QCM : Psychologie du développement (67 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction décrit correctement le développement par rapport à la croissance chez un être vivant ?

Le développement concerne l’évolution d’une espèce, tandis que la croissance concerne celle d’un individu.
Le développement concerne des transformations qualitatives, tandis que la croissance concerne des changements quantitatifs.
Le développement apparaît à l’âge adulte, tandis que la croissance s’achève avant la naissance.
Le développement mesure l’augmentation corporelle, tandis que la croissance décrit les apprentissages.

Le développement concerne des transformations qualitatives, tandis que la croissance concerne des changements quantitatifs.

Explication

Le développement renvoie aux changements qualitatifs qu’un être vivant connaît entre la naissance et l’âge adulte, alors que la croissance désigne des changements quantitatifs. L’augmentation corporelle relève donc de la croissance et non de la définition générale du développement.

2. Le fait qu’un enfant apprenne à parler illustre quel type de changement ?

Un changement biologique interne correspondant à une modification corporelle.
Un changement phylogénétique correspondant à l’évolution d’une espèce.
Un changement qualitatif correspondant au développement d’une capacité.
Un changement quantitatif correspondant à une augmentation de la taille.

Un changement qualitatif correspondant au développement d’une capacité.

Explication

L’apprentissage de la parole transforme les capacités de l’enfant et constitue donc un changement qualitatif lié au développement. Une augmentation de la taille serait, elle, un changement quantitatif relevant de la croissance.

3. Quelle situation illustre la distinction entre ontogenèse et phylogenèse ?

L’étude du langage d’une personne relève de la phylogenèse, tandis que l’évolution du langage humain relève de l’ontogenèse.
L’étude du langage d’une personne et son évolution humaine relèvent toutes deux de la maturation individuelle.
L’étude du langage d’une personne et son évolution humaine relèvent toutes deux de la croissance.
L’étude du langage d’une personne relève de l’ontogenèse, tandis que l’évolution du langage humain relève de la phylogenèse.

L’étude du langage d’une personne relève de l’ontogenèse, tandis que l’évolution du langage humain relève de la phylogenèse.

Explication

L’ontogenèse concerne le développement d’un individu au cours de sa vie, tandis que la phylogenèse concerne l’évolution d’une espèce au cours du temps. Le développement personnel du langage et l’évolution du langage humain correspondent donc à ces deux niveaux distincts.

4. Quelle opposition caractérise les conceptions de Locke et de Rousseau concernant l’enfant ?

Locke voit l’enfant comme une tabula rasa, tandis que Rousseau lui attribue des caractéristiques propres et une raison tardive.
Locke défend des stades fixes, tandis que Rousseau explique le développement par les exercices scolaires.
Locke privilégie la maturation biologique, tandis que Rousseau réduit l’enfant à ses apprentissages sociaux.
Locke voit l’enfant comme naturellement rationnel, tandis que Rousseau le considère dépourvu de toute capacité mentale.

Locke voit l’enfant comme une tabula rasa, tandis que Rousseau lui attribue des caractéristiques propres et une raison tardive.

Explication

Locke considère que l’enfant naît sans connaissances et que son développement est continu, comme sur une tabula rasa. Rousseau insiste au contraire sur les caractéristiques propres de l’enfant et sur l’apparition tardive de la raison.

5. Quel objet d’étude correspond au béhaviorisme ?

Les représentations inconscientes, étudiées par l’interprétation des rêves et des conflits psychiques.
Les comportements observables, étudiés par l’analyse des stimuli et des réponses dans des expériences objectives.
Les expériences intérieures, étudiées par l’introspection et la description des états de conscience.
Les structures héréditaires, étudiées par la transmission biologique des caractères individuels.

Les comportements observables, étudiés par l’analyse des stimuli et des réponses dans des expériences objectives.

Explication

Le béhaviorisme étudie les faits observables, notamment les stimuli et les réponses, au moyen d’expériences objectives. L’introspection vise plutôt l’expérience intérieure et ne correspond donc pas à cette approche comportementale.

6. Après plusieurs associations entre une cloche et de la nourriture, que devient la cloche dans le conditionnement répondant de Pavlov ?

Un stimulus conditionné capable de provoquer la salivation.
Une conséquence renforçante qui augmente la fréquence des réponses.
Un comportement opérant produit pour obtenir de la nourriture.
Un stimulus inné qui déclenche naturellement la salivation.

Un stimulus conditionné capable de provoquer la salivation.

Explication

La cloche, initialement neutre, devient un stimulus conditionné après son association répétée avec la nourriture et provoque alors la salivation. Elle n’est pas un stimulus inné, car la salivation était d’abord déclenchée naturellement par la nourriture.

7. Quelle thèse correspond à la conception de Watson sur la formation des comportements humains ?

Le conditionnement et le milieu déterminent fortement les comportements, y compris lorsqu’ils sont complexes.
Le développement comportemental dépend surtout de stades fixes qui se succèdent selon une maturation interne.
Les comportements humains sont accessibles par l’introspection davantage que par l’observation expérimentale.
Les comportements complexes résultent principalement de structures mentales innées et indépendantes de l’éducation.

Le conditionnement et le milieu déterminent fortement les comportements, y compris lorsqu’ils sont complexes.

Explication

Pour Watson, le conditionnement construit les comportements humains et le milieu ainsi que l’éducation exercent une influence déterminante. L’idée d’une origine principalement innée et indépendante de l’environnement ne correspond donc pas à sa position.

8. Un élève reçoit une félicitation après avoir terminé ses devoirs, puis les termine plus régulièrement : quel processus est illustré ?

Un renforcement positif, car une conséquence agréable augmente le comportement.
Une punition négative, car le retrait d’une conséquence diminue le comportement.
Une punition positive, car l’ajout d’une conséquence diminue le comportement.
Un renforcement négatif, car une conséquence désagréable augmente le comportement.

Un renforcement positif, car une conséquence agréable augmente le comportement.

Explication

La félicitation est une conséquence agréable ajoutée après le comportement et elle augmente la probabilité que l’élève recommence. Un renforcement négatif augmenterait aussi le comportement, mais par le retrait d’une conséquence désagréable.

9. Quel est l’objectif principal de la psychologie génétique ?

Mesurer les réponses observables afin de relier mécaniquement chaque stimulus à un comportement.
Décrire les différences individuelles sans analyser les transformations psychologiques qui les produisent.
Étudier la transmission des gènes responsables des caractères héréditaires au fil des générations.
Comprendre la formation et l’évolution du psychisme pendant l’enfance grâce à l’observation des enfants et aux stades.

Comprendre la formation et l’évolution du psychisme pendant l’enfance grâce à l’observation des enfants et aux stades.

Explication

La psychologie génétique cherche à comprendre comment le psychisme se forme et évolue pendant l’enfance, notamment par l’observation méthodique et la notion de stade. Elle ne se confond pas avec la génétique biologique, qui concerne l’hérédité des gènes.

10. Qu’est-ce qu’un stade dans l’étude du développement psychologique ?

Une période distincte où certains traits de la structure restent relativement stables.
Une phase définie par un événement extérieur identique pour chaque enfant.
Une accumulation continue de changements quantitatifs sans organisation qualitative.
Une transition brève où une structure ancienne se défait avant l’apparition d’une nouvelle.

Une période distincte où certains traits de la structure restent relativement stables.

Explication

Un stade est une période distincte du développement durant laquelle certains aspects qualitatifs et certains traits structurels restent relativement stables. Une transition entre deux organisations correspond plutôt à une période charnière.

11. Comment distinguer une période de palier d’une période charnière ?

Le palier correspond à une cause biologique, tandis que la période charnière correspond à une cause scolaire.
Le palier stabilise une structure, tandis que la période charnière accompagne sa transformation.
Le palier décrit la croissance corporelle, tandis que la période charnière décrit l’évolution d’une espèce.
Le palier transforme une structure, tandis que la période charnière maintient une organisation stable.

Le palier stabilise une structure, tandis que la période charnière accompagne sa transformation.

Explication

Une période de palier est un stade de stabilité relative, alors qu’une période charnière est une transition durant laquelle l’ancienne structure se défait et une nouvelle se met en place. La transformation structurelle caractérise donc la période charnière, et non le palier.

12. Lequel de ces événements peut provoquer le passage d’un stade de développement à un autre ?

Une mesure du niveau mental qui compare l’enfant avec ceux de son âge.
La puberté, l’entrée à l’école ou une restructuration psychologique liée à un apprentissage.
Une augmentation de taille sans modification des capacités ou de l’organisation psychologique.
La répétition d’une réponse réflexe sans changement de structure du comportement.

La puberté, l’entrée à l’école ou une restructuration psychologique liée à un apprentissage.

Explication

Le passage entre deux stades peut résulter de facteurs biologiques internes comme la puberté, de changements externes comme l’entrée à l’école, ou de restructurations psychologiques liées à un effet de seuil. Une simple augmentation de taille ne suffit pas à caractériser une transition de stade.

13. Comment Freud définit-il principalement la libido ?

Un souvenir inconscient qui influence indirectement les comportements
Une énergie psychique issue surtout des pulsions sexuelles et de vie
Une règle morale imposée par les exigences de la société
Une tension corporelle provoquée par un besoin physiologique

Une énergie psychique issue surtout des pulsions sexuelles et de vie

Explication

Pour Freud, la libido désigne une énergie psychique liée principalement aux pulsions sexuelles et aux pulsions de vie. Elle ne correspond donc ni à une règle morale ni à un souvenir inconscient, qui relèvent d’autres notions.

14. Quel enchaînement décrit le fonctionnement d’une pulsion selon Freud ?

Une représentation sociale impose un comportement adapté à la réalité
Une tension corporelle inconsciente pousse à agir afin de retrouver le calme
Un souvenir douloureux quitte la conscience afin de réduire l’angoisse
Une règle consciente déclenche une action destinée à respecter une valeur

Une tension corporelle inconsciente pousse à agir afin de retrouver le calme

Explication

Une pulsion part d’une tension corporelle inconsciente et pousse l’individu à agir pour satisfaire un besoin et retrouver un état de calme. Les autres propositions décrivent plutôt des processus moraux, défensifs ou sociaux.

15. Dans une pulsion, quelle association entre la source, le but et l’objet est correcte ?

La source réduit la tension, le but crée l’objet et l’objet produit le besoin
La source crée la tension, le but la réduit et l’objet permet la satisfaction
La source représente le besoin, le but conserve la tension et l’objet l’élimine
La source choisit l’objet, le but déclenche la tension et l’objet définit la règle

La source crée la tension, le but la réduit et l’objet permet la satisfaction

Explication

La source est corporelle et produit la tension, le but vise sa réduction et l’objet rend possible la satisfaction. Confondre la source avec le but revient à attribuer à chaque élément une fonction qui n’est pas la sienne.

16. Quelle évolution caractérise les distinctions freudiennes entre les pulsions en 1905 et en 1920 ?

En 1905, Freud oppose auto-conservation et sexualité, puis en 1920 vie et mort
En 1905, Freud oppose plaisir et réalité, puis en 1920 Ça et préconscient
En 1905, Freud oppose parenté et parentalité, puis en 1920 objet et identification
En 1905, Freud oppose conscience et inconscient, puis en 1920 Moi et Surmoi

En 1905, Freud oppose auto-conservation et sexualité, puis en 1920 vie et mort

Explication

Freud distingue en 1905 les pulsions d’auto-conservation et les pulsions sexuelles, puis en 1920 les pulsions de vie et les pulsions de mort. Les autres couples appartiennent à d’autres distinctions psychanalytiques ou sociales.

17. Qu’est-ce que le refoulement dans la théorie freudienne ?

Le remplacement d’une représentation anxiogène par une règle morale acceptable
La disparition progressive d’un souvenir sans lien avec un conflit psychique
Le rejet hors de la conscience d’un contenu douloureux qui demeure inconscient
L’adaptation consciente d’un désir aux contraintes de la réalité sociale

Le rejet hors de la conscience d’un contenu douloureux qui demeure inconscient

Explication

Le refoulement éloigne de la conscience une pensée, un souvenir ou un désir douloureux, qui continue toutefois d’exister dans l’inconscient. Il se distingue ainsi de l’oubli ordinaire, qui n’implique pas nécessairement un conflit inconscient.

18. Quelle proposition associe correctement les trois instances de la deuxième topique freudienne ?

Le Ça conserve les souvenirs, le Moi produit les pulsions et le Surmoi choisit les objets
Le Ça tient compte de la réalité, le Moi impose des règles et le Surmoi recherche le plaisir immédiat
Le Ça recherche le plaisir immédiat, le Moi tient compte de la réalité et le Surmoi impose des règles
Le Ça impose des règles, le Moi recherche le plaisir immédiat et le Surmoi s’adapte à la réalité

Le Ça recherche le plaisir immédiat, le Moi tient compte de la réalité et le Surmoi impose des règles

Explication

Le Ça vise la satisfaction immédiate, le Moi compose avec la réalité et le Surmoi représente les interdits, les règles et les valeurs. Les autres associations inversent les fonctions principales de ces instances.

19. À quoi servent principalement les mécanismes de défense du Moi ?

À rendre accessibles les contenus psychiques conservés dans l’inconscient
À satisfaire directement les besoins corporels en déclenchant une action adaptée
À protéger souvent inconsciemment le Moi contre une angoisse ou un malaise excessif
À établir socialement les liens de parenté entre les membres d’une famille

À protéger souvent inconsciemment le Moi contre une angoisse ou un malaise excessif

Explication

Les mécanismes de défense sont des moyens souvent inconscients par lesquels le Moi se protège d’une pensée ou d’une situation trop angoissante. Ils ne servent pas directement à organiser la parenté ni à rendre conscient un contenu inconscient.

20. Quelle distinction décrit correctement la parenté et la parentalité ?

La parenté décrit le développement psychologique, tandis que la parentalité fixe les règles sociales de filiation
La parenté désigne le désir d’enfant, tandis que la parentalité correspond aux interdits transmis par le Surmoi
La parenté définit des liens sociaux, tandis que la parentalité désigne le processus de devenir et de se sentir parent
La parenté concerne l’angoisse inconsciente, tandis que la parentalité organise les mécanismes de défense du Moi

La parenté définit des liens sociaux, tandis que la parentalité désigne le processus de devenir et de se sentir parent

Explication

La parenté renvoie aux liens et aux règles qui définissent socialement les personnes parentes. La parentalité concerne le processus psychologique par lequel une personne devient parent et se vit comme telle.

21. Quelle caractéristique définit le narcissisme primaire ?

La libido s’oriente vers le sein maternel comme premier objet de satisfaction
La libido est tournée vers l’enfant lui-même, sans relation à un objet extérieur
La libido se répartit entre les règles familiales et les exigences de la réalité
La libido revient vers le Moi après avoir investi plusieurs objets extérieurs

La libido est tournée vers l’enfant lui-même, sans relation à un objet extérieur

Explication

Le narcissisme primaire correspond à un état très précoce où la libido est entièrement tournée vers l’enfant lui-même, sans relation d’objet. Le retour de la libido vers le Moi après un investissement extérieur décrit plutôt le narcissisme secondaire.

22. Quelle situation correspond au stade oral de l’évolution libidinale ?

Le langage devient la principale source de plaisir et l’enfant négocie les règles familiales
L’anus est la principale zone érogène et la rétention organise le rapport aux autres
Le regard constitue la principale zone érogène et l’enfant choisit des objets sociaux
La bouche est la principale zone érogène et l’alimentation soutient la première relation avec la mère

La bouche est la principale zone érogène et l’alimentation soutient la première relation avec la mère

Explication

Le stade oral est le premier stade libidinal, situé principalement durant la première année et le début de la deuxième, avec la bouche comme zone érogène. Le rapport entre l’anus, l’expulsion et la rétention appartient au stade anal.

23. Quel exemple illustre le mieux le processus d’étayage ?

Le plaisir sexuel se différencie progressivement d’abord d’une fonction vitale comme l’alimentation
Une règle morale se transforme progressivement en désir de satisfaire une exigence sociale
Une tension corporelle disparaît lorsqu’un souvenir douloureux est écarté de la conscience
Une relation familiale devient progressivement une classification sociale de la parenté

Le plaisir sexuel se différencie progressivement d’abord d’une fonction vitale comme l’alimentation

Explication

L’étayage signifie que la sexualité s’appuie d’abord sur une fonction vitale, ici l’alimentation, avant de s’en différencier pour rechercher un plaisir autonome. Il ne désigne donc ni le refoulement ni l’organisation sociale de la famille.

24. Quelle distinction entre choix d’objet et identification s’applique au stade oral ?

Le choix d’objet consiste à retenir les selles, tandis que l’identification consiste à les expulser
Le choix d’objet vise à être le sein, tandis que l’identification vise à le posséder comme objet extérieur
Le choix d’objet concerne la réalité sociale, tandis que l’identification concerne les règles du Surmoi
Le choix d’objet vise à posséder le sein, tandis que l’identification vise à être ou se confondre avec lui

Le choix d’objet vise à posséder le sein, tandis que l’identification vise à être ou se confondre avec lui

Explication

Dans le stade oral, le choix d’objet correspond au fait d’avoir ou de posséder le sein maternel, alors que l’identification consiste à être ou à se confondre avec l’objet. La rétention et l’expulsion relèvent du stade anal, et non de cette distinction orale.

25. Dans sa forme complète, que comprend le complexe d’Œdipe ?

La rivalité avec les deux parents et l’attachement affectueux à l’environnement social
L’amour du parent du sexe opposé et la rivalité avec celui du même sexe
L’amour des deux parents et la crainte de perdre leur protection affective
L’identification au parent du sexe opposé et l’éloignement du parent du même sexe

L’amour du parent du sexe opposé et la rivalité avec celui du même sexe

Explication

Le complexe d’Œdipe associe un désir amoureux envers le parent du sexe opposé et une rivalité envers celui du même sexe. La forme négative inverse ces orientations, mais elle ne décrit pas la forme complète classique.

26. Comment le complexe de castration se manifeste-t-il différemment chez le garçon et chez la fille ?

Le garçon redoute la séparation maternelle, tandis que la fille redoute l’identification paternelle
Le garçon craint une perte, tandis que la fille fantasme une absence ou un préjudice
Le garçon recherche une rivalité fraternelle, tandis que la fille recherche une protection maternelle
Le garçon fantasme une absence, tandis que la fille craint une perte comme punition

Le garçon craint une perte, tandis que la fille fantasme une absence ou un préjudice

Explication

Chez le garçon, le complexe de castration prend la forme d’une peur de perdre son pénis comme punition du désir incestueux. Chez la fille, il est vécu comme une absence ou un préjudice déjà constaté.

27. Quelle transformation l’angoisse de castration entraîne-t-elle chez le garçon selon Freud ?

Il abandonne les relations familiales, suspend sa libido et refuse toute identification adulte
Il renonce à sa mère, investit d’autres objets et s’identifie symboliquement au père
Il maintient son désir maternel, évite toute identification et renforce sa rivalité paternelle
Il renonce au père, conserve son investissement maternel et rejette les autres objets

Il renonce à sa mère, investit d’autres objets et s’identifie symboliquement au père

Explication

Selon Freud, l’angoisse de castration favorise le renoncement à la mère, le déplacement de la libido vers d’autres objets et l’identification symbolique au père. La rivalité paternelle n’est donc pas renforcée comme issue principale.

28. Quelle est la fonction principale de la fonction paternelle dans la relation mère-enfant ?

Remplacer la mère dans les soins quotidiens et organiser les apprentissages scolaires
Supprimer les désirs familiaux afin de rendre l’enfant indépendant de toute relation
Limiter cette relation pour permettre la séparation et inscrire l’enfant dans la société
Renforcer cette relation pour maintenir l’enfant dans une dépendance affective durable

Limiter cette relation pour permettre la séparation et inscrire l’enfant dans la société

Explication

La fonction paternelle introduit une limite dans la relation mère-enfant, ce qui rend possible la séparation et l’inscription de l’enfant dans la société par la représentation de la loi. Elle ne consiste pas à remplacer la mère dans les soins.

29. Quelle conception des connaissances correspond au constructivisme piagétien ?

Elles reposent principalement sur des structures déjà présentes dès la naissance
Elles proviennent principalement de l’expérience sensible accumulée au contact des objets
Elles résultent de la transmission sociale de connaissances stabilisées par les adultes
Elles se construisent progressivement par l’interaction entre l’enfant et son environnement

Elles se construisent progressivement par l’interaction entre l’enfant et son environnement

Explication

Le constructivisme piagétien considère que les connaissances se construisent progressivement dans l’interaction entre l’enfant et son environnement. L’empirisme privilégie l’expérience, tandis que l’innéisme privilégie les structures présentes dès la naissance.

30. Un enfant rencontre un objet qu’il ne peut pas comprendre avec ses structures actuelles et les modifie pour l’intégrer : quel processus est en jeu ?

L’assimilation, car le nouvel objet est intégré aux structures déjà disponibles
La réaction circulaire, car une sensation familière est répétée par l’enfant
L’accommodation, car les structures de pensée sont adaptées au nouvel objet
L’abstraction empirique, car une propriété est découverte directement dans l’objet

L’accommodation, car les structures de pensée sont adaptées au nouvel objet

Explication

L’accommodation consiste à modifier les structures de pensée lorsque celles-ci ne suffisent pas à comprendre une nouvelle situation. L’assimilation aurait conservé les structures existantes en intégrant le nouvel élément à celles-ci.

31. Quelle séquence décrit la construction des connaissances dans le modèle piagétien ?

Sujet et langage, imitation, puis réception des connaissances
Perception et maturation, instruction, puis acquisition des connaissances
Sujet et environnement, interaction, puis construction des connaissances
Environnement et mémoire, répétition, puis transmission des connaissances

Sujet et environnement, interaction, puis construction des connaissances

Explication

Le modèle piagétien relie le sujet et l’environnement dans une interaction qui conduit à la construction des connaissances. Cette conception ne réduit pas l’apprentissage à une transmission ou à une réception passive.

32. Quel enchaînement présente correctement les quatre stades de Piaget et leurs périodes d’âge ?

Sensori-moteur de 0 à 4 ans, symbolique de 4 à 8 ans, opérations concrètes de 8 à 12 ans, opérations formelles de 12 à 16 ans
Sensori-moteur de 0 à 2 ans, symbolique de 2 à 7 ans, opérations concrètes de 7 à 12 ans, opérations formelles de 12 à 16 ans
Symbolique de 0 à 2 ans, sensori-moteur de 2 à 7 ans, opérations formelles de 7 à 12 ans, opérations concrètes de 12 à 16 ans
Sensori-moteur de 0 à 2 ans, opérations concrètes de 2 à 7 ans, symbolique de 7 à 12 ans, opérations formelles de 12 à 16 ans

Sensori-moteur de 0 à 2 ans, symbolique de 2 à 7 ans, opérations concrètes de 7 à 12 ans, opérations formelles de 12 à 16 ans

Explication

Les stades suivent l’ordre sensori-moteur, intelligence symbolique, opérations concrètes, puis opérations formelles, avec les tranches d’âge indiquées. Les autres séquences déplacent soit les stades, soit leurs limites d’âge.

33. Quelle propriété caractérise un schème dans le développement sensori-moteur ?

C’est une connaissance innée qui détermine les conduites sans modification par l’expérience
C’est une organisation d’action réutilisable, généralisable et adaptable à diverses situations
C’est une réaction réflexe isolée qui disparaît lorsque l’enfant atteint le langage
C’est une représentation verbale stable qui permet d’expliquer consciemment chaque action

C’est une organisation d’action réutilisable, généralisable et adaptable à diverses situations

Explication

Un schème organise une action que l’enfant peut réutiliser, généraliser et adapter à différentes situations. Il ne se réduit ni à une explication verbale ni à une conduite innée et immuable.

34. Un bébé utilise une manière d’attraper un objet, puis la modifie parce qu’elle ne fonctionne pas avec un nouvel objet : quel processus illustre cette situation ?

La réaction circulaire secondaire, car l’enfant reproduit un effet déjà observé sur un objet
L’abstraction empirique, car l’enfant découvre une propriété indépendante de son action
L’assimilation, car le schème existant est appliqué sans changement au nouvel objet
L’accommodation, car le schème existant est modifié pour répondre à la nouvelle situation

L’accommodation, car le schème existant est modifié pour répondre à la nouvelle situation

Explication

L’accommodation intervient lorsque le schème existant ne suffit pas et doit être modifié ou remplacé par un nouveau. L’assimilation conserverait le schème déjà possédé pour agir sur la situation.

35. Quelle évolution décrit le développement sensori-moteur selon Piaget ?

Il va de l’expérimentation volontaire aux réflexes, puis à la répétition d’effets familiers
Il va de la compréhension verbale des objets à leur manipulation, puis à la coordination réflexe
Il va de l’imitation sociale au langage, puis au raisonnement abstrait sur les objets
Il va de la répétition des réflexes à l’exploration, puis à l’expérimentation volontaire des effets

Il va de la répétition des réflexes à l’exploration, puis à l’expérimentation volontaire des effets

Explication

Le développement sensori-moteur progresse des réflexes répétés vers l’exploration des objets, puis vers l’expérimentation volontaire où l’enfant varie ses actions. La réaction circulaire tertiaire correspond précisément à cette recherche de nouveaux effets.

36. Que signifie la permanence de l’objet chez l’enfant ?

Comprendre qu’un objet continue d’exister lorsqu’il n’est plus perceptible
Retrouver un objet caché en se basant sur les indices de son environnement
Réagir à la disparition d’un objet sans lui attribuer une existence durable
Reconnaître un objet uniquement lorsqu’il conserve la même apparence visible

Comprendre qu’un objet continue d’exister lorsqu’il n’est plus perceptible

Explication

La permanence de l’objet correspond à la compréhension qu’un objet existe encore même lorsqu’il échappe à la perception. Une simple réaction à sa disparition ne prouve pas que l’enfant lui attribue une existence indépendante de sa perception.

37. Quelle progression décrit le mieux la construction de la permanence de l’objet entre la naissance et 2 ans ?

L’enfant comprend d’abord les déplacements invisibles avant de suivre les déplacements perceptibles
L’enfant découvre simultanément les objets partiellement cachés et les objets complètement cachés
L’enfant passe de l’absence de recherche à la compréhension progressive des déplacements invisibles
L’enfant passe de la recherche des objets cachés à la réaction tardive à leur disparition

L’enfant passe de l’absence de recherche à la compréhension progressive des déplacements invisibles

Explication

Selon Piaget, l’enfant progresse de l’absence de recherche vers la recherche d’objets partiellement puis complètement cachés, avant de comprendre les déplacements invisibles. Les autres propositions inversent ou simplifient cette succession développementale.

38. Quelle définition correspond à l’égocentrisme cognitif de l’enfant ?

Une difficulté à évoquer mentalement un objet absent de son environnement
Une difficulté à quitter son propre point de vue et à coordonner celui d’autrui
Une tendance à rechercher son intérêt personnel dans les interactions sociales
Une incapacité à conserver une quantité malgré une transformation perceptible

Une difficulté à quitter son propre point de vue et à coordonner celui d’autrui

Explication

L’égocentrisme cognitif désigne la difficulté à se décentrer de son propre point de vue et à coordonner plusieurs perspectives. La recherche de son intérêt personnel relève de l’égoïsme, tandis que les deux autres réponses concernent d’autres notions piagétiennes.

39. À quoi sert la fonction symbolique ou sémiotique ?

À conserver une quantité identique malgré une modification de sa forme perceptible
À coordonner simultanément plusieurs points de vue dans une même situation
À évoquer des objets ou des situations absents grâce à des signes ou des symboles
À appliquer une règle logique à des objets présents et directement manipulables

À évoquer des objets ou des situations absents grâce à des signes ou des symboles

Explication

La fonction symbolique permet de représenter mentalement ce qui n’est pas présent au moyen de signes ou de symboles. La conservation, la coordination des points de vue et le raisonnement concret désignent d’autres capacités cognitives.

40. Quelle distinction entre symbole et signe est correcte ?

Le symbole est arbitraire et culturel, tandis que le signe conserve une ressemblance avec le signifié
Le symbole constitue une partie du signifié, tandis que le signe reproduit matériellement sa forme
Le symbole et le signe reposent tous deux sur une relation naturelle avec le signifié
Le symbole repose sur une ressemblance, tandis que le signe est arbitraire et conventionnel

Le symbole repose sur une ressemblance, tandis que le signe est arbitraire et conventionnel

Explication

Le symbole entretient une ressemblance avec ce qu’il représente, alors que le signe repose sur un lien arbitraire, conventionnel et culturel. L’élément lié ou faisant partie du signifié correspond à l’indice, et non au symbole.

41. Que comprend l’enfant lorsqu’il maîtrise la conservation d’une quantité ?

Qu’une quantité reste identique malgré une transformation perceptible de sa forme ou de sa disposition
Qu’une quantité peut être comparée sans tenir compte de la transformation visible qu’elle a subie
Qu’une quantité change dès que son apparence devient plus étendue ou plus compacte
Qu’une quantité reste identique seulement lorsque les objets conservent leur disposition initiale

Qu’une quantité reste identique malgré une transformation perceptible de sa forme ou de sa disposition

Explication

La conservation consiste à comprendre que la quantité ne change pas malgré une modification de forme ou de disposition. Les réponses fondées sur l’apparence ou sur le maintien de la disposition initiale confondent conservation et intuition perceptive.

42. Quels sont les trois arguments utilisés par l’enfant pour expliquer la conservation ?

L’identité, la compensation et l’inversion
La perception, l’imitation et la représentation
La ressemblance, l’arbitraire et la convention
La classification, la sériation et la généralisation

L’identité, la compensation et l’inversion

Explication

L’enfant peut justifier la conservation par l’identité, la compensation et l’inversion. La compensation renvoie à deux changements qui se neutralisent, tandis que l’identité affirme qu’aucun élément n’a été ajouté ou retiré.

43. Quelle différence caractérise la pensée opératoire concrète par rapport à la pensée opératoire formelle ?

La pensée concrète raisonne sur des objets manipulables, tandis que la pensée formelle raisonne sur des hypothèses abstraites
La pensée concrète apparaît après la pensée formelle, qui permet ensuite de revenir aux opérations matérielles
La pensée concrète raisonne sur des hypothèses abstraites, tandis que la pensée formelle dépend d’objets directement manipulables
La pensée concrète repose sur des associations perceptives, tandis que la pensée formelle exclut toute réversibilité logique

La pensée concrète raisonne sur des objets manipulables, tandis que la pensée formelle raisonne sur des hypothèses abstraites

Explication

La pensée opératoire concrète, acquise vers 7 à 11-12 ans, permet un raisonnement réversible appliqué à des objets concrets. La pensée opératoire formelle, qui se développe après 11-12 ans, étend ce raisonnement aux hypothèses et aux propositions abstraites.

44. Que fait un raisonnement hypothético-déductif ?

Il part d’objets perceptibles pour généraliser une règle fondée sur leur apparence
Il part d’hypothèses pour en déduire des conclusions nécessaires dans un cadre abstrait
Il compare deux dispositions concrètes sans modifier mentalement les opérations effectuées
Il répète une action observée afin de représenter un modèle devenu absent

Il part d’hypothèses pour en déduire des conclusions nécessaires dans un cadre abstrait

Explication

Le raisonnement hypothético-déductif commence par des hypothèses et en tire des conclusions nécessaires, en transférant les opérations logiques vers l’abstrait. Les autres réponses décrivent une généralisation perceptive, une imitation différée ou une manipulation concrète.

45. Comment Wallon conçoit-il le rapport entre l’affectivité et l’intelligence dans le développement de l’enfant ?

L’affectivité précède l’intelligence sans recevoir son influence.
Elles évoluent ensemble et s’influencent mutuellement.
Elles alternent sans jamais intervenir dans le même processus.
L’intelligence progresse séparément des relations affectives.

Elles évoluent ensemble et s’influencent mutuellement.

Explication

Pour Wallon, l’affectivité et l’intelligence sont deux fonctions interdépendantes qui se transforment conjointement. La conception d’une progression séparée de l’intelligence ne correspond pas à son approche, davantage centrée sur leur articulation.

46. Que désigne l’alternance fonctionnelle dans la théorie de Wallon ?

Le passage progressif d’une intelligence pratique à une intelligence abstraite.
La répétition de comportements identiques jusqu’à leur automatisation complète.
La succession de phases tournées vers soi et de phases orientées vers le monde extérieur.
L’enchaînement de périodes dominées par la mémoire puis par l’imagination.

La succession de phases tournées vers soi et de phases orientées vers le monde extérieur.

Explication

L’alternance fonctionnelle décrit l’enchaînement de phases centripètes, orientées vers soi et la réception, puis de phases centrifuges, dirigées vers l’action extérieure. Elle ne désigne pas une succession de fonctions intellectuelles comme la mémoire et l’imagination.

47. Pourquoi le développement est-il décrit comme une progression en spirale chez Wallon ?

Chaque nouveau stade reprend et transforme les acquis des stades précédents.
Les phases centripètes précèdent durablement toutes les phases centrifuges.
Le développement suit une ligne régulière indépendante des expériences antérieures.
Chaque stade répète les comportements antérieurs sans les modifier.

Chaque nouveau stade reprend et transforme les acquis des stades précédents.

Explication

La progression en spirale signifie que les alternances centripètes et centrifuges se poursuivent, tandis que chaque stade réorganise les acquisitions antérieures. L’idée d’une répétition inchangée ne rend pas compte de cette intégration et de cette transformation.

48. Dans le modèle de Piaget, quel facteur coordonne l’action des facteurs biologique, physique et social ?

Le facteur biologique organise les influences du milieu physique.
Le milieu social coordonne directement les trois autres facteurs.
L’équilibration coordonne l’action des trois autres facteurs.
Le milieu physique règle les échanges entre l’enfant et la société.

L’équilibration coordonne l’action des trois autres facteurs.

Explication

Piaget distingue quatre facteurs et attribue à l’équilibration la coordination de l’action du facteur biologique et des deux milieux. Le milieu social constitue un facteur du développement, mais il n’est pas présenté comme le principe coordinateur.

49. À quel moment commence et se termine approximativement le stade de l’impulsivité motrice ?

Il commence vers 2 ou 3 mois et se termine autour de 8 à 12 mois.
Il commence vers 3 ans et s’étend jusqu’à environ 6 ans.
Il commence à la naissance et dure environ jusqu’à 1 ou 2 mois.
Il commence vers 18 mois et se termine approximativement à 3 ans.

Il commence à la naissance et dure environ jusqu’à 1 ou 2 mois.

Explication

Le stade de l’impulsivité motrice débute dès la naissance et s’étend approximativement sur les un ou deux premiers mois. La période allant de 2 ou 3 mois à 8 ou 12 mois correspond plutôt au stade émotionnel.

50. Comment les mouvements et les cris évoluent-ils pendant le stade de l’impulsivité motrice ?

Ils servent dès le début à explorer intentionnellement les objets environnants.
Ils disparaissent lorsque l’enfant entre dans les premières relations affectives.
Ils deviennent progressivement expressifs grâce aux réactions de l’entourage.
Ils restent désordonnés sans contribuer à la communication avec l’entourage.

Ils deviennent progressivement expressifs grâce aux réactions de l’entourage.

Explication

Les mouvements et les cris commencent comme des décharges désordonnées, puis les réactions de l’entourage leur donnent progressivement une valeur expressive et communicative. Ils ne restent donc pas dépourvus de fonction relationnelle pendant toute la période.

51. Quelle caractéristique définit principalement le stade émotionnel chez Wallon ?

Il développe une pensée organisée capable de classer et de comparer les objets.
Il correspond à la construction du moi par différenciation et affirmation.
Il repose sur l’exploration des objets par la marche, la manipulation et le langage.
Il est centré sur l’affectivité, les relations avec autrui et la symbiose avec la mère.

Il est centré sur l’affectivité, les relations avec autrui et la symbiose avec la mère.

Explication

Le stade émotionnel, situé approximativement de 2 ou 3 mois à 8 ou 12 mois, est dominé par l’affectivité et la relation avec autrui, notamment la symbiose affective avec la mère. L’exploration des objets et le classement appartiennent à des étapes ultérieures.

52. Quel changement caractérise le stade projectif, qui commence vers 18 mois ?

La communication affective repose principalement sur les cris et les réactions de l’entourage.
L’intelligence représentative se développe grâce aux gestes, à l’imitation et au langage.
La pensée devient catégorielle en classant les objets selon des propriétés communes.
Le moi se construit par l’opposition, la grâce et l’identification à des modèles.

L’intelligence représentative se développe grâce aux gestes, à l’imitation et au langage.

Explication

Le stade projectif marque le développement de l’intelligence représentative au moyen des gestes, de l’imitation et du langage. La pensée catégorielle et les formes du personnalisme correspondent à des périodes plus avancées.

53. Quelles périodes se succèdent dans le personnalisme selon Wallon ?

Une période d’opposition, un âge de grâce, puis une période d’imitation.
Une période de dépendance, une période sensorielle, puis une période d’abstraction.
Une période d’imitation, un âge de grâce, puis une période d’opposition.
Une période émotionnelle, une période projective, puis une période catégorielle.

Une période d’opposition, un âge de grâce, puis une période d’imitation.

Explication

Le personnalisme comprend successivement l’opposition, l’âge de grâce et l’imitation, même si ces périodes peuvent se chevaucher. La séquence qui commence par l’imitation inverse l’organisation proposée par Wallon.

54. Que révèle la contre-dépendance dans le comportement de l’enfant ?

L’enfant développe une pensée objective en classant les personnes de son entourage.
L’enfant abandonne toute opposition pour rechercher une imitation durable d’un modèle.
L’enfant atteint une indépendance complète et n’accorde plus d’importance aux autres.
L’enfant affirme son indépendance tout en restant fortement dépendant des autres.

L’enfant affirme son indépendance tout en restant fortement dépendant des autres.

Explication

La contre-dépendance correspond à une opposition destinée à manifester l’indépendance, mais cette opposition montre aussi que les autres restent essentiels. Elle ne constitue donc pas une autonomie complète et détachée des relations.

55. Quelle distinction oppose la pensée catégorielle à la pensée syncrétique ?

La pensée catégorielle associe deux éléments par contraste, tandis que la pensée syncrétique construit des catégories abstraites.
La pensée catégorielle classe selon des propriétés communes, tandis que la pensée syncrétique reste globale et confuse.
La pensée catégorielle reste attachée aux situations concrètes, tandis que la pensée syncrétique compare méthodiquement les objets.
La pensée catégorielle dépend des impressions immédiates, tandis que la pensée syncrétique organise les objets selon leurs propriétés.

La pensée catégorielle classe selon des propriétés communes, tandis que la pensée syncrétique reste globale et confuse.

Explication

La pensée catégorielle organise les objets en fonction de propriétés communes, alors que la pensée syncrétique demeure globale, confuse et liée aux situations concrètes. Les autres formulations attribuent à chaque type de pensée les caractéristiques de l’autre ou celles de la pensée par couple.

56. Quelle transformation caractérise le stade qui s’ouvre avec la puberté vers 11 ou 12 ans ?

Il se limite à la différenciation du moi par opposition et dépendance aux autres.
Il devient principalement centrifuge et se concentre sur la manipulation des objets extérieurs.
Il correspond à l’apparition de la communication expressive à partir des cris du bébé.
Il devient principalement centripète et s’accompagne d’une crise psychologique, d’idéaux et de projets.

Il devient principalement centripète et s’accompagne d’une crise psychologique, d’idéaux et de projets.

Explication

À partir de 11 ou 12 ans, la puberté ouvre un stade principalement centripète marqué par une crise psychologique, de nouvelles relations, des progrès du raisonnement et la construction d’idéaux et de projets. La manipulation et les cris renvoient à des étapes beaucoup plus précoces du développement.

57. Selon la théorie historico-culturelle de Vygotski, comment le psychisme humain se construit-il principalement ?

Par la maturation biologique indépendante des échanges sociaux
Par l’exploration individuelle de l’environnement matériel
Par l’accumulation de réflexes acquis dans la petite enfance
Par les relations sociales et l’appropriation d’outils culturels

Par les relations sociales et l’appropriation d’outils culturels

Explication

Vygotski considère que le psychisme se forme grâce aux relations sociales et à l’appropriation de signes et d’outils transmis par la société. La maturation biologique ne suffit donc pas à expliquer la construction des fonctions psychiques supérieures.

58. Comment une compétence se développe-t-elle selon le processus décrit par Vygotski ?

Elle se développe simultanément dans le cerveau et dans l’environnement social
Elle résulte d’abord d’une maturation interne, puis d’un entraînement collectif
Elle apparaît d’abord entre les personnes, puis devient une activité individuelle
Elle apparaît d’abord dans l’activité individuelle, puis se diffuse dans le groupe

Elle apparaît d’abord entre les personnes, puis devient une activité individuelle

Explication

Pour Vygotski, toute compétence apparaît d’abord au niveau interpsychique, dans les relations avec autrui, avant d’être intériorisée au niveau intrapsychique. Le développement individuel est donc précédé par une forme sociale de l’activité.

59. Quelle différence distingue la conception de Vygotski de celle de Piaget concernant les rapports entre développement individuel et développement social ?

Vygotski considère que la pensée individuelle précède les échanges sociaux
Piaget explique la pensée individuelle par l’intériorisation du langage social
Vygotski voit la pensée individuelle comme issue de la communication sociale
Piaget estime que les relations sociales construisent d’abord les capacités individuelles

Vygotski voit la pensée individuelle comme issue de la communication sociale

Explication

Pour Vygotski, le langage intérieur résulte de l’intériorisation de la communication sociale, ce qui lie étroitement développement social et développement individuel. La position attribuant la priorité au développement individuel correspond plutôt à Piaget.

60. Un enfant résout seul des problèmes simples, mais réussit des problèmes plus complexes avec l’aide d’un adulte. Que désigne l’écart entre ces deux niveaux ?

Le niveau actuel de développement
La zone proximale de développement
L’apprentissage provoqué par les pairs
La maturation cognitive spontanée

La zone proximale de développement

Explication

La zone proximale de développement désigne l’espace entre ce que l’enfant peut résoudre seul et ce qu’il peut réussir avec l’aide d’un adulte. Le niveau actuel correspond, lui, aux problèmes déjà résolus de manière autonome.

61. Quelle intervention relève de l’étayage dans une situation d’apprentissage ?

Présenter une solution complète sans laisser intervenir l’enfant
Simplifier la tâche et guider progressivement les stratégies de l’enfant
Évaluer la performance finale sans modifier la situation proposée
Laisser l’enfant choisir librement toutes les étapes de l’activité

Simplifier la tâche et guider progressivement les stratégies de l’enfant

Explication

L’étayage consiste notamment à simplifier la tâche, guider les stratégies, soutenir la motivation et anticiper les erreurs pour accompagner le développement cognitif. Présenter directement la solution réduit au contraire les occasions d’activité autonome.

62. Dans une classe, un élève explore spontanément un sujet qui l’intéresse, tandis qu’une autre activité suit le programme fixé par l’enseignant. Comment qualifier ces deux apprentissages ?

Les deux sont provoqués, car ils se déroulent dans l’école
Le premier est spontané et le second est provoqué
Les deux sont spontanés, car l’élève participe aux activités
Le premier est provoqué et le second est spontané

Le premier est spontané et le second est provoqué

Explication

Les apprentissages spontanés suivent les intérêts et les besoins de l’enfant, tandis que les apprentissages provoqués suivent un programme proposé par l’adulte. Le contexte scolaire ne suffit donc pas à rendre toutes les activités provoquées.

63. Quelle distinction caractérise les concepts quotidiens et les concepts scientifiques ?

Les concepts quotidiens viennent de l’expérience spontanée, les scientifiques d’un apprentissage organisé
Les concepts quotidiens reposent sur la mémorisation, les scientifiques sur l’imitation sociale
Les concepts quotidiens sont volontaires, les scientifiques se forment sans enseignement structuré
Les concepts quotidiens sont enseignés à l’école, les scientifiques apparaissent dans la vie courante

Les concepts quotidiens viennent de l’expérience spontanée, les scientifiques d’un apprentissage organisé

Explication

Les concepts quotidiens se construisent dans les expériences ordinaires de l’environnement, alors que les concepts scientifiques résultent d’un apprentissage organisé et souvent scolaire. Les seconds ne se réduisent donc pas à des connaissances acquises spontanément.

64. Que désignent les neurosciences ?

Les théories qui expliquent exclusivement les comportements sociaux
Les techniques médicales qui stimulent directement les fonctions cognitives
Les méthodes qui mesurent les performances scolaires des élèves
Les disciplines qui étudient les neurones et le système nerveux

Les disciplines qui étudient les neurones et le système nerveux

Explication

Les neurosciences regroupent des disciplines biologiques et médicales consacrées à l’étude des neurones et du système nerveux, dans les situations normales ou pathologiques. Elles ne se limitent donc ni à l’éducation ni aux techniques de stimulation.

65. Quelle différence existe entre l’IRM anatomique et l’IRM fonctionnelle ?

L’IRM anatomique repère l’activation, tandis que l’IRM fonctionnelle décrit la structure cérébrale
L’IRM anatomique décrit la structure, tandis que l’IRM fonctionnelle repère l’activation cérébrale
L’IRM anatomique mesure les apprentissages, tandis que l’IRM fonctionnelle évalue la motivation
L’IRM anatomique analyse les neurones isolés, tandis que l’IRM fonctionnelle examine les comportements sociaux

L’IRM anatomique décrit la structure, tandis que l’IRM fonctionnelle repère l’activation cérébrale

Explication

L’IRM anatomique observe la forme et la structure du cerveau, tandis que l’IRM fonctionnelle repère les régions activées pendant une activité mentale. Confondre structure et activation revient donc à inverser la fonction des deux techniques.

66. Quelle initiative est associée à J.-M. Blanquer dans le domaine de l’éducation ?

La création du Conseil scientifique de l’éducation nationale
La mise en place d’un programme d’IRM pour chaque élève
La fondation d’une théorie du développement interpsychique
La création d’un laboratoire consacré aux concepts quotidiens

La création du Conseil scientifique de l’éducation nationale

Explication

Selon J.-M. Blanquer, les décisions éducatives doivent être éclairées par les sciences, ce qui a conduit à la création du Conseil scientifique de l’éducation nationale. Les autres propositions renvoient à des notions ou dispositifs qui ne lui sont pas attribués.

67. Quelle mission correspond au Conseil scientifique de l’éducation nationale ?

Remplacer les enseignants dans l’interprétation des difficultés scolaires
Rendre accessibles des recherches pluridisciplinaires pour éclairer les apprentissages
Prescrire une méthode pédagogique identique pour chaque profil d’élève
Produire des diagnostics médicaux à partir d’images cérébrales

Rendre accessibles des recherches pluridisciplinaires pour éclairer les apprentissages

Explication

Le Conseil adopte une approche pluridisciplinaire et rend les résultats des recherches et expérimentations accessibles afin d’aider les enseignants à comprendre les apprentissages et la diversité des élèves. Il n’a pas pour rôle d’imposer une pédagogie unique ni de se substituer aux enseignants.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 84 flashcards sur Psychologie du développement.

Que désigne le développement chez un être vivant ?

Les changements progressifs ou rapides entre la naissance et l’âge adulte.

Quelle différence existe entre changements quantitatifs et qualitatifs ?

Les quantitatifs sont la croissance, les qualitatifs le développement des capacités.

Quelle distinction existe entre ontogenèse et phylogenèse ?

L’ontogenèse est le développement individuel, la phylogenèse l’évolution d’une espèce.

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