QCM : Rayonnement solaire et atmosphère (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que se produit-il lors de la diffusion atmosphérique d’un rayonnement qui interagit avec les constituants de l’atmosphère ?

Une partie du rayonnement est déviée dans plusieurs directions sans être entièrement absorbée.
Le rayonnement est converti en chaleur après avoir été entièrement absorbé.
Le rayonnement est transformé en lumière de longueur d’onde plus courte.
Le rayonnement traverse l’atmosphère sans changer de direction ni d’intensité.

Une partie du rayonnement est déviée dans plusieurs directions sans être entièrement absorbée.

Explication

La diffusion correspond à la déviation dans différentes directions d’une partie du rayonnement, qui n’est pas entièrement absorbée. Une absorption complète sans déviation décrit un processus différent.

2. Quelle association entre le type de diffusion et la taille des particules est correcte ?

Rayleigh : particules plus grandes que la longueur d’onde ; Mie : particules beaucoup plus petites ; non sélective : particules de taille comparable.
Rayleigh : particules beaucoup plus petites que la longueur d’onde ; Mie : particules plus grandes ; non sélective : particules beaucoup plus grandes.
Rayleigh : particules beaucoup plus grandes que la longueur d’onde ; Mie : particules de taille comparable ; non sélective : particules plus petites.
Rayleigh : particules de taille comparable à la longueur d’onde ; Mie : particules beaucoup plus grandes ; non sélective : particules beaucoup plus petites.

Rayleigh : particules beaucoup plus petites que la longueur d’onde ; Mie : particules plus grandes ; non sélective : particules beaucoup plus grandes.

Explication

La diffusion de Rayleigh concerne les diffuseurs très petits par rapport à la longueur d’onde, tandis que Mie concerne des particules plus grandes et la diffusion non sélective des particules beaucoup plus grandes. La confusion fréquente consiste à inverser les tailles associées à Mie et à la diffusion non sélective.

3. Si la longueur d’onde incidente est doublée, comment varie l’intensité diffusée selon la loi de Rayleigh ?

Elle est divisée par seize.
Elle est multipliée par seize.
Elle est multipliée par quatre.
Elle est divisée par deux.

Elle est divisée par seize.

Explication

L’intensité varie comme l’inverse de la quatrième puissance de la longueur d’onde, donc doubler celle-ci la divise par 24=162^4=16. Une division par deux correspondrait à une dépendance inverse linéaire, et non à la loi de Rayleigh.

4. Pourquoi le ciel paraît-il bleu en journée dans le cadre de la diffusion de Rayleigh ?

L’atmosphère absorbe davantage le bleu et laisse ressortir le rouge.
Les gouttelettes des nuages diffusent toutes les longueurs d’onde de façon égale.
Les longues longueurs d’onde, notamment le rouge, sont davantage diffusées.
Les courtes longueurs d’onde, notamment le bleu, sont davantage diffusées.

Les courtes longueurs d’onde, notamment le bleu, sont davantage diffusées.

Explication

La diffusion de Rayleigh privilégie les courtes longueurs d’onde, ce qui contribue à la couleur bleue du ciel en journée. La lumière rouge orangée observée au coucher du soleil est liée à un trajet atmosphérique plus épais et ne signifie pas que le rouge est davantage diffusé par Rayleigh.

5. Quand une molécule absorbe un photon, quelle condition caractérise l’absorption moléculaire ?

L’énergie du photon correspond à une transition d’un état excité vers le niveau fondamental.
Le photon transmet une énergie inférieure à toute différence entre niveaux moléculaires.
La molécule absorbe le photon en changeant de composition chimique dans tous les cas.
L’énergie du photon correspond à une transition du niveau fondamental vers un état excité.

L’énergie du photon correspond à une transition du niveau fondamental vers un état excité.

Explication

L’absorption moléculaire a lieu lorsque le photon fournit l’énergie correspondant à une transition du niveau fondamental vers un état excité. Une transition vers le niveau fondamental décrit plutôt une perte d’énergie par une molécule excitée.

6. Quelle distinction caractérise les spectres d’absorption dans l’ultraviolet par rapport à ceux du visible, de l’infrarouge et des micro-ondes ?

L’absorption UV et celle des autres domaines forment toutes deux un continuum sans seuil énergétique.
L’absorption UV présente un continuum sous un seuil énergétique, tandis que les autres domaines ne sont pas quantifiés.
L’absorption UV liée à la dissociation est quantifiée en raies, tandis que les autres absorptions forment généralement un continuum.
L’absorption UV liée à la dissociation est généralement continue au-delà d’un seuil énergétique, tandis que les autres absorptions sont quantifiées.

L’absorption UV liée à la dissociation est généralement continue au-delà d’un seuil énergétique, tandis que les autres absorptions sont quantifiées.

Explication

L’absorption UV qui peut dissocier les molécules présente généralement un spectre continu au-delà d’un seuil, alors que les absorptions du visible, de l’infrarouge et des micro-ondes sont quantifiées. Il serait donc erroné d’attribuer le caractère continu aux absorptions des autres domaines.

7. Quelle suite associe correctement les domaines du rayonnement aux principaux processus moléculaires d’absorption atmosphérique ?

Ultraviolet : rotations ; visible : vibrations ; infrarouge : transitions électroniques ; micro-ondes : dissociation.
Ultraviolet : dissociation ; visible : transitions électroniques ; infrarouge : vibrations ; micro-ondes : rotations.
Ultraviolet : transitions électroniques ; visible : dissociation ; infrarouge : rotations ; micro-ondes : vibrations.
Ultraviolet : vibrations ; visible : rotations ; infrarouge : dissociation ; micro-ondes : transitions électroniques.

Ultraviolet : dissociation ; visible : transitions électroniques ; infrarouge : vibrations ; micro-ondes : rotations.

Explication

Les absorptions atmosphériques sont principalement associées à la dissociation dans l’ultraviolet, aux transitions électroniques dans le visible, aux vibrations dans l’infrarouge et aux rotations dans les micro-ondes. L’association des rotations à l’ultraviolet et des vibrations au visible inverse plusieurs de ces correspondances.

8. Comment se manifeste l’absorption infrarouge d’une molécule ?

Par une transition vers un continuum vibrationnel, avec une seule bande possible pour chaque molécule.
Par une transition de l’état fondamental vers un niveau rotationnel discret, avec une seule bande par molécule.
Par une dissociation moléculaire sans niveaux d’énergie distincts ni bandes d’absorption.
Par une transition de l’état fondamental vers un niveau vibrationnel discret, avec parfois plusieurs bandes pour une même molécule.

Par une transition de l’état fondamental vers un niveau vibrationnel discret, avec parfois plusieurs bandes pour une même molécule.

Explication

Dans l’infrarouge, l’absorption correspond à une transition vers un niveau de vibration discret, et une molécule peut avoir plusieurs bandes. Une transition rotationnelle caractérise principalement l’absorption dans les micro-ondes, et non la description de l’absorption infrarouge visée ici.

9. Quelles bandes du spectre infrarouge du CO₂ sont associées respectivement à l’étirement asymétrique et à la flexion ?

4,2 μm4{,}2\,\mu\text{m} pour l’étirement asymétrique et 15,0 μm15{,}0\,\mu\text{m} pour la flexion.
2,5 μm2{,}5\,\mu\text{m} pour l’étirement asymétrique et 6,5 μm6{,}5\,\mu\text{m} pour la flexion.
4,2 μm4{,}2\,\mu\text{m} pour la flexion et 15,0 μm15{,}0\,\mu\text{m} pour l’étirement symétrique.
15,0 μm15{,}0\,\mu\text{m} pour l’étirement asymétrique et 4,2 μm4{,}2\,\mu\text{m} pour la flexion.

$$4{,}2\,\mu\text{m}$$ pour l’étirement asymétrique et $$15{,}0\,\mu\text{m}$$ pour la flexion.

Explication

Le CO₂ présente une bande à 4,2 μm4{,}2\,\mu\text{m} associée à l’étirement asymétrique et une bande à 15,0 μm15{,}0\,\mu\text{m} associée à la flexion. Les valeurs de 2,5 μm2{,}5\,\mu\text{m} et 6,5 μm6{,}5\,\mu\text{m} sont citées pour des bandes de vapeur d’eau, pas pour ces modes du CO₂.

10. Quel mécanisme produit l’effet de serre dans l’atmosphère terrestre ?

La surface terrestre absorbe le rayonnement infrarouge atmosphérique puis le transforme en rayonnement solaire incident.
Les gaz atmosphériques absorbent le rayonnement infrarouge terrestre puis le réémettent dans toutes les directions, notamment vers la Terre.
Les gaz atmosphériques réfléchissent le rayonnement solaire vers l’espace avant qu’il n’atteigne la surface terrestre.
Les gaz atmosphériques absorbent le rayonnement solaire puis le réémettent exclusivement vers l’espace.

Les gaz atmosphériques absorbent le rayonnement infrarouge terrestre puis le réémettent dans toutes les directions, notamment vers la Terre.

Explication

Les gaz à effet de serre absorbent le rayonnement infrarouge émis par la Terre et le réémettent dans plusieurs directions, dont une partie vers la surface. La réflexion du rayonnement solaire vers l’espace ne décrit pas ce mécanisme.

11. Quelle comparaison illustre l’effet du flux infrarouge descendant sur la température terrestre moyenne indiquée ?

Il abaisse la température à −18 °C, contre 15 °C sans atmosphère absorbante.
Il maintient la température à −18 °C, contre 15 °C avec une atmosphère absorbante.
Il porte la température à 15 °C, contre 0 °C sans atmosphère absorbante.
Il contribue à porter la température à 15 °C, contre −18 °C sans atmosphère absorbante.

Il contribue à porter la température à 15 °C, contre −18 °C sans atmosphère absorbante.

Explication

Le flux infrarouge descendant s’ajoute au flux solaire incident et contribue à une température de 15 °C, alors qu’elle serait de −18 °C sans atmosphère absorbante. L’inversion des températures attribuerait à l’atmosphère l’effet opposé à celui décrit.

12. Pourquoi l’évolution de la concentration de dioxyde de carbone importe-t-elle pour le climat terrestre ?

Parce que ce gaz est un acteur majeur de l’effet de serre et que sa concentration influe sur la température de surface.
Parce que ce gaz contrôle principalement la distance entre la Terre et le Soleil et modifie ainsi la température de surface.
Parce que ce gaz détermine directement l’activité solaire et règle ainsi la température de la surface terrestre.
Parce que ce gaz absorbe le rayonnement solaire incident et fixe la température sans intervenir dans l’effet de serre.

Parce que ce gaz est un acteur majeur de l’effet de serre et que sa concentration influe sur la température de surface.

Explication

Le dioxyde de carbone est présenté comme l’un des principaux gaz à effet de serre, et les variations de sa concentration influent sur la température de surface. La distance au Soleil et l’activité solaire sont des facteurs distincts, et le dioxyde de carbone n’agit pas en contrôlant ces facteurs.

13. Que permettent d’observer en permanence les satellites météorologiques ?

Les radiations émises par le Soleil avant leur arrivée dans l’atmosphère.
Les radiations émises ou réfléchies par la surface du globe.
Les températures mesurées directement par des capteurs au sol.
Les concentrations de tous les gaz atmosphériques dans chaque région.

Les radiations émises ou réfléchies par la surface du globe.

Explication

Les satellites météorologiques observent en permanence les radiations émises ou réfléchies par la surface terrestre. Ils ne mesurent pas directement les températures au sol, même si leurs observations peuvent contribuer à l’étude de l’atmosphère et de la surface.

14. Quel rayonnement l’instrument IASI observe-t-il ?

Le rayonnement visible réfléchi par la surface terrestre et par les nuages.
Le rayonnement ultraviolet émis par le Soleil et diffusé par l’atmosphère.
Le rayonnement infrarouge émis par la surface terrestre et par l’atmosphère.
Le rayonnement infrarouge solaire réfléchi par la surface et les océans.

Le rayonnement infrarouge émis par la surface terrestre et par l’atmosphère.

Explication

IASI observe le rayonnement infrarouge émis à la fois par la surface terrestre et par l’atmosphère. L’observation du rayonnement visible réfléchi décrit un autre type de mesure, pas la fonction indiquée pour IASI.

15. Quelle bande spectrale est exploitée par le canal satellitaire infrarouge vapeur d’eau ?

L’émission à 10,8 μm des couches humides les plus hautes, autour de cette bande d’absorption.
L’émission à 6,25 μm des couches sèches les plus basses, autour de cette bande d’absorption.
L’émission à 6,25 μm de la surface terrestre, autour d’une bande de réflexion solaire.
L’émission à 6,25 μm des couches humides les plus hautes, autour de cette bande d’absorption.

L’émission à 6,25 μm des couches humides les plus hautes, autour de cette bande d’absorption.

Explication

Ce canal est centré sur une bande d’absorption à 6,25 μm et exploite l’émission des couches humides les plus élevées. La bande de 10,8 μm ne correspond pas à la longueur d’onde indiquée pour le canal vapeur d’eau.

16. Sur une image du canal vapeur d’eau, que révèle un pixel clair ?

Une faible température d’émission et une couche émettrice basse dans une haute troposphère sèche.
Une température d’émission élevée et une couche émettrice élevée dans une haute troposphère humide.
Une température d’émission élevée et une couche émettrice basse dans une haute troposphère sèche.
Une faible température d’émission et une couche émettrice élevée dans une haute troposphère humide.

Une faible température d’émission et une couche émettrice élevée dans une haute troposphère humide.

Explication

Un pixel clair correspond à une faible température d’émission et à une couche émettrice située en altitude dans une haute troposphère humide. Une couche basse et une haute troposphère sèche caractérisent plutôt un pixel sombre.

17. Quelle association entre mouvements verticaux et luminosité apparaît dans l’imagerie du canal vapeur d’eau ?

Les ascendances et la convection sont associées aux pixels sombres, tandis que les subsidences sont associées aux pixels clairs.
Les ascendances et la convection sont associées aux pixels clairs, tandis que les subsidences sont aussi associées aux pixels clairs.
Les ascendances et la convection sont associées aux pixels sombres, tandis que les subsidences sont aussi associées aux pixels sombres.
Les ascendances et la convection sont associées aux pixels clairs, tandis que les subsidences sont associées aux pixels sombres.

Les ascendances et la convection sont associées aux pixels clairs, tandis que les subsidences sont associées aux pixels sombres.

Explication

Les ascendances et la convection correspondent aux pixels clairs, alors que les subsidences correspondent aux pixels sombres. L’association inverse entre ascendances et luminosité est une confusion fréquente, mais elle ne respecte pas la correspondance décrite.

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Qu’est-ce que la diffusion atmosphérique ?

La déviation dans différentes directions d’une partie du rayonnement interagissant avec l’atmosphère sans être entièrement absorbée.

Quelle taille caractérise les diffuseurs de Rayleigh par rapport à la longueur d’onde ?

Ils sont beaucoup plus petits que la longueur d’onde.

Quelle taille caractérise les particules de Mie par rapport à la longueur d’onde ?

Elles sont plus grandes que la longueur d’onde.

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