QCM : Récurrence et limites de suites (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qu’une propriété mathématique ?

Une phrase contenant un verbe qui est vraie ou fausse
Une expression numérique dépourvue de signification verbale
Une procédure de calcul donnant nécessairement un résultat
Une figure géométrique décrite par plusieurs mesures

Une phrase contenant un verbe qui est vraie ou fausse

Explication

Une propriété mathématique est une phrase, éventuellement écrite avec des symboles, qui contient un verbe et possède une valeur de vérité. Une simple expression numérique n’est pas une propriété puisqu’elle ne constitue pas une phrase susceptible d’être vraie ou fausse.

2. Lorsqu’une propriété dépend d’un entier naturel nn, quelle notation et quelles formes peut-elle prendre ?

Elle peut être notée P(n)P(n) et être une égalité, une inégalité ou une phrase mathématique
Elle est notée n(P)n(P) et s’écrit sous la forme d’une équation polynomiale
Elle est notée P(n)P(n) et doit être une égalité entre deux entiers
Elle est notée P+nP+n et prend la forme d’un produit ou d’une somme

Elle peut être notée $$P(n)$$ et être une égalité, une inégalité ou une phrase mathématique

Explication

Une propriété portant sur un entier naturel nn peut être notée P(n)P(n) et prendre la forme d’une égalité, d’une inégalité ou d’une phrase mathématique. Elle n’est donc pas limitée aux égalités.

3. Quelle condition permet d’appliquer le principe de récurrence à une propriété P(n)P(n) à partir d’un rang n0n_0 ?

Montrer P(k)P(k) pour quelques valeurs de kk sans établir de passage au rang suivant
Vérifier P(n0+1)P(n_0+1), puis montrer que P(k+1)P(k+1) implique P(k)P(k) pour tout k≥n0k\geq n_0
Vérifier P(n0)P(n_0), puis montrer que P(k)P(k) implique P(k+1)P(k+1) pour tout k≥n0k\geq n_0
Vérifier P(0)P(0), puis démontrer l’implication de P(k+1)P(k+1) vers P(k+2)P(k+2)

Vérifier $$P(n_0)$$, puis montrer que $$P(k)$$ implique $$P(k+1)$$ pour tout $$k\geq n_0$$

Explication

Le principe exige une initialisation au rang n0n_0 et une hérédité montrant que la validité de P(k)P(k) entraîne celle de P(k+1)P(k+1) pour tout k≥n0k\geq n_0. Vérifier plusieurs rangs particuliers ne suffit pas à établir la propriété pour tous les entiers concernés.

4. Dans l’étape d’hérédité d’une démonstration par récurrence, quelle distinction faut-il respecter ?

L’hypothèse porte sur P(n0)P(n_0) et l’objectif est de démontrer P(k)P(k)
L’hypothèse porte sur P(k−1)P(k-1) et l’objectif est de démontrer P(k−2)P(k-2)
L’hypothèse porte sur P(k+1)P(k+1) et l’objectif est de démontrer P(k)P(k)
L’hypothèse porte sur P(k)P(k) et l’objectif est de démontrer P(k+1)P(k+1)

L’hypothèse porte sur $$P(k)$$ et l’objectif est de démontrer $$P(k+1)$$

Explication

L’hérédité suppose la propriété vraie au rang général kk, puis utilise cette hypothèse pour établir la propriété au rang suivant k+1k+1. Prendre P(k+1)P(k+1) comme hypothèse reviendrait à supposer déjà démontré l’objectif de cette étape.

5. Pour la suite définie par u0=3u_0=3 et un+1=3un−2u_{n+1}=3u_n-2, quelle formule une récurrence permet-elle de démontrer ?

un=3×2n−1u_n=3\times 2^n-1 pour tout entier naturel nn
un=3n+2u_n=3^n+2 pour tout entier naturel nn
un=2×3n+1−1u_n=2\times 3^{n+1}-1 pour tout entier naturel nn
un=2×3n+1u_n=2\times 3^n+1 pour tout entier naturel nn

$$u_n=2\times 3^n+1$$ pour tout entier naturel $$n$$

Explication

La formule explicite associée à cette suite est un=2×3n+1u_n=2\times 3^n+1, et elle vérifie à la fois le terme initial et la relation de récurrence. La formule 3×2n−13\times 2^n-1, par exemple, donne bien u0=2u_0=2 et ne respecte donc pas la condition initiale.

6. Quelles conditions accompagnent l’inégalité de Bernoulli (1+a)n≥1+na\left(1+a\right)^n\geq 1+na dans ce cadre ?

a∈Ra\in\mathbb{R} et n>0n>0 est un réel quelconque
a>0a>0 et nn est un entier naturel
a<0a<0 et nn est un entier naturel non nul
a≥0a\geq 0 et nn est un entier relatif négatif

$$a>0$$ et $$n$$ est un entier naturel

Explication

Dans ce cadre, l’inégalité de Bernoulli est formulée pour un réel strictement positif aa et un entier naturel nn. Confondre les rôles de ces variables conduit à autoriser des valeurs de nn ou de aa qui ne correspondent pas aux conditions données.

7. Quelle affirmation est établie par récurrence concernant l’expression 4n+54^n+5 ?

Pour tout entier naturel nn, 4n+54^n+5 est un multiple de 33
Pour tout entier naturel nn, 4n+54^n+5 est divisible par 55
Pour tout entier naturel nn, 4n+54^n+5 est un nombre premier
Pour tout entier naturel nn, 4n+54^n+5 est un multiple de 44

Pour tout entier naturel $$n$$, $$4^n+5$$ est un multiple de $$3$$

Explication

La propriété démontrée est que 4n+54^n+5 est divisible par 33 pour tout entier naturel nn. Elle n’est pas divisible par 44 en général, car pour n=0n=0 on obtient 66.

8. Quelle condition caractérise une suite de limite +∞+\infty ?

À partir d’un certain rang, ses termes restent dans un intervalle borné fixé
À partir d’un certain rang, ses termes alternent entre deux valeurs opposées
À partir d’un certain rang, ses termes dépassent tout seuil réel fixé
À partir d’un certain rang, ses termes se rapprochent d’un réel déterminé

À partir d’un certain rang, ses termes dépassent tout seuil réel fixé

Explication

Une suite tend vers +∞+\infty lorsque, quel que soit le seuil réel considéré, ses termes le dépassent à partir d’un certain rang. La convergence vers un réel correspond au rapprochement des termes autour d’une valeur finie, et non au dépassement de tous les seuils.

9. Comment reconnaît-on qu’une suite converge vers un réel ll ?

Ses termes prennent alternativement des valeurs de signes opposés
Ses termes deviennent finalement inférieurs à tout seuil négatif
Ses termes dépassent finalement tout nombre réel positif
Ses termes appartiennent finalement à tout intervalle ouvert contenant ll

Ses termes appartiennent finalement à tout intervalle ouvert contenant $$l$$

Explication

La convergence vers ll signifie que, pour tout intervalle ouvert contenant ll, tous les termes appartiennent à cet intervalle à partir d’un certain rang. Le dépassement de tout seuil caractérise une limite infinie, tandis que l’alternance de signes peut empêcher toute limite.

10. Laquelle de ces situations décrit une suite divergente ?

Elle converge vers un réel après un certain rang
Elle tend vers zéro en rapprochant ses termes de cette valeur
Elle possède une limite infinie ou ne possède aucune limite
Elle reste dans tout intervalle ouvert contenant une valeur fixe

Elle possède une limite infinie ou ne possède aucune limite

Explication

Une suite est divergente lorsqu’elle admet une limite infinie ou lorsqu’elle n’admet aucune limite, comme la suite un=(−1)nu_n=(-1)^n. Les autres descriptions correspondent à des situations de convergence vers un réel.

11. Si un→+∞u_n\to +\infty, quelle est la limite de kunku_n lorsque k<0k<0 ?

+∞+\infty, car la multiplication conserve la croissance
Aucune limite, car un facteur négatif interdit toute opération
Un réel fini, car le facteur annule la divergence
−∞-\infty, car la multiplication inverse le signe

$$-\infty$$, car la multiplication inverse le signe

Explication

Multiplier une suite tendant vers +∞+\infty par un réel négatif inverse le signe et donne une limite égale à −∞-\infty. Un facteur positif conserverait au contraire la limite +∞+\infty.

12. Dans quel cas peut-on calculer directement la limite d’une somme, d’un produit ou d’un quotient de suites ?

Lorsque les expressions contiennent au moins un terme de degré maximal
Lorsque les deux suites possèdent nécessairement des limites infinies
Lorsque les limites permettent l’opération sans produire de forme indéterminée
Lorsque le quotient comporte un dénominateur qui tend vers zéro

Lorsque les limites permettent l’opération sans produire de forme indéterminée

Explication

Les opérations sur les limites sont valables lorsque les limites des suites permettent d’effectuer l’opération sans obtenir une forme indéterminée. Un dénominateur tendant vers zéro peut au contraire conduire à une forme nécessitant une étude supplémentaire.

13. Que signifie l’apparition d’une forme indéterminée lors d’un calcul de limite ?

La suite ne possède pas de limite dans tous les cas
La limite est égale à l’infini avec le signe du terme dominant
La limite vaut nécessairement zéro après simplification
Aucune conclusion générale sur la limite n’est encore possible

Aucune conclusion générale sur la limite n’est encore possible

Explication

Une forme telle que 0×(+∞)0\times(+\infty) ou ∞∞\frac{\infty}{\infty} indique qu’il faut transformer ou approfondir l’expression avant de conclure. Elle ne constitue pas une valeur de limite et n’implique pas automatiquement une divergence.

14. Quelle méthode convient notamment à une somme de termes polynomiaux dominée par le degré maximal ?

Factoriser par le terme de plus haut degré
Remplacer chaque variable par sa limite séparément
Comparer directement les signes sans transformer l’expression
Développer systématiquement chaque produit obtenu

Factoriser par le terme de plus haut degré

Explication

Pour une somme polynomiale, on peut factoriser par le terme de plus haut degré afin de faire apparaître les termes négligeables. Le développement est plutôt adapté à un produit, tandis que la substitution directe peut laisser une forme indéterminée.

15. Quelle est la limite de la suite vn=n3+2n5n3+1v_n=\frac{n^3+2n}{5n^3+1} lorsque nn tend vers +∞+\infty ?

55
+∞+\infty
00
15\frac{1}{5}

$$\frac{1}{5}$$

Explication

En factorisant le numérateur et le dénominateur par n3n^3, les termes dominants donnent 1+2/n25+1/n3\frac{1+2/n^2}{5+1/n^3}, qui tend vers 15\frac{1}{5}. La présence de termes de degré inférieur ne modifie pas le rapport des coefficients dominants.

16. Dans quelle situation le théorème d’encadrement permet-il de conclure que la suite vnv_n converge vers un réel ll ?

Lorsque un≤vn≤wnu_n\leq v_n\leq w_n à partir d’un certain rang et que unu_n et wnw_n convergent vers ll
Lorsque vnv_n est positive à partir d’un certain rang et que les deux bornes sont bornées
Lorsque un≤vn≤wnu_n\leq v_n\leq w_n à partir d’un certain rang et que les deux bornes divergent vers des limites différentes
Lorsque un≤vn≤wnu_n\leq v_n\leq w_n à partir d’un certain rang et qu’une seule borne converge vers ll

Lorsque $$u_n\leq v_n\leq w_n$$ à partir d’un certain rang et que $$u_n$$ et $$w_n$$ convergent vers $$l$$

Explication

Le théorème d’encadrement exige que les deux suites bornes convergent vers le même réel fini ll, ce qui impose alors à vnv_n de converger vers ll. Le fait qu’une seule borne ait cette limite ne suffit pas à déterminer celle de la suite encadrée.

17. Quelle conclusion peut-on tirer de l’encadrement −1n≤cos⁡(n)n≤1n-\frac{1}{n}\leq\frac{\cos(n)}{n}\leq\frac{1}{n} ?

La suite cos⁡(n)n\frac{\cos(n)}{n} converge vers 00, car ses deux bornes convergent vers 00
La suite cos⁡(n)n\frac{\cos(n)}{n} converge vers 11, car son numérateur reste borné
La suite cos⁡(n)n\frac{\cos(n)}{n} diverge, car la suite cos⁡(n)\cos(n) oscille entre des valeurs positives et négatives
La suite cos⁡(n)\cos(n) converge vers 00, car elle est divisée par nn dans l’encadrement

La suite $$\frac{\cos(n)}{n}$$ converge vers $$0$$, car ses deux bornes convergent vers $$0$$

Explication

Les suites −1n-\frac{1}{n} et 1n\frac{1}{n} tendent toutes deux vers 00, donc l’encadrement entraîne la convergence de cos⁡(n)n\frac{\cos(n)}{n} vers 00. Cette conclusion concerne le quotient, et l’encadrement ne permet pas d’affirmer que cos⁡(n)\cos(n) lui-même converge vers 00.

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Qu'est-ce qu'une propriété mathématique ?

Une phrase avec un verbe, vraie ou fausse, parfois avec des symboles mathématiques.

Comment note-t-on une propriété concernant un entier naturel n ?

On la note P(n).

Quelle forme peut prendre une propriété mathématique P(n) ?

Une égalité, une inégalité ou une phrase mathématique.

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