QCM : Psychologie de la discrimination (14 questions)

Questions et réponses du QCM

1. En droit, à quelles conditions une inégalité de traitement constitue-t-elle une discrimination ?

Elle concerne un groupe social et est perçue comme injuste par les personnes touchées.
Elle repose sur un critère interdit par la loi et survient dans un domaine protégé par la loi.
Elle désavantage une personne et entraîne une conséquence négative pour son groupe social.
Elle découle d’une différence de résultats entre des personnes soumises à une procédure identique.

Elle repose sur un critère interdit par la loi et survient dans un domaine protégé par la loi.

Explication

La définition juridique exige à la fois un critère interdit et un domaine protégé par la loi. Un traitement perçu comme injuste en raison de l’appartenance à un groupe relève plutôt de la définition psychologique.

2. Un responsable traite défavorablement une personne parce qu’il la croit membre d’un groupe social, sans vérifier son appartenance réelle. Quelle notion psychologique décrit ce traitement ?

La discrimination, car le traitement est lié à une appartenance groupale réelle ou supposée.
La mesure indirecte, car le responsable applique une règle qui semble neutre.
La disparité de résultats, puisque la personne est traitée différemment des autres groupes.
La discrimination juridique, dès lors que la personne ressent une injustice dans son activité.

La discrimination, car le traitement est lié à une appartenance groupale réelle ou supposée.

Explication

En psychologie, la discrimination est un traitement inapproprié, potentiellement injuste, lié à l’appartenance réelle ou supposée à un groupe social. La définition juridique requiert en plus un critère interdit et un domaine protégé par la loi.

3. Une entreprise refuse directement de promouvoir une salariée en raison de son appartenance à un groupe protégé. Quelle forme de discrimination cela illustre-t-il ?

Une discrimination indirecte, car la décision individuelle peut produire un résultat inégalitaire.
Une mesure neutre, car le refus porte sur une décision de promotion professionnelle.
Une discrimination directe, car un traitement moins favorable est réservé à une personne du groupe.
Une disparité de résultats, car la salariée n’obtient pas la promotion envisagée.

Une discrimination directe, car un traitement moins favorable est réservé à une personne du groupe.

Explication

La discrimination directe consiste à réserver un traitement moins favorable à des personnes appartenant à un groupe. Une mesure indirecte prend plutôt la forme d’une règle apparemment neutre qui désavantage ce groupe.

4. Un employeur impose à tout le personnel une règle apparemment neutre qui désavantage un groupe protégé, sans adapter la situation. De quelle forme s’agit-il ?

D’une préférence de recrutement, liée aux caractéristiques requises pour un poste.
D’une discrimination directe, produite par un traitement défavorable explicite.
D’une différence de résultats, sans prise en compte de la mesure appliquée.
D’une discrimination indirecte, produite par une mesure neutre en apparence.

D’une discrimination indirecte, produite par une mesure neutre en apparence.

Explication

La discrimination indirecte peut résulter d’une mesure apparemment neutre qui désavantage les personnes d’un groupe protégé lorsque la situation n’est pas adaptée. Un traitement défavorable directement réservé à ces personnes caractériserait plutôt une discrimination directe.

5. Une procédure de recrutement est identique pour tous, mais les candidats d’un groupe obtiennent systématiquement des résultats moins favorables. Que doit examiner l’analyse de la discrimination ?

La conformité de la procédure seulement, car des règles identiques assurent une issue équitable.
La disparité de traitement seulement, car une règle commune exclut toute analyse des résultats.
La disparité de résultats seulement, car la manière d’appliquer la procédure n’a pas d’importance.
La disparité de traitement et celle des résultats, car une procédure identique peut aboutir à un résultat inégalitaire.

La disparité de traitement et celle des résultats, car une procédure identique peut aboutir à un résultat inégalitaire.

Explication

L’analyse doit considérer à la fois la disparité de traitement et la disparité des résultats, puisqu’une procédure identique peut produire une issue inégalitaire. Se limiter à vérifier que les règles sont communes ne permet donc pas d’évaluer l’ensemble de la situation.

6. Pour un rôle exigeant une apparence correspondant à un personnage précis, quand l’usage d’un critère physique protégé peut-il être justifié ?

Lorsque les candidats sont évalués par une procédure identique, même si le critère n’est pas lié au poste.
Lorsque le recruteur estime que cette caractéristique plaira davantage aux clients de l’entreprise.
Lorsque cette caractéristique est indispensable à l’accomplissement du poste, comme pour incarner le personnage.
Lorsque cette caractéristique correspond aux normes de beauté valorisées dans la stratégie marketing.

Lorsque cette caractéristique est indispensable à l’accomplissement du poste, comme pour incarner le personnage.

Explication

Un critère protégé peut être justifié pour certains emplois si la caractéristique concernée est indispensable à l’accomplissement du poste, notamment pour représenter un personnage. Une préférence de recrutement ou un argument marketing ne suffit pas à établir cette nécessité professionnelle.

7. Quelles dimensions le modèle psychosocial réunit-il dans le processus discriminatoire ?

Une dimension comportementale, une dimension affective et une dimension cognitive
Une dimension juridique, une dimension économique et une dimension institutionnelle
Une dimension individuelle, une dimension collective et une dimension historique
Une dimension perceptive, une dimension linguistique et une dimension biologique

Une dimension comportementale, une dimension affective et une dimension cognitive

Explication

Le modèle psychosocial décrit la discrimination comme un processus comportant des dimensions comportementale, affective et cognitive. Les dimensions juridique, économique et institutionnelle ne correspondent pas aux trois composantes de ce modèle.

8. Dans le modèle psychosocial, quelle association relie correctement chaque dimension à sa notion ?

Comportementale : préjugé ; affective : stéréotype ; cognitive : acte de discrimination
Comportementale : acte de discrimination ; affective : stéréotype ; cognitive : préjugé
Comportementale : acte de discrimination ; affective : préjugé ; cognitive : stéréotype
Comportementale : stéréotype ; affective : acte de discrimination ; cognitive : préjugé

Comportementale : acte de discrimination ; affective : préjugé ; cognitive : stéréotype

Explication

L’acte discriminatoire relève de la dimension comportementale, le préjugé de la dimension affective et le stéréotype de la dimension cognitive. L’association qui place le stéréotype dans la dimension affective et le préjugé dans la dimension cognitive inverse ces deux notions.

9. Qu’est-ce qui caractérise un préjugé ?

Une intention d’action déclenchée par des informations sur une personne
Une évaluation durable en faveur ou en défaveur d’un objet
Un ensemble de croyances sur les caractéristiques d’un groupe ou d’une catégorie
Une attitude affective, positive ou négative, envers un objet ou une personne

Une attitude affective, positive ou négative, envers un objet ou une personne

Explication

Un préjugé est une attitude affective, qui peut être positive ou négative et porter sur un objet ou une personne. L’ensemble de croyances ou d’attentes concernant un groupe correspond plutôt à un stéréotype.

10. Comment définir une attitude ?

Une réaction émotionnelle passagère à une personne ou à un événement
Une décision observable de traiter différemment des personnes
Un ensemble de croyances attribuées à une catégorie sociale
Une évaluation durable en faveur ou en défaveur d’un objet

Une évaluation durable en faveur ou en défaveur d’un objet

Explication

Une attitude est une évaluation durable, favorable ou défavorable, portant sur un objet. Une réaction émotionnelle passagère ne rend pas compte de cette durabilité.

11. Dans le modèle tricomponentiel de Rosenberg et Hovland, quelle composante de l’attitude correspond aux intentions d’action ?

La composante cognitive
La composante affective
La composante perceptive
La composante comportementale

La composante comportementale

Explication

Rosenberg et Hovland associent la composante comportementale aux intentions d’action, tandis que la composante cognitive concerne les savoirs et croyances et la composante affective les émotions. La composante perceptive ne fait pas partie des trois composantes du modèle.

12. Qu’est-ce qu’un stéréotype ?

Une décision d’agir différemment envers les membres d’une catégorie
Une évaluation durable portant sur un objet particulier
Une attitude affective favorable ou défavorable envers une personne
Un ensemble de croyances ou d’attentes associées aux attributs ou comportements d’un groupe

Un ensemble de croyances ou d’attentes associées aux attributs ou comportements d’un groupe

Explication

Un stéréotype rassemble des croyances ou des attentes concernant les caractéristiques associées à un groupe ou à une catégorie. Une attitude affective envers une personne correspond plutôt à un préjugé.

13. Comment Walter Lippmann décrit-il les stéréotypes dans *Public Opinion* ?

Comme des images mentales qui organisent notre représentation du monde et simplifient une réalité complexe
Comme des émotions envers des groupes qui orientent directement les relations personnelles
Comme des règles de conduite formelles qui encadrent les comportements des institutions
Comme des souvenirs individuels qui reproduisent fidèlement chaque détail de l’expérience

Comme des images mentales qui organisent notre représentation du monde et simplifient une réalité complexe

Explication

Lippmann présente les stéréotypes comme des images mentales qui structurent notre représentation du monde en simplifiant une réalité complexe. Les définir comme des émotions confond les stéréotypes avec la dimension affective associée aux préjugés.

14. Quel enchaînement résume le processus reliant représentations cognitives, attitudes affectives et conduites discriminatoires ?

Stéréotypes, discrimination, préjugés
Préjugés, discrimination, stéréotypes
Stéréotypes, préjugés, discrimination
Discrimination, stéréotypes, préjugés

Stéréotypes, préjugés, discrimination

Explication

Le processus est résumé par l’enchaînement des stéréotypes, puis des préjugés, puis de la discrimination. Placer la discrimination avant les stéréotypes inverse l’ordre de ce processus.

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Qu’est-ce qu’une discrimination juridique ?

Une inégalité de traitement fondée sur un critère interdit par la loi dans un domaine protégé par celle-ci.

Qu’est-ce qu’une discrimination psychologique ?

Un comportement ou traitement inapproprié, potentiellement injuste, lié à l’appartenance réelle ou supposée à un groupe social.

Qu’est-ce que la discrimination directe ?

Un traitement moins favorable réservé à des personnes appartenant à un groupe.

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