QCM : Psychologie du développement (35 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle discipline étudie les activités mentales et les comportements selon les conditions de l’environnement et leur évolution avec l’âge, de la naissance à la mort ?

La psychologie différentielle
La psychologie de l’enfant
La psychologie du développement
La psychologie sociale

La psychologie du développement

Explication

La psychologie du développement examine les activités mentales et les comportements en lien avec l’environnement et leur évolution au cours de la vie. La psychologie sociale met l’accent sur les interactions sociales, la psychologie différentielle sur les différences individuelles, et la psychologie de l’enfant sur une période plus restreinte.

2. Quelle idée Jean-Jacques Rousseau défend-il au sujet de l’enfance ?

L’enfant pense et agit selon les mêmes manières que l’adulte, avec moins d’expérience.
L’enfance est une période à part entière, avec des manières d’agir et de penser propres à l’enfant.
L’enfance correspond principalement à la période de scolarité et à ses apprentissages.
L’enfance est surtout une préparation à la vie adulte, sans caractéristiques propres.

L’enfance est une période à part entière, avec des manières d’agir et de penser propres à l’enfant.

Explication

Rousseau considère que l’enfant possède des manières d’agir et de penser qui lui sont propres et que l’enfance constitue une période de vie à part entière. La préparation à l’âge adulte minimise cette autonomie, tandis que les deux autres réponses attribuent à Rousseau des critères qu’il ne défend pas ici.

3. Une équipe formule une théorie du développement après avoir analysé de façon critique des données recueillies selon une méthode rigoureuse. Quelle caractéristique de l’étude du développement cette démarche illustre-t-elle ?

Une démarche scientifique fondée sur des données et une méthode rigoureuse.
Une démarche intuitive fondée sur l’expérience personnelle des chercheurs.
Une démarche théorique fondée sur des opinions plutôt que sur des données.
Une démarche individuelle fondée sur le parcours d’une seule personne.

Une démarche scientifique fondée sur des données et une méthode rigoureuse.

Explication

L’étude du développement est scientifique, car ses théories reposent sur l’analyse critique de données obtenues par une méthodologie rigoureuse. L’intuition, l’opinion non étayée et le seul parcours individuel ne décrivent pas ce fondement méthodologique.

4. Un modèle situe le développement d’un enfant à partir de résultats moyens, mais cet enfant suit un parcours différent. Quelle interprétation convient le mieux ?

Le modèle décrit une tendance moyenne sans refléter chaque réalité individuelle.
L’écart montre qu’aucune régularité générale ne peut être dégagée.
Le modèle fixe la trajectoire que chaque enfant est censé suivre.
Le modèle ne peut rien décrire dès qu’un parcours individuel s’en écarte.

Le modèle décrit une tendance moyenne sans refléter chaque réalité individuelle.

Explication

Les théories s’appuient sur des moyennes et constituent des modèles qui ne reproduisent pas toutes les réalités individuelles. Les interprétations qui imposent la moyenne à chaque enfant ou qui nient toute utilité aux modèles confondent tendance générale et parcours particulier.

5. En étudiant une génération, une chercheuse observe à la fois des progrès et des déclins avec l’âge, ainsi que des caractéristiques qui se maintiennent au fil des années et des générations. Quelle perspective adopte-t-elle ?

L’étude des changements du développement sans tenir compte des continuités.
L’étude des différences individuelles sans suivre les évolutions dans le temps.
L’étude conjointe des changements et des continuités du développement.
L’étude des continuités du développement sans tenir compte des changements.

L’étude conjointe des changements et des continuités du développement.

Explication

L’étude du développement porte à la fois sur des changements, comme les progrès ou les déclins, et sur des continuités maintenues au fil des années et des générations. Se concentrer sur un seul de ces aspects omet l’autre, tandis que comparer des individus ne suffit pas à rendre compte de cette double perspective.

6. Une équipe examine un même contexte social en étudiant la croissance corporelle et la santé, les relations et les émotions, ainsi que l’apprentissage et la résolution de problèmes. Quelle organisation des domaines correspond à cette démarche ?

Les domaines biosocial, cognitif et psychosocial, le contexte social étant un domaine distinct.
Les domaines biosocial, psychosocial et cognitif, le contexte social ne concernant que les relations.
Les domaines corporel, émotionnel et intellectuel, séparés du contexte social.
Les domaines biosocial, psychosocial et cognitif, tous influencés par le contexte social.

Les domaines biosocial, psychosocial et cognitif, tous influencés par le contexte social.

Explication

L’étude du développement est multidisciplinaire et distingue les domaines biosocial, psychosocial et cognitif, tous influencés par le contexte social. La réponse qui isole ce contexte en quatrième domaine ou le restreint aux relations ne respecte pas cette influence transversale.

7. Deux enfants vivent dans des milieux différents et présentent des trajectoires de développement distinctes. Quelle explication rend le mieux compte du développement biologique de chacun ?

Il dépend des facteurs biologiques propres à chacun.
Il dépend des conditions environnementales de leur milieu.
Il dépend de la maturation génétique de chacun.
Il dépend de facteurs biologiques et environnementaux.

Il dépend de facteurs biologiques et environnementaux.

Explication

Le développement biologique est multifactoriel et résulte de l’influence conjointe de facteurs biologiques et environnementaux. Les facteurs biologiques seuls, l’environnement seul et la maturation génétique seule écartent une partie de cette combinaison.

8. Comment nomme-t-on l’ensemble des gènes qu’une personne reçoit de ses deux parents et qui constitue son patrimoine génétique ?

Le phénotype
Le tempérament
Le génotype
L’environnement

Le génotype

Explication

Le génotype désigne l’ensemble des gènes reçus du père et de la mère, autrement dit le patrimoine génétique. Le phénotype en est l’expression observable, le tempérament concerne des dispositions innées et l’environnement renvoie aux conditions du milieu.

9. Une personne porte un gène qui ne se manifeste pas dans ses caractéristiques observables. Quelle distinction décrit correctement cette situation ?

Le gène constitue un tempérament sans être une caractéristique observable.
Le gène constitue une stimulation du milieu sans relever du patrimoine.
Le gène appartient au phénotype sans figurer dans le génotype.
Le gène appartient au génotype sans s’exprimer dans le phénotype.

Le gène appartient au génotype sans s’exprimer dans le phénotype.

Explication

Le génotype comprend les gènes reçus, tandis que le phénotype correspond à leur expression observable; certains gènes du génotype ne s’expriment donc pas. Inverser génotype et phénotype, assimiler le gène au tempérament ou à une stimulation du milieu confond des notions distinctes.

10. Un enfant acquiert des fonctions psychiques à mesure que son cerveau mûrit, mais ne reçoit que peu de stimulations de son milieu. Quelle interprétation correspond à la conception de Gesell ?

La pratique contribue aux changements, et les fonctions psychiques nécessitent aussi des stimulations.
La maturation contribue aux changements, et les fonctions psychiques se développent sans stimulations.
La maturation contribue aux changements, et les fonctions psychiques nécessitent aussi des stimulations.
Les liens avec l’environnement contribuent aux changements, et la maturation n’y joue pas de rôle.

La maturation contribue aux changements, et les fonctions psychiques nécessitent aussi des stimulations.

Explication

Gesell attribue les changements développementaux à la maturation, tout en reconnaissant que les fonctions psychiques nécessitent des stimulations environnementales. La pratique ou les liens sociaux comme explication unique méconnaissent la maturation, tandis que la maturation sans stimulations néglige leur rôle.

11. Dans une société, l’entrée dans certaines étapes de la vie est attendue à des âges semblables et associée à des comportements valorisés. À quoi cela correspond-il ?

Au tempérament individuel
Au contexte socio-économique
À l’horloge biologique
À l’horloge sociale

À l’horloge sociale

Explication

L’horloge sociale est le calendrier culturel qui privilégie un enchaînement des étapes de vie, des comportements et des événements sociaux, souvent à des âges similaires. L’horloge biologique renvoie à la physiologie; le tempérament et le contexte socio-économique désignent d’autres facteurs.

12. Des personnes nées à quelques années d’intervalle ont connu les mêmes événements historiques et conditions sociales et partagent des perspectives proches. Quel phénomène cela illustre-t-il ?

L’hérédité génétique
L’horloge sociale
L’effet de cohorte
Le contexte familial

L’effet de cohorte

Explication

L’effet de cohorte désigne la tendance de personnes nées à quelques années d’intervalle et exposées aux mêmes conditions historiques et sociales à partager des perspectives similaires. L’horloge sociale concerne le calendrier culturel, l’hérédité les gènes et le contexte familial le milieu propre à la famille.

13. Une famille dispose de peu de ressources, ce qui limite son accès à un logement adéquat, à une alimentation suffisante et à certaines possibilités d’apprentissage. Quel facteur du développement est principalement en jeu ?

Le phénotype
L’horloge sociale
Le moment d’un événement de vie
Le contexte socio-économique

Le contexte socio-économique

Explication

Le contexte socio-économique influence le développement par les possibilités et les limites liées notamment au logement, à l’alimentation, aux savoirs et aux habitudes de vie. L’horloge sociale concerne les calendriers culturels, le phénotype l’expression observable du patrimoine génétique et le moment d’un événement une autre dimension du développement.

14. Un enfant connaît un événement familial majeur pendant ses premières années, période sensible pour la formation de l’attachement parental. Quel principe aide à comprendre que l’effet de cet événement puisse dépendre de son âge ?

L’effet d’un événement de vie dépend en partie du moment où il survient.
L’effet d’un événement de vie dépend en partie du niveau socio-économique.
L’effet d’un événement de vie reste comparable quel que soit l’âge.
L’effet d’un événement de vie dépend en partie du calendrier culturel.

L’effet d’un événement de vie dépend en partie du moment où il survient.

Explication

L’effet d’un événement de vie dépend en partie du moment où il survient, car certaines périodes du développement sont sensibles, notamment les trois premières années pour l’attachement aux parents. Le contexte socio-économique et le calendrier culturel sont d’autres facteurs, tandis qu’un effet identique à tous les âges nie le rôle du moment.

15. Deux enfants ont des prédispositions génétiques semblables, mais grandissent dans des environnements différents. Quelle conclusion sur leur développement est la plus juste ?

L’environnement agit sur les comportements, sans influer sur les manifestations de l’horloge biologique.
L’environnement modifie le patrimoine génétique reçu, mais pas l’expression des gènes.
Les gènes déterminent entièrement le développement, indépendamment des stimulations environnementales.
Les gènes imposent des contraintes, tandis que l’environnement module leur expression et les manifestations de l’horloge biologique.

Les gènes imposent des contraintes, tandis que l’environnement module leur expression et les manifestations de l’horloge biologique.

Explication

Le développement est contraint par les gènes, mais l’environnement peut influencer l’expression génétique et les manifestations de l’horloge biologique. L’idée d’une détermination complète néglige l’environnement, tandis que modifier le patrimoine génétique confond génotype et expression.

16. Quelle question Caspi et ses collègues ont-ils examinée en 2002 au sujet de l’agressivité ?

L’effet isolé de la maltraitance infantile sur le développement des systèmes sensoriels.
L’effet combiné de l’âge et de la maturation cérébrale sur la croissance physique.
Le lien entre la préférence pour la langue maternelle et l’activité de la MAOA.
L’effet combiné de l’activité de la MAOA et des mauvais traitements subis pendant l’enfance.

L’effet combiné de l’activité de la MAOA et des mauvais traitements subis pendant l’enfance.

Explication

Caspi et ses collègues ont étudié conjointement le niveau d’activité de la MAOA et les mauvais traitements infantiles en lien avec l’agressivité. Se concentrer sur la maltraitance seule écarte le facteur génétique, et les autres choix portent sur des phénomènes distincts.

17. Deux groupes d’enfants diffèrent par leur activité de la MAOA, mais aucun n’a subi de maltraitance sévère. Quelle différence d’agressivité est attendue ?

Une agressivité nettement plus élevée est attendue chez les enfants à forte activité.
Une agressivité nettement plus élevée est attendue chez les enfants à faible activité.
Une hausse comparable est attendue dans les deux groupes, quelle que soit leur activité.
Aucune différence significative entre les groupes n’est attendue.

Aucune différence significative entre les groupes n’est attendue.

Explication

Sans maltraitance sévère, la différence d’agressivité entre faible et forte activité de la MAOA n’est pas significative. Une forte hausse liée à la faible activité transpose à tort le résultat observé lorsque celle-ci est associée aux mauvais traitements.

18. En retraçant la maturation sensorielle d’un fœtus, quel ordre de développement faut-il retenir ?

Toucher, audition, olfaction, puis vision.
Toucher, olfaction, vision, puis audition.
Toucher, olfaction, audition, puis vision.
Olfaction, toucher, audition, puis vision.

Toucher, olfaction, audition, puis vision.

Explication

L’ordre commun aux vertébrés est le toucher, l’olfaction, l’audition, puis la vision. Les autres séquences déplacent un système sensoriel par rapport à cet ordre.

19. Pourquoi l’étude expérimentale du nourrisson demande-t-elle des méthodes particulières ?

Parce que le bébé ne peut pas apprendre avant l’acquisition du langage.
Parce que le bébé ne parle pas et que ses comportements moteurs sont limités.
Parce que le bébé ne perçoit pas les stimuli présentés par les chercheurs.
Parce que les réactions corporelles du bébé ne peuvent pas être mesurées.

Parce que le bébé ne parle pas et que ses comportements moteurs sont limités.

Explication

Le nourrisson est difficile à étudier parce qu’il ne parle pas et que son répertoire moteur est limité, ce qui impose des méthodes adaptées. Cela ne signifie ni qu’il ne perçoit pas ou n’apprend pas, ni que ses réactions corporelles sont inobservables.

20. Une équipe souhaite choisir parmi les principaux paradigmes expérimentaux utilisés pour étudier les nourrissons. Quel ensemble convient ?

La préférence visuelle, les potentiels évoqués et le rythme cardiaque.
L’habituation, la succion non nutritive et l’observation des mouvements.
La préférence visuelle, l’habituation ou réaction à la nouveauté, et l’événement impossible.
L’activité oculomotrice, la succion non nutritive et le rythme cardiaque.

La préférence visuelle, l’habituation ou réaction à la nouveauté, et l’événement impossible.

Explication

Les principaux paradigmes sont la préférence visuelle, l’habituation ou réaction à la nouveauté, et l’événement impossible. L’activité oculomotrice, la succion et le rythme cardiaque sont des indices permettant de mesurer la performance, et non cet ensemble de paradigmes.

21. Dans une expérience, des bébés voient une scène possible puis une scène physiquement impossible. Quelle mesure permet d’appliquer le paradigme de l’événement impossible ?

Comparer les mouvements des bébés, en prévoyant davantage de mouvements devant l’impossible.
Comparer le temps de regard accordé aux deux scènes, en prévoyant un regard plus long pour la possible.
Comparer le temps de regard accordé aux deux scènes, en prévoyant un regard plus long pour l’impossible.
Comparer le rythme cardiaque des bébés, en prévoyant une hausse devant la scène possible.

Comparer le temps de regard accordé aux deux scènes, en prévoyant un regard plus long pour l’impossible.

Explication

Le paradigme présente un événement possible et un événement impossible, puis compare les temps de regard; les scènes surprenantes ou impossibles attirent un regard plus long. Mesurer le rythme cardiaque ou les mouvements ne correspond pas à la mesure centrale de ce paradigme.

22. Dans une perspective constructiviste, comment l’intelligence évolue-t-elle au fil des expériences d’un enfant ?

Elle s’enrichit par les acquis de l’environnement.
Elle évolue sous l’effet de la maturation physique seule.
Elle se développe par l’apprentissage scolaire seulement.
Elle reste déterminée par les capacités présentes à la naissance.

Elle s’enrichit par les acquis de l’environnement.

Explication

Dans la perspective constructiviste, l’intelligence est adaptative et s’enrichit des acquis de l’environnement. Une capacité fixée à la naissance néglige cet enrichissement, la maturation seule ne suffit pas à décrire le rôle de l’environnement, et l’apprentissage scolaire réduit à tort les expériences pertinentes.

23. Un enfant de 9 ans raisonne à partir de situations concrètes et comprend les relations entre des objets. À quel stade Piaget le rattache-t-il ?

Au stade préopératoire.
Au stade sensorimoteur.
Au stade opératoire concret.
Au stade opératoire formel.

Au stade opératoire concret.

Explication

Chez Piaget, le stade opératoire concret couvre approximativement de 7 à 11-12 ans et comprend notamment les classes et les relations. Le stade préopératoire concerne les 2-7 ans, le stade formel débute vers 11-12 ans et le stade sensorimoteur correspond aux premières années.

24. Deux chercheurs expliquent l’apprentissage d’un enfant : l’un insiste sur ses explorations personnelles, l’autre sur les échanges avec les personnes de son milieu. Quelle attribution correspond à ces approches ?

Piaget met l’accent sur l’exploration individuelle et Vygotsky sur les interactions sociales.
Piaget met l’accent sur les interactions sociales et Vygotsky sur l’exploration individuelle.
Piaget met l’accent sur l’exploration individuelle et Vygotsky sur la maturation physique.
Piaget met l’accent sur les guides et Vygotsky sur l’exploration individuelle.

Piaget met l’accent sur l’exploration individuelle et Vygotsky sur les interactions sociales.

Explication

Piaget insiste sur les explorations individuelles de l’enfant, tandis que Vygotsky souligne le rôle des interactions sociales dans l’acquisition des connaissances et des habiletés culturelles. L’inversion des deux approches les confond, et les guides ou la maturation physique ne rendent pas compte de cette distinction.

25. Une enfant réussit une tâche difficile lorsqu’un éducateur la guide, mais pas encore sans aide. Quel concept de Vygotsky décrit l’écart entre sa capacité actuelle et ce qu’elle peut accomplir avec ce soutien ?

Un stade cognitif défini par l’âge.
L’acquisition autonome d’une habileté.
Le niveau réel de développement.
La zone proximale de développement.

La zone proximale de développement.

Explication

La zone proximale de développement désigne l’écart entre le niveau réel des habiletés et celui que l’enfant peut atteindre avec l’aide d’un guide. Le niveau réel correspond à ce qui est déjà acquis, l’aide ne signifie pas encore une réussite autonome, et la zone n’est pas un stade d’âge fixe.

26. Pourquoi les modalités sensorielles sont-elles importantes pour un bébé en développement ?

Elles déterminent la maturation physique qui organise ses acquisitions motrices.
Elles lui permettent de percevoir le monde, d’y répondre et d’interagir avec son environnement.
Elles fixent l’âge auquel il acquiert chacune de ses habiletés motrices.
Elles lui permettent de percevoir le monde, sans participer à ses réponses ni à ses interactions.

Elles lui permettent de percevoir le monde, d’y répondre et d’interagir avec son environnement.

Explication

Les modalités sensorielles donnent au bébé les moyens de percevoir le monde, d’y répondre et d’interagir avec son environnement. Les réduire à la perception omet leurs fonctions de réponse et d’interaction; elles ne déterminent ni la maturation physique ni un âge fixe d’acquisition.

27. Deux bébés élevés dans des cultures différentes acquièrent une même habileté motrice à des âges différents. Quelle conclusion respecte le principe du développement psychomoteur ?

La séquence dépend des interactions sociales plutôt que de la maturation physique.
La séquence change selon la culture, tandis que l’âge d’acquisition reste stable.
L’âge peut varier, tandis que la séquence reste stable et dépend de la maturation physique.
L’âge varie, ce qui indique que la séquence n’est pas stable.

L’âge peut varier, tandis que la séquence reste stable et dépend de la maturation physique.

Explication

Le développement psychomoteur suit une séquence stable liée à la maturation physique, même si l’âge d’acquisition peut varier selon les cultures. Confondre l’âge avec les étapes transforme à tort une variation temporelle en variation de séquence, tandis que les interactions sociales ne remplacent pas le rôle de la maturation.

28. Quels sont les trois aspects essentiels de la conquête du réel chez le bébé ?

La marche, la perception et la vocalisation.
La posture, l’équilibre et la préhension.
La posture, la marche et la préhension.
La posture, la manipulation et la perception.

La posture, la marche et la préhension.

Explication

La conquête du réel repose sur la posture, la marche et la préhension, c’est-à-dire l’atteinte et l’agrippement. L’équilibre est lié au développement psychomoteur mais ne remplace pas la marche dans cette triade; la perception et la vocalisation relèvent d’autres dimensions.

29. Que désigne la permanence de l’objet chez un jeune enfant ?

Pouvoir nommer un objet même lorsqu’il est caché
Comprendre qu’un objet change d’emplacement lorsqu’on le déplace
Comprendre qu’un objet existe encore lorsqu’on ne le voit pas
Reconnaître un objet uniquement lorsqu’il est visible

Comprendre qu’un objet existe encore lorsqu’on ne le voit pas

Explication

La permanence de l’objet correspond à la compréhension que l’objet continue d’exister même lorsqu’il n’est pas perçu. La perception actuelle réduit à tort cette compréhension à ce qui est visible ; le déplacement concerne une autre propriété, et nommer l’objet ne définit pas sa permanence.

30. À 10 mois, un enfant voit un jouet caché sous un tissu à droite, puis déplacé sous un tissu à gauche. Où risque-t-il de le chercher selon le stade 4 de Piaget ?

Sous le tissu à gauche, puis sous celui de droite
Sous le tissu à gauche, à son nouvel emplacement
Sans chercher, car le jouet a disparu de sa vue
Sous le tissu à droite, à son emplacement antérieur

Sous le tissu à droite, à son emplacement antérieur

Explication

Au stade 4, entre 8 et 12 mois, l’enfant peut persister à chercher l’objet à l’endroit où il l’avait trouvé auparavant : c’est l’erreur A non B. Chercher à gauche traduit une recherche correcte après déplacement ; ne pas chercher correspond au stade 3, tandis que l’absence de l’erreur caractérise le stade 5.

31. Dans une expérience, des bébés de 4 à 5 mois regardent plus longtemps un événement impossible où un objet semble continuer derrière un écran. Quelle interprétation de cette réaction est soutenue par les travaux de Baillargeon ?

Ils pensent que l’objet cesse d’exister dès qu’il est caché
Ils représentent l’objet comme continuant d’exister derrière l’écran
Ils regardent davantage parce que l’objet leur est devenu familier
Ils démontrent la permanence en recherchant l’objet sous l’écran

Ils représentent l’objet comme continuant d’exister derrière l’écran

Explication

Le regard plus long porté à un événement impossible suggère que ces bébés s’attendent à ce que l’objet continue d’exister derrière l’écran. L’absence de représentation contredit cette interprétation ; la recherche manuelle n’est pas le résultat décrit, et la familiarité n’explique pas la réaction à l’événement impossible.

32. Un enfant de deux ans imagine un animal absent et se représente mentalement ce qu’il signifie à l’aide d’un mot ou d’un dessin. Quelle capacité rend cette activité possible ?

Le jeu symbolique
La théorie de l’esprit
La pensée hypothético-déductive
La pensée conceptuelle

La pensée conceptuelle

Explication

La pensée conceptuelle permet de manipuler mentalement des concepts et de représenter des signifiés au moyen de signes ou de symboles. La théorie de l’esprit porte sur les états mentaux d’autrui ; l’imitation différée caractérise le jeu symbolique, et le raisonnement hypothético-déductif part d’hypothèses.

33. À 5 ans, Léa comprend que son frère est son frère, mais affirme que celui-ci n’a pas de frère parce qu’elle ne considère la situation que de son propre point de vue. Comment caractériser cette difficulté ?

Une pensée hypothético-déductive
Une théorie de l’esprit
Une pensée conceptuelle
Un égocentrisme intellectuel

Un égocentrisme intellectuel

Explication

L’égocentrisme intellectuel, fréquent entre 2 et 7 ans, correspond à la difficulté à se décentrer de son point de vue et à coordonner plusieurs perspectives. La théorie de l’esprit concerne la compréhension des états mentaux d’autrui ; la pensée conceptuelle implique des symboles, et la pensée hypothético-déductive s’appuie sur des hypothèses.

34. Une éducatrice prévoit qu’un enfant refusera de partager un jouet parce qu’il croit que celui-ci lui appartient et qu’il le désire beaucoup. Quelle capacité mobilise-t-elle pour anticiper ce comportement ?

La pensée conceptuelle
La théorie de l’esprit
L’égocentrisme intellectuel
La pensée hypothético-déductive

La théorie de l’esprit

Explication

La théorie de l’esprit consiste à comprendre que les conduites d’autrui dépendent de ses croyances, désirs et intentions, et à les prédire à partir de ces états mentaux. La décentration décrit une difficulté de perspective ; la pensée symbolique représente des concepts, tandis que le raisonnement hypothético-déductif porte sur des hypothèses.

35. Un élève raisonne sur ce qui arriverait si une planète imaginaire avait deux lunes, même si une telle planète n’existe pas. Quelle capacité de pensée utilise-t-il ?

La pensée hypothético-déductive
La théorie de l’esprit
L’égocentrisme intellectuel
La pensée conceptuelle

La pensée hypothético-déductive

Explication

La pensée hypothético-déductive permet de raisonner à partir d’hypothèses, y compris lorsque leurs objets n’existent pas réellement. La pensée conceptuelle manipule des concepts et des symboles ; la théorie de l’esprit concerne les états mentaux d’autrui, et l’égocentrisme intellectuel est une difficulté de décentration.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 80 flashcards sur Psychologie du développement.

Que définit la psychologie du développement ?

L’étude des activités mentales et des comportements selon l’environnement et leur évolution avec l’âge, de la naissance à la mort.

Quel auteur, selon la référence Jean Jacques rousseau, 1712-1778, défend une enfance à part entière ?

Jean Jacques rousseau, 1712-1778.

Que soutient Jean-Jacques Rousseau sur les façons de penser et d’agir de l’enfant ?

L’enfant a des manières d’agir et de penser qui lui sont propres.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Psychologie du développement.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM