QCM : Psychothérapies et thérapies cognitivo-comportementales (37 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quels sont les quatre courants fondateurs des psychothérapies ?

Biologique, développemental, neuropsychologique et socioculturel
Cognitif, émotionnel, relationnel et corporel
Psychanalytique, cognitivo-comportemental, humaniste-existentiel-phénoménologique et systémique-stratégique
Psychoéducatif, pharmacologique, institutionnel et comportemental

Psychanalytique, cognitivo-comportemental, humaniste-existentiel-phénoménologique et systémique-stratégique

Explication

Les quatre courants fondateurs sont les approches psychanalytique ou psychodynamique, cognitivo-comportementale, humaniste-existentielle-phénoménologique et systémique-stratégique. Les autres regroupements renvoient à des domaines ou à des dimensions d’intervention, sans constituer cette classification des courants fondateurs.

2. Quelle conception correspond à la systémie ?

Elle explique l’individu principalement par ses conflits psychiques inconscients.
Elle considère l’individu au sein de son environnement global et de ses relations.
Elle analyse surtout les pensées et les comportements observables de la personne.
Elle met l’accent sur l’expérience subjective et la croissance personnelle.

Elle considère l’individu au sein de son environnement global et de ses relations.

Explication

La systémie pense l’individu en lien avec son environnement global et ses relations. L’analyse des conflits inconscients relève plutôt de la psychanalyse, tandis que les deux autres propositions correspondent à d’autres courants.

3. Qu’est-ce qu’une approche psychologique ?

Une technique thérapeutique appliquée indépendamment de toute conception du psychisme
Une description des symptômes sans modèle explicatif ni méthode d’intervention
Un cadre théorique et méthodologique qui guide la compréhension du psychisme et l’intervention
Un ensemble d’exercices destiné à modifier rapidement un comportement précis

Un cadre théorique et méthodologique qui guide la compréhension du psychisme et l’intervention

Explication

Une approche psychologique est un cadre théorique et méthodologique qui oriente à la fois la compréhension du psychisme et l’intervention. Une technique isolée ou une simple description des symptômes ne constitue pas une approche complète.

4. Quels éléments une approche psychologique cohérente articule-t-elle ?

Une relation thérapeutique, une durée fixe et un protocole identique pour chaque patient
Une conception de l’être humain, une théorie de la psychopathologie et des méthodes d’évaluation et d’intervention
Une liste de symptômes, un diagnostic médical et un traitement pharmacologique standardisé
Une théorie de la personnalité, une mesure de l’intelligence et une procédure administrative

Une conception de l’être humain, une théorie de la psychopathologie et des méthodes d’évaluation et d’intervention

Explication

Une approche cohérente associe une conception de l’être humain, une théorie de la psychopathologie et des méthodes d’évaluation et d’intervention compatibles. Les autres ensembles mélangent des éléments cliniques ou pratiques sans couvrir cette articulation théorique et méthodologique.

5. Quelle distinction décrit correctement les approches psychanalytique et cognitivo-comportementale ?

La psychanalyse privilégie les interactions familiales, tandis que les TCC se concentrent sur la croissance personnelle et l’expérience subjective.
La psychanalyse étudie les comportements observables, tandis que les TCC interprètent principalement les conflits inconscients et le transfert.
La psychanalyse explore l’inconscient et le transfert, tandis que les TCC étudient les apprentissages, les pensées et les comportements observables.
La psychanalyse vise surtout la relaxation, tandis que les TCC analysent principalement les relations institutionnelles.

La psychanalyse explore l’inconscient et le transfert, tandis que les TCC étudient les apprentissages, les pensées et les comportements observables.

Explication

L’approche psychanalytique explore l’inconscient, les conflits intrapsychiques et le transfert, alors que les TCC s’intéressent aux apprentissages, aux pensées et aux comportements observables. La confusion la plus fréquente consiste à attribuer aux TCC l’exploration de l’inconscient, ce qui caractérise plutôt la psychanalyse.

6. Quelle distinction oppose correctement les approches humaniste et systémique ?

L’approche humaniste privilégie l’expérience subjective et la croissance personnelle, tandis que la systémique étudie les relations et les interactions.
L’approche humaniste étudie les interactions familiales, tandis que la systémique privilégie l’expérience subjective et la croissance personnelle.
L’approche humaniste explore les conflits inconscients, tandis que la systémique cible les apprentissages et les comportements observables.
L’approche humaniste analyse les schémas de pensée, tandis que la systémique utilise principalement l’association libre et le transfert.

L’approche humaniste privilégie l’expérience subjective et la croissance personnelle, tandis que la systémique étudie les relations et les interactions.

Explication

L’approche humaniste est centrée sur l’expérience subjective et la croissance personnelle, tandis que l’approche systémique examine l’individu dans ses relations avec la famille ou l’institution. Inverser ces deux orientations constitue la confusion principale entre ces courants.

7. Lequel de ces ensembles regroupe des paramètres d’une psychothérapie ?

La personnalité du thérapeute, son parcours, ses publications, son statut et sa notoriété
La modalité d’application, l’âge des patients, la durée, la fréquence, la cible et la directivité
Le lieu de naissance, la profession, les loisirs, les revenus, la nationalité et le niveau scolaire
Le diagnostic médical, la prescription, la posologie, l’hospitalisation, la chirurgie et la rééducation

La modalité d’application, l’âge des patients, la durée, la fréquence, la cible et la directivité

Explication

Les paramètres psychothérapeutiques comprennent notamment la modalité d’application, l’âge des patients, le trouble ciblé, la durée, la fréquence, la cible, la médiation et la directivité. Les autres propositions décrivent des éléments médicaux, biographiques ou sociaux qui ne constituent pas cette liste de paramètres.

8. Quels outils sont emblématiques de l’approche psychanalytique ?

La restructuration cognitive, l’entraînement aux habiletés sociales et le biofeedback
Les expositions, la pleine conscience et la relaxation musculaire progressive
L’association libre, l’interprétation et le travail sur le transfert
La psychoéducation, la résolution de problèmes et la désensibilisation interpersonnelle

L’association libre, l’interprétation et le travail sur le transfert

Explication

Les outils emblématiques de l’approche psychanalytique sont l’association libre, l’interprétation et le travail sur le transfert. Les expositions, la pleine conscience et la relaxation musculaire progressive sont plutôt associées aux outils des TCC.

9. Quelle combinaison correspond à des outils emblématiques des TCC ?

La reformulation empathique, la congruence, l’actualisation et la croissance personnelle
L’association libre, l’interprétation, le transfert et l’analyse des conflits intrapsychiques
La désensibilisation systématique, les expositions, la pleine conscience et la relaxation musculaire progressive
L’analyse institutionnelle, la circularité, les coalitions et les interactions familiales

La désensibilisation systématique, les expositions, la pleine conscience et la relaxation musculaire progressive

Explication

Les TCC utilisent notamment la désensibilisation systématique, les expositions, la pleine conscience et la relaxation musculaire progressive, ainsi que d’autres outils cognitifs et comportementaux. L’association libre et le transfert relèvent de la psychanalyse, tandis que les deux autres ensembles renvoient à des repères humanistes ou systémiques.

10. Quelle définition correspond le mieux à la psychothérapie ?

Une prescription médicale destinée à traiter les symptômes somatiques
Un accompagnement social centré sur l’adaptation aux contraintes extérieures
Un ensemble de moyens psychologiques mis en œuvre dans un but thérapeutique
Une technique d’évaluation visant à classer les troubles psychiques

Un ensemble de moyens psychologiques mis en œuvre dans un but thérapeutique

Explication

La psychothérapie désigne l’ensemble des moyens psychologiques pouvant être mobilisés dans une finalité thérapeutique. La prescription médicale relève d’un traitement pharmacologique plutôt que de la définition générale de la psychothérapie.

11. Quelle distinction oppose correctement les approches humaniste et psychanalytique aux thérapies cognitivo-comportementales ?

Les premières ciblent les comportements observables, tandis que les TCC explorent surtout la personnalité
Les premières recherchent une cause biologique, tandis que les TCC analysent principalement le vécu affectif
Les premières utilisent des exercices structurés, tandis que les TCC privilégient l’exploration globale du sujet
Les premières considèrent la globalité du sujet, tandis que les TCC ciblent prioritairement le symptôme

Les premières considèrent la globalité du sujet, tandis que les TCC ciblent prioritairement le symptôme

Explication

Les approches humaniste et psychanalytique s’intéressent à la personnalité et au vécu dans leur ensemble, alors que les TCC ciblent prioritairement le symptôme. L’exploration globale du sujet n’est donc pas le centre de priorité des TCC dans cette distinction.

12. Quel ensemble d’éléments caractérise toutes les psychothérapies ?

Une évaluation diagnostique, une hospitalisation et une prescription adaptée
Une écoute empathique, une mesure biologique et une intervention familiale
Une relation thérapeutique affectivement investie, un cadre précis et une méthode théorique
Une relation informelle, une interprétation des rêves et un traitement médicamenteux

Une relation thérapeutique affectivement investie, un cadre précis et une méthode théorique

Explication

Toute psychothérapie comprend une relation thérapeutique investie affectivement, un cadre défini et une méthode issue d’un cadre théorique. La prescription médicamenteuse et l’hospitalisation ne constituent pas des composantes nécessaires de toute psychothérapie.

13. Quel objectif correspond aux buts fondamentaux de la psychothérapie ?

Remplacer les décisions personnelles par des directives thérapeutiques précises
Établir un diagnostic médical avant d’intervenir sur les relations sociales
Supprimer toute émotion afin de maintenir une stabilité psychique durable
Développer une vision plus réaliste de soi, du monde et des autres

Développer une vision plus réaliste de soi, du monde et des autres

Explication

La psychothérapie vise notamment une compréhension plus réaliste de soi, du monde et des autres, ainsi que la liberté intérieure et des possibilités de changement. La suppression des émotions ne correspond pas à cet objectif, car les processus thérapeutiques peuvent aussi mobiliser les expériences affectives.

14. Une thérapie aide une personne à identifier ses schémas, à modifier certaines croyances et à expérimenter de nouvelles façons d’agir. Quels processus de changement sont principalement mobilisés ?

La neutralité affective, l’évitement des difficultés et la dépendance
La classification des symptômes, l’hospitalisation et la réadaptation sociale
Le diagnostic médical, la prescription et la surveillance biologique
La prise de conscience, les changements cognitifs et les apprentissages

La prise de conscience, les changements cognitifs et les apprentissages

Explication

Identifier les schémas relève de la prise de conscience, modifier les croyances des changements cognitifs et expérimenter de nouvelles conduites des apprentissages. Le diagnostic et la prescription appartiennent à une logique médicale qui ne décrit pas ces processus psychothérapeutiques.

15. Quelle différence distingue une stratégie thérapeutique d’un processus thérapeutique ?

La stratégie apparaît spontanément chez le patient, tandis que le processus est décidé à l’avance par le thérapeute
La stratégie est planifiée par le thérapeute, tandis que le processus est un mécanisme de changement partiellement autonome
La stratégie constitue une cause psychologique, tandis que le processus désigne le cadre matériel des séances
La stratégie décrit une émotion vécue, tandis que le processus correspond à une technique choisie selon le diagnostic

La stratégie est planifiée par le thérapeute, tandis que le processus est un mécanisme de changement partiellement autonome

Explication

Une stratégie correspond à une action intentionnelle et planifiée du thérapeute, alors qu’un processus désigne un mécanisme de changement qui possède une part d’autonomie. Confondre le processus avec une technique décidée à l’avance inverse cette distinction.

16. Comment l’intégration psychothérapeutique guide-t-elle le choix des interventions ?

Elle part des besoins du patient et du contexte pour sélectionner des outils cohérents avec les théories pertinentes
Elle combine des techniques variées sans exiger de cohérence clinique entre leurs fondements
Elle choisit une théorie selon le diagnostic puis adapte les besoins du patient à cette théorie
Elle applique un protocole identique afin de préserver la pureté d’une seule école thérapeutique

Elle part des besoins du patient et du contexte pour sélectionner des outils cohérents avec les théories pertinentes

Explication

L’intégration consiste à tenir compte des besoins du patient et du contexte pour retenir des outils et des théories pertinents, tout en conservant une cohérence clinique. Une combinaison d’outils dépourvue de cohérence ne constitue donc pas une intégration psychothérapeutique.

17. Quel élément appartient au métamodèle médical de la psychothérapie ?

Une description du vécu du patient sans hypothèse sur les mécanismes du changement
Une spontanéité thérapeutique expliquant les progrès par une relation non structurée
Une préférence pour une école théorique indépendamment du trouble et de ses causes
Une spécificité attribuant les progrès à des ingrédients thérapeutiques déterminés

Une spécificité attribuant les progrès à des ingrédients thérapeutiques déterminés

Explication

Le métamodèle médical comprend notamment des ingrédients thérapeutiques spécifiques et une spécificité reliant les progrès à ces ingrédients, en plus du trouble, de sa cause et du mécanisme de changement. Une relation non structurée ne correspond pas à ce modèle explicatif.

18. Quel événement est associé à John Watson en 1913 ?

La création de la thérapie rationnelle-émotive fondée sur les croyances irrationnelles
La formulation du conditionnement opérant fondé sur les conséquences
L’introduction de la restructuration cognitive dans le traitement de la dépression
La fondation officielle du behaviorisme comme science du comportement observable

La fondation officielle du behaviorisme comme science du comportement observable

Explication

En 1913, John Watson fonde officiellement le behaviorisme en définissant la psychologie comme l’étude du comportement observable. La thérapie rationnelle-émotive est associée à Ellis, tandis que le conditionnement opérant et la restructuration cognitive relèvent respectivement de Skinner et de Beck.

19. Quelle distinction oppose correctement le conditionnement classique de Pavlov au conditionnement opérant de Skinner ?

Le premier repose sur la restructuration cognitive, tandis que le second analyse les émotions
Le premier associe des stimuli, tandis que le second dépend des conséquences du comportement
Le premier modifie les croyances, tandis que le second transforme les représentations mentales
Le premier étudie les objectifs thérapeutiques, tandis que le second mesure les résultats cliniques

Le premier associe des stimuli, tandis que le second dépend des conséquences du comportement

Explication

Le conditionnement classique repose sur l’association entre des stimuli, alors que le conditionnement opérant dépend des conséquences d’un comportement. La restructuration cognitive et l’évaluation thérapeutique ne définissent pas ces deux modèles d’apprentissage.

20. Quelle théorie Ellis développe-t-il en 1955 ?

La théorie cognitive de la dépression fondée sur les trois dimensions négatives
La thérapie comportementale fondée sur l’association entre deux stimuli
La thérapie rationnelle-émotive fondée sur le rôle des croyances irrationnelles
La théorie du comportement observable comme objet principal de la psychologie

La thérapie rationnelle-émotive fondée sur le rôle des croyances irrationnelles

Explication

En 1955, Ellis développe la thérapie rationnelle-émotive, selon laquelle les croyances irrationnelles contribuent aux émotions et aux comportements problématiques. La théorie des trois dimensions négatives est liée à Beck, tandis que les deux autres propositions renvoient à des modèles comportementaux distincts.

21. Quelle intervention Beck propose-t-il pour modifier les schémas dysfonctionnels dans la dépression ?

Le conditionnement classique
L’exposition aux conséquences comportementales
La restructuration cognitive
L’analyse des associations entre stimuli

La restructuration cognitive

Explication

Beck propose la restructuration cognitive afin de modifier les schémas dysfonctionnels associés notamment à la vision négative de soi, du monde et de l’avenir. Le conditionnement classique et l’analyse des associations entre stimuli relèvent du modèle pavlovien, tandis que les conséquences comportementales caractérisent le modèle opérant.

22. Comment le comportement est-il défini en TCC ?

Comme un ensemble de souvenirs inconscients organisé par les conflits psychiques
Comme une réaction physiologique indépendante des pensées et du contexte environnemental
Comme une séquence de conduites motrices, cognitives et émotionnelles en interaction avec l’environnement
Comme une succession de croyances irrationnelles produisant directement des symptômes

Comme une séquence de conduites motrices, cognitives et émotionnelles en interaction avec l’environnement

Explication

En TCC, le comportement comprend des conduites motrices, cognitives et émotionnelles qui résultent de l’interaction entre la personne et son environnement. La définition ne réduit donc pas le comportement à une réaction physiologique, à des croyances irrationnelles ou à des souvenirs inconscients.

23. Dans quelle séquence une conduite comportementale est-elle généralement analysée en TCC ?

Perception, conséquence, stimulus, action, interprétation
Croyance, émotion, exposition, renforcement, généralisation
Objectif, diagnostic, souvenir, émotion, résolution
Stimulus, perception, interprétation, action, conséquence

Stimulus, perception, interprétation, action, conséquence

Explication

L’analyse TCC suit l’enchaînement du stimulus, de la perception, de l’interprétation, de l’action puis de la conséquence. Une séquence qui place la conséquence avant le stimulus ou qui remplace ces étapes par des notions thérapeutiques ne correspond pas à cette organisation.

24. Quel enchaînement correspond aux quatre grandes phases d’une TCC ?

Définition des objectifs, rechute, mise en œuvre du traitement, sortie permanente
Évaluation des résultats, interprétation, analyse fonctionnelle, définition des objectifs
Mise en œuvre du traitement, conditionnement, analyse fonctionnelle, restructuration cognitive
Analyse fonctionnelle, définition des objectifs, mise en œuvre du traitement, évaluation des résultats

Analyse fonctionnelle, définition des objectifs, mise en œuvre du traitement, évaluation des résultats

Explication

Une TCC comporte quatre phases principales : l’analyse fonctionnelle, la définition des objectifs, la mise en œuvre du traitement et l’évaluation des résultats. La rechute et la sortie permanente appartiennent au modèle des étapes du changement, tandis que le conditionnement et la restructuration cognitive sont des notions spécifiques.

25. Quels éléments définissent le mieux la motivation en thérapie ?

La succession des étapes de préparation, d’action et de maintenance
La compréhension des objectifs et la participation active aux exercices
La peur de perdre ses habitudes et le maintien d’un bénéfice secondaire
Le désir de changer et la croyance que ce changement peut être efficace

Le désir de changer et la croyance que ce changement peut être efficace

Explication

La motivation associe le désir d’entreprendre un changement à la croyance en son efficacité et constitue un moteur essentiel de la thérapie. La peur des habitudes et les bénéfices secondaires caractérisent plutôt la résistance, tandis que les autres propositions renvoient à l’alliance ou au modèle des étapes du changement.

26. Quelle situation illustre le mieux la résistance dans le processus thérapeutique ?

Un patient évite une modification par peur de perdre ses habitudes ou de s’exposer à un danger perçu
Un patient progresse de la préparation vers l’action puis vers la maintenance
Un patient s’engage dans une modification parce qu’il croit à son efficacité
Un patient collabore à la définition des objectifs et participe activement aux séances

Un patient évite une modification par peur de perdre ses habitudes ou de s’exposer à un danger perçu

Explication

La résistance peut être liée à la peur de perdre des habitudes, à la protection contre un danger perçu ou au maintien de bénéfices secondaires. L’engagement motivé, la collaboration thérapeutique et la progression entre étapes décrivent plutôt des facteurs favorisant le changement.

27. Sur quels éléments l’alliance thérapeutique repose-t-elle en TCC ?

La neutralité du thérapeute, l’absence d’exercices et la libre expression des rêves
L’association de stimuli, le renforcement des réponses et la suppression des émotions
L’interprétation des conflits inconscients et la répétition des relations passées
Des objectifs clairs, des séances structurées et la participation active du patient

Des objectifs clairs, des séances structurées et la participation active du patient

Explication

En TCC, l’alliance thérapeutique repose sur des objectifs clairement définis, une organisation pédagogique des séances et la participation active du patient. L’interprétation des conflits inconscients et le rôle central des relations passées sont davantage associés à la psychanalyse qu’à l’organisation habituelle des TCC.

28. Quel est l’objectif principal de l’analyse fonctionnelle en TCC ?

Comparer les performances d’une personne à des normes établies pour différentes populations
Décrire la fréquence d’un comportement sans examiner les conditions qui l’ont précédé
Quantifier l’évolution des symptômes d’un individu ou d’un groupe à l’aide d’indicateurs
Comprendre le fonctionnement singulier d’une personne en repérant les déclencheurs et les facteurs de maintien

Comprendre le fonctionnement singulier d’une personne en repérant les déclencheurs et les facteurs de maintien

Explication

L’analyse fonctionnelle cherche à comprendre le fonctionnement propre à la personne ainsi que les facteurs qui déclenchent et maintiennent le comportement problème. La quantification de l’évolution relève plutôt de la mesure, qui ne décrit pas à elle seule cette dynamique singulière.

29. Dans le modèle SORC, quelle succession décrit correctement les quatre composantes analysées ?

Situation, Observation, Réaction et Cognitions
Stimulus, Observation, Récompense et Contrôle
Stimulus, Organisme, Réponse et Conséquences
Situation, Organisme, Réponse et Cognitions

Stimulus, Organisme, Réponse et Conséquences

Explication

Le modèle SORC correspond à Stimulus, Organisme, Réponse et Conséquences. La réponse désigne le comportement, tandis que les conséquences correspondent aux effets qui peuvent contribuer au maintien du problème.

30. Une personne ressent une forte tension avant d’éviter une situation, puis cet évitement diminue momentanément son malaise. Dans le modèle SORC, que représentent respectivement la tension et l’évitement ?

La réponse et le stimulus
Le stimulus et la conséquence
La conséquence et l’organisme
L’organisme et la réponse

L’organisme et la réponse

Explication

L’organisme regroupe les caractéristiques internes, comme l’état de tension, tandis que la réponse correspond au comportement réalisé, ici l’évitement. Le stimulus désigne plutôt l’élément déclencheur et la conséquence l’effet qui suit le comportement.

31. Quels éléments supplémentaires complètent les sept dimensions initiales de la grille BASIC IDEA de Lazarus ?

Emotion et Antécédents
Expectation et Attitudes
Personnalité et Traitements
Situation et Conséquences

Expectation et Attitudes

Explication

La grille BASIC IDEA comprend les dimensions Behavior, Affect, Sensation, Imagery, Cognition, Interpersonal et Drugs, auxquelles s’ajoutent Expectation et Attitudes. Les autres couples proposés appartiennent à d’autres descriptions de l’analyse comportementale.

32. Quelles dimensions la grille SECCA cherche-t-elle à analyser chez une personne ?

La situation, l’organisme, la réponse, la conséquence et la motivation
La sensation, l’imagerie, la personnalité, le traitement et l’attitude
Le symptôme, l’environnement, la cognition, l’action et la personnalité
Le stimulus, l’émotion, la cognition, le comportement et l’anticipation

Le stimulus, l’émotion, la cognition, le comportement et l’anticipation

Explication

La grille SECCA examine le stimulus, l’émotion, la cognition, le comportement et l’anticipation. La sensation et l’imagerie, par exemple, font partie des dimensions de BASIC IDEA plutôt que de l’acronyme SECCA.

33. Quelle différence caractérise les versions synchrone et diachronique de la grille SECCA ?

La version synchrone analyse la personnalité, tandis que la version diachronique se limite aux comportements observables
La version synchrone étudie les traitements passés, tandis que la version diachronique décrit la situation présente
La version synchrone étudie la situation actuelle, tandis que la version diachronique examine l’histoire du patient
La version synchrone explore les facteurs de maintien, tandis que la version diachronique mesure les réactions immédiates

La version synchrone étudie la situation actuelle, tandis que la version diachronique examine l’histoire du patient

Explication

La version synchrone porte sur la situation actuelle, alors que la version diachronique prend en compte l’histoire, la personnalité, les antécédents, les facteurs de maintien et les traitements passés. Confondre ces deux temporalités revient à inverser leur fonction respective.

34. Dans le cercle vicieux obsessionnel-compulsif, pourquoi le nettoyage peut-il maintenir le problème malgré une diminution immédiate de l’angoisse ?

Il supprime les cognitions de danger, ce qui empêche ensuite toute exposition à la situation
Il réduit momentanément l’angoisse, mais renforce ainsi la probabilité de répéter le rituel
Il augmente immédiatement l’angoisse, ce qui conduit progressivement à abandonner le rituel
Il transforme une conséquence apaisante en stimulus déclencheur sans modifier le comportement

Il réduit momentanément l’angoisse, mais renforce ainsi la probabilité de répéter le rituel

Explication

Le nettoyage procure un soulagement bref, mais ce soulagement renforce le rituel et favorise sa répétition lors d’une nouvelle situation déclenchante. L’absence de rituel empêcherait ce renforcement comportemental, même si l’angoisse pouvait rester élevée sur le moment.

35. Dans l’exemple de trouble obsessionnel-compulsif présenté, quelle durée quotidienne caractérise les rituels de nettoyage ?

Environ 30 à 60 minutes par jour
Environ 12 à 15 heures par semaine
Environ 5 à 10 heures par jour
Environ 1 à 2 heures par semaine

Environ 5 à 10 heures par jour

Explication

L’exemple décrit des rituels de nettoyage qui occupent environ 5 à 10 heures par jour. Les autres durées ne correspondent pas à l’ampleur quotidienne indiquée pour cet exemple clinique.

36. Quel ensemble de facteurs doit guider le choix d’une psychothérapie pour un patient donné ?

La préférence du thérapeute, le coût, la fréquence et la disponibilité
Les symptômes observés, la médication, le pronostic et les résultats antérieurs
Le diagnostic, la durée des séances, le nombre de thérapeutes et le lieu
Le contexte, les objectifs, l’âge et les contraintes institutionnelles

Le contexte, les objectifs, l’âge et les contraintes institutionnelles

Explication

Le choix d’une psychothérapie dépend de plusieurs dimensions cliniques et contextuelles, notamment l’âge, les objectifs, les contraintes institutionnelles, les dynamiques familiales et les réactions émotionnelles. Se fonder principalement sur les préférences du thérapeute négligerait l’adaptation nécessaire au patient et à son environnement.

37. Parmi les éléments suivants, lequel peut influencer la réduction des symptômes au cours d’une psychothérapie ?

La qualité de la relation thérapeutique
La profession exercée par le thérapeute
La durée administrative du dossier clinique
La décoration de la salle de consultation

La qualité de la relation thérapeutique

Explication

La qualité de la relation thérapeutique fait partie des variables susceptibles d’influencer la réduction des symptômes, avec les attentes, la motivation, les croyances et le système social. La décoration du cabinet n’est pas identifiée comme une variable centrale de ce processus dans les éléments considérés.

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Quels sont les quatre grands courants fondateurs des psychothérapies ?

Les approches psychanalytique, cognitivo-comportementale, humaniste-existentielle-phénoménologique, et systémique-stratégique.

Qu'est-ce que la systémie en psychothérapie ?

Une manière de penser l’individu dans son environnement global et ses relations.

Qu'est-ce qu'une approche psychologique en psychologie?

Un cadre théorique et méthodologique pour comprendre le psychisme et intervenir.

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