QCM : Réplication et réparation de l’ADN (75 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Lorsqu’on mélange un lipide hydrophobe à de l’eau, quel comportement observe-t-on généralement ?

Il s’agglutine en gouttelettes et forme une phase distincte.
Il se place à l’interface en orientant ses deux parties.
Il se dissout mieux dans l’eau que dans les solvants organiques.
Il se dissout dans l’eau sous forme de molécules isolées.

Il s’agglutine en gouttelettes et forme une phase distincte.

Explication

Les lipides hydrophobes sont presque insolubles dans l’eau et tendent à s’agglutiner en gouttelettes, formant deux phases. Le placement à l’interface caractérise les lipides amphiphiles, tandis que la dissolution aqueuse contredit leur caractère hydrophobe.

2. Dans le tissu adipeux d’une personne, quelle fonction remplissent principalement les gouttelettes de lipides hydrophobes stockées dans les adipocytes ?

La catalyse des réactions métaboliques.
Le transport des lipides dans le sang.
Une réserve énergétique mobilisable.
La formation des membranes biologiques.

Une réserve énergétique mobilisable.

Explication

Les lipides hydrophobes sont stockés sous forme de gouttelettes, notamment dans les adipocytes, et servent principalement de réserve énergétique. La formation des membranes relève surtout des lipides amphiphiles; le transport sanguin est assuré par des lipoprotéines, et la catalyse par des enzymes.

3. Une molécule se trouve à la frontière entre l’eau et un milieu huileux. Quelle structure explique qu’un lipide amphiphile puisse occuper cette interface ?

Une partie apolaire hydrophobe et une partie polaire hydrophile.
Deux parties apolaires qui interagissent avec l’huile.
Une partie polaire qui interagit à la fois avec l’eau et l’huile.
Une chaîne hydrophile associée à une autre chaîne hydrophile.

Une partie apolaire hydrophobe et une partie polaire hydrophile.

Explication

Un lipide amphiphile possède une partie apolaire hydrophobe et une partie polaire hydrophile; chacune interagit avec le milieu correspondant, ce qui permet le placement à l’interface. Une molécule entièrement hydrophobe ne présente pas cette double affinité, et la chaîne apolaire n’est pas la partie hydrophile.

4. Une cellule rénove la membrane de son appareil de Golgi. Quelle catégorie de lipides fournit les constituants structuraux de cette membrane ?

Les lipides amphiphiles.
Les lipoprotéines circulantes.
Les acides gras utilisés comme substrats énergétiques.
Les lipides hydrophobes stockés en gouttelettes.

Les lipides amphiphiles.

Explication

Les lipides amphiphiles constituent les membranes biologiques, notamment celles des organites comme l’appareil de Golgi. Les lipides hydrophobes servent principalement de réserve en gouttelettes, tandis que les lipoprotéines transportent les lipides en milieu aqueux.

5. Une molécule possède une extrémité carboxylique hydrophile et une longue chaîne hydrocarbonée hydrophobe. Comment la classe-t-on ?

Comme une molécule polaire dépourvue de chaîne hydrophobe.
Comme un acide gras amphiphile.
Comme un lipide hydrophobe sans partie polaire.
Comme un alcool à chaîne courte hydrophile.

Comme un acide gras amphiphile.

Explication

Un acide gras est amphiphile : sa fonction carboxylique COOH ou COO− est hydrophile, tandis que sa chaîne hydrocarbonée est hydrophobe. Une molécule entièrement hydrophobe ou dépourvue de chaîne hydrophobe ne correspond pas à cette structure.

6. L’analyse d’un acide gras révèle une chaîne hydrocarbonée ne contenant aucune liaison C=C. Dans quelle catégorie le classe-t-on ?

Acide gras saturé.
Acide gras classé selon une chaîne courte.
Acide gras polyinsaturé.
Acide gras mono-insaturé.

Acide gras saturé.

Explication

Un acide gras saturé ne possède que des liaisons simples dans sa chaîne hydrocarbonée, donc aucune liaison C=C. Une mono-insaturation suppose une double liaison et une polyinsaturation plusieurs; la longueur de chaîne ne définit pas la saturation.

7. Pour repérer la position d’un carbone dans un acide gras, une étudiante commence son comptage par l’extrémité CH3 terminale, notée ω. Quelle numérotation utilise-t-elle ?

La numérotation depuis le carbone carboxylique, dite Δ.
La numérotation depuis le premier carbone portant une double liaison.
La numérotation oméga.
La numérotation organique depuis le COOH.

La numérotation oméga.

Explication

La numérotation oméga commence à l’extrémité CH3 terminale, notée n ou ω; la numérotation organique commence au carbone de la fonction COOH. Confondre ces deux points de départ inverse la convention, et la position d’une double liaison n’est pas le point de départ indiqué ici.

8. Dans une cellule, une réaction de synthèse de novo doit convertir l’acétyl-CoA en malonyl-CoA. Quel ensemble est requis pour cette étape ?

β-oxydation, ATP, biotine et bicarbonate.
Acétyl-CoA carboxylase, ATP, biotine et bicarbonate.
Fatty acid synthase, ATP, NADPH et oxygène.
Acétyl-CoA carboxylase, NADPH, CoA et dioxyde de carbone.

Acétyl-CoA carboxylase, ATP, biotine et bicarbonate.

Explication

La synthèse de novo utilise l’acétyl-CoA carboxylase, l’ATP, la biotine et le bicarbonate HCO3− pour convertir l’acétyl-CoA en malonyl-CoA. La fatty acid synthase intervient dans les cycles d’élongation, et la β-oxydation dégrade les acides gras au lieu de réaliser cette conversion.

9. Un acide gras possède trois doubles liaisons C=C. À quelle catégorie appartient-il ?

Un acide gras mono-insaturé
Un acide gras de série oméga-9
Un acide gras saturé
Un acide gras polyinsaturé

Un acide gras polyinsaturé

Explication

Un acide gras polyinsaturé possède plusieurs doubles liaisons C=C, tandis qu’un mono-insaturé en possède une seule. L’option « mono-insaturé » confond plusieurs liaisons avec une seule, « saturé » désigne l’absence de double liaison et « oméga-9 » indique une série, pas le nombre de liaisons.

10. Un chimiste décrit la même double liaison depuis les deux extrémités d’un acide gras : quelle origine utilise-t-il pour la position ω et quelle origine pour la position Δ ?

ω et Δ depuis le COOH
ω depuis le CH3 terminal, Δ depuis le COOH
ω et Δ depuis le CH3 terminal
ω depuis le COOH, Δ depuis le CH3 terminal

ω depuis le CH3 terminal, Δ depuis le COOH

Explication

La notation ω compte à partir du CH3 terminal, tandis que la notation Δ compte à partir du COOH. L’option qui inverse les extrémités reprend la confusion entre les deux notations; les deux autres utilisent une même origine pour chacune.

11. Une personne consomme peu d’acide oléique et se demande si elle doit nécessairement en obtenir par l’alimentation. Quelle réponse convient ?

Oui, car la Δ9 désaturase ne permet pas sa synthèse dans l’organisme
Oui, car il appartient à la série ω6 et doit venir de l’alimentation
Non, elle peut le synthétiser à partir de l’acide stéarique grâce à la Δ9 désaturase
Non, car elle le synthétise à partir de l’acide linoléique grâce à la Δ9 désaturase

Non, elle peut le synthétiser à partir de l’acide stéarique grâce à la Δ9 désaturase

Explication

L’acide oléique n’est pas essentiel : l’organisme peut le synthétiser à partir de l’acide stéarique grâce à la Δ9 désaturase, et il peut aussi être apporté par l’alimentation. L’option « série ω6 » le confond avec un précurseur essentiel, tandis que les deux autres attribuent mal la source ou l’action de l’enzyme.

12. Un mammifère ne peut pas créer certaines doubles liaisons entre l’extrémité CH3 et les positions ω6 ou ω3. Quelle conséquence nutritionnelle en découle ?

Les précurseurs des séries ω6 et ω3 doivent être apportés par l’alimentation
Les précurseurs des séries ω6 et ω3 peuvent être produits à partir de l’acide stéarique
L’acide oléique doit être apporté par l’alimentation à la place des précurseurs ω6 et ω3
Les précurseurs des séries ω6 et ω3 doivent être exclus de l’alimentation

Les précurseurs des séries ω6 et ω3 doivent être apportés par l’alimentation

Explication

Les mammifères ne peuvent pas créer les doubles liaisons nécessaires aux séries ω6 et ω3; leurs précurseurs doivent donc être apportés par l’alimentation. La synthèse à partir de l’acide stéarique concerne l’acide oléique, qui n’est pas essentiel, et non ces précurseurs.

13. Lorsqu’on compare les glycérophospholipides, quelle description correspond à l’acide phosphatidique ?

La classe minoritaire, dont les molécules diffèrent par leur sphingosine
La classe la plus simple et minoritaire, dont les molécules diffèrent par leurs acides gras
La classe la plus simple et abondante, dont les molécules diffèrent par leurs sucres
La classe la plus abondante, dont les molécules diffèrent par leurs têtes choline

La classe la plus simple et minoritaire, dont les molécules diffèrent par leurs acides gras

Explication

L’acide phosphatidique est le glycérophospholipide le plus simple et une classe minoritaire; ses molécules diffèrent par leurs acides gras. « La plus abondante » confond cette classe avec la phosphatidylcholine, tandis que les têtes choline, les sucres et la sphingosine ne décrivent pas cette distinction.

14. Dans une analyse de membranes de mammifères et de tissus végétaux, quelle classe de glycérophospholipides peut être retrouvée dans les deux et est la plus abondante dans les membranes de mammifères ?

L’acide phosphatidique, aussi appelé lécithine
La phosphatidylcholine, aussi appelée lécithine
La phosphatidylsérine, aussi appelée lécithine
Le phosphatidylinositol, aussi appelé lécithine

La phosphatidylcholine, aussi appelée lécithine

Explication

La phosphatidylcholine, ou lécithine, est le glycérophospholipide le plus abondant dans les membranes de mammifères et se trouve aussi chez les végétaux. La phosphatidylsérine et l’acide phosphatidique sont minoritaires; le phosphatidylinositol est notamment associé à la signalisation.

15. Dans une phosphatidylcholine, la choline porte une charge positive et le phosphate une charge négative. Quelle est la charge globale de la molécule ?

Neutre
Variable selon le nombre d’acides gras
Négative
Positive

Neutre

Explication

Dans la phosphatidylcholine, la charge positive de la choline et la charge négative du phosphate se compensent, rendant la molécule globalement neutre. Une charge globale négative confond la phosphatidylcholine avec la phosphatidylsérine; les réponses positive et variable négligent cette compensation.

16. Une molécule membranaire possède un squelette de sphingosine et un acide gras saturé de 18 carbones. Quelle différence de tête polaire permet de la classer comme sphingomyéline plutôt que comme glycolipide ?

Une tête sérine plutôt qu’un ose
Une tête inositol plutôt qu’une phosphocholine
Une tête ose plutôt qu’une phosphocholine
Une tête phosphocholine plutôt qu’un ose

Une tête phosphocholine plutôt qu’un ose

Explication

Les sphingolipides associent une sphingosine, un acide gras saturé de 16 à 24 carbones et une tête polaire; une sphingomyéline porte une phosphocholine, alors qu’un glycolipide porte un ose. L’option « tête ose » inverse cette distinction, et les autres têtes proposées ne définissent pas le contraste demandé.

17. Une petite molécule hydrophile diffuse difficilement à travers une membrane cellulaire intacte. Quelle caractéristique de cette membrane explique principalement cette difficulté ?

Ses protéines membranaires bloquent le passage des molécules hydrophiles.
Ses surfaces hydrophiles limitent le passage des molécules hydrophobes.
Son cœur hydrophobe limite le passage des molécules hydrophiles.
Son cœur hydrophobe favorise le passage des molécules hydrophiles.

Son cœur hydrophobe limite le passage des molécules hydrophiles.

Explication

Le cœur hydrophobe des membranes, composées notamment de lipides amphiphiles et de protéines, limite le passage des molécules hydrophiles. L’effet des surfaces hydrophiles ou des seules protéines ne décrit pas cette barrière, et le cœur hydrophobe ne favorise pas le passage des molécules hydrophiles.

18. Dans une membrane dont l’asymétrie lipidique est intacte, quelle répartition observe-t-on entre les deux feuillets ?

La phosphatidylcholine est enrichie à l’extérieur, et PE, PS et PI à l’intérieur.
La phosphatidylcholine est enrichie à l’intérieur, et PE, PS et PI à l’extérieur.
La phosphatidylcholine est enrichie dans les deux feuillets, et PE, PS et PI à l’intérieur.
La phosphatidylcholine et la phosphatidylsérine sont enrichies à l’extérieur, PE et PI à l’intérieur.

La phosphatidylcholine est enrichie à l’extérieur, et PE, PS et PI à l’intérieur.

Explication

Le feuillet externe est enrichi en phosphatidylcholine, tandis que le feuillet interne contient principalement PE, PS et PI. Inverser les feuillets ou déplacer la PS vers l’extérieur contredit cette asymétrie ; la phosphatidylcholine ne caractérise pas également les deux feuillets.

19. Un phospholipide se déplace rapidement dans le plan du feuillet auquel il appartient, mais passe lentement vers l’autre feuillet. Comment nomme-t-on ces deux mouvements, dans cet ordre ?

Diffusion latérale rapide, puis flip-flop lent.
Flip-flop lent, puis diffusion latérale rapide.
Flip-flop rapide, puis diffusion latérale lente.
Diffusion latérale lente, puis flip-flop rapide.

Diffusion latérale rapide, puis flip-flop lent.

Explication

La diffusion latérale au sein d’un même feuillet est rapide, alors que le flip-flop entre les feuillets est lent. L’inversion des vitesses et l’attribution du nom flip-flop au déplacement latéral confondent ces deux mouvements.

20. Une membrane est enrichie en acides gras insaturés portant des doubles liaisons cis. Quel effet ces chaînes ont-elles sur la membrane ?

Elles réduisent les interactions entre chaînes et diminuent la fluidité.
Elles renforcent les interactions entre chaînes et augmentent la fluidité.
Elles réduisent les interactions entre chaînes et augmentent la fluidité.
Elles renforcent les interactions entre chaînes et diminuent la fluidité.

Elles réduisent les interactions entre chaînes et augmentent la fluidité.

Explication

Les doubles liaisons cis diminuent les interactions hydrophobes entre chaînes et augmentent leur mouvement, ce qui accroît la fluidité membranaire ; les acides gras insaturés occupent la position 2 des glycérophospholipides. Renforcer les interactions ou diminuer la fluidité inverse l’effet décrit.

21. Une cellule stocke un lipide neutre hydrophobe comme réserve énergétique. Quelle structure moléculaire correspond à ce rôle ?

Un cholestérol dont l’unique fonction hydroxyle est estérifiée par un acide gras.
Un glycérol portant une tête polaire et deux acides gras estérifiés.
Un glycérol dont les trois fonctions alcool sont estérifiées par des acides gras.
Un glycérol dont deux fonctions alcool sont estérifiées par des acides gras et la troisième par un phosphate.

Un glycérol dont les trois fonctions alcool sont estérifiées par des acides gras.

Explication

Un triglycéride est formé d’un glycérol dont les trois fonctions alcool sont estérifiées par des acides gras ; il est hydrophobe et constitue une réserve énergétique. Les structures comportant un phosphate ou une tête polaire correspondent à des lipides amphiphiles, tandis que l’ester de cholestérol est une autre molécule.

22. Dans une cellule, où trouve-t-on principalement les triglycérides et les glycérophospholipides, respectivement ?

Dans les membranes et à la surface des lipoprotéines ; dans les gouttelettes lipidiques et les lipoprotéines sanguines.
Dans les gouttelettes lipidiques et les membranes ; dans les lipoprotéines sanguines et leur cœur.
Dans les gouttelettes lipidiques et les lipoprotéines sanguines ; dans les membranes et à la surface des lipoprotéines.
Dans les lipoprotéines sanguines et les membranes ; dans les gouttelettes lipidiques et leur cœur.

Dans les gouttelettes lipidiques et les lipoprotéines sanguines ; dans les membranes et à la surface des lipoprotéines.

Explication

Les triglycérides hydrophobes sont stockés dans des gouttelettes lipidiques et transportés par les lipoprotéines ; les glycérophospholipides amphiphiles se trouvent dans les membranes et à la surface des lipoprotéines et des gouttelettes. Intervertir leurs lieux ou placer les triglycérides dans les membranes confond leurs propriétés et leurs rôles.

23. Une cellule hépatique est comparée à une réaction d’estérification du cholestérol dans un vaisseau sanguin. Quelle attribution des enzymes et des donneurs d’acyle est correcte ?

Dans les vaisseaux, la LCAT transfère un acyl-CoA ; dans le foie, l’ACAT transfère un acide gras de la phosphatidylcholine.
Dans les vaisseaux, la LCAT transfère un acide gras de la phosphatidylcholine ; dans le foie, l’ACAT transfère un acyl-CoA.
Dans les vaisseaux, l’ACAT transfère un acyl-CoA ; dans le foie, la LCAT transfère un acide gras de la phosphatidylcholine.
Dans les vaisseaux, l’ACAT transfère un acide gras de la phosphatidylcholine ; dans le foie, la LCAT transfère un acyl-CoA.

Dans les vaisseaux, la LCAT transfère un acide gras de la phosphatidylcholine ; dans le foie, l’ACAT transfère un acyl-CoA.

Explication

Dans les vaisseaux, la LCAT transfère au cholestérol un acide gras issu de la phosphatidylcholine ; dans le foie, l’ACAT lui transfère un acyl-CoA. Inverser les enzymes ou les donneurs confond les deux voies d’estérification.

24. Dans l’intestin, des sels biliaires sont ajoutés à de grosses gouttelettes de triglycérides alimentaires. Quel effet facilite alors l’action des lipases pancréatiques ?

La formation de petites gouttelettes réduit la surface d’action des lipases.
La formation de petites gouttelettes augmente la surface d’action des lipases.
La fusion des gouttelettes par les lipases augmente la surface d’action.
L’hydrolyse directe des triglycérides par les sels biliaires augmente la surface d’action.

La formation de petites gouttelettes augmente la surface d’action des lipases.

Explication

Les sels biliaires émulsifient les triglycérides en petites gouttelettes, ce qui augmente la surface accessible aux lipases pancréatiques hydrosolubles. Ils ne réalisent pas l’hydrolyse enzymatique ; les lipases agissent sur les gouttelettes plutôt que de les former par fusion.

25. À quels acides aminés les acides biliaires sont-ils conjugués pour former des sels biliaires ?

Aux acides palmitique ou stéarique
À l’alanine ou à la sérine
Au glucose ou au fructose
À la glycine ou à la taurine

À la glycine ou à la taurine

Explication

La conjugaison des acides biliaires avec la glycine ou la taurine forme des sels biliaires. L’alanine et la sérine sont ici des acides aminés confondus avec les conjuguants, les acides palmitique et stéarique sont des acides gras, et le glucose et le fructose sont des sucres.

26. Un modèle moléculaire de sel biliaire doit représenter ses éléments structuraux et son association ionique ; quelle description convient ?

Un noyau stérol amphiphile, un acide aminé gardant sa fonction acide et une complexation électrostatique avec Na+
Un noyau stérol amphiphile, un acide aminé gardant sa fonction acide et une liaison covalente avec Na+
Un noyau stérol amphiphile, un acide gras gardant sa fonction acide et une complexation électrostatique avec Na+
Un noyau glucidique amphiphile, un acide aminé gardant sa fonction acide et une complexation électrostatique avec Na+

Un noyau stérol amphiphile, un acide aminé gardant sa fonction acide et une complexation électrostatique avec Na+

Explication

Un sel biliaire est amphiphile et associe un noyau stérol à un acide aminé qui conserve sa fonction acide ; il est complexé à Na+ par des liaisons électrostatiques. Le noyau glucidique, l’acide gras et la liaison covalente remplacent respectivement un élément ou une interaction caractéristique par une notion voisine erronée.

27. Après une libération biliaire normale dans l’intestin, quelle fonction des sels biliaires contribue à la digestion des triglycérides ?

Ils absorbent directement les acides aminés
Ils émulsifient naturellement les lipides
Ils transportent le glucose vers les cellules
Ils hydrolysent directement les triglycérides

Ils émulsifient naturellement les lipides

Explication

Les sels biliaires sont des agents émulsifiants naturels qui facilitent la digestion des triglycérides. L’hydrolyse directe leur attribue une fonction enzymatique, tandis que le transport du glucose et l’absorption des acides aminés ne correspondent pas à leur rôle décrit.

28. Une personne augmente son apport en fibres ; quel ensemble d’effets digestifs est associé aux fibres ?

Effet prébiotique, satiété accrue et ralentissement gastrique réduisant l’absorption des nutriments
Effet prébiotique, satiété accrue et ralentissement gastrique favorisant l’absorption des nutriments
Effet prébiotique, satiété accrue et accélération gastrique favorisant l’absorption des nutriments
Effet prébiotique, satiété réduite et ralentissement gastrique favorisant l’absorption des nutriments

Effet prébiotique, satiété accrue et ralentissement gastrique favorisant l’absorption des nutriments

Explication

Les fibres ont un effet prébiotique, augmentent la satiété et ralentissent le mouvement des aliments dans l’estomac, ce qui favorise l’absorption des nutriments. Une satiété réduite inverse leur effet sur l’appétit, une accélération gastrique inverse leur effet sur le transit, et une absorption réduite contredit la conséquence indiquée.

29. Dans le foie, quelle suite de transformations permet au fructose de rejoindre la glycolyse ?

Fructose, fructose-1-phosphate, DHAP et G3P
Fructose, DHAP, fructose-1-phosphate et G3P
Fructose, citrate, oxaloacétate et G3P
Fructose, galactose-1-phosphate, UDP-glucose et G6P

Fructose, fructose-1-phosphate, DHAP et G3P

Explication

Dans le foie, le fructose est d’abord transformé en fructose-1-phosphate, puis en DHAP et en G3P, qui rejoignent la glycolyse. La séquence commençant par DHAP inverse l’ordre, celle avec UDP-glucose reprend la voie du galactose, et citrate et oxaloacétate sont des intermédiaires du cycle de Krebs.

30. Une cellule hépatique métabolise du galactose ; quelle séquence d’intermédiaires le conduit jusqu’au G6P ?

Galactose, galactose-1-phosphate, UDP-galactose, UDP-glucose, glucose-1-phosphate, G6P
Galactose, galactose-1-phosphate, UDP-galactose, glucose-1-phosphate, UDP-glucose, G6P
Galactose, galactose-1-phosphate, UDP-glucose, UDP-galactose, glucose-1-phosphate, G6P
Galactose, galactose-1-phosphate, UDP-galactose, UDP-glucose, glucose-1-phosphate

Galactose, galactose-1-phosphate, UDP-galactose, UDP-glucose, glucose-1-phosphate, G6P

Explication

Le galactose passe par le galactose-1-phosphate, l’UDP-galactose, l’UDP-glucose et le glucose-1-phosphate avant de devenir G6P. L’inversion des formes UDP-Gal et UDP-Glc bouleverse la séquence, leur permutation autour du glucose-1-phosphate est erronée, et s’arrêter au glucose-1-phosphate omet sa conversion en G6P.

31. Pour préparer une analyse des étapes régulatrices de la glycolyse, quelles réactions et enzymes doivent être associées ?

Réactions 1, 2 et 10 : hexokinase, phosphofructokinase et pyruvate kinase
Réactions 1, 3 et 10 : hexokinase, pyruvate kinase et phosphofructokinase
Réactions 1, 3 et 10 : hexokinase, phosphofructokinase et pyruvate kinase
Réactions 1, 3 et 10 : pyruvate kinase, phosphofructokinase et hexokinase

Réactions 1, 3 et 10 : hexokinase, phosphofructokinase et pyruvate kinase

Explication

Les trois réactions limitantes sont les réactions 1, 3 et 10, catalysées respectivement par l’hexokinase, la phosphofructokinase et la pyruvate kinase. La réaction 2 remplace à tort la réaction 3 ; les deux autres erreurs permutent les enzymes associées aux étapes.

32. Lors d’un signal de forte disponibilité énergétique issu du cycle de Krebs, comment évolue l’activité de la pyruvate kinase sous l’effet du citrate et de l’ATP ?

Elle est inhibée par le citrate et l’ATP
Elle est inhibée par le fructose-1,6-bisphosphate
Elle est activée par le citrate et l’ATP
Elle est activée par le citrate et inhibée par l’ATP

Elle est inhibée par le citrate et l’ATP

Explication

Le citrate et l’ATP provenant du cycle de Krebs inhibent la pyruvate kinase, tandis que le fructose-1,6-bisphosphate l’active. L’activation par citrate et ATP inverse leur effet, leur attribuer des effets opposés sépare à tort leur action commune, et l’inhibition par le fructose-1,6-bisphosphate inverse son rôle.

33. Une substance accélère la transformation d’un substrat en produit, sans modifier le résultat final de la réaction. Quel rôle joue cette substance si elle est inchangée à la fin ?

Un catalyseur
Un réactif consommé
Un substrat
Un produit

Un catalyseur

Explication

Un catalyseur accélère la réaction sans en modifier le résultat et demeure inchangé à la fin. Le substrat est transformé, le produit est formé et un réactif consommé ne correspond pas à ce rôle.

34. Une réaction thermodynamiquement possible se déroule lentement à température constante. Quel effet un catalyseur adapté peut-il produire ?

Rendre possible la réaction en modifiant son résultat final
Accélérer la réaction en augmentant fortement sa concentration
Accélérer la réaction en abaissant l’énergie d’activation
Accélérer la réaction en augmentant la température du milieu

Accélérer la réaction en abaissant l’énergie d’activation

Explication

Un catalyseur accélère une réaction thermodynamiquement possible en abaissant son énergie d’activation; il agit à faible concentration. Rendre possible une réaction impossible confond cinétique et thermodynamique, augmenter la température n’est pas l’effet décrit, et une forte concentration n’est pas requise.

35. Une molécule catalytique est constituée d’acide nucléique plutôt que de protéine. À quelle catégorie correspond-elle ?

À un zymogène
À une enzyme protéique classique
À une isoenzyme
À un ribozyme

À un ribozyme

Explication

Un ribozyme est un acide nucléique capable de catalyser une réaction, tandis que les enzymes sont généralement des protéines. Une isoenzyme est une enzyme de structure différente catalysant la même réaction, et un zymogène est un précurseur inactif.

36. Une protéine est produite sous une forme enzymatique inactive, puis activée ultérieurement. Comment nomme-t-on ce précurseur ?

Un zymogène
Une isoenzyme
Une enzyme active
Une isoforme

Un zymogène

Explication

Un zymogène, ou proenzyme, est un précurseur enzymatique inactif qui sera activé ultérieurement. Une enzyme active fonctionne déjà, une isoenzyme catalyse la même réaction qu’une autre enzyme de structure différente, et une isoforme résulte d’une modification post-traductionnelle.

37. Dans une enzyme repliée, où se trouve la région qui accueille les substrats et où se déroule la réaction ?

Sur une surface externe constituée par la plupart des acides aminés
Dans le seul site de fixation, à l’exclusion de la zone réactionnelle
Le long de toute la chaîne polypeptidique, de façon continue
Dans une poche interne formée par un petit nombre d’acides aminés

Dans une poche interne formée par un petit nombre d’acides aminés

Explication

Le site actif est une poche interne où les substrats se fixent et où la réaction se déroule; il implique un petit nombre d’acides aminés, souvent non contigus dans la chaîne. Une surface externe, toute la chaîne et le seul site de fixation ne rendent pas compte de cette définition complète.

38. Lors de l’étude d’une enzyme, une région reconnaît le substrat par des interactions non covalentes, tandis qu’une autre porte les acides aminés qui effectuent la transformation chimique. Comment distinguer ces deux régions ?

Les deux sites assurent la reconnaissance, sans rôle distinct dans la réaction
Le site de fixation reconnaît le substrat et le site catalytique réalise la réaction
Le site de fixation réalise la réaction et le site catalytique assure les interactions non covalentes
Le site catalytique reconnaît le substrat et le site de fixation réalise la réaction

Le site de fixation reconnaît le substrat et le site catalytique réalise la réaction

Explication

Le site de fixation reconnaît le substrat grâce à des interactions non covalentes, alors que les acides aminés du site catalytique réalisent la réaction. L’inversion des fonctions confond les deux sites; attribuer les interactions non covalentes au site catalytique ou la réaction au site de fixation reproduit cette confusion.

39. Un substrat se lie à une enzyme dont le site actif change alors de conformation pour s’adapter à sa géométrie. Quel modèle décrit cette situation ?

Le modèle du site actif figé
Le modèle de Fischer
Le modèle d’adaptation préalable du substrat
Le modèle de Koshland

Le modèle de Koshland

Explication

Le modèle de Koshland décrit l’ajustement conformationnel du site actif lors de la liaison du substrat. Le modèle de Fischer suppose au contraire un site actif figé; l’absence de changement ou l’adaptation attribuée au substrat ne correspond pas à l’ajustement induit.

40. Pour une enzyme michaelienne, on trace la vitesse initiale en fonction de la concentration en substrat. Quelle forme prend la courbe et que représente son asymptote ?

Une sigmoïde dont l’asymptote correspond à Vmax
Une hyperbole dont l’asymptote correspond à la concentration en enzyme
Une hyperbole dont l’asymptote correspond à Vmax
Une droite dont l’asymptote correspond à la concentration en substrat

Une hyperbole dont l’asymptote correspond à Vmax

Explication

Une enzyme à cinétique michaelienne présente une hyperbole de vitesse initiale en fonction de la concentration en substrat, et son asymptote correspond à Vmax. La droite, l’asymptote assimilée à une concentration et la sigmoïde ne correspondent pas à cette relation.

41. Une enzyme est placée dans un milieu très acide et subit une modification irréversible de sa structure. Quelle conséquence cette condition peut-elle avoir sur son activité ?

Une perte irréversible de sa structure et de son activité
Le maintien de l’activité, car seul le pH optimal dénature
Une augmentation de l’activité jusqu’à sa capacité maximale
Une baisse temporaire de l’activité, rétablie au pH initial

Une perte irréversible de sa structure et de son activité

Explication

Un pH extrême peut dénaturer irréversiblement l’enzyme, tandis que chaque enzyme atteint son activité maximale à son pH optimal. La baisse temporaire suppose une réversibilité, l’augmentation confond pH extrême et optimum, et le maintien ignore l’effet dénaturant.

42. Lors d’une expérience, la température augmente progressivement : la vitesse de réaction s’accroît d’abord, puis l’activité enzymatique finit par s’arrêter. Quel mécanisme explique cette évolution ?

La dénaturation arrête d’abord l’enzyme, puis les rencontres moléculaires relancent la réaction
La diminution des rencontres moléculaires accélère d’abord la réaction, puis restaure l’enzyme
L’activation thermique augmente durablement la vitesse sans modifier la structure enzymatique
Les rencontres moléculaires accélèrent d’abord la réaction, puis la dénaturation peut arrêter l’enzyme

Les rencontres moléculaires accélèrent d’abord la réaction, puis la dénaturation peut arrêter l’enzyme

Explication

L’élévation de température favorise d’abord les rencontres moléculaires et accélère la réaction, mais une dénaturation ultérieure peut arrêter l’activité. La diminution des rencontres inverse le mécanisme, l’activation durable néglige la dénaturation, et l’ordre inverse ne correspond pas à cette évolution.

43. Une préparation enzymatique est portée à 58 °C dans les conditions décrites. Quel état de l’enzyme faut-il prévoir après ce traitement ?

Une dénaturation réversible et une activité réduite
Une dénaturation irréversible et une activité nulle
Une structure conservée et une activité inchangée
Une activité accrue par l’augmentation des rencontres moléculaires

Une dénaturation irréversible et une activité nulle

Explication

À partir de 56 °C, la dénaturation enzymatique décrite est irréversible et l’activité devient nulle. Une baisse réversible confond l’effet du seuil avec une inhibition temporaire, tandis qu’une activité accrue ou inchangée ignore ce seuil.

44. Parmi les substances suivantes, laquelle appartient à la liste des ions minéraux souvent impliqués comme activateurs enzymatiques ?

Le glucose
L’EDTA
Le magnésium
L’ATP

Le magnésium

Explication

Les activateurs enzymatiques sont souvent des ions minéraux, notamment le magnésium. L’EDTA est un chélateur, le glucose peut être un substrat et l’ATP intervient comme molécule réactionnelle plutôt que comme ion minéral activateur.

45. Un métal est retiré d’une enzyme par dialyse douce sans dénaturer celle-ci. À quelle situation cela correspond-il ?

Un métal dont le retrait dénature nécessairement l’enzyme
Un métal activateur associé à une enzyme dissociable
Un métal lié de façon covalente au site actif enzymatique
Un métal intégré à la structure d’une métalloenzyme

Un métal activateur associé à une enzyme dissociable

Explication

Dans une enzyme à activateur métallique, le métal peut être séparé de l’enzyme par une méthode douce comme la dialyse. Une métalloenzyme contient le métal dans sa structure, et son retrait dénature l’enzyme; les deux autres réponses attribuent à tort une intégration irréversible au métal.

46. Une cellule dispose déjà d’une protéine enzymatique inactive, qui devient active rapidement après un signal. Quel mécanisme décrit cette situation ?

L’induction par synthèse de protéines enzymatiques nouvelles
La dégradation suivie du remplacement de l’enzyme
La synthèse de novo d’une enzyme puis son activation
L’activation d’une enzyme déjà présente

L’activation d’une enzyme déjà présente

Explication

L’activation concerne une protéine enzymatique déjà présente mais initialement inactive; l’induction nécessite une synthèse de novo et est plus lente. La synthèse de nouvelles protéines caractérise donc l’induction, tandis que dégradation et remplacement ne décrivent pas le mécanisme indiqué.

47. Un inhibiteur occupe le même site actif que le substrat. Quand on augmente fortement la concentration de substrat, quelle évolution est caractéristique de cette inhibition ?

L’inhibition peut être levée en partie, avec un Km diminué et un Vmax inchangé
L’inhibition persiste, avec un Km inchangé et un Vmax diminué
L’inhibition persiste, avec un Km augmenté et un Vmax diminué
L’inhibition peut être levée en partie, avec un Km apparent augmenté et un Vmax inchangé

L’inhibition peut être levée en partie, avec un Km apparent augmenté et un Vmax inchangé

Explication

En inhibition compétitive, le substrat et l’inhibiteur se disputent le site actif : un excès de substrat peut lever l’inhibition au moins en partie, le Km apparent augmente et le Vmax reste inchangé. Un Vmax diminué et un Km inchangé caractérisent l’inhibition non compétitive; les autres réponses inversent les paramètres ou l’effet de l’excès de substrat.

48. Quelle caractéristique définit une enzyme allostérique lorsqu’un effecteur ou un substrat s’y fixe ?

C’est une protéine oligomérique dont la conformation et l’activité peuvent changer après cette liaison.
C’est une protéine dont la séquence change après la fixation du substrat.
C’est une protéine monomérique dont l’activité dépend de la rupture de liaisons covalentes.
C’est une protéine oligomérique dont les protomères sont reliés par des liaisons covalentes.

C’est une protéine oligomérique dont la conformation et l’activité peuvent changer après cette liaison.

Explication

Une enzyme allostérique est composée de protomères reliés par des liaisons non covalentes, et la fixation d’un effecteur ou du substrat peut modifier sa conformation et son activité. Les réponses parlant d’une forme monomérique, de liaisons covalentes ou d’un changement de séquence confondent ces caractéristiques.

49. Une enzyme présente une courbe d’activité sigmoïde, alors qu’une autre présente une courbe hyperbolique. Quelle interprétation distingue correctement leurs cinétiques ?

La première est allostérique et reflète une coopération ; la seconde est michaelienne avec une courbe sigmoïde.
La première est allostérique sans coopération entre protomères ; la seconde est michaelienne.
La première est allostérique et reflète une coopération entre protomères ; la seconde est michaelienne.
La première est michaelienne et reflète une coopération entre protomères ; la seconde est allostérique.

La première est allostérique et reflète une coopération entre protomères ; la seconde est michaelienne.

Explication

La cinétique sigmoïde d’une enzyme allostérique traduit la coopération entre protomères, tandis que la cinétique michaelienne est hyperbolique. Associer la sigmoïde à Michaelis ou la coopération à l’hyperbole inverse ces distinctions.

50. Dans un modèle d’enzyme, les quatre protomères passent ensemble de l’état T de faible affinité à l’état R de forte affinité, sans perte de symétrie. À quel modèle ce mécanisme correspond-il ?

Au modèle séquentiel de Koshland, avec des formes intermédiaires.
Au modèle concerté de Monod, Changeux et Wyman, avec perte de symétrie.
Au modèle concerté de Monod, Changeux et Wyman.
Au modèle séquentiel de Koshland, avec un passage simultané des protomères.

Au modèle concerté de Monod, Changeux et Wyman.

Explication

Dans le modèle concerté de Monod, Changeux et Wyman, tous les protomères changent simultanément d’état et la symétrie est conservée. Le changement un à un et les formes intermédiaires caractérisent plutôt le modèle séquentiel ; la perte de symétrie contredit le mécanisme concerté décrit.

51. Pour phosphoryler du glucose, une cellule compare l’hexokinase, de Km égal à 0,1 mM, et la glucokinase, de Km égal à 5 mM. Quelle enzyme a la plus grande affinité pour le glucose ?

L’hexokinase, dont le Km est de 0,1 mM.
La glucokinase, dont le Km est de 0,1 mM.
La glucokinase, dont le Km est de 5 mM.
L’hexokinase, dont le Km est de 5 mM.

L’hexokinase, dont le Km est de 0,1 mM.

Explication

Le Km de l’hexokinase est inférieur à celui de la glucokinase, ce qui correspond ici à une affinité plus grande pour le glucose. Choisir le Km le plus élevé comme signe d’affinité supérieure inverse la relation, tandis que les deux autres réponses permutent les valeurs.

52. Une enzyme doit réduire les emmêlements d’ADN en coupant les deux brins et en utilisant de l’ATP. Quel type de topoisomérase convient ?

La topoisomérase de type 1.
La topoisomérase de type 3.
La topoisomérase de type 1, qui utilise de l’ATP.
La topoisomérase de type 2.

La topoisomérase de type 2.

Explication

La topoisomérase de type 2 coupe les deux brins et utilise de l’ATP, ce qui correspond aux deux critères du cas. Le type 1 coupe un seul brin ; le type 3 est associé à la linéarisation de l’ADN.

53. Lors de la réplication d’un ADN bicaténaire, que désigne le réplicon ?

L’enzyme qui ouvre la double hélice en rompant les liaisons hydrogène.
L’amorce d’ARN à partir de laquelle débute l’élongation d’un nouveau brin.
L’unité de réplication à partir de laquelle des fourches se forment de part et d’autre et se déplacent.
La fourche qui sépare les deux brins en un point et se déplace dans une seule direction.

L’unité de réplication à partir de laquelle des fourches se forment de part et d’autre et se déplacent.

Explication

Le réplicon est l’unité de réplication de l’ADN bicaténaire ; des fourches se forment de part et d’autre et progressent pendant la réplication. La fourche, l’amorce et l’hélicase sont des notions distinctes.

54. Une ADN polymérase copie une matrice orientée de 3′ vers 5′. Dans quel sens synthétise-t-elle le brin complémentaire antiparallèle ?

De 5′ vers 3′ sur la matrice et de 3′ vers 5′ sur le brin synthétisé.
De 5′ vers 3′.
De 3′ vers 5′, dans la même orientation que la matrice.
De 3′ vers 5′.

De 5′ vers 3′.

Explication

L’ADN polymérase lit la matrice de 3′ vers 5′ et synthétise le brin complémentaire antiparallèle de 5′ vers 3′. Lire et synthétiser dans le même sens inverse la relation entre les deux brins ; les autres réponses confondent l’orientation de la matrice et celle du produit.

55. Une ADN polymérase est prête à allonger un nouveau brin, mais aucune extrémité 3′OH libre n’est présente. Quel élément doit être fourni pour permettre le démarrage de l’élongation ?

Une topoisomérase qui fournit l’extrémité 3′OH libre.
Une amorce ARN synthétisée par la primase.
Des désoxyribonucléotides triphosphates qui remplacent l’amorce.
Une hélicase qui crée l’extrémité 3′OH libre.

Une amorce ARN synthétisée par la primase.

Explication

L’ADN polymérase commence l’élongation à partir d’une extrémité 3′OH libre, apportée par une amorce ARN synthétisée par la primase. L’hélicase ouvre l’ADN, la topoisomérase limite les contraintes de l’hélice et les dNTP servent de substrats d’élongation.

56. Après une exposition aux UV, quelle lésion peut se former entre deux thymidines voisines d’un même brin d’ADN ?

Un pontage covalent entre une thymidine et une cytidine
Un pontage covalent formant un cyclobutyle
Une rupture de la liaison N-glycosidique entre une base et un sucre
Une séparation locale des deux brins d’ADN

Un pontage covalent formant un cyclobutyle

Explication

Les UV peuvent créer un pontage covalent entre deux thymidines accolées, formant un cyclobutyle. La rupture base-sucre est une autre lésion, et les deux autres propositions ne décrivent pas le pontage induit par les UV.

57. Une cellule présente de nombreux dommages à l’ADN et ses mécanismes de réparation sont inefficaces. Quels devenirs sont possibles ?

La réparation complète, sans autre changement de l’état cellulaire
La sénescence, l’apoptose ou la transformation cancéreuse
Une inflammation cellulaire sans modification du devenir de la cellule
La sénescence, suivie nécessairement d’une reprise de la prolifération

La sénescence, l’apoptose ou la transformation cancéreuse

Explication

L’accumulation de dommages ou une réparation déficiente peut conduire à la sénescence, à l’apoptose ou à une transformation cancéreuse. La reprise obligatoire de la prolifération, la réparation complète et l’inflammation ne rendent pas compte de ces devenirs possibles.

58. Une cellule cesse définitivement de proliférer tout en présentant des changements morphologiques, métaboliques et d’expression génique. Dans quel état se trouve-t-elle ?

En apoptose
En transformation cancéreuse
En sénescence
En dormance réversible du cycle cellulaire

En sénescence

Explication

La sénescence est une dormance irréversible caractérisée par l’arrêt de la prolifération et des changements morphologiques, métaboliques, chromatinien et d’expression génique. L’apoptose correspond à une mort programmée, tandis que la transformation cancéreuse n’est pas cet état de dormance.

59. Quelle description distingue correctement l’apoptose des autres devenirs cellulaires ?

Une dormance irréversible sans mort cellulaire, associée à l’arrêt de prolifération
Une mort programmée sans inflammation, déclenchée par des récepteurs ou par les mitochondries
Une mort programmée avec inflammation, déclenchée par des récepteurs ou par les mitochondries
Une mort programmée sans inflammation, déclenchée par les mitochondries ou par l’expression génique

Une mort programmée sans inflammation, déclenchée par des récepteurs ou par les mitochondries

Explication

L’apoptose est une mort cellulaire programmée sans inflammation, qui peut emprunter une voie extrinsèque via des récepteurs transmembranaires ou une voie intrinsèque via les mitochondries. La dormance irréversible décrit la sénescence, et les deux autres propositions modifient ses caractéristiques ou ses voies.

60. Deux séquences répétées sont dispersées dans le génome; quelle caractéristique permet de distinguer minisatellites et microsatellites des séquences satellites ?

Leur proportion constante dans chaque chromosome
La longueur totale de leurs séquences
Leur localisation dans les centromères
La longueur de leurs motifs répétés

La longueur de leurs motifs répétés

Explication

Les minisatellites et microsatellites dispersés se distinguent des séquences satellites par la longueur de leurs motifs répétés. Leur longueur totale ou leur localisation ne constitue pas le critère indiqué.

61. Une séquence répétée comporte des motifs d’environ 30 pb et mesure au total 4 kb. À quelle catégorie correspond-elle ?

Une séquence satellite centromérique
Un minisatellite, ou VNTR
Une séquence télomérique
Un microsatellite

Un minisatellite, ou VNTR

Explication

Les minisatellites, ou VNTR, ont des motifs d’environ 10 à 60 pb et une longueur totale comprise entre 0,1 et 20 kb; les valeurs du cas correspondent à ces critères. Les microsatellites ont des motifs beaucoup plus courts, de 2 à 6 pb.

62. Une région du génome présente des motifs répétés de 4 pb, sur une longueur totale de 80 pb, avec un motif environ tous les 50 kb. Comment la classer ?

Comme une séquence satellite centromérique
Comme une séquence télomérique
Comme un minisatellite ou VNTR
Comme un microsatellite

Comme un microsatellite

Explication

Les microsatellites comportent des motifs de 2 à 6 pb, ont une longueur totale de 15 à 150 pb et sont dispersés régulièrement, environ un motif tous les 25 à 100 kb. Le cas correspond à cette classification; le motif de 4 pb ne relève pas des minisatellites, dont les motifs sont d’environ 10 à 60 pb.

63. Quelle caractéristique décrit l’ADN moyennement répétitif dans le génome humain ?

Des séquences de 10 à 100 pb, regroupées et surtout codantes
Des séquences de 100 à 6 000 pb, dispersées et surtout intergéniques
Des séquences de 10 à 100 pb, dispersées et surtout intergéniques
Des séquences de 100 à 6 000 pb, regroupées et surtout codantes

Des séquences de 100 à 6 000 pb, dispersées et surtout intergéniques

Explication

L’ADN moyennement répétitif comprend des séquences répétées de 100 à 6 000 pb, dispersées dans le génome et majoritairement situées dans les régions intergéniques non codantes. La localisation « codante » transpose à tort une caractéristique de certains gènes répétés, tandis que les longueurs et le regroupement proposés ne correspondent pas à sa définition.

64. Une équipe compare les génomes humains et végétaux et cherche chez lesquels des transposons à ADN actifs peuvent être présents. Quelle conclusion correspond à la différence observée ?

Chez les deux, avec une activité comparable
Chez certaines plantes, mais pas chez l’être humain
Chez l’être humain, mais pas chez certaines plantes
Chez aucun des deux, malgré des éléments apparentés

Chez certaines plantes, mais pas chez l’être humain

Explication

Aucun transposon à ADN actif ou mobile n’est présent chez l’être humain, alors que des transposons actifs existent chez certaines plantes. L’activité attribuée aux humains inverse cette distinction, la confusion avec les rétrotransposons porte sur une autre catégorie, et l’absence chez les plantes contredit le contraste établi.

65. Quel mécanisme distingue les rétrovirus endogènes des transposons à ADN, et quelle famille est active chez l’être humain ?

Un intermédiaire ARN, avec l’activité de la famille ERV-K
Un intermédiaire ARN, avec l’activité de la famille ERV-L
Un intermédiaire ADN, avec l’activité de la famille ERV-K
Un intermédiaire ARN, avec l’activité de la famille MaLR

Un intermédiaire ARN, avec l’activité de la famille ERV-K

Explication

Les rétrovirus endogènes sont des rétrotransposons qui passent par un intermédiaire ARN, et ERV-K est la seule famille de rétrovirus endogènes active chez l’être humain. L’intermédiaire ADN confond ce mécanisme avec celui des transposons à ADN; ERV-L et MaLR ne sont pas les familles actives indiquées.

66. Lorsqu’une cellule transcrit des gènes d’ARNt, d’ARNr 5S et de snRNA, quelle enzyme réalise ces transcriptions ?

L’ARN polymérase II
L’ARN polymérase II pour l’ARNt et l’ARN polymérase I pour les autres
L’ARN polymérase I
L’ARN polymérase III

L’ARN polymérase III

Explication

Les gènes d’ARNt, d’ARNr 5S, d’ARN 7SL, de snRNA et de snoRNA sont transcrits par l’ARN polymérase III. L’ARN polymérase I transcrit les gènes ribosomaux conduisant au précurseur 45S, tandis que l’ARN polymérase II transcrit les gènes nucléaires codant des protéines; l’option combinée attribue donc ces gènes aux mauvaises enzymes.

67. Une cellule doit transcrire un gène nucléaire codant une protéine. Quelle ARN polymérase doit-elle mobiliser ?

L’ARN polymérase II
L’ARN polymérase I
Une ARN polymérase spécialisée dans les séquences répétées
L’ARN polymérase III

L’ARN polymérase II

Explication

Les gènes nucléaires codant des protéines sont des gènes de classe II transcrits par l’ARN polymérase II. L’ARN polymérase I intervient dans la transcription des gènes ribosomaux, et l’ARN polymérase III transcrit notamment des gènes d’ARNt et d’ARNr 5S; l’enzyme spécialisée proposée ne correspond pas à cette classification.

68. En examinant un promoteur, on repère une séquence TATA à environ 28 pb en amont du premier exon. Quel facteur s’y fixe et joue un rôle central dans la transcription ?

L’ARN polymérase II seule
Des facteurs de transcription associés à CAAT
TF2D
L’ARN polymérase III

TF2D

Explication

La séquence TATA se situe à environ 25 à 30 pb en amont du premier exon et constitue le site de fixation de TF2D, qui joue un rôle central dans la transcription. Les facteurs associés à CAAT se fixent sur une séquence plus éloignée, et l’ARN polymérase II n’est pas le facteur indiqué comme se fixant à TATA.

69. Quelle association décrit les cérébrosides et leur rôle dans l’organisme ?

Un céramide portant de l’acide sialique, contribuant à la myéline
Un glycérophospholipide contribuant à la myéline
Un céramide lié à plusieurs oses, contribuant à la myéline
Un céramide lié à un glucose ou un galactose, contribuant à la myéline

Un céramide lié à un glucose ou un galactose, contribuant à la myéline

Explication

Les cérébrosides sont des glycosphingolipides globalement neutres constitués d’un céramide et d’un seul résidu de glucose ou de galactose, et ils contribuent à la myéline. L’acide sialique caractérise plutôt les gangliosides, tandis que plusieurs oses ou un glycérophospholipide ne correspondent pas à cette structure.

70. Un glucide alimentaire est mal absorbé dans l’intestin grêle, puis fermenté par les bactéries de la flore intestinale. Comment le caractériser dans le cadre des FODMAPs ?

Comme un glucide fermentescible par la flore et mal absorbé dans l’intestin grêle
Comme un glucide bien absorbé avant d’être fermenté par la flore
Comme un glucide digéré par l’être humain et fermenté dans l’intestin grêle
Comme un oligosaccharide fermentescible, à l’exclusion des autres familles

Comme un glucide fermentescible par la flore et mal absorbé dans l’intestin grêle

Explication

Les FODMAPs regroupent des oligosaccharides, disaccharides, monosaccharides et polyols qui sont mal absorbés dans l’intestin grêle et fermentés par les bactéries intestinales. L’être humain ne les digère pas, ils ne sont pas bien absorbés, et le groupe inclut aussi les disaccharides, monosaccharides et polyols.

71. Pour une PCR nécessitant une polymérase encore active après un chauffage dépassant 90 °C, quelle enzyme convient ?

Une polymérase eucaryote de réplication
Une enzyme dont l’optimum est de 37 °C
La Taq polymérase de Thermus aquaticus
Une polymérase bactérienne standard

La Taq polymérase de Thermus aquaticus

Explication

Issue de Thermus aquaticus, la Taq polymérase résiste à plus de 90 °C et est utilisée en PCR. Une polymérase standard sensible à la chaleur ne convient pas, une origine eucaryote n’est pas la caractéristique donnée, et 37 °C correspond à une température courante in vivo plutôt qu’à la résistance recherchée.

72. Lors de l’élongation d’un nouveau brin, quel événement chimique l’ADN polymérase catalyse-t-elle ?

La lecture des dNTP du nouveau brin pour recopier le brin matrice
La synthèse de dNTP libres avant leur ajout au brin en croissance
L’incorporation de dNTP complémentaires par des liaisons phosphodiester
L’association des bases complémentaires par des liaisons hydrogène

L’incorporation de dNTP complémentaires par des liaisons phosphodiester

Explication

L’ADN polymérase ajoute au brin en cours de synthèse des désoxyribonucléotides triphosphates complémentaires du brin matrice et forme des liaisons phosphodiester. Les liaisons hydrogène associent les bases, l’orientation matrice-nouveau brin est inversée dans le distracteur, et la polymérase incorpore les dNTP au lieu de les produire.

73. Dans un système MMR, une lésion comporte une insertion de 4 paires de bases. Quel hétérodimère est adapté à sa réparation ?

MSH2/MSH3
MSH2/MSH6 et MSH2/MSH3 conjointement
MSH2/MSH6
Aucun des deux hétérodimères MSH

MSH2/MSH3

Explication

MSH2/MSH3 répare les lésions de 3 à 16 pb, ce qui inclut une insertion de 4 pb. MSH2/MSH6 correspond aux lésions de 1 à 2 pb, tandis que l’intervention conjointe ou l’absence des deux hétérodimères ne correspond pas à cette distinction.

74. Une analyse du gène FMR1 révèle 230 répétitions du triplet CGG dans la région 5′ non traduite. Quelle interprétation est associée à cette expansion ?

Une expansion associée à la maladie de l’X fragile et à une déficience intellectuelle
Une répétition dans la plage normale, sans association à la maladie de l’X fragile
Une expansion associée à la maladie de l’X fragile, mais sans déficience intellectuelle
Une répétition du motif CA caractéristique des microsatellites, sans lien avec FMR1

Une expansion associée à la maladie de l’X fragile et à une déficience intellectuelle

Explication

Dans FMR1, une expansion dépassant 200 répétitions de CGG est associée à la maladie de l’X fragile et à une déficience intellectuelle. La plage normale est de 5 à 44 répétitions; l’interprétation fondée sur le motif CA confond cette répétition avec un autre motif microsatellite.

75. Une séquence régulatrice située loin d’un gène augmente son expression. Quelle catégorie décrit cette séquence ?

Un promoteur
Une séquence limitée à la région 5′ UTR
Un enhancer
Un silencer

Un enhancer

Explication

Un enhancer stimule l’expression d’un gène et peut agir même à distance. Un silencer inhibe l’expression, la région 5′ UTR n’est pas une limite obligatoire et le promoteur est une autre séquence régulatrice.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 101 flashcards sur Réplication et réparation de l’ADN.

Dans quels solvants les lipides hydrophobes sont-ils solubles ?

Dans les solvants organiques.

Quel rôle principal les lipides hydrophobes stockés dans les adipocytes assurent-ils ?

Une réserve énergétique.

Quelles parties caractérisent un lipide amphiphile ?

Une partie apolaire hydrophobe et une partie polaire hydrophile.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Réplication et réparation de l’ADN.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM