★ À maîtriser
La sécurité alimentaire repose sur six dimensions :
La qualité nutritionnelle dépend de la composition des aliments, de la bioaccessibilité et de la digestibilité des molécules d’intérêt, ainsi que de la présence de facteurs antinutritionnels.
Compléments
La disponibilité alimentaire dépend de :
L’accès alimentaire dépend de :
La sûreté alimentaire comprend :
Quantité disponible ne suffit pas : qualité et sûreté comptent aussi
★ À maîtriser
La FAO définit le risque comme une fonction de la probabilité d’un effet adverse lié à la présence d’un danger.
Les risques alimentaires sont de trois natures :
Compléments
Dans les sociétés d’abondance, le risque perçu est historiquement passé du manque de nourriture au risque de mal manger et aux risques toxicologiques, selon Patrick Denoux.
Les médias et les organisations associatives informent, révèlent des enjeux et animent les débats sur les risques alimentaires.
Les discours médiatiques et associatifs peuvent mobiliser les peurs autour des OGM, des perturbateurs endocriniens et des nanotechnologies.
Le risque de ne pas manger devient celui de mal manger
★ À maîtriser
Les risques microbiologiques sont des risques majeurs et leur fréquence en fait la cause la plus importante de pathologies liées à la consommation d’aliments.
La vulnérabilité aux risques microbiologiques dépend de l’âge, de l’état physiologique et nutritionnel du consommateur, ainsi que du germe et du niveau de contamination.
Les agents infectieux alimentaires comprennent : les bactéries, les parasites, dont les protozoaires, les microsporidies et les helminthes, les virus
📌 Les maladies infectieuses résultent de l’activité d’un microorganisme ingéré vivant, tandis que les intoxinations résultent d’une toxine microbienne préformée dans l’aliment.
📌 Les toxi-infections impliquent l’action d’une toxine avec ou sans invasion des cellules épithéliales, tandis que les infections alimentaires impliquent l’invasion de l’hôte puis une dissémination lymphatique ou sanguine.
Compléments
Une contamination microbienne n’est généralement pas détectable par les sens avant d’atteindre 10^7 germes par gramme.
La part des aliments impliqués dans les pathologies constatées est :
Le botulisme est associé à Clostridium botulinum et notamment aux conserves de pH supérieur à 4,5 mal stérilisées, aux poissons salaisons mal nitritées et aux aliments sous vide ou dans l’huile.
La listériose est associée à Listeria monocytogenes, décrite comme un germe du réfrigérateur, et peut être liée aux produits laitiers, charcuteries, viandes et volailles.
Microorganisme vivant ingéré : infection ; toxine préformée : intoxination
★ À maîtriser
📌 Chaque exploitant est responsable de la sécurité des aliments qu’il met dans la chaîne alimentaire.
📌 La traçabilité doit être assurée à chaque étape de la chaîne de production alimentaire, avec des obligations d’information et de retrait.
Compléments
La surveillance d’une maladie alimentaire peut passer par le patient, le médecin et un Centre national de référence, qui identifie la souche et soutient l’enquête.
Le questionnaire peut porter sur :
Les maladies d’origine alimentaire représentent plusieurs centaines de milliers de cas chaque année, avec un taux de mortalité de 0,1 % et environ 250 décès par an en France.
📌 Les États membres et leurs autorités compétentes vérifient l’application correcte de la législation européenne et sa mise en œuvre.
Patient → médecin → CNR → identification et enquête
★ À maîtriser
📐 Formule - L’incidence est calculée par , où N est le nombre de cas, P la population étudiée et D la durée de la période d’observation.
📌 L’incidence mesure les nouveaux cas, tandis que la prévalence mesure les cas existants.
📐 Formule - Le DALY correspond à la somme des années vécues avec incapacité et des années de vie perdues, soit .
Compléments
Incidence : nouveaux cas ; prévalence : cas existants
★ À maîtriser
📐 Formule - Le risque toxicologique est fonction du danger et de l’exposition : .
Les xénobiotiques peuvent provoquer des effets immunologiques, une cytotoxicité ou une organotoxicité, une cancérogénicité et une tératogénicité.
L’évaluation des dangers progresse par paliers, des études de génotoxicité et d’absorption in vitro vers des études in vivo de génotoxicité, de toxicité gastro-intestinale, systémique, toxicocinétique, subchronique ou chronique selon les résultats.
Compléments
L’évaluation des effets toxiques peut étudier les interactions moléculaires, les réponses cellulaires, les réponses des organes et les réponses de l’organisme.
Les évaluations de toxicité peuvent être conduites in vitro, in vivo ou in silico.
Les études in vitro sont faciles à mettre en œuvre, moins coûteuses en animaux et peuvent utiliser des cellules humaines, mais elles ne permettent pas une analyse systémique ni la détermination d’une VTR.
Le choix d’un modèle animal repose sur : la similitude avec les caractéristiques du phénomène étudié chez l’humain, la similitude du mécanisme biologique de la maladie humaine et du modèle, la similitude des réponses à un traitement pharmacologique
Molécule → cellule → organe → organisme
★ À maîtriser
📐 Formule - La dose journalière admissible est calculée par .
Compléments
Le facteur de sécurité utilisé dans le calcul de la DJA présenté est 100.
Une courbe dose-réponse non monotone, appelée hormèse, est décrite comme un effet paradoxal observé pour certaines substances, notamment des perturbateurs endocriniens et des dioxines.
NOAEL sans effet observé ; LOAEL avec effet observé
★ À maîtriser
📐 Formule - L’exposition alimentaire est estimée par .
Compléments
📌 Selon le règlement INCO no 1169/2011, la liste des ingrédients indique les composants présents dans le produit final par ordre décroissant de poids ou de volume, sauf exemptions prévues pour certains produits.
IQMT maximaliste ; IQE fondée sur l’usage actuel
★ À maîtriser
📌 Les additifs alimentaires sont encadrés par le règlement européen no 1333/2008, et les additifs autorisés et leurs conditions d’utilisation figurent à son annexe II selon le principe de la liste positive.
📌 Un additif alimentaire est destiné à remplir une fonction technologique dans le produit fini et y reste avec son effet, tandis qu’un auxiliaire technologique agit pendant la transformation et n’est en principe pas présent dans le produit final, sauf résidus techniquement inévitables sans effet technologique.
Compléments
Les principales catégories d’additifs sont :
Pour le glutamate de sodium, la NOAEL présentée est de 3 200 mg/kg de poids corporel, l’ADI calculée est de 32 mg/kg de poids corporel et la concentration maximale dans l’aliment indiquée est de 10 g/kg d’aliment.
Les effets combinés de substances peuvent être nuls, antagonistes, additifs ou synergiques.
L’additif agit dans le produit fini ; l’auxiliaire agit pendant le procédé
★ À maîtriser
📌 L’approche « whole mixture » étudie un mélange bien connu et stable comme une entité unique, tandis que l’approche par composé combine l’exposition et la réponse de chaque substance pour prédire la réponse de mélanges variés.
Compléments
L’évaluation de l’exposome s’accompagne de l’émergence du biomonitoring.
L’environnement quotidien comprend 150 000 substances ou composés chimiques et que le nombre de combinaisons possibles est incalculable.
Mélange entier étudié comme entité ; approche par composé combine les substances
Additif et auxiliaire technologique
| Critère | Additif | Auxiliaire |
|---|---|---|
| Fonction | Fonction technologique dans le produit fini | Fonction technologique pendant la transformation |
| Présence finale | Reste dans le produit et conserve son effet | En principe absent, sauf résidus inévitables sans effet |
| Règlement cité | Règlement (CE) 1333/2008 | Distinction présentée dans le cadre européen |
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1. Quelle définition correspond à la sécurité alimentaire telle que formulée par la FAO en 1986 ?
2. Un programme améliore la qualité sanitaire des aliments, mais ne garantit ni leur disponibilité ni un accès stable pour les ménages. Quelle conclusion décrit le mieux son effet sur la sécurité alimentaire ?
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Selon la FAO (1986), qu’est-ce que la sécurité alimentaire ?
L’accès, pour tous et à tout moment, à une nourriture suffisante pour mener une vie active et saine.
Sur quels éléments repose la sécurité alimentaire ?
La quantité, la qualité, la disponibilité, l’accès, la stabilité et la sûreté des aliments.
De quoi dépend la qualité nutritionnelle des aliments ?
De leur composition, de la bioaccessibilité et de la digestibilité des molécules d’intérêt, ainsi que des facteurs antinutritionnels.
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