QCM : Régime sinusoïdal forcé (24 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Lorsqu’on décompose mathématiquement la réponse d’un circuit à une excitation en deux contributions, quelle association décrit les régimes successifs ?

Les régimes transitoire et permanent correspondent à la solution homogène.
Le régime transitoire correspond à la solution particulière, puis le régime permanent à la solution homogène.
Les régimes transitoire et permanent correspondent à la solution particulière.
Le régime transitoire correspond à la solution homogène, puis le régime permanent à la solution particulière.

Le régime transitoire correspond à la solution homogène, puis le régime permanent à la solution particulière.

Explication

La réponse comprend d’abord un régime transitoire associé à la solution homogène, puis un régime permanent associé à la solution particulière. L’inversion des solutions, l’attribution des deux phases à la solution particulière ou leur attribution à la solution homogène confond ces associations.

2. Après un temps très long, un circuit a une solution homogène devenue négligeable. À quoi sa réponse est-elle alors approximativement égale ?

À la solution particulière.
À la somme des deux solutions avec une contribution homogène importante.
À l’excitation, indépendamment de la solution particulière.
À la solution homogène.

À la solution particulière.

Explication

Lorsque le temps tend vers l’infini, la solution homogène tend vers zéro et la réponse est approximativement égale à la solution particulière. La solution homogène est alors négligeable, une contribution homogène importante ne correspond pas à cette limite, et l’excitation n’est pas l’expression demandée pour la réponse.

3. Un circuit atteint le régime permanent alors qu’il est alimenté par une excitation sinusoïdale. Quelle forme prend sa réponse ?

Une réponse périodique non sinusoïdale.
Une réponse transitoire qui s’atténue.
Une réponse sinusoïdale.
Une réponse constante.

Une réponse sinusoïdale.

Explication

En régime permanent, une excitation sinusoïdale produit une réponse elle aussi sinusoïdale. Une réponse constante, une réponse transitoire ou une forme périodique non sinusoïdale ne décrit pas cette propriété.

4. Dans l’expression S(t)=SMcos⁡(ωt+φ)S(t)=S_M\cos(\omega t+\varphi) d’un signal sinusoïdal, que représente φ\varphi ?

La pulsation du signal.
La période du signal.
L’amplitude du signal.
La phase à l’origine des dates.

La phase à l’origine des dates.

Explication

Dans cette expression, φ\varphi désigne la phase à l’origine des dates. L’amplitude est SMS_M, la pulsation est ω\omega et la période est une grandeur distincte.

5. Un signal a une période T=0,5 sT=0{,}5\,\text{s}. Quelle est sa pulsation ?

2 rad/s2\,\text{rad/s}
1π rad/s\frac{1}{\pi}\,\text{rad/s}
4π rad/s4\pi\,\text{rad/s}
π rad/s\pi\,\text{rad/s}

$$4\pi\,\text{rad/s}$$

Explication

La relation est ω=2πT\omega=\frac{2\pi}{T} ; avec T=0,5 sT=0{,}5\,\text{s}, on obtient ω=2π0,5=4π rad/s\omega=\frac{2\pi}{0{,}5}=4\pi\,\text{rad/s}. La valeur 2 rad/s2\,\text{rad/s} oublie le facteur 2π2\pi, tandis que les autres résultent d’une confusion entre période, fréquence et pulsation.

6. Pour représenter le signal réel S(t)=SMcos⁡(ωt+φ)S(t)=S_M\cos(\omega t+\varphi) sous forme complexe, quelle expression choisir, sachant que le signal réel est obtenu par la partie réelle ?

S‾(t)=SMej(ωt+φ)\underline{S}(t)=S_M e^{j(\omega t+\varphi)}
S‾(t)=jSMej(ωt+φ)\underline{S}(t)=jS_M e^{j(\omega t+\varphi)}
S‾(t)=SMej(ωt−φ)\underline{S}(t)=S_M e^{j(\omega t-\varphi)}
S‾(t)=SMejωt\underline{S}(t)=S_M e^{j\omega t}

$$\underline{S}(t)=S_M e^{j(\omega t+\varphi)}$$

Explication

La représentation complexe associe au cosinus l’exponentielle SMej(ωt+φ)S_M e^{j(\omega t+\varphi)}, dont la partie réelle restitue le signal. L’absence de phase initiale l’omet, le signe négatif inverse la phase et le facteur jj décale la représentation.

7. Un signal complexe sinusoïdal de pulsation ω\omega est dérivé par rapport au temps. Par quel facteur multiplicatif sa représentation complexe est-elle alors transformée ?

ω\omega
jj
1jω\frac{1}{j\omega}
jωj\omega

$$j\omega$$

Explication

La dérivation d’un signal complexe sinusoïdal revient à multiplier sa représentation par jωj\omega. Le facteur inverse correspond à l’intégration, tandis que ω\omega seul omet le facteur imaginaire.

8. Dans un circuit en régime sinusoïdal, un dipôle est soumis à la tension complexe U‾=12 V\underline{U}=12\,\text{V} et parcouru par le courant complexe I‾=3 A\underline{I}=3\,\text{A}. Quelle est son impédance complexe ?

9 Ω9\,\Omega
4 Ω4\,\Omega
36 Ω36\,\Omega
14 Ω\frac{1}{4}\,\Omega

$$4\,\Omega$$

Explication

L’impédance est le rapport de la tension complexe au courant complexe : Z=U‾/I‾=12/3=4 ΩZ=\underline{U}/\underline{I}=12/3=4\,\Omega. Le rapport inversé donne 1/4 Ω1/4\,\Omega, la différence donne 9 et le produit donne 36.

9. Un conducteur ohmique de résistance R=15 ΩR=15\,\Omega fonctionne en régime sinusoïdal. Quelle est son impédance complexe ?

115 S\frac{1}{15}\,\text{S}
15 Ω15\,\Omega
jω(15 Ω)j\omega(15\,\Omega)
1jω(15 Ω)\frac{1}{j\omega(15\,\Omega)}

$$15\,\Omega$$

Explication

L’impédance complexe d’un conducteur ohmique est égale à sa résistance, donc ZR=15 ΩZ_R=15\,\Omega. Les expressions dépendant de jωj\omega correspondent aux dipôles réactifs, et l’inverse de la résistance est une conductance.

10. Un condensateur de capacité CC fonctionne à la pulsation ω\omega. Quelle expression donne son impédance complexe ?

jωC\frac{j}{\omega C}
jωCj\omega C
1jω\frac{1}{j\omega}
1jωC\frac{1}{j\omega C}

$$\frac{1}{j\omega C}$$

Explication

L’impédance du condensateur est ZC=1/(jωC)Z_C=1/(j\omega C). L’expression jωCj\omega C inverse la relation, l’expression sans CC omet la capacité et j/(ωC)j/(\omega C) ne respecte pas l’inverse de jj.

11. Une bobine d’inductance LL est parcourue par un courant sinusoïdal de pulsation ω\omega. Quelle expression correspond à son impédance complexe ?

jωCj\omega C
jωLj\omega L
jLjL
1jωL\frac{1}{j\omega L}

$$j\omega L$$

Explication

L’impédance complexe d’une bobine est ZL=jωLZ_L=j\omega L. La forme inverse correspond au condensateur, jLjL omet la pulsation et jωCj\omega C emploie la capacité au lieu de l’inductance.

12. Dans un circuit sinusoïdal forcé, un étudiant applique la loi des nœuds à un embranchement. Quel principe doit-il utiliser ?

Égaler la somme des tensions entrantes à celle des tensions sortantes
Égaler la somme des courants entrants à celle des courants sortants
Appliquer la loi des nœuds seulement après avoir supprimé les phases
Remplacer la loi des nœuds par une loi propre aux impédances en série

Égaler la somme des courants entrants à celle des courants sortants

Explication

En régime sinusoïdal forcé, les lois des nœuds et des mailles restent valables, et la loi des nœuds conserve l’égalité entre courants entrants et sortants. L’égalité des tensions confond nœuds et mailles, tandis que les limites au régime continu ou aux circuits en série sont erronées.

13. Dans un circuit sinusoïdal forcé, une source alimente plusieurs impédances en série et l’on veut déterminer la tension aux bornes de l’une d’elles par un pont diviseur. Quelle démarche convient ?

Appliquer le diviseur de courant en utilisant les impédances
Appliquer le diviseur de tension en utilisant uniquement les résistances
Renoncer au pont diviseur et revenir nécessairement au régime continu
Appliquer le diviseur de tension en utilisant les impédances

Appliquer le diviseur de tension en utilisant les impédances

Explication

Les ponts diviseurs restent utilisables en régime sinusoïdal forcé, à condition de travailler avec les impédances ; l’association en série correspond ici au diviseur de tension. Le diviseur de courant concerne le parallèle, les résistances seules négligent les impédances, et le régime sinusoïdal n’interdit pas cette méthode.

14. Lors d’une mesure sur un circuit RLC, l’expérimentateur augmente progressivement la fréquence d’excitation à partir d’une valeur faible. Quelle évolution de l’amplitude du courant doit-il observer ?

Elle diminue jusqu’à un minimum, puis reste constante
Elle augmente jusqu’à un maximum, puis diminue
Elle augmente jusqu’à un maximum, puis reste constante
Elle diminue jusqu’à un minimum, puis augmente

Elle augmente jusqu’à un maximum, puis diminue

Explication

Quand la fréquence augmente depuis une valeur faible, l’amplitude du courant croît jusqu’à la résonance, puis décroît au-delà. Une décroissance initiale inverse la première partie de l’évolution, tandis qu’une croissance ou une valeur constante après le maximum méconnaît le comportement au-delà de la résonance.

15. Pour caractériser la bande passante d’un circuit RLC, on repère les deux pulsations de coupure. Quelle intensité doit-on mesurer à chacune de ces pulsations ?

Imax⁡/2I_{\max}/\sqrt{2}
Imax⁡I_{\max}
Imax⁡/2I_{\max}/2
Imax⁡\sqrt{I_{\max}}

$$I_{\max}/\sqrt{2}$$

Explication

Les pulsations de coupure correspondent chacune à une intensité égale à Imax⁡/2I_{\max}/\sqrt{2}. Le seuil Imax⁡/2I_{\max}/2 confond le facteur de coupure, tandis que le maximum et sa racine carrée ne donnent pas la définition de ces pulsations.

16. Lors d’une expérience, un étudiant mesure le courant pour plusieurs fréquences afin de représenter la résonance. Quelle grandeur doit-il placer en fonction de la pulsation ?

L’intensité du courant
La pulsation
La tension d’excitation
Le déphasage du courant

L’intensité du courant

Explication

Le tracé expérimental de résonance représente le courant en fonction de la pulsation, chaque fréquence étant associée à la valeur de courant mesurée. Placer la pulsation en fonction du courant inverse les axes, tandis que la tension d’excitation et le déphasage ne sont pas la grandeur représentée.

17. Après la disparition du régime transitoire, un circuit RLC est alimenté par une tension sinusoïdale. Quelle expression décrit le courant permanent, avec son déphasage par rapport à l’excitation ?

i(t)=I0cos⁡(ωt)i(t)=I_0\cos(\omega t)
i(t)=I0cos⁡(ft+φ)i(t)=I_0\cos(ft+\varphi)
i(t)=ωcos⁡(I0t+φ)i(t)=\omega\cos(I_0t+\varphi)
i(t)=I0cos⁡(ωt+φ)i(t)=I_0\cos(\omega t+\varphi)

$$i(t)=I_0\cos(\omega t+\varphi)$$

Explication

En régime permanent, le courant reste sinusoïdal et s’écrit i(t)=I0cos⁡(ωt+φ)i(t)=I_0\cos(\omega t+\varphi), où I0I_0 est l’amplitude et φ\varphi le déphasage par rapport à l’excitation. Confondre amplitude et pulsation, omettre le déphasage ou substituer la fréquence à la pulsation modifie cette expression.

18. Un circuit RLC série a une résistance R=3 ΩR=3\,\Omega et, à la pulsation considérée, vérifie Lω−1Cω=4 ΩL\omega-\frac{1}{C\omega}=4\,\Omega. Si la tension d’excitation a une amplitude E0=20 VE_0=20\,\mathrm{V}, quelle est l’amplitude du courant ?

5 A5\,\mathrm{A}
207 A\frac{20}{7}\,\mathrm{A}
4 A4\,\mathrm{A}
203 A\frac{20}{3}\,\mathrm{A}

$$4\,\mathrm{A}$$

Explication

La formule donne I0=E0R2+(Lω−1Cω)2=2032+42=205=4 AI_0=\frac{E_0}{\sqrt{R^2+(L\omega-\frac{1}{C\omega})^2}}=\frac{20}{\sqrt{3^2+4^2}}=\frac{20}{5}=4\,\mathrm{A}. Additionner directement les modules conduit à 207 A\frac{20}{7}\,\mathrm{A}, tandis qu’omettre la résistance ou la réactance néglige un terme du dénominateur.

19. Un circuit RLC série possède une inductance de 20 mH20\,\text{mH} et une capacité de 50 nF50\,\text{nF}. Quelle est sa fréquence de résonance approximative ?

5,03 kHz5{,}03\,\text{kHz}
31,6 kHz31{,}6\,\text{kHz}
10,0 Hz10{,}0\,\text{Hz}
1,59 kHz1{,}59\,\text{kHz}

$$5{,}03\,\text{kHz}$$

Explication

La fréquence de résonance est f0=12πLCf_0=\frac{1}{2\pi\sqrt{LC}}. Avec L=0,020 HL=0{,}020\,\text{H} et C=50×10−9 FC=50\times10^{-9}\,\text{F}, on obtient environ 5,03 kHz5{,}03\,\text{kHz}; 31,6 kHz31{,}6\,\text{kHz} omet le facteur 2π2\pi.

20. Dans un circuit RLC série, la pulsation propre vaut 800 rad s−1800\,\text{rad}\,\text{s}^{-1}. À quelle pulsation d’excitation l’amplitude du courant est-elle maximale ?

800 rad s−1800\,\text{rad}\,\text{s}^{-1}
1600 rad s−11600\,\text{rad}\,\text{s}^{-1}
8002π rad s−1\frac{800}{2\pi}\,\text{rad}\,\text{s}^{-1}
400 rad s−1400\,\text{rad}\,\text{s}^{-1}

$$800\,\text{rad}\,\text{s}^{-1}$$

Explication

Le courant atteint son maximum lorsque la pulsation d’excitation égale la pulsation propre, soit ωR=ω0\omega_R=\omega_0. La valeur 800/(2π)800/(2\pi) correspond à une confusion entre pulsation et fréquence ordinaire, tandis que les valeurs doublée et divisée par deux ne satisfont pas cette égalité.

21. Dans un circuit RLC série, le courant maximal vaut 12 mA12\,\text{mA}. À quelle amplitude du courant correspondent les pulsations de coupure ?

8,49 mA8{,}49\,\text{mA}
12,0 mA12{,}0\,\text{mA}
6,00 mA6{,}00\,\text{mA}
1,91 mA1{,}91\,\text{mA}

$$8{,}49\,\text{mA}$$

Explication

Aux pulsations de coupure, l’amplitude vaut I0,max⁡/2I_{0,\max}/\sqrt{2}; ainsi, 12/2≈8,49 mA12/\sqrt{2}\approx8{,}49\,\text{mA}. La valeur 6 mA6\,\text{mA} provient d’une division par deux plutôt que par 2\sqrt{2}.

22. Les pulsations de coupure d’un circuit RLC série sont 420 rad s−1420\,\text{rad}\,\text{s}^{-1} et 580 rad s−1580\,\text{rad}\,\text{s}^{-1}. Quelle est la bande passante en pulsation ?

160 rad s−1160\,\text{rad}\,\text{s}^{-1}
500 rad s−1500\,\text{rad}\,\text{s}^{-1}
−160 rad s−1-160\,\text{rad}\,\text{s}^{-1}
1000 rad s−11000\,\text{rad}\,\text{s}^{-1}

$$160\,\text{rad}\,\text{s}^{-1}$$

Explication

La bande passante est la différence entre la pulsation de coupure supérieure et la pulsation inférieure : Δω=ω2−ω1=580−420=160 rad s−1\Delta\omega=\omega_2-\omega_1=580-420=160\,\text{rad}\,\text{s}^{-1}. La valeur négative inverse l’ordre de la soustraction, et la somme ne représente pas une largeur.

23. Un circuit RLC série a une pulsation de résonance de 900 rad s−1900\,\text{rad}\,\text{s}^{-1} et une bande passante de 30 rad s−130\,\text{rad}\,\text{s}^{-1}. Quel est son facteur de qualité ?

27 00027\,000
870870
130\frac{1}{30}
3030

$$30$$

Explication

Le facteur de qualité vérifie Q=ω0ΔωQ=\frac{\omega_0}{\Delta\omega}; ici, Q=900/30=30Q=900/30=30. Le rapport inversé donne 1/301/30, tandis que le produit et la différence ne correspondent pas à la relation définissant QQ.

24. Deux circuits RLC série ont la même pulsation de résonance, mais le circuit A possède un facteur de qualité plus élevé que le circuit B. Quelle comparaison décrit leurs résonances ?

Le circuit A a une bande plus étroite et un pic moins marqué
Le circuit A a une bande plus large et une résonance plus sélective
Les deux circuits ont la même sélectivité et la même largeur de bande
Le circuit A a une bande plus étroite et une résonance plus sélective

Le circuit A a une bande plus étroite et une résonance plus sélective

Explication

Un facteur de qualité élevé correspond à une bande passante étroite et à une résonance plus sélective. Une bande large ou un pic moins marqué caractérise plutôt un facteur de qualité faible, et un facteur différent modifie la sélectivité.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 56 flashcards sur Régime sinusoïdal forcé.

À quelle solution est associé le régime transitoire d’un circuit ?

À la solution homogène.

À quelle solution est associé le régime permanent d’un circuit ?

À la solution particulière.

Que devient la solution homogène d’un circuit lorsque le temps tend vers l’infini ?

Elle tend vers zéro.

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