QCM : Relations et applications — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans quelles conditions deux couples ordonnés (x,y)\left(x,y\right) et (x′,y′)\left(x',y'\right) sont-ils égaux ?

Lorsqu’ils contiennent les mêmes éléments
Lorsque x=y′x=y' et y=x′y=x'
Lorsque x=x′x=x' et y=y′y=y'
Lorsque leurs deux coordonnées appartiennent au même ensemble

Lorsque $$x=x'$$ et $$y=y'$$

Explication

Deux couples ordonnés sont égaux lorsque leurs coordonnées correspondantes sont égales. Le fait de contenir les mêmes éléments ne suffit pas, car l’ordre des positions distingue par exemple (x,y)\left(x,y\right) de (y,x)\left(y,x\right).

2. Quelle condition caractérise un couple appartenant au produit cartésien E×FE\times F ?

Sa première composante appartient à EE et sa seconde à FF
Ses deux composantes appartiennent simultanément à EE
Il contient au moins un élément commun à EE et FF
Sa première composante appartient à FF et sa seconde à EE

Sa première composante appartient à $$E$$ et sa seconde à $$F$$

Explication

Par définition, E×FE\times F rassemble les couples (x,y)\left(x,y\right) tels que x∈Ex\in E et y∈Fy\in F. L’ordre des ensembles est donc déterminant pour les deux composantes.

3. Dans un triplet représentant une relation de EE vers FF, que désigne le graphe ?

L’ensemble d’arrivée FF
Une partie de E×FE\times F
L’intersection de EE et FF
L’ensemble de départ EE

Une partie de $$E\times F$$

Explication

Le graphe Γ\Gamma d’une relation de EE vers FF est une partie de E×FE\times F. Les ensembles EE et FF jouent respectivement les rôles de départ et d’arrivée.

4. Si RR relie EE à FF et SS relie FF à GG, quand xx est-il relié à zz par S∘RS\circ R ?

Lorsqu’il existe y∈Fy\in F tel que xSyxSy et yRzyRz
Lorsque xx et zz appartiennent au même ensemble
Lorsqu’il existe y∈Fy\in F tel que xRyxRy et ySzySz
Lorsque xRzxRz et zSxzSx sont tous deux vérifiés

Lorsqu’il existe $$y\in F$$ tel que $$xRy$$ et $$ySz$$

Explication

La composition S∘RS\circ R enchaîne d’abord RR, puis SS : il faut donc trouver y∈Fy\in F avec xRyxRy et ySzySz. La présence de SS à gauche dans la notation ne change pas cet ordre d’application.

5. Comment définit-on la relation réciproque R−1R^{-1} d’une relation RR de EE vers FF ?

Elle relie x∈Ex\in E à y∈Fy\in F lorsque yRxyRx
Elle conserve les mêmes couples tout en échangeant les ensembles de départ et d’arrivée
Elle relie x∈Ex\in E à y∈Fy\in F lorsque xx n’est pas relié à yy
Elle relie y∈Fy\in F à x∈Ex\in E lorsque xRyxRy

Elle relie $$y\in F$$ à $$x\in E$$ lorsque $$xRy$$

Explication

La relation réciproque va de FF vers EE et inverse chaque couple : yR−1xyR^{-1}x équivaut à xRyxRy. Le complémentaire est une opération différente, car il conserve les ensembles de départ et d’arrivée et modifie l’appartenance au graphe.

6. Quand une relation de EE vers FF est-elle une relation binaire dans EE ?

Lorsque son graphe est constitué de couples appartenant à E×FE\times F
Lorsque chaque élément de EE est relié à chaque élément de FF
Lorsque les ensembles EE et FF sont disjoints
Lorsque son ensemble de départ et son ensemble d’arrivée sont tous deux EE

Lorsque son ensemble de départ et son ensemble d’arrivée sont tous deux $$E$$

Explication

Une relation binaire dans EE est une relation de EE vers lui-même, donc son départ et son arrivée sont tous deux EE. Une relation générale de EE vers FF ne vérifie pas cette condition si les deux ensembles diffèrent.

7. Quelle propriété possède une relation binaire réflexive sur EE ?

xRyxRy et yRxyRx impliquent x=yx=y
Tout élément x∈Ex\in E vérifie xRxxRx
xRyxRy implique yRxyRx pour tous x,y∈Ex,y\in E
Tout couple x,y∈Ex,y\in E vérifie xRyxRy

Tout élément $$x\in E$$ vérifie $$xRx$$

Explication

La réflexivité exige que chaque élément soit en relation avec lui-même, c’est-à-dire que xRxxRx pour tout x∈Ex\in E. La relation entre tous les couples correspond à une relation universelle, tandis que les autres propositions décrivent la symétrie ou l’antisymétrie.

8. Une relation binaire RR dans EE est symétrique lorsque quelle implication est satisfaite ?

xRyxRy et yRxyRx impliquent x=yx=y pour tous x,y∈Ex,y\in E
xRyxRy implique yRxyRx pour tous x,y∈Ex,y\in E
xRyxRy implique xRxxRx pour tous x,y∈Ex,y\in E
xRyxRy et yRzyRz impliquent xRzxRz pour tous x,y,z∈Ex,y,z\in E

$$xRy$$ implique $$yRx$$ pour tous $$x,y\in E$$

Explication

La symétrie signifie que tout lien peut être parcouru dans les deux sens : de xRyxRy, on déduit yRxyRx. L’implication avec trois éléments décrit la transitivité, tandis que la condition conduisant à x=yx=y décrit l’antisymétrie.

9. Quelle condition caractérise l’antisymétrie d’une relation binaire RR dans EE ?

Si xRyxRy et yRzyRz, alors xRzxRz
Si xRyxRy, alors yRxyRx
Pour tout x∈Ex\in E, on a xRxxRx
Si xRyxRy et yRxyRx, alors x=yx=y

Si $$xRy$$ et $$yRx$$, alors $$x=y$$

Explication

L’antisymétrie impose que deux éléments liés dans les deux sens soient identiques. Elle ne demande pas que les liens soient réciproques, propriété qui caractérise la symétrie.

10. Quelle propriété supplémentaire une relation binaire doit-elle réunir avec la réflexivité et la symétrie pour être une relation d’équivalence ?

L’antisélectivité
La transitivité
La périodicité
La connexité

La transitivité

Explication

Une relation d’équivalence est réflexive, symétrique et transitive. La connexité caractérise plutôt certains ordres totaux et ne fait pas partie de cette définition.

11. Pour une relation d’équivalence RR sur EE, que représente cl⁡R(x)\operatorname{cl}_R(x) ?

L’ensemble des relations entre xx et les éléments de EE
L’ensemble des classes contenant un élément différent de xx
L’ensemble des éléments qui ne sont pas en relation avec xx
L’ensemble des y∈Ey\in E tels que xRyxRy

L’ensemble des $$y\in E$$ tels que $$xRy$$

Explication

La classe de xx regroupe les éléments yy de EE qui vérifient xRyxRy, et chacun de ces éléments est un représentant de la classe. Une classe ne rassemble donc pas des relations ou des éléments exclus de la relation.

12. Quelle distinction décrit correctement l’ensemble quotient E/RE/R ?

Il contient les éléments originaux, tandis que EE contient les classes d’équivalence
Il contient les couples en relation, tandis que EE contient leurs représentants
Il contient des classes d’équivalence, tandis que EE contient les éléments originaux
Il contient les majorants des classes, tandis que EE contient leurs minorants

Il contient des classes d’équivalence, tandis que $$E$$ contient les éléments originaux

Explication

Par définition, E/RE/R est l’ensemble des classes d’équivalence {cl⁡R(x);x∈E}\{\operatorname{cl}_R(x);x\in E\}, alors que EE est l’ensemble de départ des éléments. Confondre les deux ensembles revient à confondre une classe avec ses représentants.

13. Quelles propriétés caractérisent une relation d’ordre ?

La transitivité, la connexité et la périodicité
La symétrie, l’antisymétrie et la connexité
La réflexivité, l’antisymétrie et la transitivité
La réflexivité, la symétrie et la transitivité

La réflexivité, l’antisymétrie et la transitivité

Explication

Une relation d’ordre est réflexive, antisymétrique et transitive. La symétrie appartient à la définition d’une relation d’équivalence, et non à celle d’un ordre.

14. Dans quelle situation un ordre est-il dit total plutôt que partiel ?

Lorsque chaque élément possède un plus grand élément
Lorsque chaque sous-ensemble possède une borne supérieure
Lorsque toute paire d’éléments est en relation symétrique
Lorsque toute paire d’éléments est comparable

Lorsque toute paire d’éléments est comparable

Explication

Un ordre total rend comparables deux à deux tous les éléments de l’ensemble. Dans un ordre partiel, certaines paires peuvent ne pas être comparables, sans que cela empêche la relation d’être un ordre.

15. Pour un ensemble ordonné, quelle condition caractérise un majorant xx d’un sous-ensemble AA ?

L’élément xx appartient nécessairement à AA
Tout a∈Aa\in A vérifie a⪯xa\preceq x
L’élément xx est comparable à quelques éléments de AA
Tout a∈Aa\in A vérifie x⪯ax\preceq a

Tout $$a\in A$$ vérifie $$a\preceq x$$

Explication

Un majorant est situé au-dessus de chaque élément de AA, donc a⪯xa\preceq x pour tout a∈Aa\in A. La condition inverse définit un minorant, et un majorant n’a pas besoin d’appartenir à AA.

16. Comment définir la borne supérieure Sup⁡(A)\operatorname{Sup}(A) d’un ensemble ordonné AA ?

Comme le plus grand élément appartenant à AA
Comme le plus petit des majorants de AA
Comme le plus grand des minorants de AA
Comme un élément de AA inférieur à tous ses éléments

Comme le plus petit des majorants de $$A$$

Explication

La borne supérieure est le plus petit élément de l’ensemble des majorants de AA. Elle est donc un majorant, mais elle peut être extérieure à AA, contrairement au plus grand élément.

17. Quelle condition définit une fonction de EE vers FF ?

Chaque élément de EE est associé à au moins deux éléments de FF
Chaque élément de FF est associé à au plus un élément de EE
Chaque élément de EE est associé à au plus un élément de FF
Chaque élément de FF possède un antécédent dans EE

Chaque élément de $$E$$ est associé à au plus un élément de $$F$$

Explication

Une fonction impose qu’un élément de EE ait au plus une image dans FF, même si certains éléments de EE peuvent ne pas avoir d’image. La surjectivité, qui concerne les antécédents des éléments de FF, n’est pas requise.

18. Que contient le domaine de définition Def⁡(f)\operatorname{Def}(f) d’une fonction de EE vers FF ?

Les y∈Fy\in F qui possèdent plusieurs antécédents dans EE
Les couples de E×FE\times F qui ne vérifient pas la relation de fonction
Les x∈Ex\in E pour lesquels il existe un y∈Fy\in F avec y=f(x)y=f(x)
Les éléments de EE qui n’ont aucune image dans FF

Les $$x\in E$$ pour lesquels il existe un $$y\in F$$ avec $$y=f(x)$$

Explication

Le domaine de définition rassemble les éléments de EE auxquels la fonction associe une valeur dans FF. Les éléments sans image n’en font donc pas partie, tandis que le nombre d’antécédents concerne une autre propriété.

19. Qu’est-ce qui distingue une application f:E→Ff:E\to F d’une fonction générale de EE vers FF ?

Son domaine de définition est tout EE
Elle associe plusieurs images à chaque élément de EE
Son domaine de définition est constitué d’éléments de FF
Elle ne peut être définie que lorsque EE et FF sont finis

Son domaine de définition est tout $$E$$

Explication

Une application est une fonction définie pour chaque élément de EE et leur associant exactement une valeur de FF. Une fonction générale peut laisser certains éléments de EE hors de son domaine de définition.

20. Si une application vérifie que f(x)=f(x′)f(x)=f(x') entraîne x=x′x=x', quelle propriété possède-t-elle ?

Elle est constante
Elle est injective
Elle est surjective
Elle est bijective

Elle est injective

Explication

Cette implication signifie que deux éléments ayant la même image sont nécessairement égaux, ce qui caractérise l’injectivité. La surjectivité concerne plutôt l’existence d’au moins un antécédent pour chaque élément de l’ensemble d’arrivée.

21. Quelle condition caractérise la surjectivité d’une application f:E→Ff:E\to F ?

Chaque élément de FF possède au moins un antécédent dans EE
Chaque élément de FF possède au plus un antécédent dans EE
Chaque élément de FF possède exactement un antécédent dans EE
Chaque élément de EE possède au moins une image dans FF

Chaque élément de $$F$$ possède au moins un antécédent dans $$E$$

Explication

Une application est surjective lorsque tout élément de l’ensemble d’arrivée est atteint par au moins un élément du domaine. La condition d’unicité de l’antécédent correspond à l’injectivité, tandis que l’existence et l’unicité caractérisent la bijectivité.

22. Dans quel cas une application f:E→Ff:E\to F est-elle bijective ?

Lorsqu’elle possède au moins une image dans FF
Lorsqu’elle associe plusieurs antécédents à chaque élément
Lorsqu’elle est à la fois injective et surjective
Lorsqu’elle est constante sur tout le domaine

Lorsqu’elle est à la fois injective et surjective

Explication

La bijectivité réunit l’injectivité et la surjectivité : chaque élément de FF possède alors exactement un antécédent. Une application constante ne satisfait généralement pas l’injectivité, et plusieurs antécédents ne garantissent pas l’unicité.

23. Quand la relation réciproque d’une application peut-elle être elle-même une application ?

Lorsqu’elle est constante
Lorsqu’elle est seulement injective
Lorsqu’elle est seulement surjective
Lorsque l’application initiale est bijective

Lorsque l’application initiale est bijective

Explication

La relation réciproque est une application lorsque chaque élément de l’ensemble d’arrivée possède exactement un antécédent, ce qui équivaut à la bijectivité de l’application initiale. L’injectivité seule ne garantit pas que tous les éléments d’arrivée soient atteints, et la surjectivité seule ne garantit pas l’unicité.

24. Pour une application f:E→E′f:E\to E' et une partie A⊂EA\subset E, comment définit-on l’image directe f(A)f(A) ?

Comme l’ensemble des éléments de E′E' qui n’ont pas d’antécédent dans AA
Comme l’ensemble des images f(a)f(a) lorsque aa parcourt AA
Comme l’ensemble des éléments de EE dont l’image appartient à AA
Comme l’ensemble des antécédents des éléments d’une partie de E′E'

Comme l’ensemble des images $$f(a)$$ lorsque $$a$$ parcourt $$A$$

Explication

L’image directe est formée par les éléments de l’ensemble d’arrivée qui s’écrivent f(a)f(a) avec a∈Aa\in A. Elle part donc d’une partie du domaine, contrairement à l’image réciproque, qui part d’une partie de l’ensemble d’arrivée.

25. Pour une application f:E→E′f:E\to E' et une partie A′⊂E′A'\subset E', que contient l’image réciproque f−1(A′)f^{-1}(A') ?

Les éléments de E′E' qui possèdent une image dans A′A'
Les éléments x∈Ex\in E tels que f(x)∈A′f(x)\in A'
Les éléments f(x)∈E′f(x)\in E' obtenus à partir de x∈A′x\in A'
Les éléments x∈Ex\in E dont l’image n’appartient pas à A′A'

Les éléments $$x\in E$$ tels que $$f(x)\in A'$$

Explication

L’image réciproque rassemble les antécédents situés dans le domaine dont l’image appartient à la partie A′A' de l’ensemble d’arrivée. Elle ne désigne donc pas les images produites par une partie du domaine, qui constituent l’image directe.

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Quand deux couples (x,y) et (x′,y′) sont-ils égaux ?

Ils sont égaux si et seulement si x = x′ et y = y′.

Quelle différence principale distingue un couple d'un ensemble ?

Les positions dans un couple sont ordonnées.

Qu'est-ce que le produit cartésien de deux ensembles E et F ?

C'est l'ensemble des couples (x,y) avec x dans E et y dans F.

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