QCM : Rééducation de l’aphasie — 59 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel auteur est associé à une étude ayant validé l’efficacité de la rééducation orthophonique de l’aphasie en 2007 ?

Joseph et al.
Le groupe de travail sur la fréquence thérapeutique
Brady et al.
La Haute Autorité de santé

Joseph et al.

Explication

Joseph et al. ont publié en 2007 des travaux contribuant à valider l’efficacité de la rééducation orthophonique de l’aphasie. Brady et al. sont associés à une revue Cochrane publiée en 2016, et non à cette étude de 2007.

2. Quelle conclusion la revue Cochrane de Brady et al. (2016) tire-t-elle de la comparaison entre rééducation orthophonique et interventions non orthophoniques ?

Les effets observés disparaissent dès la fin des séances de rééducation.
Les interventions non orthophoniques produisent de meilleurs résultats en communication fonctionnelle.
Les bénéfices concernent la lecture, mais pas l’écriture ni l’expression orale.
La rééducation orthophonique améliore plusieurs domaines, mais le maintien à long terme reste moins certain.

La rééducation orthophonique améliore plusieurs domaines, mais le maintien à long terme reste moins certain.

Explication

La revue rapporte une supériorité de la rééducation orthophonique pour la communication fonctionnelle, la lecture, l’écriture et l’expression, avec une incertitude plus grande concernant le maintien dans le temps. Les autres propositions réduisent ou inversent les résultats rapportés.

3. Un patient réussit mieux les exercices de dénomination en séance, mais n’utilise pas cette compétence dans une conversation avec ses proches. Quel principe de neuroplasticité reste insuffisamment mobilisé ?

La limitation de l’interférence cérébrale
La précocité du début de la rééducation
Le transfert vers la vie réelle
L’adaptation à l’âge du patient

Le transfert vers la vie réelle

Explication

Le transfert suppose que les acquis des exercices soient utilisés dans des situations de vie réelle, comme une conversation. Une amélioration limitée aux exercices témoigne donc d’un transfert insuffisant, plutôt que d’un problème directement lié à l’âge, à la précocité ou à l’interférence.

4. Quelle affirmation décrit correctement la récupération du langage au stade chronique de l’aphasie ?

Elle devient improbable dès qu’un plateau fonctionnel est observé pendant quelques semaines.
Elle ne concerne que les patients dont les troubles ont disparu en phase aiguë.
Elle peut encore progresser si la rééducation respecte les principes de neuroplasticité.
Elle dépend principalement du recrutement controlatéral du cerveau droit.

Elle peut encore progresser si la rééducation respecte les principes de neuroplasticité.

Explication

La récupération du langage peut rester possible en phase chronique lorsque la rééducation s’appuie sur les principes de neuroplasticité dépendante de l’expérience. La phase chronique ne signifie pas automatiquement absence de récupération, contrairement à un véritable plateau fonctionnel.

5. Selon la HAS en 2022, quelle proportion approximative d’adultes victimes d’un AVC présente une aphasie à la sortie de l’hospitalisation ?

Un tiers des adultes concernés
Environ la moitié des adultes concernés
Près d’un adulte sur cinq
Moins d’un adulte sur dix

Un tiers des adultes concernés

Explication

La HAS indique qu’environ un tiers des adultes victimes d’un AVC présentent une aphasie à leur sortie d’hospitalisation. La proportion de près de 20 % correspond aux personnes post-AVC présentant une aphasie en phase chronique.

6. Quelle organisation caractérise le début de la prise en soins en unité neurovasculaire ou en service neurologique ?

Une évaluation annuelle suivie de séances longues centrées sur les exercices écrits
Un bilan rapide suivi d’objectifs fonctionnels et de séances courtes répétées
Une prise en soins libérale débutant après la stabilisation complète des symptômes
Un programme collectif intensif orienté vers la réinsertion professionnelle

Un bilan rapide suivi d’objectifs fonctionnels et de séances courtes répétées

Explication

Dans ces services, la prise en soins commence par un bilan rapide et précis afin d’identifier les possibilités de communication et les priorités, puis privilégie des objectifs fonctionnels et des séances courtes répétées. Le programme collectif intensif et la réinsertion caractérisent davantage la MPR.

7. Quel objectif distingue principalement la prise en soins en centre de médecine physique et de réadaptation ?

Soutenir un projet de réinsertion grâce à une prise en soins pluridisciplinaire et intensive
Concentrer les interventions sur la communication avec les proches au domicile
Réaliser un bilan bref avant quelques séances individuelles espacées
Adapter la fréquence des séances à une prescription annuelle renouvelable

Soutenir un projet de réinsertion grâce à une prise en soins pluridisciplinaire et intensive

Explication

La MPR associe généralement une prise en soins pluridisciplinaire, intensive et quotidienne, avec des séances individuelles et collectives, dans une perspective de réinsertion. Les autres propositions décrivent des éléments plus limités ou ne caractérisent pas spécifiquement l’organisation de la MPR.

8. Quelle action de l’entourage est attendue quel que soit le lieu de prise en soins d’une personne aphasique ?

Attendre la fin de la rééducation avant de modifier les échanges quotidiens
Remplacer la personne dans les conversations afin de réduire ses efforts
S’informer sur les troubles et adopter des attitudes facilitant les échanges
Privilégier les exercices écrits lorsque la communication orale est difficile

S’informer sur les troubles et adopter des attitudes facilitant les échanges

Explication

L’entourage doit connaître la nature des troubles, les possibilités de communication et les attitudes qui facilitent les échanges. Remplacer la personne ou différer l’adaptation de la communication ne répond pas à cet objectif d’accompagnement.

9. Quelle durée et quelle adaptation sont généralement recommandées pour une séance de rééducation chez une personne aphasique fatigable ?

Une séance d’au moins 90 minutes afin de maximiser la quantité d’exercices
Une séance unique hebdomadaire prolongée pour compenser la fatigue quotidienne
Une séance de 45 minutes en général, raccourcie et répétée si la fatigabilité est importante
Une séance de 45 minutes pour tous les patients, quel que soit leur état général

Une séance de 45 minutes en général, raccourcie et répétée si la fatigabilité est importante

Explication

Une séance de 45 minutes est généralement adaptée, mais des séances plus brèves et répétées conviennent mieux aux patients fatigables ou dont l’état général est altéré. Une durée identique pour tous ne tient pas compte de cette adaptation clinique.

10. Comment faut-il interpréter la référence de cinq séances de rééducation par semaine en début de prise en soins ?

Comme une fréquence indicative pouvant être adaptée au patient
Comme une fréquence réservée aux aphasies légères
Comme une fréquence obligatoire pour obtenir une amélioration
Comme une fréquence applicable après la phase chronique

Comme une fréquence indicative pouvant être adaptée au patient

Explication

Cinq séances par semaine paraissent optimales en début de rééducation selon le groupe de travail, mais cette valeur reste indicative et aucune fréquence type ne convient à tous les patients. La proposition qui la rend obligatoire transforme à tort une référence en règle universelle.

11. Chez une personne en âge de travailler, à partir de quel volume hebdomadaire l’effet sur la communication apparaît-il généralement ?

À partir d’au moins 9 heures pour toute forme de bénéfice
À partir d’environ 3 à 4 heures par semaine
À partir d’environ 30 minutes par semaine
À partir d’environ 7 à 8 heures par semaine

À partir d’environ 3 à 4 heures par semaine

Explication

Chez les personnes en âge de travailler, l’effet sur la communication apparaît à partir d’environ 3 à 4 heures de rééducation par semaine. Le seuil de plus de 9 heures concerne l’efficacité sur la compréhension, tandis que les autres seuils ne correspondent pas aux données indiquées.

12. Quelle méthode permet d’objectiver plus rigoureusement l’efficacité d’une rééducation orthophonique ?

Comparer les performances avant et après la thérapie en utilisant plusieurs mesures de référence
Évaluer la performance finale lors d’une seule séance jugée représentative
Comparer les résultats du patient à ceux d’un autre patient de sévérité proche
Retenir l’amélioration observée pendant la séance la plus réussie

Comparer les performances avant et après la thérapie en utilisant plusieurs mesures de référence

Explication

L’efficacité s’objective en comparant les performances avant et après la thérapie à partir de lignes de base, tout en utilisant des moyennes sur plusieurs séances pour tenir compte des fluctuations. Une seule séance peut être influencée par la variabilité habituelle des performances.

13. Quelle caractéristique définit le mieux une stéréotypie lors des tentatives d’expression orale ?

Une émission volontaire perturbée par un déficit de compréhension orale
Une formulation linguistique correcte répétée pour faciliter la mémorisation
Une production involontaire, répétitive et dépourvue de valeur linguistique
Une réponse volontaire, variable et adaptée à l’intention communicative

Une production involontaire, répétitive et dépourvue de valeur linguistique

Explication

La stéréotypie correspond à une production systématique, involontaire et itérative qui ne porte pas de valeur linguistique. Une réponse volontaire et adaptée relève au contraire d’une conduite langagière intentionnelle.

14. Quelle démarche favorise la démutilation chez une personne présentant un mutisme ?

Faire répéter une réponse unique jusqu’à obtenir une articulation stable
Écarter les renforcements afin de laisser apparaître une production autonome
S’appuyer progressivement sur des automatismes, le mime et une verbalisation conjointe
Commencer par des échanges spontanés complexes sans soutien gestuel

S’appuyer progressivement sur des automatismes, le mime et une verbalisation conjointe

Explication

La démutilation cherche à obtenir une production verbale volontaire en utilisant d’abord des automatismes, des formules inductrices, le mime, les gestes et la verbalisation conjointe. Une réponse unique répétée ne correspond pas à cette progression plurimodale.

15. Quelle conduite est recommandée lorsqu’une stéréotypie apparaît pendant une tentative d’expression ?

Passer directement au langage spontané pour éviter de renforcer les gestes
Interrompre la production, travailler le non-verbal puis susciter plusieurs réponses instables
Poursuivre la même production afin de stabiliser progressivement une réponse correcte
Corriger chaque phonème produit avant de proposer une nouvelle activité non verbale

Interrompre la production, travailler le non-verbal puis susciter plusieurs réponses instables

Explication

La prise en charge recommande d’interrompre la stéréotypie, de travailler d’abord le non-verbal, puis le verbal éloigné de celle-ci, en recherchant plusieurs réponses instables. Poursuivre la même production risquerait au contraire de maintenir la répétition stéréotypée.

16. Quelle perturbation caractérise principalement l’apraxie de la parole ?

Un trouble moteur régulier touchant la phonation, la respiration et la résonance
Une altération de la compréhension lexicale avec articulation correctement programmée
Un trouble de la programmation articulatoire des phonèmes sans atteinte de la phonation
Une faiblesse musculaire généralisée provoquant des difficultés respiratoires et vocales

Un trouble de la programmation articulatoire des phonèmes sans atteinte de la phonation

Explication

L’apraxie de la parole est un trouble de la programmation articulatoire qui perturbe la réalisation motrice des phonèmes, sans altérer la phonation, la respiration ni la résonance. Les troubles moteurs plus réguliers et plus étendus correspondent davantage à la dysarthrie.

17. Quel objectif et quelle progression correspondent à la rééducation de l’apraxie de la parole ?

Contrôler volontairement les organes bucco-phonateurs, de l’automatisme aux réalisations multiples
Mémoriser des phrases fixes, puis supprimer progressivement toute aide gestuelle
Produire des conversations spontanées, puis revenir aux phonèmes isolés si nécessaire
Renforcer la respiration, puis travailler la voix avant de stimuler la compréhension orale

Contrôler volontairement les organes bucco-phonateurs, de l’automatisme aux réalisations multiples

Explication

La rééducation vise le contrôle volontaire du positionnement des organes bucco-phonateurs grâce à une stimulation plurimodale, avec une progression de l’automatisme vers la réalisation multiple sur ordre. Une progression commençant par la conversation spontanée ne respecte pas l’organisation décrite.

18. Comment organiser l’entraînement phonétique dans l’apraxie de la parole ?

Commencer par les phonèmes les plus faciles, appliquer un ordre fixe, puis travailler les gestes isolés
Enseigner les phonèmes dans l’ordre alphabétique, puis augmenter la vitesse avant les mots
Débuter par le langage spontané, choisir les sons selon leur fréquence et terminer par les syllabes
Commencer par certains phonèmes exigeants, utiliser si possible le contraste maximum, puis progresser vers les syllabes

Commencer par certains phonèmes exigeants, utiliser si possible le contraste maximum, puis progresser vers les syllabes

Explication

L’entraînement commence par les phonèmes demandant une tension excessive et un mode articulatoire peu différencié, puis peut suivre un principe de contraste maximum avant les syllabes et le langage spontané. Le contraste maximum guide la succession, mais l’ordre doit être adapté aux erreurs propres à chaque patient.

19. Quels paramètres sont associés à la dysprosodie et peuvent être travaillés en thérapie ?

La tonalité, le débit et l’intensité, avec un travail de l’intonation et de l’accent tonique
La compréhension, le lexique et la syntaxe, avec un entraînement de la mémoire verbale
La respiration, la résonance et la phonation, avec une stimulation de la force musculaire
La précision des phonèmes, la mobilité linguale et la mastication, avec des exercices articulatoires

La tonalité, le débit et l’intensité, avec un travail de l’intonation et de l’accent tonique

Explication

La dysprosodie associe des perturbations de la tonalité, du débit et de l’intensité, qui peuvent être travaillées par l’écoute, l’ajustement de l’aperture, l’intonation et le déplacement de l’accent tonique. Le lexique et la syntaxe concernent davantage le contenu linguistique que les paramètres prosodiques.

20. Qu’est-ce qui caractérise la thérapie mélodique et rythmée ?

Elle entraîne le rythme isolément afin de préserver la production linguistique habituelle
Elle remplace les éléments prosodiques par des exercices de respiration et de phonation
Elle repose sur le chant seul, sans recours à l’intonation ni à des gestes d’accompagnement
Elle combine les éléments musicaux de la langue, le rythme, l’intonation et des renforcements gestuels

Elle combine les éléments musicaux de la langue, le rythme, l’intonation et des renforcements gestuels

Explication

La thérapie mélodique et rythmée associe plusieurs composantes : les éléments musicaux de la langue, le rythme, l’intonation et des renforcements gestuels. Elle ne se réduit donc ni au chant ni au rythme utilisés séparément.

21. Quelle situation illustre une persévération en contexte de production langagière ?

Produire une réponse correcte après une hésitation initiale
Modifier volontairement sa réponse pour préciser son intention
Répéter une réponse précédente alors qu’une autre réponse est demandée
Employer un mot nouveau après avoir oublié la réponse précédente

Répéter une réponse précédente alors qu’une autre réponse est demandée

Explication

La persévération correspond au maintien ou à la répétition inappropriée d’une réponse antérieure lorsqu’une réponse différente est attendue. Une simple hésitation ou une autocorrection ne constitue pas nécessairement une persévération.

22. À quel moment le monitoring pré-articulatoire interne intervient-il principalement ?

Après la production, pour juger la réponse entendue
Après l’échange, pour évaluer l’efficacité de la conversation
Pendant la production, pour organiser les mouvements articulatoires
Avant la production, pour détecter et inhiber une erreur

Avant la production, pour détecter et inhiber une erreur

Explication

Le monitoring interne précède la production et contribue à repérer puis à inhiber une réponse erronée. Le jugement d’une réponse déjà produite relève plutôt du monitoring externe.

23. Quelle prise en charge est la plus cohérente avec le traitement des persévérations ?

Privilégier l’information des proches sans modifier les activités lexicales
Remplacer les productions verbales par des exercices généraux de mémoire
Associer le travail du déficit lexical à l’éducation et au développement du monitoring
Limiter les séances à la répétition du symptôme persévératif observé

Associer le travail du déficit lexical à l’éducation et au développement du monitoring

Explication

La prise en soins combine l’éducation, le développement des monitorings, les aides de l’orthophoniste et une thérapie lexicale, car traiter le déficit sous-jacent peut réduire les persévérations. Une intervention isolée sur le symptôme néglige les mécanismes lexicaux qui peuvent l’entretenir.

24. Que désigne l’anosognosie chez un patient présentant un trouble du langage ?

Une production de mots dépourvus de rapport avec le contexte
Une difficulté à discriminer les phonèmes malgré une audition préservée
Une conscience absente, réduite ou déformée de ses propres troubles
Une répétition involontaire d’une réponse antérieure dans une tâche

Une conscience absente, réduite ou déformée de ses propres troubles

Explication

L’anosognosie désigne une prise de conscience absente, diminuée ou déformée des troubles du patient. Elle ne correspond ni à une persévération ni à un trouble spécifique de l’identification phonémique.

25. Quand l’apprentissage d’un système de communication augmentatif ou alternatif doit-il commencer lorsque le pronostic langagier est sombre ?

Lorsque la récupération langagière est devenue complètement impossible
Précocement, afin de fournir rapidement un moyen de communication fonctionnel
Après l’épuisement de toutes les possibilités de rééducation verbale
À la fin de la prise en charge, après la stabilisation des performances

Précocement, afin de fournir rapidement un moyen de communication fonctionnel

Explication

Ces systèmes apportent des outils fonctionnels lorsque le pronostic langagier est défavorable et leur apprentissage doit commencer tôt. Attendre la fin des tentatives de rééducation retarderait l’accès à un moyen de communication utile.

26. De quoi dépend principalement le transfert d’un carnet de communication dans la vie quotidienne ?

Du niveau scolaire, de la vitesse d’écriture et du nombre de séances individuelles
De la quantité de pages, de la taille des images et de la fréquence des évaluations
De son contenu, d’un apprentissage structuré et de l’implication de l’entourage
De la complexité des symboles, de la longueur des phrases et de l’âge du patient

De son contenu, d’un apprentissage structuré et de l’implication de l’entourage

Explication

L’efficacité d’un carnet varie selon son contenu, l’apprentissage structuré et intensif, ainsi que la motivation et l’implication de l’entourage. Le nombre de pages ou la taille des images ne suffisent pas à expliquer son utilisation quotidienne.

27. Dans quel ordre se déroule généralement l’apprentissage d’un système informatisé de communication ?

Apprendre les phrases, manipuler l’outil, utiliser le contexte, puis mémoriser le vocabulaire
Utiliser l’outil en contexte, apprendre les phrases, découvrir le vocabulaire, puis le manipuler
Mémoriser le vocabulaire, utiliser le contexte, manipuler l’outil, puis produire des phrases
Manipuler l’outil, apprendre le vocabulaire, former des phrases, puis l’utiliser en contexte

Manipuler l’outil, apprendre le vocabulaire, former des phrases, puis l’utiliser en contexte

Explication

L’apprentissage commence par la manipulation de l’outil, se poursuit par le vocabulaire et les phrases simples, puis s’étend à l’utilisation en situation. Commencer directement par des échanges contextualisés ne respecte pas cette progression.

28. Quel est l’objectif central de la CIAT ou de la CILT dans l’aphasie ?

Réduire les exercices verbaux afin de préserver les fonctions langagières encore disponibles
Développer prioritairement des outils non verbaux pour contourner les difficultés de parole
Favoriser une expression verbale intensive et fonctionnelle en limitant les stratégies compensatoires
Remplacer l’entraînement quotidien par des activités générales de communication sociale

Favoriser une expression verbale intensive et fonctionnelle en limitant les stratégies compensatoires

Explication

La CIAT ou CILT cherche à éviter la non-utilisation des fonctions verbales altérées par une expression verbale intensive, progressive et fonctionnelle. Elle se distingue ainsi des approches compensatoires qui contournent l’expression verbale.

29. Quelle progression correspond généralement à la rééducation de la compréhension ?

Des textes entendus vers les objets réels, puis les tâches de logique et les images
Des tâches de raisonnement vers les ordres complexes, puis les objets et les représentations imagées
Des définitions vers les objets réels, puis les images, les textes et les ordres simples
Des objets réels vers les images, puis les définitions, les ordres complexes et les textes entendus

Des objets réels vers les images, puis les définitions, les ordres complexes et les textes entendus

Explication

La progression part généralement des objets réels et de leurs représentations imagées avant d’aborder les définitions, les ordres complexes, les textes entendus et le raisonnement. Les autres séquences inversent ou réorganisent cette gradation.

30. Quelle caractéristique définit le mieux la surdité verbale pure ?

Une difficulté d’identification des phonèmes malgré une audition non verbale préservée
Une atteinte sémantique centrale empêchant de comprendre les mots entendus
Une difficulté de production articulatoire avec une compréhension auditive intacte
Une perte auditive générale touchant les sons verbaux et non verbaux

Une difficulté d’identification des phonèmes malgré une audition non verbale préservée

Explication

La surdité verbale pure concerne l’identification et la discrimination des phonèmes alors que l’audition non verbale reste préservée. Elle n’est donc pas une surdité générale ni un déficit sémantique central généralisé.

31. Quel profil correspond à la surdité au sens des mots ?

Une perception phonémique altérée avec une compréhension sémantique auditive préservée
Une atteinte de la compréhension écrite avec un accès auditivo-sémantique fonctionnel
Un déficit sémantique central généralisé avec une analyse phonologique intacte
Un accès auditivo-sémantique déficitaire avec des traitements phonologiques préservés ou travaillés

Un accès auditivo-sémantique déficitaire avec des traitements phonologiques préservés ou travaillés

Explication

Dans la surdité au sens des mots, les traitements perceptifs et phonologiques ainsi que l’accès au lexique phonologique d’entrée sont préservés ou rééduqués, tandis que l’accès auditivo-sémantique est déficitaire. Le trouble ne correspond donc pas à une atteinte sémantique centrale généralisée.

32. Que peuvent perturber les troubles lexico-sémantiques dans la production des mots ?

La perception auditive ou l’identification des caractéristiques prosodiques
La compréhension syntaxique ou l’activation des représentations morphologiques écrites
La mémoire procédurale ou l’organisation des gestes articulatoires
Les représentations sémantiques ou l’activation des représentations lexicales phonologiques

Les représentations sémantiques ou l’activation des représentations lexicales phonologiques

Explication

Les troubles lexico-sémantiques peuvent toucher les représentations sémantiques, leur activation ou l’accès aux représentations lexicales phonologiques, entraînant notamment des absences de production. La compréhension syntaxique et la mémoire procédurale ne constituent pas le mécanisme central décrit ici.

33. Quelle intervention correspond à une facilitation progressive de la production lexicale ?

Commencer par une définition abstraite, puis proposer une tâche de discrimination visuelle
Demander une répétition immédiate du mot cible, puis supprimer toute aide auditive
Faire produire une phrase complète, puis augmenter progressivement la difficulté syntaxique
Présenter successivement une ébauche phonémique, une ébauche syllabique puis le mot écrit

Présenter successivement une ébauche phonémique, une ébauche syllabique puis le mot écrit

Explication

La facilitation lexicale peut suivre un estompage progressif allant d’indices partiels, comme l’ébauche phonémique ou syllabique, vers le mot écrit. Une répétition immédiate sans progression d’indices ne décrit pas cette procédure.

34. Quelle différence caractérise l’apprentissage avec erreur et l’apprentissage sans erreur ?

Le premier présente le mot cible d’emblée, tandis que le second favorise les essais spontanés
Le premier permet des réponses incorrectes guidées, tandis que le second les empêche
Le premier travaille les propriétés sémantiques, tandis que le second travaille les sons du mot
Le premier utilise des images, tandis que le second repose sur des définitions verbales

Le premier permet des réponses incorrectes guidées, tandis que le second les empêche

Explication

Dans l’apprentissage avec erreur, le patient peut produire une réponse incorrecte avant l’adaptation des indices, alors que l’apprentissage sans erreur empêche cette production. Les autres propositions confondent cette distinction avec le type de support ou le niveau linguistique travaillé.

35. Quel objectif définit le mieux une thérapie sémantique appliquée à un concept difficile à nommer ?

Réapprendre ses propriétés en les évoquant ou en le distinguant de concepts proches
Répéter sa forme phonologique jusqu’à stabiliser sa séquence articulatoire
Associer sa représentation écrite à une copie graphique de plusieurs lettres
Augmenter sa fluence formelle en produisant des mots de même terminaison

Réapprendre ses propriétés en les évoquant ou en le distinguant de concepts proches

Explication

La thérapie sémantique vise la récupération des propriétés et des relations conceptuelles, notamment par évocation ou discrimination entre concepts proches. Une simple répétition phonologique cible la forme du mot plutôt que ses caractéristiques sémantiques.

36. Quelle activité appartient à l’évaluation classique du lexique oral ?

La copie de dessins d’objets et la reproduction de leurs parties de mémoire
La production de récits descriptifs et la répétition de mots ou d’énoncés
L’apprentissage de mots écrits associés à des images successives
La discrimination de concepts proches à partir de leurs propriétés perceptives

La production de récits descriptifs et la répétition de mots ou d’énoncés

Explication

L’approche classique évalue notamment la dénomination, les fluences, les synonymes et antonymes, les définitions, les récits descriptifs et la répétition. La copie de dessins et l’apprentissage associé à des images relèvent d’autres modalités de rééducation.

37. Comment les techniques de facilitation sont-elles généralement organisées dans l’approche classique du lexique ?

Elles reposent d’abord sur une réponse autonome, puis introduisent une erreur à corriger
Elles alternent des tâches sémantiques et syntaxiques sans ordre défini entre les indices
Elles vont d’indices partiels vers des aides plus explicites, avec un estompage progressif
Elles commencent par le mot écrit, puis passent à des indices phonémiques de plus en plus précis

Elles vont d’indices partiels vers des aides plus explicites, avec un estompage progressif

Explication

Les techniques sont proposées avec un estompage progressif, depuis des ébauches orales, phonémiques ou syllabiques jusqu’au mot écrit. La procédure ne consiste pas à commencer par l’aide la plus explicite ni à provoquer une erreur.

38. Un patient essaie une réponse incorrecte avant de recevoir un indice supplémentaire : quel type d’apprentissage est illustré ?

La thérapie sémantique, car le patient doit comparer plusieurs concepts proches
L’apprentissage sans erreur, car l’indice supplémentaire empêche toute réponse ultérieure incorrecte
L’apprentissage avec erreur, car les réponses incorrectes sont autorisées avant l’adaptation des indices
La facilitation écrite, car l’indice supplémentaire remplace une réponse orale

L’apprentissage avec erreur, car les réponses incorrectes sont autorisées avant l’adaptation des indices

Explication

L’apprentissage avec erreur laisse le patient produire une réponse incorrecte avant d’ajuster les indices. L’apprentissage sans erreur vise au contraire à empêcher la production d’une mauvaise réponse dès le départ.

39. Dans quelles situations cliniques un déficit du système sémantique est-il notamment observé ?

Dans l’anomie pure, l’aphasie transcorticale motrice et la dysarthrie isolée
Dans l’aphasie de conduction, l’apraxie de la parole et la surdité verbale
Dans l’aphasie globale, l’aphasie transcorticale sensorielle et la démence sémantique
Dans la dyslexie phonologique, l’agrammatisme et la paralysie faciale

Dans l’aphasie globale, l’aphasie transcorticale sensorielle et la démence sémantique

Explication

Le déficit du système sémantique est notamment associé à l’aphasie globale, à l’aphasie transcorticale sensorielle et à la démence sémantique. Les autres regroupements renvoient à des troubles qui ne caractérisent pas spécifiquement ce déficit.

40. Que désigne un déficit sémantique ?

Une incapacité à reconnaître les lettres composant la forme écrite d’un mot
Une perte plus ou moins étendue des traits sémantiques qui constituent un concept
Une perturbation de la mémoire auditive nécessaire à la répétition d’une phrase
Une difficulté à programmer les mouvements nécessaires à l’articulation d’un mot

Une perte plus ou moins étendue des traits sémantiques qui constituent un concept

Explication

Un déficit sémantique correspond à la perte partielle ou étendue des traits qui composent la représentation conceptuelle. Les difficultés articulatoires, auditives ou orthographiques concernent d’autres niveaux du traitement du langage.

41. Que réalise principalement la méthode SFA lors de la rééducation d’un mot difficile à produire ?

Une analyse systématisée des traits sémantiques associés au concept
Une répétition graduée des syllabes composant la forme phonologique du mot
Une comparaison de la longueur des mots appartenant à plusieurs catégories
Une copie successive de la forme écrite puis une dictée sans support visuel

Une analyse systématisée des traits sémantiques associés au concept

Explication

La SFA, ou analyse des traits sémantiques, organise systématiquement l’examen des caractéristiques associées à un concept. Elle ne se limite donc ni à la répétition phonologique ni à l’analyse formelle des mots.

42. Pourquoi la rééducation sémantique utilise-t-elle d’abord des images avant de proposer des mots écrits sans images ?

L’image apporte des informations perceptives et fonctionnelles, tandis que le mot écrit n’aide pas directement sémantiquement
L’image facilite la programmation articulatoire, tandis que le mot écrit fournit une représentation auditive plus précise
L’image réduit la charge syntaxique, tandis que le mot écrit permet d’identifier la catégorie grammaticale
L’image active la mémoire orthographique, tandis que le mot écrit évoque davantage les propriétés perceptives

L’image apporte des informations perceptives et fonctionnelles, tandis que le mot écrit n’aide pas directement sémantiquement

Explication

L’image fournit des indices perceptifs et fonctionnels utiles à la récupération des propriétés sémantiques, alors que le mot écrit n’apporte pas directement ces informations. La forme écrite peut soutenir l’identification lexicale, mais elle ne fournit pas les mêmes indices conceptuels.

43. Quelle intervention est la plus appropriée face à un déficit d’accès au lexique phonologique de sortie ?

Associer image, dénomination, répétition et écriture du mot
Travailler l’articulation des phonèmes dans des syllabes isolées
Explorer les propriétés conceptuelles sans solliciter sa forme orale
Faire répéter le mot sans support écrit ni représentation visuelle

Associer image, dénomination, répétition et écriture du mot

Explication

Le déficit concerne l’accès à la forme orale du mot ; il est donc pertinent de mobiliser conjointement ses formes orale et écrite par plusieurs tâches. Une exploration des propriétés conceptuelles correspond davantage à une prise en charge sémantique.

44. Sur quel support repose principalement la stratégie de réorganisation phonologique ?

Les propriétés du concept représenté par l’image du mot
La répétition auditive du mot entier fournie par le rééducateur
Les gestes articulatoires associés aux phonèmes difficiles du mot
Les premières lettres écrites du mot pour produire une aide phonémique

Les premières lettres écrites du mot pour produire une aide phonémique

Explication

Cette stratégie utilise les premières lettres écrites afin de fournir une facilitation phonémique et d’accéder à la forme orale. Le travail des propriétés conceptuelles relève plutôt d’une stratégie sémantique.

45. Comment les techniques phonologiques et sémantiques peuvent-elles s’influencer dans un déficit mixte ?

Les techniques phonologiques évitent les images, tandis que les techniques sémantiques évitent la prononciation
Les techniques phonologiques concernent l’écrit, tandis que les techniques sémantiques concernent exclusivement l’oral
Les techniques phonologiques restaurent la compréhension, tandis que les techniques sémantiques corrigent l’articulation
Les techniques phonologiques peuvent susciter un traitement sémantique, et les techniques sémantiques un traitement de la forme

Les techniques phonologiques peuvent susciter un traitement sémantique, et les techniques sémantiques un traitement de la forme

Explication

Dans un déficit mixte, une image utilisée avec une technique phonologique peut engager un traitement sémantique, tandis que la prononciation mobilisée par une technique sémantique peut activer la forme du mot. Les autres propositions attribuent à ces techniques des fonctions qui ne correspondent pas à cette interaction.

46. Quelle caractéristique définit un trouble phonologique ?

Une perte du sens des mots avec une production phonémique correctement organisée
Une articulation correcte des phonèmes avec des erreurs dans leur agencement
Une difficulté à comprendre les phrases malgré une production orale sans erreur
Une articulation imprécise des phonèmes avec un agencement syllabique préservé

Une articulation correcte des phonèmes avec des erreurs dans leur agencement

Explication

Un trouble phonologique se manifeste par une articulation des phonèmes correcte, mais par des erreurs d’agencement pouvant produire des paraphasies phonémiques ou des néologismes. Une articulation imprécise ne constitue pas la caractéristique centrale de cette définition.

47. Quel profil caractérise un défaut de planification phonologique ?

Une articulation perturbée par un défaut de rétro-contrôle après la production
Une constance des erreurs avec un effet de fréquence lexicale dans les représentations de sortie
Une difficulté conceptuelle accrue pour les mots longs et les mots peu fréquents
Un effet de longueur sans effet de lexicalité dans la récupération ou le maintien des phonèmes

Un effet de longueur sans effet de lexicalité dans la récupération ou le maintien des phonèmes

Explication

Le défaut de planification phonologique touche la récupération, l’insertion ou le maintien des phonèmes et se traduit par un effet de longueur, sans effet de lexicalité. La constance des erreurs et l’effet de fréquence lexicale renvoient plutôt au déficit des représentations phonologiques de sortie.

48. À quel moment le rétro-contrôle externe aide-t-il le patient à repérer ses erreurs ?

Avant la sélection lexicale, grâce à l’activation des représentations écrites
Pendant la compréhension, grâce à l’analyse des propriétés conceptuelles
Avant l’articulation, grâce à la vérification du langage intérieur
Après la production, grâce aux informations articulatoires et perceptives

Après la production, grâce aux informations articulatoires et perceptives

Explication

Le rétro-contrôle externe s’appuie sur les informations articulatoires et perceptives disponibles après la production pour permettre la détection des erreurs. Le contrôle du langage intérieur avant l’articulation correspond au rétro-contrôle interne.

49. Quelle séquence correspond au protocole PCA ?

Écoute du modèle, articulation de chaque phonème, jugement de lexicalité, puis lecture silencieuse du mot
Lecture du mot, description de son concept, répétition immédiate, puis copie écrite sans nouvelle dénomination
Dénomination, verbalisation guidée de cinq traits phonologiques, lecture et production des traits, puis nouvelle dénomination
Dénomination, analyse de cinq propriétés sémantiques, dessin du référent, puis compréhension orale du mot

Dénomination, verbalisation guidée de cinq traits phonologiques, lecture et production des traits, puis nouvelle dénomination

Explication

Le protocole PCA enchaîne une première dénomination, la verbalisation guidée de cinq caractéristiques phonologiques, leur lecture et leur production, puis une nouvelle dénomination avec répétition du modèle si nécessaire. Les autres séquences remplacent ces étapes par des activités sémantiques ou ne reprennent pas l’organisation du protocole.

50. Quel est l’objectif central de l’approche pragmatique dans la prise en charge de l’aphasie ?

Corriger les erreurs phonémiques par un entraînement articulatoire intensif
Optimiser la communication du patient avec ses proches dans les situations quotidiennes
Restaurer principalement les habiletés linguistiques au moyen d’exercices formels
Renforcer la compréhension écrite grâce à des tâches de lecture graduées

Optimiser la communication du patient avec ses proches dans les situations quotidiennes

Explication

L’approche pragmatique prend en compte les situations de vie quotidienne pour aider la personne aphasique à communiquer au mieux avec ses proches. La restauration des habiletés linguistiques correspond davantage à une approche linguistique.

51. Qui a développé la méthode PACE en 1981 ?

Nickels et ses collaborateurs en Australie
Goodglass et Kaplan en Europe
Luria et ses collaborateurs en Asie
Davis et Wilcox en Amérique du Nord

Davis et Wilcox en Amérique du Nord

Explication

La méthode PACE a été développée en Amérique du Nord par Davis et Wilcox en 1981 afin d’intégrer les paramètres des conversations naturelles à la rééducation. Les autres associations ne correspondent pas à l’attribution historique de cette méthode.

52. Dans le paradigme révisé de la PACE, comment les participants font-ils deviner les cartes ?

Avec des jeux identiques de 6 à 15 cartes, séparés par un panneau, en utilisant tout canal de communication
Avec un jeu commun de cartes visibles par les deux participants, en privilégiant la description orale
Avec des jeux différents de cartes, sans séparation, en répondant par des phrases imposées
Avec une seule carte présentée au rééducateur, en utilisant principalement la répétition immédiate

Avec des jeux identiques de 6 à 15 cartes, séparés par un panneau, en utilisant tout canal de communication

Explication

Le paradigme révisé prévoit des jeux identiques de 6 à 15 cartes, un panneau séparateur et une alternance des rôles, avec recours à n’importe quel canal de communication. L’emploi d’un canal principalement oral ne respecte pas le principe d’ouverture de la PACE.

53. Quel ensemble de principes caractérise la méthode PACE ?

Lire des mots, copier des phrases, inverser les rôles à chaque séance et évaluer la précision articulatoire
Répéter des informations connues, conserver les rôles, imposer le canal oral et corriger chaque erreur produite
Échanger des informations nouvelles, alterner les rôles, choisir les canaux efficaces et valoriser la réussite communicative
Décrire des images, travailler la syntaxe, maintenir le rôle du patient et fournir des corrections linguistiques détaillées

Échanger des informations nouvelles, alterner les rôles, choisir les canaux efficaces et valoriser la réussite communicative

Explication

La PACE repose sur l’échange d’informations nouvelles, l’alternance producteur-receveur, l’utilisation des canaux les plus efficaces et des feed-backs centrés sur la réussite de la communication. La correction de chaque erreur et l’imposition d’un canal oral contredisent cette orientation pragmatique.

54. Quelle séquence correspond le mieux au travail thérapeutique sur un scénario précis ?

Observer une conversation, relever les erreurs, puis attribuer un score
Décrire une difficulté passée, analyser ses causes, puis rédiger un compte rendu
Choisir un thème, préparer des questions et réponses, puis jouer la situation
Présenter une règle générale, mémoriser une liste, puis la réciter

Choisir un thème, préparer des questions et réponses, puis jouer la situation

Explication

Le travail sur les scénarios associe un thème choisi, la préparation de questions et de réponses, puis un jeu de rôle. L’analyse rétrospective d’une conversation ne permet pas, à elle seule, d’anticiper et de gérer une situation précise.

55. Pourquoi la thérapie de groupe peut-elle produire des échanges plus spontanés qu’une situation individuelle ?

Parce que les participants utilisent un vocabulaire identique pendant la séance
Parce que le thérapeute contrôle davantage le déroulement des échanges
Parce que le patient adapte son expression à plusieurs interlocuteurs
Parce que chaque intervention repose sur des réponses préparées à l’avance

Parce que le patient adapte son expression à plusieurs interlocuteurs

Explication

La présence de plusieurs interlocuteurs oblige le patient à ajuster ses moyens d’expression, ce qui rend les échanges plus spontanés, riches et imprévisibles. En situation individuelle, l’échange peut davantage être contrôlé par le cadre et l’interlocuteur.

56. Quelle modalité caractérise la guidance de l’entourage pendant la prise en soins ?

Elle est régulière et se poursuit durant toute la prise en soins
Elle intervient principalement lorsque les progrès du patient diminuent
Elle s’adresse aux proches sans inclure les professionnels qui l’accompagnent
Elle consiste à transmettre des informations sans modifier les attitudes de communication

Elle est régulière et se poursuit durant toute la prise en soins

Explication

La guidance doit être indispensable et régulière pendant toute la prise en soins, afin d’informer l’entourage et de lui apprendre des attitudes facilitant la communication. Elle ne se limite donc pas à une intervention ponctuelle ni à une simple transmission d’informations.

57. Quels éléments doivent guider la construction et l’ajustement d’un programme de prise en soins orthophonique ?

La gravité apparente des symptômes, les capacités scolaires, le contexte familial et le matériel disponible
Le diagnostic initial, l’âge du patient, la durée des séances et les préférences du thérapeute
Les objectifs du patient et de son entourage, les troubles, la récupération et la motivation
Les résultats d’un test, le nombre d’exercices, le rythme hebdomadaire et les attentes institutionnelles

Les objectifs du patient et de son entourage, les troubles, la récupération et la motivation

Explication

Le programme s’ajuste en fonction des objectifs du patient et de son entourage, de la nature des troubles, de la récupération des déficits et de la motivation. Les autres éléments peuvent être pris en compte dans la pratique, mais ils ne constituent pas les critères directeurs énoncés ici.

58. Pourquoi est-il préférable de combiner les approches cognitive et pragmatique à chaque étape de la rééducation ?

Parce que les troubles aphasiques impliquent rarement un seul processus cognitif
Parce que l’approche cognitive convient aux exercices tandis que l’autre concerne le bilan
Parce que l’approche pragmatique remplace progressivement le travail des processus cognitifs
Parce que l’alternance des deux approches réduit la nécessité d’adapter les objectifs du patient

Parce que les troubles aphasiques impliquent rarement un seul processus cognitif

Explication

La symptomatologie aphasique concerne rarement un seul processus cognitif, ce qui justifie l’association des approches cognitive et pragmatique. L’approche pragmatique ne remplace pas le travail cognitif et les deux approches ne se répartissent pas simplement entre bilan et exercices.

59. Un orthophoniste choisit un exercice sans pouvoir expliquer son objectif ni vérifier ses effets. Quelle exigence de l’EBP n’est pas respectée ?

Savoir à quelles fins l’exercice est utilisé et mesurer au moins minimalement son efficacité
Remplacer les activités cliniques par une évaluation standardisée à chaque séance
Adapter chaque exercice aux préférences de l’entourage avant de commencer la séance
Employer une méthode identique pour tous les patients afin de comparer les résultats

Savoir à quelles fins l’exercice est utilisé et mesurer au moins minimalement son efficacité

Explication

La méthodologie de l’EBP exige de connaître la finalité de chaque exercice et d’évaluer au moins minimalement l’efficacité de la thérapie. Elle n’impose ni une méthode identique pour tous ni le remplacement des activités cliniques par des tests à chaque séance.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 81 flashcards sur Rééducation de l’aphasie.

Quelle étude a validé l’efficacité de la rééducation orthophonique de l’aphasie ?

Joseph et al., 2007.

Que montre la revue Cochrane de Brady et al. (2016) sur la rééducation orthophonique ?

Elle montre sa supériorité sur les interventions non orthophoniques pour plusieurs fonctions langagières.

Quelle incertitude statistique existe dans les résultats de la rééducation orthophonique selon Brady et al. (2016) ?

Le maintien de l’effet dans le temps est statistiquement moins certain.

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Consultez la fiche de révision complète sur Rééducation de l’aphasie.

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