QCM : Transferts génétiques et endosymbiose (14 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une souris reçoit un mélange de bactéries R vivantes et de bactéries S tuées. Quel résultat est attendu ?

La souris meurt et les bactéries R deviennent virulentes.
La souris survit, car les bactéries S ont été tuées.
La souris meurt, mais les bactéries R restent non virulentes.
La souris survit et les bactéries R restent non virulentes.

La souris meurt et les bactéries R deviennent virulentes.

Explication

Le mélange de bactéries R vivantes et de bactéries S tuées conduit à la mort de la souris, car les bactéries R acquièrent la virulence. L’idée que les R restent non virulentes néglige leur transformation, tandis que l’issue attribuée aux S tuées seules ne correspond pas à l’expérience.

2. Dans une expérience de transformation, on détruit les protéines des bactéries S avant de les associer à des bactéries R vivantes. Quel résultat indique le rôle de l’ADN dans l’acquisition de la virulence ?

Les bactéries R restent non virulentes parce que les protéines ont été détruites.
Les bactéries R restent non virulentes parce que l’ADN a été détruit.
Les bactéries R deviennent virulentes malgré la destruction des protéines.
Les bactéries R deviennent virulentes parce que les protéines transmettent le caractère.

Les bactéries R deviennent virulentes malgré la destruction des protéines.

Explication

La destruction des protéines n’empêche pas la transformation de R, alors que la destruction de l’ADN l’empêche : l’ADN porte donc le facteur de transformation. Attribuer le transfert aux protéines inverse le résultat, et confondre la destruction des protéines avec celle de l’ADN conduit à une prédiction erronée.

3. Quel rôle les syncytines, produites sous le contrôle de gènes exprimés dans le placenta, jouent-elles dans la formation de cet organe ?

Elles sont synthétisées dans tous les tissus pour former l’embryon.
Elles sont produites par les cellules maternelles pour former l’utérus.
Elles contribuent à la formation du placenta.
Elles assurent directement les échanges entre le fœtus et la mère.

Elles contribuent à la formation du placenta.

Explication

Les gènes exprimés au niveau du placenta permettent la synthèse des syncytines, des protéines qui contribuent à la formation de cet organe. Les échanges entre la mère et le fœtus sont une fonction du placenta, et non le rôle attribué directement aux syncytines.

4. Lors de la formation du placenta, que deviennent certaines cellules de l’embryon et quelle fonction en résulte ?

Elles fusionnent en cellules géantes multinucléées qui s’ancrent à la paroi utérine.
Elles se différencient en cellules maternelles qui forment la paroi utérine.
Elles se divisent en cellules dépourvues de noyau qui circulent dans le sang maternel.
Elles fusionnent en cellules géantes qui assurent les échanges sans s’ancrer à l’utérus.

Elles fusionnent en cellules géantes multinucléées qui s’ancrent à la paroi utérine.

Explication

Certaines cellules embryonnaires fusionnent pour former des cellules géantes multinucléées, qui permettent l’ancrage à la paroi utérine. Les échanges materno-fœtaux sont une fonction générale du placenta, tandis que la paroi utérine n’est pas formée par les cellules embryonnaires.

5. Un gène d’origine virale est retrouvé dans le génome d’un ancêtre des mammifères et favorise la reproduction. Quel scénario explique le mieux sa conservation ?

Un transfert horizontal a précédé la sélection du gène pour son avantage reproductif.
Une transmission parentale a précédé la sélection du gène pour son avantage reproductif.
La sélection du gène a précédé son transfert horizontal depuis les mammifères vers le virus.
Un transfert horizontal a été suivi de sa conservation sans avantage pour la reproduction.

Un transfert horizontal a précédé la sélection du gène pour son avantage reproductif.

Explication

Le scénario proposé comprend d’abord un transfert horizontal du gène viral vers un ancêtre des mammifères, puis sa sélection parce qu’il apportait un avantage reproductif. Une transmission parentale ne rend pas compte de l’origine virale, et l’absence d’avantage ne justifie pas la sélection décrite.

6. Un gène transféré horizontalement confère une nouvelle capacité à une espèce qui ne la possédait pas auparavant. Quelle conséquence générale ce cas illustre-t-il ?

Le transfert transmet une propriété uniquement aux descendants de l’organisme donneur
Le transfert peut apporter une nouvelle propriété à l’organisme receveur
Le transfert entraîne la perte d’une propriété chez l’organisme receveur
Le transfert concerne seulement des organismes appartenant au même groupe

Le transfert peut apporter une nouvelle propriété à l’organisme receveur

Explication

Les transferts horizontaux, fréquents chez tous les êtres vivants, peuvent conférer de nouvelles propriétés aux organismes qui reçoivent les gènes. La transmission aux descendants décrit plutôt une transmission verticale, et la restriction aux organismes apparentés ou la perte de propriété ne correspond pas à cette conséquence.

7. Dans une culture, des bactéries échangent des plasmides porteurs de gènes de résistance aux antibiotiques par conjugaison. Quel effet peut en découler pour les bactéries receveuses ?

Elles peuvent recevoir directement des protéines de résistance
Elles peuvent acquérir une résistance aux antibiotiques
Elles peuvent perdre leur capacité à échanger du matériel génétique
Elles peuvent produire une résistance sans acquisition de gène

Elles peuvent acquérir une résistance aux antibiotiques

Explication

Par conjugaison, les bactéries peuvent échanger des plasmides contenant des gènes de résistance, ce qui peut rendre les bactéries receveuses résistantes. La conjugaison transfère ici des plasmides, et non des protéines; la résistance est liée à l’acquisition des gènes concernés.

8. Des chercheurs introduisent un gène dans une bactérie afin qu’elle acquière une nouvelle caractéristique. Quel nom désigne cette opération ?

La conjugaison bactérienne
L’expression bactérienne
La transgenèse bactérienne
La multiplication bactérienne

La transgenèse bactérienne

Explication

La transgenèse bactérienne consiste à introduire un ou plusieurs gènes dans un autre organisme. La conjugaison est un mécanisme d’échange génétique, tandis que la multiplication et l’expression ne désignent pas l’introduction d’un gène.

9. Pour produire de l’insuline humaine, une équipe a inséré le gène correspondant dans un plasmide bactérien ouvert. Quelle étape doit suivre avant que les bactéries produisent l’insuline ?

Transférer le plasmide recombiné dans une bactérie
Réinsérer le gène dans la cellule humaine donneuse
Extraire l’insuline du plasmide avant son transfert
Multiplier les bactéries avant de leur fournir le plasmide

Transférer le plasmide recombiné dans une bactérie

Explication

Après l’insertion du gène de l’insuline dans le plasmide, le plasmide recombiné est transféré dans une bactérie; celle-ci peut ensuite se multiplier et produire l’insuline. La multiplication précède donc le transfert seulement dans le distracteur qui inverse les étapes, et le plasmide porte le gène plutôt que l’insuline déjà produite.

10. Un organite possède un ADN circulaire sans protéines associées, des ribosomes 70S, des compartiments en forme de sacs et se divise en deux. Quel organisme présente l’ensemble de ressemblances indiqué pour cet organite ?

Une cellule animale
Une α-protéobactérie
Une levure
Une cyanobactérie

Une cyanobactérie

Explication

Les chloroplastes partagent avec les cyanobactéries leur ADN circulaire sans protéines associées, leurs ribosomes 70S, leurs compartiments en forme de sacs et leur division en deux. Les α-protéobactéries sont rapprochées des mitochondries, tandis que la cellule animale et la levure ne correspondent pas à cet ensemble de caractères.

11. En comparant un organite à des bactéries, une équipe relève des crêtes, une chaîne de transport d’électrons, des ribosomes 70S et une division par séparation en deux. Quel groupe bactérien correspond aux ressemblances décrites pour cet organite ?

Les cellules animales
Les cyanobactéries
Les α-protéobactéries
Les levures

Les α-protéobactéries

Explication

Les mitochondries partagent avec les α-protéobactéries une taille comparable, des crêtes, une chaîne de transport d’électrons, des ribosomes 70S et une division en deux. Les cyanobactéries sont associées aux chloroplastes; les cellules animales et les levures ne sont pas les groupes bactériens visés.

12. Dans un scénario d’origine des organites, une cellule eucaryote ancestrale internalise d’abord une bactérie, puis une lignée photosynthétique en internalise une seconde. Quelle association entre bactéries internalisées et organites en découle ?

Cyanobactérie puis chloroplaste; α-protéobactérie puis mitochondrie
α-protéobactérie puis mitochondrie; cyanobactérie puis chloroplaste
α-protéobactérie puis chloroplaste; cyanobactérie puis mitochondrie
Cyanobactérie puis mitochondrie; α-protéobactérie puis chloroplaste

α-protéobactérie puis mitochondrie; cyanobactérie puis chloroplaste

Explication

Le scénario propose d’abord la phagocytose d’une α-protéobactérie, à l’origine des mitochondries, puis celle d’une cyanobactérie, à l’origine des chloroplastes dans certaines lignées. Les autres associations inversent l’origine d’un organite ou l’ordre des étapes.

13. Au fil des générations après une endosymbiose, le génome de l’organisme intégré diminue et certains de ses gènes se retrouvent dans le noyau de la cellule hôte. Quelle interprétation décrit ce changement ?

Le génome intégré régresse et une partie de ses gènes est transférée au noyau hôte
L’ADN nucléaire de l’hôte régresse et ses gènes passent dans l’organite
Le génome intégré s’accroît et les nouveaux gènes restent dans l’organite
Les organites sont transmis lors des divisions indépendamment de l’ADN nucléaire

Le génome intégré régresse et une partie de ses gènes est transférée au noyau hôte

Explication

Au cours des générations, le génome de l’organisme intégré régresse et certains de ses gènes sont transférés au noyau de l’hôte. La transmission des organites décrit l’hérédité cytoplasmique, tandis que les deux autres réponses inversent le sens des changements génétiques.

14. Lors de divisions cellulaires, des mitochondries et des chloroplastes passent aux cellules issues de la division sans suivre la transmission de l’ADN nucléaire. Quel terme désigne ce mode de transmission ?

Le transfert génétique au noyau
La phagocytose bactérienne
L’hérédité nucléaire
L’hérédité cytoplasmique

L’hérédité cytoplasmique

Explication

L’hérédité cytoplasmique désigne la transmission des mitochondries et des chloroplastes lors des divisions cellulaires, indépendamment de l’ADN nucléaire. L’hérédité nucléaire concerne l’ADN du noyau; le transfert de gènes et la phagocytose correspondent à d’autres étapes du scénario.

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Que provoque l’association d’une souche R vivante et d’une souche S tuée chez la souris ?

La souris meurt.

Que devient la souche R vivante associée à une souche S tuée ?

Elle devient virulente.

Quel effet la destruction de l’ADN a-t-elle sur la virulence de la souche R ?

Elle empêche la souche R de devenir virulente.

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