contact, préparation à la séparation
Prise de contact, préparation à la séparation, approfondissement
Prise de contact, approfondissement, préparation à la séparation

Prise de contact, approfondissement, préparation à la séparation

Explication

La relation éducative progresse de la prise de contact initiale à l’approfondissement qui permet le travail éducatif, puis à la préparation de la séparation. Les distracteurs déplacent ou omettent une étape de cette progression.

14. Une professionnelle adapte sa manière d’interagir à la situation du jour tout en conciliant ses repères personnels avec les attentes de son milieu de travail. À quoi correspond cette démarche ?

À l’expression libre de préférences personnelles
À un ajustement permanent recherchant une cohérence située
À une conformité stable aux règles du milieu professionnel
À une modification de la fonction professionnelle

À un ajustement permanent recherchant une cohérence située

Explication

La posture est un ajustement permanent qui recherche une cohérence entre éléments personnels et attentes professionnelles dans un espace et un temps donnés. Les distracteurs la confondent avec une conformité fixe, une préférence individuelle ou un changement de fonction.

15. Dans une équipe, chacun accomplit les tâches prévues et les postes communiquent entre eux, mais les différentes manières de travailler restent invisibles et ne sont pas discutées. Quel élément manque pour véritablement faire équipe ?

Définir les fonctions et les rôles de chaque professionnel
Rendre visibles et coordonner les façons de travailler
Répartir plus précisément les tâches déjà prescrites
Organiser davantage les échanges entre les différents postes

Rendre visibles et coordonner les façons de travailler

Explication

Faire équipe ne se limite pas à juxtaposer les tâches prescrites et à coordonner les postes : cela suppose de rendre visibles et de coordonner les façons de travailler. Les distracteurs reprennent la coordination du travail prescrit, la communication entre postes ou la seule définition des rôles.

16. Un groupe de professionnels est-il une équipe au sens de la définition donnée lorsqu’ils sont liés par des interrelations, se reconnaissent membres du groupe et poursuivent un même objectif ?

Oui, dès lors qu’ils relèvent de la même hiérarchie
Oui, ces éléments caractérisent une équipe
Oui, dès lors qu’ils travaillent dans le même établissement
Oui, dès lors que leurs tâches sont réparties par écrit

Oui, ces éléments caractérisent une équipe

Explication

Une équipe réunit des personnes liées par des interrelations, conscientes de leur appartenance au groupe et engagées vers un but commun. Le lieu de travail, la hiérarchie ou la répartition écrite des tâches ne suffisent pas à eux seuls à définir une équipe.

17. Selon P. Gaberan, que permet la relation éducative à la personne accompagnée ?

Obtenir une aide matérielle sans engagement dans ses choix
Passer du vivre à l’exister et devenir actrice de sa vie
Recevoir des décisions adaptées prises par la personne accompagnante
Acquérir des savoirs pour s’adapter aux attentes du professionnel

Passer du vivre à l’exister et devenir actrice de sa vie

Explication

Pour P. Gaberan, la relation éducative mobilise des compétences afin d’aider l’autre à passer du vivre à l’exister, à faire ses choix et à devenir actrice de sa vie. Les distracteurs confondent cet accompagnement avec l’enseignement, la décision substitutive ou la seule aide matérielle.

18. Dans une situation professionnelle, une règle de conduite est imposée de l’extérieur, tandis qu’une intervenante examine ses choix à partir de valeurs fondatrices. Comment distinguer ces deux démarches ?

La règle relève de la morale, et l’examen des choix relève de l’éthique
Les deux démarches relèvent de l’éthique puisqu’elles impliquent des choix
Les deux démarches relèvent de la morale puisqu’elles orientent les conduites
La règle relève de l’éthique, et l’examen des choix relève de la morale

La règle relève de la morale, et l’examen des choix relève de l’éthique

Explication

La morale est présentée comme un principe qui s’impose de l’extérieur, tandis que l’éthique est une réflexion intérieure sur les comportements et les choix au regard de valeurs. Inverser ces caractères brouille la distinction, et réduire les deux démarches à une seule notion ignore leur différence.

19. Un établissement veut créer une équipe où chaque acteur est représenté et participe aux décisions. Quel préalable contribue à rendre cette organisation plus efficace ?

Répartir les métiers sans établir son pouvoir de décision
Définir son champ d’intervention et son degré d’autonomie
Élargir son champ d’intervention sans en préciser les limites
Fixer son degré d’autonomie sans définir ses missions

Définir son champ d’intervention et son degré d’autonomie

Explication

La représentation des acteurs et leur pouvoir de décision peuvent améliorer l’efficacité si le champ d’intervention et le degré d’autonomie de l’équipe sont définis. Élargir les missions sans limites confond autonomie et absence de cadrage, fixer l’autonomie seule omet le champ d’intervention, et répartir les métiers ne remplace pas la définition du cadre décisionnel.

20. Quelle formule rend compte des deux mouvements indissociables qui composent l’accompagnement ?

Aller vers l’autre et être avec lui
Diriger l’autre et évaluer ses choix
Observer l’autre et maintenir une distance
Informer l’autre et gérer son dossier

Aller vers l’autre et être avec lui

Explication

L’accompagnement articule deux mouvements indissociables : aller vers l’autre et être avec lui. Les autres réponses remplacent l’un de ces mouvements par la direction, l’observation à distance ou la gestion administrative.

21. Lors d’une évaluation professionnelle, une personne doit connaître les principes d’une tâche, savoir l’exécuter et adopter une attitude adaptée en situation. Quelle correspondance entre ressources et catégories est correcte ?

Principes : savoir-faire ; exécution : savoirs ; attitude : savoir-être
Principes : savoirs ; exécution : savoir-faire ; attitude : savoir-être
Principes : savoirs ; exécution : savoir-être ; attitude : savoir-faire
Principes : savoir-être ; exécution : savoir-faire ; attitude : savoirs

Principes : savoirs ; exécution : savoir-faire ; attitude : savoir-être

Explication

Les savoirs désignent les connaissances théoriques, les savoir-faire les compétences opérationnelles et les savoir-être les compétences comportementales mobilisées en situation. Les autres associations inversent respectivement la théorie avec l’action, l’action avec le comportement, ou les connaissances avec l’attitude.

22. Une étudiante prépare le premier exercice de l’évaluation réflexive. Quel travail doit-elle produire ?

Présenter des apports théoriques sans les relier à sa pratique professionnelle, sur une page maximum
Définir sa posture professionnelle en lien avec sa pratique et les apports théoriques, sur une page maximum
Analyser une situation de stage, ses effets pour l’usager et l’évolution de sa posture, sur cinq pages maximum
Décrire sa démarche participative pendant la ressource et son évolution, sur cinq pages maximum

Définir sa posture professionnelle en lien avec sa pratique et les apports théoriques, sur une page maximum

Explication

Le premier exercice demande une définition de la posture professionnelle au regard de la pratique et des apports théoriques, limitée à une page. L’analyse de stage correspond au deuxième exercice, une théorie isolée omet le lien demandé avec la pratique, et la participation fait partie de la répartition de l’évaluation.

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Quels éléments la posture professionnelle englobe-t-elle ?

Les comportements, les attitudes et les compétences qui définissent la présence et l’image du professionnel au travail.

Quel ajustement la posture professionnelle recherche-t-elle ?

Une cohérence entre les éléments personnels et les attentes professionnelles, dans un espace et un temps donnés.

De quoi dépend une posture pertinente, contrairement à une pose ?

Du contexte et de la situation.

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