QCM : Régulation de l’expression des gènes (34 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction décrit correctement les facteurs cis et les facteurs trans dans la régulation de l’expression génique ?

Les facteurs cis sont des protéines nucléaires, tandis que les facteurs trans sont des séquences d’ADN reconnues par ces protéines.
Les facteurs cis sont des éléments régulateurs dans l’ADN, tandis que les facteurs trans sont des protéines qui interagissent avec eux.
Les facteurs cis sont des régions d’ARN régulatrices, tandis que les facteurs trans sont des nucléosomes qui les entourent.
Les facteurs cis sont des protéines liées à la chromatine, tandis que les facteurs trans sont des éléments régulateurs situés dans l’ADN.

Les facteurs cis sont des éléments régulateurs dans l’ADN, tandis que les facteurs trans sont des protéines qui interagissent avec eux.

Explication

Les facteurs cis correspondent à des éléments régulateurs portés par l’ADN, alors que les facteurs trans sont des protéines qui interagissent avec ces éléments. La confusion la plus plausible inverse ces catégories en attribuant aux facteurs cis le caractère protéique et aux facteurs trans celui de séquence d’ADN.

2. Une protéine nucléaire reconnaît un court motif d’ADN et favorise le recrutement de modificateurs de la chromatine. Quelle fonction correspond à cette protéine ?

Elle agit comme facteur de transcription, en reconnaissant un motif d’ADN de 6 à 12 paires de bases et en recrutant des partenaires régulateurs.
Elle agit comme polymérase, en reconnaissant un motif d’ADN de 6 à 12 paires de bases et en recrutant des facteurs trans.
Elle agit comme facteur cis, en formant une séquence d’ADN de 6 à 12 paires de bases qui recrute directement les nucléosomes.
Elle agit comme nucléosome, en reconnaissant un motif d’ADN de 6 à 12 paires de bases et en recrutant la machinerie basale.

Elle agit comme facteur de transcription, en reconnaissant un motif d’ADN de 6 à 12 paires de bases et en recrutant des partenaires régulateurs.

Explication

Les facteurs de transcription sont des protéines nucléaires qui reconnaissent des motifs courts, de 6 à 12 paires de bases, et peuvent recruter des modificateurs de la chromatine ou la machinerie basale. Un facteur cis est plutôt un élément régulateur de l’ADN, et non une protéine qui reconnaît ce motif.

3. Pourquoi les différents types cellulaires peuvent-ils présenter des phénotypes distincts malgré leur appartenance au même organisme ?

Leurs programmes d’expression produisent les mêmes protéomes, tandis que leurs signatures transcriptomiques déterminent seules leur diversité.
Leurs programmes d’expression propres produisent des signatures transcriptomiques et des protéomes adaptés à leurs fonctions.
Leurs programmes d’expression modifient leurs protéomes sans entraîner de différences dans les ARN présents dans les cellules.
Leurs programmes d’expression produisent des transcriptomes identiques, mais des phénotypes différents par une variation des séquences d’ADN.

Leurs programmes d’expression propres produisent des signatures transcriptomiques et des protéomes adaptés à leurs fonctions.

Explication

Les programmes d’expression propres aux types cellulaires génèrent des signatures transcriptomiques et des protéomes adaptés, ce qui contribue à leur diversité phénotypique. L’idée de transcriptomes identiques attribue à tort les différences principalement à des variations des séquences d’ADN.

4. Quelle organisation de la chromatine caractérise un promoteur actif ?

Une région déplétée en nucléosomes, appelée DHS, encadrée par les nucléosomes −1 et +1.
Une région enrichie en nucléosomes, appelée NDR, encadrée par les nucléosomes −1 et +1.
Une région déplétée en nucléosomes, appelée NDR, encadrée par les nucléosomes −2 et +2.
Une région déplétée en nucléosomes, appelée NDR, encadrée par les nucléosomes −1 et +1.

Une région déplétée en nucléosomes, appelée NDR, encadrée par les nucléosomes −1 et +1.

Explication

Les promoteurs actifs se trouvent dans des régions déplétées en nucléosomes, les NDR, flanquées des nucléosomes −1 et +1. Une DHS désigne plutôt un site hypersensible à la DNase I, et non le nom de cette région de promoteur.

5. Lors d’une analyse à la DNase I, quelle propriété explique qu’une région dépourvue de nucléosomes apparaisse comme un site hypersensible ?

La DNase I se fixe aux facteurs de transcription, ce qui rend les régions où ils se lient détectables comme sites hypersensibles.
La DNase I coupe l’ADN protégé par les nucléosomes, ce qui rend ces régions détectables comme sites hypersensibles à la DNase I.
La DNase I coupe l’ADN accessible, ce qui rend ces régions détectables comme sites hypersensibles à la DNase I.
La DNase I reconnaît les dinucléotides CpG, ce qui rend les régions enrichies en CpG détectables comme sites hypersensibles.

La DNase I coupe l’ADN accessible, ce qui rend ces régions détectables comme sites hypersensibles à la DNase I.

Explication

La DNase I coupe l’ADN accessible, notamment dans les régions dépourvues de nucléosomes, qui apparaissent alors comme des sites hypersensibles, ou DHS. L’ADN protégé par les nucléosomes est moins accessible à l’enzyme, et ne constitue donc pas l’explication de cette hypersensibilité.

6. Quel rôle le promoteur central joue-t-il dans le démarrage de la transcription ?

Il déplace les nucléosomes autour du gène et détermine ensuite la stabilité des ARN produits.
Il recrute les facteurs de transcription sur les éléments distaux et fixe la quantité de protéines traduites.
Il marque l’ADN à proximité du gène et empêche l’assemblage du complexe de pré-initiation.
Il permet l’assemblage du complexe de pré-initiation et guide l’initiation vers une position et un niveau définis.

Il permet l’assemblage du complexe de pré-initiation et guide l’initiation vers une position et un niveau définis.

Explication

Le promoteur central permet l’assemblage du complexe de pré-initiation et guide l’initiation de la transcription à une position et à un niveau définis. Le déplacement des nucléosomes peut influencer l’accessibilité, mais ne décrit pas le rôle principal attribué au promoteur central.

7. Un gène présente plusieurs sites de démarrage faibles répartis sur une région d’environ 70 nucléotides. Quel mode de transcription cela caractérise-t-il ?

La transcription focalisée, car un TSS prédominant se situe dans une fenêtre d’au plus 5 nucléotides.
La transcription dispersée, car plusieurs TSS faibles s’étendent sur une région de 50 à 100 nucléotides.
La transcription focalisée, car plusieurs TSS faibles s’étendent sur une région de 50 à 100 nucléotides.
La transcription dispersée, car les TSS se regroupent dans une fenêtre d’au plus 5 nucléotides.

La transcription dispersée, car plusieurs TSS faibles s’étendent sur une région de 50 à 100 nucléotides.

Explication

La transcription dispersée répartit plusieurs TSS faibles sur une région de 50 à 100 nucléotides, ce qui correspond à la situation décrite. La transcription focalisée concentre les TSS dans une fenêtre d’au plus 5 nucléotides, plutôt que de les étaler sur plusieurs dizaines de nucléotides.

8. Quelle description de la boîte TATA est correcte dans un promoteur central ?

Elle se situe généralement à environ 30 paires de bases en aval du TSS, est reconnue par TBP au sein de TFIID et apparaît dans la majorité des promoteurs.
Elle se situe généralement à environ 30 paires de bases en amont du TSS, est reconnue par TBP au sein de TFIID et apparaît dans une minorité de promoteurs.
Elle se situe généralement à environ 30 paires de bases en amont du TSS, est reconnue par TBP au sein de TFIID et apparaît dans la majorité des promoteurs.
Elle chevauche généralement le TSS, est reconnue par TAF1 et TAF2 au sein de TFIID et apparaît dans une minorité de promoteurs.

Elle se situe généralement à environ 30 paires de bases en amont du TSS, est reconnue par TBP au sein de TFIID et apparaît dans une minorité de promoteurs.

Explication

La boîte TATA est généralement située à environ 30 paires de bases en amont du TSS et reconnue par TBP au sein de TFIID; elle n’est présente que dans une minorité des promoteurs centraux. L’affirmation selon laquelle elle se trouve dans la majorité des promoteurs conserve correctement sa position et sa reconnaissance, mais surestime sa fréquence.

9. Quelle différence distingue un promoteur unidirectionnel d’un promoteur divergent ?

Le promoteur unidirectionnel produit un court ARN antisens en amont, tandis que le promoteur divergent ne transcrit qu’un seul gène.
Le promoteur unidirectionnel agit sur deux gènes voisins, tandis que le promoteur divergent modifie leur séquence codante.
Le promoteur unidirectionnel produit deux transcrits stables, tandis que le promoteur divergent transcrit un gène dans un seul sens.
Le promoteur unidirectionnel transcrit un gène dans un seul sens, tandis que le promoteur divergent produit le transcrit attendu et un court ARN antisens en amont.

Le promoteur unidirectionnel transcrit un gène dans un seul sens, tandis que le promoteur divergent produit le transcrit attendu et un court ARN antisens en amont.

Explication

Un promoteur unidirectionnel dirige la transcription dans une seule direction, alors qu’un promoteur divergent produit aussi un court ARN antisens en amont. La production de deux transcrits stables de pleine longueur caractérise plutôt un promoteur bidirectionnel.

10. Deux gènes voisins ont des sites d’initiation de la transcription séparés de moins de 1 000 paires de bases et sont transcrits en sens opposés à partir d’une même région. Quel profil de transcrits est associé à leur promoteur ?

Deux transcrits de pleine longueur et stables, produits par transcription divergente.
Un transcrit de pleine longueur et un court ARN antisens rapidement dégradé.
Un seul transcrit de pleine longueur, dirigé dans le sens du gène le plus proche.
Deux courts ARN antisens, rapidement dégradés après leur synthèse.

Deux transcrits de pleine longueur et stables, produits par transcription divergente.

Explication

Un promoteur bidirectionnel initie la transcription divergente de deux gènes rapprochés et produit deux transcrits stables de pleine longueur. Le profil comprenant un court ARN antisens rapidement dégradé correspond au promoteur divergent, et non au promoteur bidirectionnel.

11. Comment un enhancer peut-il activer la transcription d’un gène cible ?

Il sépare les éléments régulateurs en domaines distincts afin de protéger le promoteur de leur influence.
Il peut agir indépendamment de son orientation et de sa distance au gène cible, grâce à plusieurs sites de liaison pour des facteurs de transcription.
Il réprime la transcription en recrutant des facteurs de transcription sur le promoteur, quelle que soit sa position.
Il active la transcription seulement lorsqu’il se trouve immédiatement en amont du gène et dans une orientation précise.

Il peut agir indépendamment de son orientation et de sa distance au gène cible, grâce à plusieurs sites de liaison pour des facteurs de transcription.

Explication

Un enhancer contient plusieurs sites de liaison pour des facteurs de transcription et peut activer un gène cible indépendamment de son orientation et de sa distance. La séparation des éléments régulateurs pour protéger les promoteurs décrit plutôt le rôle d’un insulator.

12. Quel est le rôle d’un insulator dans la régulation de l’expression génique ?

Il rassemble plusieurs sites de liaison pour activer la transcription à distance du promoteur.
Il réprime l’expression des gènes cibles en agissant à distance de leur promoteur.
Il sépare des éléments régulateurs en domaines distincts et protège les promoteurs de leur influence.
Il permet à un enhancer d’activer simultanément plusieurs gènes situés dans des domaines distincts.

Il sépare des éléments régulateurs en domaines distincts et protège les promoteurs de leur influence.

Explication

Un insulator sépare les éléments régulateurs dans des domaines distincts, ce qui protège les promoteurs de l’influence d’enhancers ou de silencers. Un élément qui réprime directement l’expression des gènes cibles correspond plutôt à un silencer.

13. Dans une région chromosomique, les éléments régulateurs interagissent fortement et les gènes partagent un même environnement moléculaire. Comment appelle-t-on ce domaine ?

Un domaine d’association topologique, ou TAD.
Un promoteur divergent produisant un ARN antisens en amont.
Un regroupement d’enhancers associé à l’identité cellulaire.
Un élément régulateur composite formé de sites hypersensibles.

Un domaine d’association topologique, ou TAD.

Explication

Un TAD est un domaine chromosomique où les éléments régulateurs interagissent fortement et où les gènes partagent un environnement moléculaire. Un regroupement d’enhancers associé à l’identité cellulaire désigne plutôt un super-enhancer.

14. Quel mécanisme contribue à la formation des TADs aux frontières délimitées par des facteurs CTCF ?

La cohésine rassemble des enhancers jusqu’à rencontrer des facteurs CTCF orientés de manière divergente.
Les nucléosomes forment une boucle en attirant des facteurs CTCF jusqu’à rencontrer des cohésines divergentes.
La cohésine extrude une boucle en faisant avancer les nucléosomes jusqu’à rencontrer des facteurs CTCF orientés de manière convergente.
Les facteurs CTCF extrudent une boucle en déplaçant la cohésine jusqu’à rencontrer des nucléosomes convergents.

La cohésine extrude une boucle en faisant avancer les nucléosomes jusqu’à rencontrer des facteurs CTCF orientés de manière convergente.

Explication

La formation des TADs résulte de l’extrusion d’une boucle par la cohésine, qui tire les nucléosomes jusqu’à des facteurs CTCF orientés de manière convergente aux frontières. Une orientation divergente des facteurs CTCF ne correspond pas à la configuration décrite pour arrêter cette extrusion.

15. Qu’est-ce qui caractérise un LCR en tant qu’élément régulateur ?

Il forme un domaine où les gènes partagent un environnement moléculaire et interagissent fortement.
Il protège un promoteur en empêchant un enhancer ou un silencer d’agir au-delà d’une frontière.
Il combine plusieurs sites hypersensibles qui agissent ensemble pour induire une forte expression des gènes cibles.
Il constitue un regroupement d’enhancers associé à des gènes déterminant l’identité cellulaire.

Il combine plusieurs sites hypersensibles qui agissent ensemble pour induire une forte expression des gènes cibles.

Explication

Un LCR est un élément régulateur composite dont plusieurs sites hypersensibles fonctionnent ensemble pour induire une forte expression des gènes cibles. La protection d’un promoteur contre l’action d’éléments régulateurs au-delà d’une frontière relève plutôt des insulators.

16. Quelle caractéristique du CTD de Rpb1 contribue à son rôle dans la transcription et la maturation de l’ARN ?

Il comprend 52 répétitions d’un heptapeptide qui servent de plateforme à des facteurs de transcription et de maturation de l’ARN.
Il constitue une plateforme de liaison présente sur chacune des sous-unités de l’ARN polymérase II.
Il comprend 12 répétitions d’un peptide qui assurent directement la synthèse et la maturation de l’ARN.
Il forme une région catalytique qui déroule l’ADN et ouvre la bulle de transcription.

Il comprend 52 répétitions d’un heptapeptide qui servent de plateforme à des facteurs de transcription et de maturation de l’ARN.

Explication

Chez les mammifères, le CTD est la queue C-terminale de Rpb1 et comprend 52 répétitions de l’heptapeptide YSPTSPS, qui recrutent des facteurs associés à la transcription et à la maturation de l’ARN. La région catalytique de l’ARN polymérase II n’est pas la fonction attribuée au CTD.

17. Lors de l’assemblage par étapes du complexe de pré-initiation, quel facteur est recruté après TFIIB et avant TFIIE ?

TFIID avec TFIIA, qui précèdent le recrutement de TFIIB.
TFIIE, avant le recrutement de l’ARN polymérase II avec TFIIF.
TFIIH, qui précède le recrutement de l’ARN polymérase II et de TFIIF.
L’ARN polymérase II avec TFIIF, avant le recrutement de TFIIE.

L’ARN polymérase II avec TFIIF, avant le recrutement de TFIIE.

Explication

L’ordre d’assemblage place l’ARN polymérase II accompagnée de TFIIF après TFIIB, puis TFIIE et enfin TFIIH. TFIIE est donc recruté après Pol II/TFIIF, et non avant eux.

18. Au début de la transcription, quel effet a la phosphorylation de Ser5 du CTD par CDK7 de TFIIH ?

Elle provoque la dissociation de NELF et permet à DSIF de stimuler l’élongation.
Elle déclenche principalement l’élongation en recrutant des facteurs associés à Ser2 phosphorylée.
Elle stabilise Pol II au promoteur et favorise l’ajout de la queue poly(A) à l’extrémité de l’ARN.
Elle favorise la dissociation de Pol II du promoteur et le recrutement des enzymes de coiffage.

Elle favorise la dissociation de Pol II du promoteur et le recrutement des enzymes de coiffage.

Explication

CDK7, dans TFIIH, phosphoryle Ser5 du CTD, ce qui facilite l’échappement de Pol II au promoteur et le recrutement des enzymes de coiffage. La phosphorylation de Ser2 est plutôt associée à l’élongation, et non à cet effet précoce de Ser5.

19. Une Pol II en pause se trouve généralement à quelle distance du site d’initiation de la transcription (TSS), et quel peut être son devenir ?

À 30 à 100 nucléotides en amont du TSS, avec possibilité de reprendre l’initiation ou de recruter TFIIH.
À 30 à 100 nucléotides en aval du TSS, avec poursuite de l’élongation sans possibilité de terminaison prématurée.
À 300 à 1 000 nucléotides en aval du TSS, avec possibilité de terminer prématurément ou de reprendre l’élongation.
À 30 à 100 nucléotides en aval du TSS, avec possibilité de terminer prématurément ou de reprendre l’élongation.

À 30 à 100 nucléotides en aval du TSS, avec possibilité de terminer prématurément ou de reprendre l’élongation.

Explication

La pause survient généralement de 30 à 100 nucléotides en aval du TSS et peut mener soit à une terminaison prématurée, soit à la reprise de l’élongation. La pause n’implique donc pas une reprise systématique de l’élongation.

20. Comment P-TEFb favorise-t-il la reprise de l’élongation par Pol II après une pause ?

CDK9 phosphoryle NELF et Spt5, ce qui dissocie NELF et permet à DSIF de stimuler l’élongation.
CDK9 déphosphoryle NELF et Spt5, ce qui maintient NELF associé et stimule l’élongation.
CDK9 phosphoryle le CTD sur Ser5, ce qui dissocie DSIF et permet à NELF de stimuler l’élongation.
CDK9 phosphoryle NELF et Spt5, ce qui dissocie DSIF et permet à NELF de stimuler l’élongation.

CDK9 phosphoryle NELF et Spt5, ce qui dissocie NELF et permet à DSIF de stimuler l’élongation.

Explication

P-TEFb utilise CDK9 pour phosphoryler NELF et Spt5 : NELF se dissocie, tandis que DSIF contribue ensuite à stimuler l’élongation. La phosphorylation ne dissocie pas DSIF pour laisser NELF agir comme facteur d’élongation.

21. Lors de la terminaison, dans quel ordre le complexe CPA et la poly(A) polymérase agissent-ils sur l’ARN naissant ?

CPA reconnaît le PAS et clive l’ARN pour former son extrémité 3′, puis la poly(A) polymérase ajoute des adénosines.
La poly(A) polymérase reconnaît le PAS et clive l’ARN, puis CPA ajoute des adénosines à l’extrémité 3′.
CPA reconnaît le PAS et clive l’ARN pour former son extrémité 5′, puis la poly(A) polymérase ajoute des adénosines.
CPA reconnaît le PAS et ajoute des adénosines, puis la poly(A) polymérase clive l’ARN pour former son extrémité 3′.

CPA reconnaît le PAS et clive l’ARN pour former son extrémité 3′, puis la poly(A) polymérase ajoute des adénosines.

Explication

Le complexe CPA reconnaît le signal PAS et clive l’ARN naissant pour en produire l’extrémité 3′; la poly(A) polymérase ajoute ensuite des adénosines. La poly(A) polymérase n’effectue pas le clivage qui crée cette extrémité.

22. Quel est l’objectif principal d’une immunoprécipitation de chromatine (ChIP) ?

Mesurer la quantité totale d’une protéine d’intérêt en immunoprécipitant les protéines libres de la cellule.
Déterminer quelles régions du génome sont transcrites en immunoprécipitant directement les molécules d’ARN.
Repérer les séquences d’ADN accessibles en éliminant les protéines liées avant l’analyse du génome.
Déterminer quelles régions du génome sont liées par une protéine d’intérêt en immunoprécipitant des complexes ADN-protéine.

Déterminer quelles régions du génome sont liées par une protéine d’intérêt en immunoprécipitant des complexes ADN-protéine.

Explication

La ChIP immunoprécipite des complexes ADN-protéine pour identifier les régions génomiques associées à une protéine d’intérêt. Elle ne vise pas à mesurer les protéines libres ni à cartographier directement les molécules d’ARN.

23. Quelle séquence d’étapes décrit correctement la préparation d’un échantillon pour une analyse ChIP ?

Fixation des interactions, lyse, fragmentation de la chromatine, immunoprécipitation, lavage, élution, purification de l’ADN et analyse.
Fixation des interactions, fragmentation de la chromatine, immunoprécipitation, lyse, purification de l’ADN, lavage, élution et analyse.
Fixation des interactions, lyse, immunoprécipitation, fragmentation de la chromatine, purification de l’ADN, lavage, élution et analyse.
Lyse, purification de l’ADN, fixation des interactions, fragmentation de la chromatine, immunoprécipitation, élution, lavage et analyse.

Fixation des interactions, lyse, fragmentation de la chromatine, immunoprécipitation, lavage, élution, purification de l’ADN et analyse.

Explication

La procédure commence par fixer les interactions ADN-protéine, puis lyser les cellules et fragmenter la chromatine avant l’immunoprécipitation. L’ADN des complexes est ensuite récupéré par lavage, élution et purification avant son analyse; le purifier avant l’immunoprécipitation inverse la logique de la méthode.

24. Une équipe veut d’abord tester si une protéine est associée à un promoteur connu, puis cartographier ses sites de liaison dans tout le génome; quelles approches ChIP convient-il d’utiliser ?

La ChIP-seq pour le promoteur ciblé, puis la ChIP-PCR ou ChIP-qPCR pour cartographier les sites à l’échelle du génome.
La ChIP-PCR ou ChIP-qPCR pour le promoteur ciblé, puis la ChIP-seq pour cartographier les sites à l’échelle du génome.
La ChIP-PCR ou ChIP-qPCR pour le promoteur ciblé, puis la ChIP-seq pour analyser exclusivement les régions déjà connues.
La ChIP-seq pour le promoteur ciblé, puis la ChIP-PCR ou ChIP-qPCR pour repérer des sites inconnus dans tout le génome.

La ChIP-PCR ou ChIP-qPCR pour le promoteur ciblé, puis la ChIP-seq pour cartographier les sites à l’échelle du génome.

Explication

La ChIP-PCR ou ChIP-qPCR examine des régions génomiques ciblées, tandis que la ChIP-seq cartographie les sites associés à une protéine à l’échelle du génome. L’approche PCR ciblée ne remplace donc pas le séquençage pour une cartographie génomique globale.

25. Quelle structure caractérise la coiffe située à l’extrémité 5′ du pré-ARNm ?

Une cytidine 7-méthylée reliée par une liaison monophosphate 5′-3′
Une guanosine 7-méthylée reliée par une liaison triphosphate 5′-5′
Une adénosine non méthylée reliée par une liaison diphosphate 3′-5′
Une guanosine non méthylée reliée par une liaison triphosphate 3′-5′

Une guanosine 7-méthylée reliée par une liaison triphosphate 5′-5′

Explication

La coiffe comprend une guanosine méthylée en N7, attachée au pré-ARNm par une liaison triphosphate inhabituelle 5′-5′. Une liaison 3′-5′ correspond à une liaison ordinaire entre nucléotides et ne décrit pas cette structure.

26. Lors de la formation de la coiffe, quelle suite d’étapes conduit à la modification du pré-ARNm ?

Ajout d’un phosphate, transfert d’un AMP, puis méthylation de la guanosine et du dernier ribose
Retrait d’un phosphate, transfert d’un GMP, puis méthylation des deux derniers riboses seulement
Transfert d’un GMP, retrait de deux phosphates, puis méthylation des deux premières bases
Retrait d’un phosphate, transfert d’un GMP, puis méthylation de la guanosine et des deux premiers riboses

Retrait d’un phosphate, transfert d’un GMP, puis méthylation de la guanosine et des deux premiers riboses

Explication

La formation commence par l’excision d’un phosphate, puis un GMP est transféré sur l’extrémité diphosphorylée; la guanosine et les deux premiers riboses sont ensuite méthylés. La méthylation ne porte pas sur les deux derniers riboses, comme le propose un distracteur plausible.

27. Quelle conséquence de la coiffe facilite directement l’initiation de la traduction ?

Elle dirige la reconnaissance du point de branchement par U2
Elle recrute les snRNP qui reconnaissent les sites d’épissage
Elle déclenche l’ajout de la queue poly(A) à l’extrémité 3′
Elle permet le recrutement de facteurs d’initiation comme eIF4E

Elle permet le recrutement de facteurs d’initiation comme eIF4E

Explication

La coiffe permet notamment le recrutement de facteurs d’initiation de la traduction, dont eIF4E, et contribue aussi à la protection et à la maturation de l’ARNm. Les snRNP interviennent dans l’épissage, et non dans la reconnaissance de la coiffe pour initier la traduction.

28. En quoi consiste l’épissage d’un pré-ARNm ?

À exciser les introns et à relier bout à bout les exons restants
À ajouter une queue d’adénosines après le clivage de l’extrémité 3′
À exciser les exons et à relier bout à bout les introns conservés
À méthyler la guanosine terminale et les premiers riboses du transcrit

À exciser les introns et à relier bout à bout les exons restants

Explication

L’épissage retire les introns du pré-ARNm puis relie les exons restants pour former un transcrit continu. L’ajout d’adénosines relève de la polyadénylation, et non de l’épissage.

29. Quel motif caractérise le site 3′ d’épissage humain et sa région voisine ?

Un motif YAG précédé d’une étendue polypyrimidique
Un motif GU précédé d’une étendue riche en purines
Un motif AAUAAA suivi d’une étendue polyadénylée
Un motif CA suivi d’un point de branchement adénylique

Un motif YAG précédé d’une étendue polypyrimidique

Explication

Chez l’humain, le site 3′ comprend le motif YAG, précédé d’une étendue polypyrimidique. Le motif AAUAAA est associé au signal de polyadénylation, pas à la définition du site 3′ d’épissage.

30. Quelle séquence d’événements relie les deux exons lors des réactions d’épissage ?

L’extrémité 5′ de l’exon attaque le point de branchement, puis l’intron est clivé au site 3′
L’adénosine du point de branchement attaque le site 3′, puis l’extrémité 5′ de l’exon attaque le site 5′
L’adénosine du point de branchement attaque le site 5′, puis l’extrémité 3′ de l’exon attaque le site 3′
L’extrémité 3′ de l’intron attaque le site 5′, puis le point de branchement relie les deux exons

L’adénosine du point de branchement attaque le site 5′, puis l’extrémité 3′ de l’exon attaque le site 3′

Explication

La première réaction débute lorsque l’adénosine du point de branchement attaque le site 5′ et forme l’intron en lasso; ensuite, l’extrémité 3′ de l’exon libéré attaque le site 3′ et relie les exons. Le distracteur qui inverse les sites d’attaque ne respecte pas cet ordre réactionnel.

31. Lors de la formation du complexe A, quelles séquences sont reconnues respectivement par U1 et U2 ?

U1 reconnaît le site 3′ d’épissage et U2 reconnaît le site 5′ d’épissage
U1 reconnaît le site 5′ d’épissage et U2 reconnaît le point de branchement
U1 reconnaît le point de branchement et U2 reconnaît le site 5′ d’épissage
U1 reconnaît le motif polyadénylé et U2 reconnaît le site 3′ d’épissage

U1 reconnaît le site 5′ d’épissage et U2 reconnaît le point de branchement

Explication

U1 se fixe au site 5′ d’épissage, tandis qu'U2 reconnaît le point de branchement pour contribuer à la formation du complexe A. L’inversion de ces rôles est une confusion fréquente, mais ne correspond pas à leur reconnaissance respective.

32. Quelle affirmation décrit correctement la queue ajoutée lors de la polyadénylation ?

Elle contient généralement 10 à 35 adénosines, et les ARNm d’histones en portent aussi
Elle contient généralement 50 à 250 uridines, tandis que les ARNm d’histones en sont dépourvus
Elle contient généralement 50 à 200 guanosines, mais les ARNm d’histones en portent une
Elle contient généralement 50 à 200 adénosines, mais les ARNm d’histones n’en portent pas

Elle contient généralement 50 à 200 adénosines, mais les ARNm d’histones n’en portent pas

Explication

La polyadénylation ajoute généralement une queue de 50 à 200 adénosines, tandis que les ARNm d’histones ne comportent pas de queue poly(A). Le distracteur proposant des guanosines confond la composition de la queue avec celle d’autres éléments de l’ARN.

33. Où se trouve généralement le PAS canonique humain par rapport au site de clivage ?

CA se situe 10 à 35 nucléotides en amont, souvent d’un site de clivage AAUAAA
AAUAAA se situe 10 à 35 nucléotides en aval, souvent d’un site de clivage CA
AAUAAA se situe 10 à 35 nucléotides en amont, souvent d’un site de clivage CA
YAG se situe 10 à 35 nucléotides en amont, souvent d’un site de clivage GU

AAUAAA se situe 10 à 35 nucléotides en amont, souvent d’un site de clivage CA

Explication

Le PAS canonique AAUAAA est généralement situé 10 à 35 nucléotides en amont du site de clivage, qui est souvent un dinucléotide CA. Le choix qui place AAUAAA en aval inverse sa position par rapport au site de clivage.

34. Quel effet peut avoir la polyadénylation alternative sur les transcrits d’un même gène ?

Elle peut produire des transcrits différant par la longueur de leur coiffe ou leur point de branchement
Elle peut modifier la séquence des promoteurs ou le nombre d’introns du gène
Elle peut remplacer les exons par des introns ou supprimer le site 5′ d’épissage
Elle peut produire des transcrits différant par la longueur de leur 3′UTR ou leur séquence codante

Elle peut produire des transcrits différant par la longueur de leur 3′UTR ou leur séquence codante

Explication

La polyadénylation alternative, qui concerne plus de 70 % des gènes, peut générer des transcrits dont la 3′UTR ou la séquence codante diffère. La longueur de la coiffe et le point de branchement relèvent d’autres aspects de la maturation de l’ARN.

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Mémorisez les réponses avec 93 flashcards sur Régulation de l’expression des gènes.

Où se situent les facteurs cis dans la régulation génétique ?

Dans l’ADN.

Quelle est la nature des facteurs trans en régulation génétique ?

Des protéines qui interagissent avec les éléments cis.

Que reconnaissent les facteurs de transcription sur l’ADN ?

Des motifs courts de 6 à 12 paires de bases.

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Consultez la fiche de révision complète sur Régulation de l’expression des gènes.

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