QCM : Psychologie et activité physique adaptée (42 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une personne est plus motivée à pratiquer une activité physique lorsqu’elle bénéficie du soutien de ses proches. Quelle interprétation rend compte de cette situation ?

Les facteurs individuels et sociaux sont interconnectés.
Le soutien social constitue une caractéristique personnelle.
La motivation dépend uniquement du contexte immédiat.
Les facteurs individuels et sociaux sont indépendants.

Les facteurs individuels et sociaux sont interconnectés.

Explication

La motivation est un facteur individuel qui peut être liée au soutien social : ces catégories de facteurs sont interconnectées. Les considérer comme indépendants sépare à tort ces influences, et le soutien social relève du contexte social plutôt que d’une caractéristique personnelle.

2. Lors de la préparation d’un programme d’activité physique, une professionnelle examine la personnalité d’une participante, puis tient compte de sa focalisation attentionnelle pendant une séance particulière. Comment classer ces deux facteurs ?

La personnalité est situationnelle et la focalisation est dispositionnelle.
La personnalité est dispositionnelle et la focalisation est situationnelle.
La personnalité et la focalisation sont toutes deux dispositionnelles.
La personnalité est modifiable et la focalisation est non modifiable.

La personnalité est dispositionnelle et la focalisation est situationnelle.

Explication

La personnalité est relativement stable et peut servir à analyser un programme en amont, tandis que la focalisation attentionnelle dépend d’un contexte donné. Inverser ces catégories confond stabilité et spécificité contextuelle.

3. Une équipe APAS établit le profil d’un participant pour anticiper certains risques, puis cherche un levier concret pour favoriser son assiduité. Quelle distinction doit guider son intervention ?

Les facteurs non modifiables éclairent le profil; les modifiables peuvent être ciblés.
Les facteurs non modifiables favorisent l’assiduité; les modifiables anticipent les risques.
Les facteurs modifiables et non modifiables ont le même rôle dans l’intervention.
Les facteurs modifiables éclairent le profil; les non modifiables peuvent être ciblés.

Les facteurs non modifiables éclairent le profil; les modifiables peuvent être ciblés.

Explication

Les facteurs non modifiables aident à comprendre un profil et à anticiper les risques, alors que les facteurs modifiables sont des leviers pour agir sur l’assiduité et le bien-être. Inverser leurs rôles attribue à chaque catégorie la fonction de l’autre.

4. Quelle définition décrit la personnalité dans l’étude des comportements humains ?

L’ensemble des émotions momentanées influençant les réactions d’un individu.
L’ensemble des traits relativement stables caractérisant comportements, pensées et émotions.
L’ensemble des influences contextuelles déterminant les réactions d’un individu.
L’ensemble des comportements observables indépendamment des pensées et émotions.

L’ensemble des traits relativement stables caractérisant comportements, pensées et émotions.

Explication

La personnalité correspond à des traits relativement stables qui caractérisent les comportements, les pensées et les émotions. La réduire à un état passager, aux seuls comportements ou aux influences contextuelles ne reprend pas cette définition.

5. Quel modèle dimensionnel est utilisé par la majorité des recherches en psychologie de la santé et comprend cinq traits résumés par OCEAN ?

L’approche non réductrice.
Le Big Five Inventory.
La classification en catégories fixes.
Le modèle des états émotionnels.

Le Big Five Inventory.

Explication

Le Big Five Inventory est le modèle dimensionnel auquel se réfère la majorité des recherches en psychologie de la santé; ses cinq traits sont résumés par OCEAN. L’approche non réductrice décrit une personne à partir de nombreux traits, mais n’est pas le modèle désigné ici.

6. Une participante planifie ses séances, respecte son programme avec rigueur et poursuit des objectifs à long terme. Quel trait du modèle OCEAN décrit le mieux ce profil ?

Le névrosisme.
L’ouverture à l’expérience.
La conscienciosité.
L’extraversion.

La conscienciosité.

Explication

La conscienciosité renvoie notamment à l’organisation, à la discipline, à la rigueur et aux objectifs à long terme. L’ouverture concerne la nouveauté et les idées, le névrosisme les émotions négatives, et l’extraversion l’énergie et les interactions sociales.

7. Dans une évaluation de personnalité, une personne obtient un score élevé pour sa tendance à ressentir du stress, de l’anxiété et des émotions négatives. À quoi ce résultat est-il associé dans le modèle OCEAN ?

À une forte ouverture liée à l’imagination.
À une grande conscienciosité liée à la discipline.
À une extraversion marquée par l’énergie sociale.
À une instabilité émotionnelle liée au névrosisme.

À une instabilité émotionnelle liée au névrosisme.

Explication

Dans OCEAN, le névrosisme désigne la tendance à ressentir du stress, de l’anxiété et des émotions négatives; un score élevé est associé à l’instabilité émotionnelle. La discipline relève de la conscienciosité, l’imagination de l’ouverture et l’énergie sociale de l’extraversion.

8. Un programme d’activité physique en groupe propose des occasions régulières d’échanger avec les autres participants. Quel trait de personnalité pourrait rendre une personne particulièrement susceptible de commencer et de poursuivre ce programme ?

Le névrosisme, car l’anxiété peut favoriser l’initiation de la pratique
La conscienciosité, car la planification peut soutenir la régularité
L’agréabilité, car les relations harmonieuses peuvent soutenir la persistance
L’extraversion, car les interactions peuvent satisfaire son besoin de sociabilité

L’extraversion, car les interactions peuvent satisfaire son besoin de sociabilité

Explication

L’activité physique peut répondre au besoin de sociabilité des personnes extraverties et favoriser l’initiation comme le maintien. La planification renvoie plutôt à la conscienciosité, les relations harmonieuses à l’agréabilité, et le névrosisme constitue un facteur de risque.

9. Une personne organise ses séances à l’avance, suit son programme avec discipline et les relie à ses objectifs personnels. Quel trait contribue le plus directement à la régularité de sa pratique ?

Le névrosisme, par la sensibilité au stress et à la douleur
L’agréabilité, par le souci des relations harmonieuses
La conscienciosité, par la planification et la discipline
L’extraversion, par la recherche de stimulation sociale

La conscienciosité, par la planification et la discipline

Explication

La conscienciosité favorise la régularité grâce à la planification, à la discipline et à l’orientation vers des objectifs personnels. La sociabilité relève davantage de l’extraversion, tandis que l’anxiété et la coopération correspondent respectivement au névrosisme et à l’agréabilité.

10. Une personne hésite à commencer une activité physique parce qu’elle anticipe avec anxiété le stress et la douleur associés aux séances. Quel trait constitue ici un facteur de risque d’un faible niveau d’activité physique ?

La conscienciosité, qui peut favoriser la régularité de la pratique
Le névrosisme, qui peut freiner l’initiation et le maintien de la pratique
L’extraversion, qui peut favoriser l’initiation et le maintien de la pratique
L’ouverture, qui peut favoriser l’initiation et le maintien de la pratique

Le névrosisme, qui peut freiner l’initiation et le maintien de la pratique

Explication

L’anxiété, le stress, la peur et la douleur associés au névrosisme peuvent freiner l’initiation et le maintien de l’activité physique. L’extraversion, l’ouverture et la conscienciosité sont plutôt associées à une participation favorisée.

11. Dans une équipe, certains membres affirment que les personnes d’un groupe donné sont généralement peu ponctuelles et appliquent cette idée à chaque membre. Comment qualifier cette croyance généralisée ?

Un stéréotype portant sur les caractéristiques attribuées à un groupe
Une catégorisation regroupant des personnes aux caractéristiques communes
Une discrimination constituant un comportement négatif envers un groupe
Un préjugé exprimant une évaluation envers les membres d’un groupe

Un stéréotype portant sur les caractéristiques attribuées à un groupe

Explication

Un stéréotype est une croyance partagée sur les caractéristiques ou les comportements d’un groupe, généralisée à ses membres. Le préjugé ajoute une évaluation affective, la discrimination désigne un comportement négatif non justifiable et la catégorisation consiste à regrouper des personnes.

12. Une personne estime qu’un groupe social est méprisable en raison de son appartenance à ce groupe, sans décrire une caractéristique précise de ses membres. Quel phénomène exprime cette attitude évaluative ?

Un stéréotype concernant les caractéristiques de ce groupe
Un préjugé envers les membres de ce groupe
Une discrimination à l’encontre des membres de ce groupe
Une catégorisation des personnes appartenant à ce groupe

Un préjugé envers les membres de ce groupe

Explication

Le préjugé est une attitude évaluative, souvent négative, envers des personnes en raison de leur appartenance sociale. Un stéréotype relève d’une croyance généralisée, une discrimination d’un comportement négatif non justifiable, et une catégorisation d’un regroupement.

13. Un employeur refuse sans justification une candidature en raison de l’appartenance du candidat à un groupe social. Quel phénomène décrit ce comportement ?

Un préjugé exprimant une évaluation du groupe
Une catégorisation regroupant les membres du groupe
Une discrimination envers un membre du groupe
Un stéréotype attribuant des caractéristiques au groupe

Une discrimination envers un membre du groupe

Explication

La discrimination est un comportement négatif non justifiable produit à l’encontre des membres d’un groupe. Le stéréotype est une croyance, le préjugé une attitude évaluative et la catégorisation un regroupement de personnes.

14. Après avoir entendu que les personnes de son groupe ne sont pas faites pour pratiquer un sport, une personne adopte cette croyance comme vraie pour elle-même et renonce à s’inscrire. Quel processus explique cette influence sur son choix ?

La discrimination exercée à l’encontre des membres d’un groupe
La catégorisation de personnes selon des caractéristiques communes
Le préjugé envers les membres d’un groupe social
L’internalisation d’un stéréotype concernant son propre groupe

L’internalisation d’un stéréotype concernant son propre groupe

Explication

L’internalisation consiste à adopter et accepter comme vraies pour soi les croyances sociales concernant son propre groupe; elle peut influencer les choix et les comportements. La catégorisation regroupe des personnes, le préjugé exprime une évaluation et la discrimination est un comportement négatif envers un groupe.

15. Comment définit-on une attitude envers une entité particulière ?

Une tendance psychologique à l’évaluer favorablement ou défavorablement
Un comportement observable adopté en présence de cette entité
Une connaissance factuelle acquise au sujet de cette entité
Une émotion ressentie pendant une interaction avec cette entité

Une tendance psychologique à l’évaluer favorablement ou défavorablement

Explication

Une attitude est une tendance psychologique à porter une évaluation favorable ou défavorable sur une entité. Le comportement observable relève de l’action, l’émotion de la composante affective et la connaissance de la composante cognitive.

16. Une personne sait que l’activité physique favorise son autonomie, ressent du plaisir après ses séances et s’inscrit à un programme régulier. Quelle composante correspond à son inscription au programme ?

La connaissance des bénéfices
La composante affective
La composante comportementale
La composante cognitive

La composante comportementale

Explication

La composante comportementale correspond à la disposition à agir, comme s’inscrire à un programme. La composante cognitive concerne les croyances, la composante affective les émotions, et la connaissance des bénéfices est une idée plutôt qu’une action.

17. Deux personnes ont des attitudes différentes envers l’activité physique. Laquelle est davantage associée à une connaissance des bénéfices plus étendue et à une pratique plus importante ?

La personne qui pratique moins malgré une attitude favorable
La personne dont l’attitude envers l’activité physique est indifférente
La personne ayant une attitude plus positive envers l’activité physique
La personne ayant une attitude plus négative envers l’activité physique

La personne ayant une attitude plus positive envers l’activité physique

Explication

Les attitudes positives envers l’activité physique sont associées à une meilleure connaissance de ses bénéfices et à une quantité d’activité plus élevée. L’attitude négative inverse cette association, tandis que l’indifférence ou une pratique plus faible ne correspondent pas à cette relation.

18. Une personne est dévalorisée et mise à l’écart en raison d’une caractéristique jugée négative. Quel processus cela illustre-t-il ?

La stigmatisation
L’auto-stigmatisation
Le stéréotype
La diversité individuelle

La stigmatisation

Explication

La stigmatisation est le processus par lequel des personnes ou des groupes sont mis à l’écart ou dévalorisés en raison de caractéristiques jugées négatives. Un stéréotype est une croyance généralisée, tandis que l’auto-stigmatisation désigne l’intériorisation de la stigmatisation.

19. Une personne rapporte avoir été directement confrontée aux comportements stigmatisants d’autrui. De quel type de stigmatisation s’agit-il ?

Le stéréotype
La stigmatisation perçue
L’auto-stigmatisation
La stigmatisation expérimentée

La stigmatisation expérimentée

Explication

La stigmatisation expérimentée correspond à une expérience personnelle où l’individu est directement confronté aux attitudes ou comportements stigmatisants d’autrui. La stigmatisation perçue renvoie à une perception, l’auto-stigmatisation à une intériorisation et le stéréotype à une croyance généralisée.

20. Que désigne le locus de contrôle en santé ?

La responsabilité attribuée aux professionnels dans les résultats de santé
Les croyances sur l’efficacité des traitements prescrits par les professionnels
Les croyances sur l’influence de ses actions sur sa santé et ses résultats de santé
L’évaluation de son état de santé et de ses symptômes actuels

Les croyances sur l’influence de ses actions sur sa santé et ses résultats de santé

Explication

Le locus de contrôle en santé concerne les croyances relatives au pouvoir de ses actions sur sa santé et ses résultats. L’état de santé actuel, l’efficacité des traitements et la responsabilité des professionnels sont des notions distinctes.

21. Une personne suit les conseils de santé d’un médecin jugé compétent, mais adopte des comportements moins favorables après avoir été influencée par des médias. Quelle interprétation correspond au locus de contrôle externe ?

Une source compétente est associée à des comportements moins favorables que les médias
Toute source extérieure favorise une adhésion similaire aux recommandations de santé
L’influence des médias indique nécessairement une absence de motivation à agir pour sa santé
L’effet dépend de la source : une source compétente peut favoriser l’adhésion, tandis que les médias peuvent être associés à des comportements moins favorables

L’effet dépend de la source : une source compétente peut favoriser l’adhésion, tandis que les médias peuvent être associés à des comportements moins favorables

Explication

Les effets du locus externe varient : une source compétente peut soutenir l’adhésion, alors que l’entourage ou les médias sont associés à des comportements moins favorables. Traiter toutes les sources comme équivalentes, inverser leurs effets ou déduire un manque de motivation ne correspond pas à cette distinction.

22. Lors d’une évaluation de dribbles, on rappelle à une joueuse un stéréotype négatif sur les capacités sportives des femmes, et sa performance baisse par crainte de confirmer ce stéréotype. Quel phénomène décrit cette situation ?

La menace du stéréotype
L’effet bénéfique de l’évaluation
L’adhésion au stéréotype
La difficulté technique de la tâche

La menace du stéréotype

Explication

La menace du stéréotype est une baisse de performance susceptible de survenir quand un stéréotype négatif est activé dans une situation évaluative, par crainte de le confirmer. La difficulté de la tâche, l’adhésion au stéréotype et un effet bénéfique de l’évaluation ne décrivent pas ce mécanisme.

23. Une athlète connaît un stéréotype négatif visant son groupe, mais n’y croit pas; elle subit tout de même une baisse de performance lorsqu’il est rappelé avant une épreuve. Quelle conclusion s’applique ?

La baisse suppose que l’athlète considère le stéréotype comme vrai
L’effet exige que l’athlète adhère personnellement au stéréotype
La connaissance du stéréotype peut suffire à produire un effet chez une personne visée
L’effet concerne de la même façon les personnes visées et non visées

La connaissance du stéréotype peut suffire à produire un effet chez une personne visée

Explication

La simple connaissance du stéréotype peut produire un effet chez les personnes qu’il vise, même sans adhésion. Exiger une croyance personnelle ou généraliser l’effet aux personnes non visées ajoute des conditions qui ne sont pas nécessaires.

24. Pendant un exercice, une participante doit porter son attention sur la position de ses articulations et la manière dont elle exécute le geste. De quel type de focalisation s’agit-il ?

Une focalisation interne
Une focalisation sur un effet extérieur
Une focalisation sur un objet externe
Une focalisation sur l’environnement

Une focalisation interne

Explication

La focalisation interne porte sur les sensations corporelles ou l’exécution du mouvement. L’effet extérieur, l’environnement et l’objet externe relèvent de la focalisation externe.

25. Un entraîneur demande à une personne d’orienter son mouvement vers une cible placée devant elle, plutôt que de surveiller ses muscles. Quel effet est généralement attendu sur sa performance motrice et son apprentissage ?

Des gestes moins fluides, car le contrôle moteur est perturbé
Une hausse de l’effort perçu sans amélioration motrice attendue
Des gestes plus automatiques grâce à l’attention portée aux muscles
Des gestes plus automatiques et généralement plus efficaces

Des gestes plus automatiques et généralement plus efficaces

Explication

La focalisation externe favorise généralement la performance et l’apprentissage en libérant le système moteur, ce qui rend les gestes plus automatiques et efficaces. La perturbation du contrôle automatique est associée à la focalisation interne; l’effort perçu ne remplace pas ici l’effet moteur attendu.

26. Dans une séance d’APAS pour des personnes ayant des difficultés motrices, quel type de consigne l’intervenante devrait-elle privilégier ?

Une consigne abstraite sans métaphore ni effet à produire
Une séance sans consigne verbale ni objectif de mouvement
Une consigne interne centrée sur les sensations corporelles
Une consigne externe évoquant une métaphore ou un effet à produire

Une consigne externe évoquant une métaphore ou un effet à produire

Explication

En APAS, les consignes externes, notamment les métaphores, les objets ou les effets à produire, sont pertinentes pour des publics ayant des difficultés motrices. Les sensations corporelles relèvent d’une focalisation interne; éviter les images ou supprimer toute consigne ne correspond pas à cette recommandation.

27. Une nageuse se compare à une autre nageuse de niveau semblable au sien. Comment catégoriser cette comparaison sociale ?

Comme une comparaison ascendante
Comme une comparaison descendante
Comme une autoévaluation sans comparaison sociale
Comme une comparaison latérale

Comme une comparaison latérale

Explication

Une comparaison latérale met en relation une personne avec quelqu’un de semblable à elle. Une comparaison ascendante vise une personne meilleure, tandis qu’une comparaison descendante vise une personne moins bonne.

28. Un animateur demande explicitement à une participante de se comparer à une personne nettement plus performante qu’elle. Quel effet peut avoir cette comparaison ascendante induite ?

Une diminution possible du sentiment d’auto-efficacité et du plaisir de pratiquer
Une hausse possible de la satisfaction de vie et du bien-être
Une diminution possible de la motivation et de l’investissement spontanés
Une hausse possible du sentiment d’auto-efficacité et du plaisir de pratiquer

Une diminution possible du sentiment d’auto-efficacité et du plaisir de pratiquer

Explication

Lorsqu’elle est induite, une comparaison ascendante peut réduire le sentiment d’auto-efficacité et le plaisir de pratiquer. L’augmentation de la motivation est plutôt associée aux comparaisons ascendantes spontanées; satisfaction et bien-être sont associés ici à la comparaison descendante induite.

29. Dans un programme d’activité physique adaptée, une coordinatrice croit au potentiel d’une participante et lui accorde davantage d’attention, d’encouragements et de retours positifs. Quel effet peut en découler ?

Une performance inchangée malgré les retours positifs
Une stagnation des performances liée à l’effet Golem
Une baisse des performances liée à la comparaison sociale
Une amélioration des performances liée à l’effet Pygmalion

Une amélioration des performances liée à l’effet Pygmalion

Explication

Des attentes élevées peuvent susciter davantage d’attention et d’encouragements, puis de meilleures performances : c’est l’effet Pygmalion. L’effet Golem renvoie plutôt à la stagnation ou à la régression associée à de faibles attentes ; la comparaison sociale et l’auto-évaluation sont ici des mécanismes différents.

30. Que désignent les attentes de performance d’une personne ?

Les résultats effectivement obtenus lors d’une tâche passée
Les préférences concernant le choix d’une activité physique
Les croyances concernant sa capacité à réussir une tâche ou un objectif
Les jugements d’autrui sur sa performance passée

Les croyances concernant sa capacité à réussir une tâche ou un objectif

Explication

Les attentes de performance correspondent aux croyances d’une personne quant à sa capacité à réussir une tâche spécifique ou à atteindre un objectif. Les jugements d’autrui et les résultats passés peuvent informer ces attentes, mais ne les définissent pas ; les préférences d’activité relèvent d’un autre aspect.

31. Un intervenant laisse ses participants choisir l’ordre des exercices et les associe aux décisions sur les conditions de pratique. Quel principe met-il en œuvre ?

Le soutien à l’autonomie par le choix et la décision partagée
La comparaison sociale par le classement des résultats
La direction autoritaire par des consignes identiques
Le soutien à la compétence par des retours positifs

Le soutien à l’autonomie par le choix et la décision partagée

Explication

Le soutien à l’autonomie rend le participant acteur en lui donnant du contrôle, des choix ou de l’initiative, et en valorisant les décisions partagées. Les retours positifs concernent plutôt la compétence, le classement introduit une comparaison sociale, et des consignes imposées ne traduisent pas un partage des décisions.

32. Un entraîneur veut agir sur l’apprentissage moteur, la performance et l’adhésion en combinant focalisation externe, attentes de performance et soutien à l’autonomie. Quel modèle mobilise-t-il ?

Le modèle TARGET
Le climat orienté vers l’ego
Le modèle OPTIMAL
Le climat orienté vers la tâche

Le modèle OPTIMAL

Explication

Le modèle OPTIMAL réunit la focalisation externe, les attentes de performance et le soutien à l’autonomie afin d’optimiser l’apprentissage moteur, la performance et l’adhésion. TARGET désigne six composantes du climat motivationnel ; les orientations vers la tâche et vers l’ego décrivent des climats, pas ces trois piliers.

33. Dans un groupe sportif, l’encadrant valorise la progression personnelle, l’effort et la coopération plutôt que la supériorité sur les autres. À quelle orientation correspond ce climat ?

À une orientation vers le classement
À une orientation vers l’ego
À une orientation vers la compétition
À une orientation vers la tâche

À une orientation vers la tâche

Explication

Un climat orienté vers la tâche met l’accent sur l’effort, l’apprentissage, la progression individuelle et la coopération. La comparaison, la compétition et la supériorité sur autrui caractérisent plutôt l’orientation vers l’ego.

34. Quelles sont les six composantes désignées par le modèle TARGET ?

Tâches, autonomie, reconnaissance, coopération, performance et temps
Focalisation, attentes, autonomie, groupement, évaluation et performance
Tâches, autorité, motivation, compétition, apprentissage et temps
Tâches, autorité, reconnaissance, groupement, évaluation et temps

Tâches, autorité, reconnaissance, groupement, évaluation et temps

Explication

TARGET désigne les tâches, l’autorité, la reconnaissance, le groupement, l’évaluation et le temps. La coopération et la motivation ne remplacent pas ces composantes ; focalisation, attentes et autonomie sont les piliers du modèle OPTIMAL.

35. Une équipe conçoit un programme pour des personnes qui éprouvent de la fatigue en début de séance. Quel indicateur psychologique devrait-elle privilégier pour guider l’adaptation des séances ?

La fatigue perçue en début de séance
Les traits de personnalité séance après séance
Les stéréotypes liés à l’âge et à l’exercice
La satisfaction corporelle sans lien avec les séances

La fatigue perçue en début de séance

Explication

Un indicateur pertinent doit répondre à un besoin du public, être modifiable et contribuer à la planification des séances. Les stéréotypes peuvent être sans rapport avec le besoin, les traits de personnalité sont peu adaptés à un suivi séance par séance et la satisfaction corporelle ne guide pas nécessairement la planification ici.

36. Un groupe obtient un score de 57 sur 100 à un test psychologique. Quelle démarche permet de déterminer si ce résultat révèle un besoin d’intervention ?

Le comparer à un groupe similaire ou à un seuil établi dans la littérature
Le traiter comme un besoin dès lors qu’il est inférieur à 60
Le comparer à une population dont les caractéristiques diffèrent fortement
L’interpréter à partir de l’impression générale de l’intervenant

Le comparer à un groupe similaire ou à un seuil établi dans la littérature

Explication

Un score doit être interprété en le comparant à des résultats issus d’un groupe similaire ou à des seuils établis dans la littérature. Le score brut ne suffit pas, une population non comparable fausse l’interprétation et l’impression de l’intervenant ne fournit pas de repère scientifique.

37. Après un programme d’activité physique adaptée, une participante progresse peu sur le plan physique, mais gagne en estime de soi et réduit son anxiété. Comment interpréter ces résultats ?

L’estime de soi et l’anxiété décrivent des paramètres biomécaniques
Les bénéfices psychologiques peuvent être un levier durable ou le principal bénéfice obtenu
Les effets du programme se limitent aux paramètres physiques et physiologiques
Les bénéfices psychologiques ne comptent que s’ils accompagnent une amélioration physique

Les bénéfices psychologiques peuvent être un levier durable ou le principal bénéfice obtenu

Explication

Les effets d’un programme d’APAS ne se limitent pas aux paramètres physiques, biomécaniques et physiologiques : les bénéfices psychologiques peuvent constituer un levier durable ou le principal bénéfice. Réduire le bilan au physique néglige ces effets, et l’estime de soi ou l’anxiété ne sont pas des paramètres biomécaniques.

38. Une équipe veut mesurer l’anxiété de ses participants et comparer ses résultats à ceux d’études antérieures. Quel outil convient le mieux ?

Un entretien libre sans outil standardisé ni échelle de mesure
Une échelle improvisée de fatigue renseignée après chaque exercice
Une échelle visuelle non validée utilisée pour noter l’anxiété
Un questionnaire standardisé et validé en français ciblant l’anxiété

Un questionnaire standardisé et validé en français ciblant l’anxiété

Explication

Les questionnaires standardisés et validés en français mesurent une variable précise et permettent de comparer les résultats à la littérature. Une échelle de fatigue vise une autre perception, un entretien libre n’est pas un questionnaire standardisé et un outil non validé ne répond pas aux critères indiqués.

39. Un intervenant souhaite utiliser une échelle visuelle analogique pour évaluer la douleur dans un public particulier. Quelle précaution est nécessaire pour obtenir des résultats fiables ?

Utiliser une échelle validée auprès du public concerné
Choisir une échelle de 0 à 10, quelle que soit sa validation
Répéter la mesure sans vérifier la validation de l’échelle
Reprendre une échelle validée dans un public différent

Utiliser une échelle validée auprès du public concerné

Explication

La fiabilité des résultats avec une échelle visuelle analogique nécessite une validation auprès du public concerné. Une graduation de 0 à 10 ne garantit pas à elle seule cette qualité, et une validation dans un autre public ou la répétition des mesures ne la remplace pas.

40. Lors d’un entretien avec une personne hésitant à commencer un programme, quelle démarche correspond à l’entretien motivationnel ?

Créer un lien, mesurer les progrès physiques et décider ensuite si la personne est motivée
Présenter un programme prédéfini, fixer des objectifs SMART et demander une adhésion immédiate
Explorer les attentes, choisir les objectifs à la place du pratiquant et imposer un engagement
Créer un lien, explorer motivations et attentes, définir ensemble des objectifs SMART et soutenir l’engagement personnel

Créer un lien, explorer motivations et attentes, définir ensemble des objectifs SMART et soutenir l’engagement personnel

Explication

L’entretien motivationnel comprend la création d’un lien, l’identification des motivations et des attentes, la définition conjointe d’objectifs SMART et le soutien à un engagement personnel. Des objectifs imposés contredisent la démarche conjointe, un engagement exigé d’emblée néglige l’exploration préalable et le seul suivi physique ne constitue pas le processus décrit.

41. Une équipe prépare un programme d’activité physique adaptée et veut choisir des interventions susceptibles d’agir sur les facteurs psychologiques. Quelle démarche est la plus pertinente ?

S’appuyer sur la littérature scientifique pour orienter le choix des interventions
Écarter les interventions susceptibles d’agir sur le bien-être psychologique
Considérer les effets psychologiques comme indépendants du programme
Choisir les interventions selon les seuls effets physiques attendus

S’appuyer sur la littérature scientifique pour orienter le choix des interventions

Explication

Les facteurs psychologiques sont souvent améliorés après un programme d’APAS, et la littérature scientifique peut guider le choix des interventions. Se limiter aux effets physiques néglige cette dimension, tandis que les deux autres choix écartent ou dissocient à tort les effets psychologiques du programme.

42. Lorsqu’une évaluation psychologique est ajoutée au dispositif « Bougez sur ordonnance », quel ensemble de dimensions doit-elle prendre en compte ?

Endurance, force musculaire, souplesse, équilibre, fréquence cardiaque et masse corporelle
Anxiété, dépression, contrôle médical, qualité du sommeil, alimentation et observance
Anxiété, dépression, efficacité personnelle, contrôle perçu, fatigue et stigmatisation liée au poids
Efficacité personnelle, motivation, fatigue, soutien social, autonomie et satisfaction

Anxiété, dépression, efficacité personnelle, contrôle perçu, fatigue et stigmatisation liée au poids

Explication

L’évaluation comprend les symptômes anxieux et dépressifs, le sentiment d’efficacité personnelle, le contrôle perçu, la fatigue et la stigmatisation liée au poids. Les mesures de condition physique ne remplacent pas ces dimensions, le contrôle médical diffère du contrôle perçu, et les autres ensembles omettent certaines dimensions prévues.

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Quels facteurs individuels et sociaux sont interconnectés dans l’activité physique ?

Les facteurs individuels et sociaux.

Quels exemples illustrent les facteurs individuels et sociaux de l’activité physique ?

Les caractéristiques personnelles et la motivation, ainsi que l’environnement et le soutien social.

Comment se caractérisent les facteurs dispositionnels dans l’analyse de l’activité physique ?

Ils sont relativement stables et servent à analyser l’activité et le programme en amont.

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