QCM : Psychologie cognitive de la perception — 30 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle fonction de la perception permet à l’organisme de connaître son environnement et d’y agir ?

Transformer les émotions en commandes motrices adaptées
Mémoriser les expériences sans interpréter les signaux reçus
Détecter et organiser les informations saisies par les systèmes perceptifs
Produire des mouvements indépendamment des informations sensorielles

Détecter et organiser les informations saisies par les systèmes perceptifs

Explication

La perception consiste à détecter et organiser les informations recueillies par les systèmes perceptifs afin de connaître l’environnement et d’y agir. La production des mouvements relève de l’action, mais elle ne définit pas à elle seule l’activité perceptive.

2. Lorsqu’une personne repère un objet et ajuste sa main pour le saisir, quelle fonction perceptive est principalement mobilisée ?

Identifier l’émotion d’une personne
Reconnaître la familiarité d’un lieu
Guider l’action dans l’environnement
Classer les souvenirs selon leur ancienneté

Guider l’action dans l’environnement

Explication

La perception contribue à agir dans l’environnement, notamment à effectuer des gestes et à saisir des objets. La reconnaissance des lieux concerne une autre fonction perceptive liée à la compréhension de l’environnement.

3. Quelle situation illustre le mieux la fonction de la perception consistant à donner du sens à l’environnement ?

Étirer le bras en réponse à une lumière vive
Reconnaître le visage d’un proche dans une foule
Maintenir une posture pendant une marche
Déclencher un influx nerveux dans un récepteur

Reconnaître le visage d’un proche dans une foule

Explication

Reconnaître un visage familier permet d’interpréter et de comprendre l’environnement, ce qui illustre la fonction de mise en sens. L’ajustement d’un geste relève plutôt de l’utilisation perceptive pour agir.

4. Quelle différence caractérise le traitement bottom-up par rapport au traitement top-down ?

Le bottom-up mobilise les souvenirs, tandis que le top-down part des énergies captées
Le bottom-up dépend des émotions, tandis que le top-down décrit la propagation nerveuse
Le bottom-up interprète les besoins, tandis que le top-down détecte l’intensité physique
Le bottom-up part du stimulus, tandis que le top-down mobilise les connaissances et le contexte

Le bottom-up part du stimulus, tandis que le top-down mobilise les connaissances et le contexte

Explication

Le traitement bottom-up commence par les informations issues du stimulus, alors que le traitement top-down les interprète à l’aide des connaissances, du contexte et d’autres facteurs internes. Le recours aux souvenirs et au contexte caractérise donc le top-down, et non le bottom-up.

5. Dans quelles conditions une énergie devient-elle un stimulus perceptif ?

Lorsqu’elle forme une image consciente après son intégration par plusieurs sens
Lorsqu’elle est mémorisée après avoir été interprétée par les connaissances antérieures
Lorsqu’elle provoque un mouvement avant d’être transmise par un récepteur
Lorsqu’elle atteint une intensité suffisante pour déclencher un influx nerveux dans l’axone d’un récepteur

Lorsqu’elle atteint une intensité suffisante pour déclencher un influx nerveux dans l’axone d’un récepteur

Explication

Un stimulus est une intensité d’énergie suffisante pour déclencher la propagation d’un influx nerveux dans l’axone d’un récepteur. La mémorisation et la conscience peuvent intervenir plus tard dans le traitement perceptif, mais elles ne définissent pas le stimulus.

6. En observant une fleur, quelle distinction décrit correctement les stimuli distal et proximal ?

La fleur réelle est le stimulus distal, tandis que son image rétinienne est le stimulus proximal
La fleur réelle et son image rétinienne constituent deux stimuli proximaux distincts
La fleur réelle et son image rétinienne constituent deux stimuli distaux distincts
La fleur réelle est le stimulus proximal, tandis que son image rétinienne est le stimulus distal

La fleur réelle est le stimulus distal, tandis que son image rétinienne est le stimulus proximal

Explication

Le stimulus distal est l’objet physique situé à distance de l’observateur, tandis que le stimulus proximal est l’image sensorielle produite par les énergies captées par les récepteurs. Dans cet exemple, la fleur est donc distale et son image sur la rétine est proximale.

7. Pourquoi la perception des signaux non verbaux est-elle importante dans les interactions sociales ?

Elle transforme automatiquement toute stimulation auditive en sensation tactile
Elle déclenche la propagation nerveuse même en l’absence d’une énergie suffisante
Elle aide l’organisme à inférer les intentions et les émotions d’autrui pour adapter son comportement
Elle permet de reconnaître les objets familiers sans utiliser les informations visuelles

Elle aide l’organisme à inférer les intentions et les émotions d’autrui pour adapter son comportement

Explication

Les signaux non verbaux fournissent des indices permettant de percevoir les intentions et les émotions des autres, afin d’ajuster son comportement. La reconnaissance des objets et la transformation entre modalités sensorielles correspondent à d’autres fonctions perceptives.

8. Dans l’effet McGurk, que perçoit généralement une personne qui entend « ba » tout en voyant une articulation correspondant à « ga » ?

Un bruit dépourvu de contenu phonétique
Le son « da »
Le son « ba » sans modification
Le son « ga » sans modification

Le son « da »

Explication

L’effet McGurk montre que l’intégration d’informations auditives et visuelles peut produire une perception différente des deux signaux présentés : « ba » associé visuellement à « ga » conduit à percevoir « da ». La perception résultante n’est donc pas la simple répétition d’une seule modalité.

9. Quelle caractéristique distingue un système perceptivo-moteur d’un système réduit à la perception sensorielle ?

Il associe l’analyse perceptive à une possibilité d’action motrice
Il coordonne les mouvements sans contribuer à l’identification des stimuli
Il transmet les informations sensorielles vers le cerveau sans produire d’action
Il transforme les sensations en souvenirs sans guider les mouvements

Il associe l’analyse perceptive à une possibilité d’action motrice

Explication

Un système perceptivo-moteur remplit une fonction perceptive et une fonction motrice, comme l’œil et la main. L’idée d’un système limité à la transmission sensorielle ne rend pas compte de sa composante d’action.

10. Lequel de ces ensembles correspond aux cinq sens classiquement admis ?

L’ouïe, la température, le toucher, l’effort et la vision
L’ouïe, la vue, le toucher, le goût et l’odorat
La vue, l’odorat, le mouvement, l’équilibre et l’audition
La proprioception, la vue, l’équilibre, le goût et l’odorat

L’ouïe, la vue, le toucher, le goût et l’odorat

Explication

Les cinq sens classiquement admis sont l’ouïe, la vue, le toucher, le goût et l’odorat. La proprioception, le sens de l’effort et le système vestibulaire appartiennent à d’autres systèmes perceptifs.

11. Quelle situation illustre le mieux la fonction d’un contraste visuel ?

Une couleur est mémorisée après avoir été présentée pendant plusieurs secondes
Une scène devient plus grande lorsque l’observateur augmente sa distance
Une image conserve la même luminance dans toutes ses régions adjacentes
Une zone se distingue de ses voisines par une différence de propriétés visuelles

Une zone se distingue de ses voisines par une différence de propriétés visuelles

Explication

Un contraste correspond à une différence de propriétés visuelles permettant de différencier une zone des zones adjacentes. Une scène uniforme ne fournit pas cette différence locale, même si elle peut être mémorisée ou observée à différentes distances.

12. Une texture périodique présente une luminance maximale de 90 et une luminance minimale de 30. Quelle est sa valeur de contraste de Michelson ?

Cw=2,00C_w = 2{,}00
Cw=0,50C_w = 0{,}50
Cw=60,00C_w = 60{,}00
Cw=0,67C_w = 0{,}67

$$C_w = 0{,}50$$

Explication

La formule donne Cw=903090+30=60120=0,50C_w = \frac{90-30}{90+30}=\frac{60}{120}=0{,}50. Le rapport entre la différence et la somme des luminances, et non la différence seule, définit ce contraste.

13. Que mesure une fréquence spatiale dans une texture visuelle périodique ?

La proportion de contours détectés parmi les objets présents dans le champ visuel
Le nombre de cycles formés par des paires de bandes par unité de distance angulaire
La durée nécessaire pour que l’image atteigne la rétine depuis la scène observée
La différence de luminance entre les bandes les plus claires et les bandes les plus sombres

Le nombre de cycles formés par des paires de bandes par unité de distance angulaire

Explication

La fréquence spatiale indique le nombre de cycles, chaque cycle étant une paire de bandes sombre et claire, par unité de distance angulaire. La différence de luminance relève plutôt de la notion de contraste.

14. Quelle association décrit correctement les basses et les hautes fréquences spatiales ?

Les basses fréquences mesurent la luminance moyenne, tandis que les hautes fréquences mesurent la distance
Les basses fréquences codent les contours fins, tandis que les hautes fréquences codent les masses globales
Les basses fréquences indiquent les mouvements, tandis que les hautes fréquences indiquent les couleurs
Les basses fréquences codent les grandes zones, tandis que les hautes fréquences codent les contours et les détails

Les basses fréquences codent les grandes zones, tandis que les hautes fréquences codent les contours et les détails

Explication

Les basses fréquences représentent les grandes zones d’ombre et de lumière, alors que les hautes fréquences représentent les contours et les détails. Inverser ces rôles constitue la confusion classique entre masses globales et informations fines.

15. Quel type d’information visuelle la lumière réfléchie par les objets fournit-elle à la perception ?

Les contrastes et les fréquences spatiales nécessaires à la perception visuelle
Les mouvements musculaires et les signaux nécessaires à la posture
Les souvenirs et les catégories nécessaires à l’identification des objets
Les sons et les vibrations nécessaires à la localisation auditive

Les contrastes et les fréquences spatiales nécessaires à la perception visuelle

Explication

La lumière réfléchie fournit les variations visuelles décrites par les contrastes et les fréquences spatiales. Les souvenirs, les mouvements musculaires et les sons relèvent d’autres processus ou modalités sensorielles.

16. Quelle différence caractérise le mieux la vision centrale et la vision périphérique ?

La vision centrale privilégie les détails et les couleurs, tandis que la vision périphérique détecte surtout les mouvements et les dangers
La vision centrale dépend principalement de la rétine périphérique, tandis que la vision périphérique dépend surtout de la fovéa
La vision centrale détecte surtout les mouvements, tandis que la vision périphérique distingue les détails et les couleurs
La vision centrale fournit une perception grossière, tandis que la vision périphérique analyse finement les objets colorés

La vision centrale privilégie les détails et les couleurs, tandis que la vision périphérique détecte surtout les mouvements et les dangers

Explication

La fovéa et les cônes assurent principalement une vision centrale fine, sensible aux détails et aux couleurs, tandis que la vision périphérique est plus grossière et utile pour détecter mouvements et dangers. La confusion inverse ces fonctions et leurs bases rétiniennes.

17. Comment se répartissent approximativement les informations rétiniennes entre les deux grandes voies visuelles ?

Environ 90 % passent par la voie rétino-géniculo-corticale et 10 % par la voie rétino-tectale
Environ 75 % passent par la voie rétino-tectale et 25 % par la voie rétino-géniculo-corticale
Environ 50 % passent par chacune des deux voies visuelles
Environ 10 % passent par la voie rétino-géniculo-corticale et 90 % par la voie rétino-tectale

Environ 90 % passent par la voie rétino-géniculo-corticale et 10 % par la voie rétino-tectale

Explication

La voie rétino-géniculo-corticale est majoritaire, avec environ 90 % des informations rétiniennes, tandis que la voie rétino-tectale en reçoit environ 10 %. La répartition inverse constitue la confusion documentée.

18. Après V1, comment l’information visuelle est-elle organisée dans le système visuel ?

Elle reste dans une voie occipitale unique avant d’atteindre les régions motrices.
Elle se divise en une voie frontale de la couleur et une voie temporale de l’équilibre.
Elle se répartit entre une voie auditive temporale et une voie tactile pariétale.
Elle se divise en une voie ventrale occipito-temporale et une voie dorsale occipito-pariétale.

Elle se divise en une voie ventrale occipito-temporale et une voie dorsale occipito-pariétale.

Explication

À partir de V1, l’information visuelle emprunte deux voies principales, l’une ventrale et l’autre dorsale, qui se dirigent vers des régions distinctes. Les autres propositions attribuent à ces voies des fonctions ou des modalités sensorielles qui ne correspondent pas à cette organisation.

19. Une personne reconnaît correctement un objet, mais éprouve des difficultés à ajuster sa main pour l’atteindre. Quelle dissociation correspond le mieux à ce profil ?

Une atteinte conjointe de l’identification et du guidage visuomoteur.
Une atteinte de V1 entraînant une absence complète de toute perception visuelle.
Une atteinte de la voie ventrale avec préservation relative de la voie dorsale.
Une atteinte de la voie dorsale avec préservation relative de la voie ventrale.

Une atteinte de la voie dorsale avec préservation relative de la voie ventrale.

Explication

La voie dorsale contribue à la localisation spatiale et au guidage de l’action, tandis que la voie ventrale permet l’identification des objets. Une difficulté de manipulation accompagnée d’une reconnaissance préservée correspond donc davantage à une atteinte dorsale qu’à une atteinte ventrale.

20. Quel phénomène illustre le blindsight après une lésion de V1 ?

Une localisation de stimuli au-dessus du hasard malgré l’absence de vision consciente rapportée.
Une identification précise des visages malgré une atteinte sélective de la voie ventrale.
Une perception normale des couleurs malgré une lésion des régions temporales.
Une reconnaissance consciente des objets malgré une incapacité à localiser leur position.

Une localisation de stimuli au-dessus du hasard malgré l’absence de vision consciente rapportée.

Explication

Le blindsight se manifeste lorsqu’un patient ayant une lésion de V1 peut localiser des stimuli dans son champ aveugle avec une performance supérieure au hasard, tout en déclarant ne rien voir. Les autres profils décrivent des dissociations différentes et ne rendent pas compte de cette absence de conscience visuelle.

21. Quel contraste distingue l’agnosie visuelle de la patiente D.F. de l’ataxie optique ?

L’agnosie et l’ataxie altèrent toutes deux l’identification et la préhension dans des proportions comparables.
L’agnosie altère la préhension avec une reconnaissance préservée, tandis que l’ataxie altère l’identification avec une préhension préservée.
L’agnosie altère l’identification avec une préhension préservée, tandis que l’ataxie altère la préhension avec une reconnaissance préservée.
L’agnosie préserve l’identification mais altère la localisation, tandis que l’ataxie préserve la localisation mais altère la couleur.

L’agnosie altère l’identification avec une préhension préservée, tandis que l’ataxie altère la préhension avec une reconnaissance préservée.

Explication

L’agnosie visuelle de D.F. concerne l’identification des objets alors que la préhension reste préservée, tandis que l’ataxie optique concerne le guidage de la préhension malgré une reconnaissance préservée. Les autres propositions inversent cette dissociation ou introduisent des fonctions qui ne la définissent pas.

22. Comment définit-on le seuil perceptif absolu lors de sa mesure expérimentale ?

C’est la plus petite énergie détectée dans 50 % des présentations.
C’est l’intensité moyenne jugée identique à un stimulus étalon dans 75 % des présentations.
C’est la variation maximale tolérée avant qu’un stimulus cesse d’être consciemment reconnu.
C’est la plus grande différence détectée entre deux intensités dans 50 % des présentations.

C’est la plus petite énergie détectée dans 50 % des présentations.

Explication

Le seuil absolu correspond à la plus petite quantité d’énergie capable de déclencher une sensation, opérationnalisée par une détection dans 50 % des présentations. La détection d’une différence entre deux stimulations relève plutôt du seuil différentiel.

23. Quelle situation mesure un seuil différentiel ?

Déterminer l’écart minimal entre deux stimulations perçu dans 50 % des essais.
Déterminer la valeur moyenne associée à une sensation maximale dans une série d’essais.
Déterminer la plus faible intensité d’un son détectée dans 50 % des essais.
Déterminer la distance apparente à laquelle deux objets semblent de même taille.

Déterminer l’écart minimal entre deux stimulations perçu dans 50 % des essais.

Explication

Le seuil différentiel est l’écart minimal entre deux valeurs de stimulation qui est perçu dans 50 % des cas. La recherche d’une intensité minimale détectable concerne le seuil absolu, et les autres situations portent sur d’autres mesures perceptives.

24. Pour des stimulations dont les valeurs limites sont VLI=40VLI = 40 et VLS=60VLS = 60, quelles sont les valeurs du seuil différentiel et du point d’égalisation subjective ?

SD=10SD = 10 et PES=50PES = 50
SD=20SD = 20 et PES=40PES = 40
SD=100SD = 100 et PES=20PES = 20
SD=50SD = 50 et PES=10PES = 10

$$SD = 10$$ et $$PES = 50$$

Explication

Le seuil différentiel vaut SD=60402=10SD = \frac{60-40}{2}=10, tandis que le point d’égalisation subjective vaut PES=40+602=50PES = \frac{40+60}{2}=50. Les autres résultats proviennent d’une addition, d’une soustraction ou d’une combinaison incorrecte des limites.

25. Un stimulus étalon a une intensité I=200I = 200 et son seuil différentiel vaut SD=10SD = 10. Quelle est la valeur du rapport de Bouguer-Weber ?

k=0,05k = 0{,}05
k=210k = 210
k=20k = 20
k=0,5k = 0{,}5

$$k = 0{,}05$$

Explication

Le rapport de Bouguer-Weber se calcule avec k=SDIk = \frac{SD}{I}, donc k=10200=0,05k = \frac{10}{200}=0{,}05. Une valeur de 0,50{,}5 résulterait d’une division incorrecte par une intensité dix fois plus faible.

26. Qu’est-ce que la constance perceptive de la taille permet de faire ?

Maintenir une taille angulaire identique lorsque la taille physique des objets change.
Percevoir comme différents des objets identiques lorsque leurs tailles angulaires varient.
Évaluer la distance d’un objet sans utiliser d’information provenant de sa projection rétinienne.
Percevoir comme identiques des objets de même taille physique malgré des distances différentes.

Percevoir comme identiques des objets de même taille physique malgré des distances différentes.

Explication

La constance de taille permet de percevoir une taille physique stable malgré les variations de distance et de taille angulaire sur la rétine. Les autres propositions confondent cette constance avec une sensibilité directe à la taille angulaire ou avec une estimation indépendante de la projection rétinienne.

27. Selon la loi d’Emmert, comment détermine-t-on la taille perçue ?

En soustrayant la taille rétinienne de la distance perçue.
En additionnant la distance perçue et la taille rétinienne.
En divisant la taille rétinienne par la distance perçue.
En multipliant la distance perçue par la taille rétinienne.

En multipliant la distance perçue par la taille rétinienne.

Explication

La loi d’Emmert établit que la taille perçue dépend du produit de la distance perçue par la taille rétinienne. Une division ou une opération additive ne correspond pas à la relation formulée par cette loi.

28. Dans quelle condition une erreur de taille perçue est-elle la plus probable ?

Lorsque deux objets ont la même taille physique et sont présentés à des distances différentes.
Lorsque la distance de l’objet est correctement estimée malgré une taille rétinienne variable.
Lorsque la distance de l’objet est mal estimée par le système perceptif.
Lorsque la taille angulaire change alors que la constance de taille fonctionne correctement.

Lorsque la distance de l’objet est mal estimée par le système perceptif.

Explication

La constance de taille dépend d’une estimation correcte de la distance : une mauvaise estimation entraîne une erreur dans la taille perçue. Une variation de taille angulaire ne suffit pas à produire une erreur lorsque les informations de distance sont correctement interprétées.

29. Lequel de ces ensembles regroupe correctement des indices physiologiques de profondeur ?

L’accommodation, la convergence et la disparité rétinienne
La taille familière, la texture et la parallaxe de mouvement
La perspective, les ombres et le recouvrement des objets
La luminosité, la couleur et la netteté des contours

L’accommodation, la convergence et la disparité rétinienne

Explication

Les indices physiologiques reposent sur le fonctionnement des yeux, notamment l’accommodation, la convergence et la vision stéréoscopique liée à la disparité rétinienne. La perspective, les ombres et le recouvrement sont plutôt des indices picturaux de profondeur.

30. Dans une scène représentée sur une image, quels éléments peuvent signaler la profondeur sans dépendre directement de la disparité entre les deux yeux ?

L’accommodation, la convergence et la disparité rétinienne
La perspective, les ombres et le recouvrement des formes
La vitesse rétinienne relative des objets proches et éloignés
La distance moyenne séparant les deux yeux chez l’observateur

La perspective, les ombres et le recouvrement des formes

Explication

La perspective, les ombres et le recouvrement font partie des indices picturaux, auxquels s’ajoutent le gradient de densité de texture et la taille familière. L’accommodation, la convergence et la disparité rétinienne sont des indices physiologiques, tandis que les deux autres réponses renvoient à d’autres mécanismes ou caractéristiques de la vision.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 63 flashcards sur Psychologie cognitive de la perception.

Qu'est-ce que la perception ?

L'activité qui permet à l'organisme de connaître son environnement et d'y agir.

À quoi sert la perception dans l'environnement ?

À agir, notamment pour se déplacer, effectuer des gestes et saisir des objets.

Comment la perception donne-t-elle du sens à l'environnement ?

En reconnaissant les visages, les objets et les lieux familiers.

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