QCM : Socialisation et projets professionnels (60 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment Guy Rocher définit-il le processus de socialisation au cours de la vie d’une personne ?

Comme la transmission consciente de règles scolaires par les adultes, sans influence des expériences personnelles
Comme l’apprentissage et l’intériorisation d’éléments socioculturels, intégrés à la personnalité sous l’influence d’expériences et d’agents sociaux
Comme l’acquisition de ressources économiques qui déterminent les relations entre les groupes sociaux
Comme l’adoption temporaire de comportements collectifs déclenchés par une émotion intense

Comme l’apprentissage et l’intériorisation d’éléments socioculturels, intégrés à la personnalité sous l’influence d’expériences et d’agents sociaux

Explication

Pour Guy Rocher, la socialisation se poursuit tout au long de la vie et intègre à la personnalité les éléments socioculturels du milieu. La transmission scolaire par les adultes constitue une conception plus étroite, et non cette définition générale.

2. Une personne s’installe dans un autre milieu social et adopte des comportements ainsi que des valeurs différents de ceux de son groupe d’origine. Quelle caractéristique de la socialisation cette situation illustre-t-elle ?

Elle varie selon la société et le groupe d’appartenance dont on acquiert les modèles, les normes et les valeurs
Elle remplace l’acquisition des normes par le développement de ressources économiques et culturelles
Elle conduit les individus de toutes les sociétés à intérioriser des modèles de comportement identiques
Elle dépend principalement des émotions collectives provoquées par un événement ponctuel

Elle varie selon la société et le groupe d’appartenance dont on acquiert les modèles, les normes et les valeurs

Explication

La socialisation comprend l’acquisition de modèles de comportement, de normes et de valeurs, et varie selon la société et le groupe d’appartenance. L’idée de modèles identiques dans toutes les sociétés contredit précisément cette variation.

3. Dans une société en profond changement, les règles qui orientaient les conduites perdent leur autorité et ne cadrent plus avec les aspirations. Comment Durkheim nomme-t-il cette situation ?

L’autonomie collective, qui permet aux individus d’intérioriser les représentations communes
L’anomie, liée à l’affaiblissement ou à l’incompatibilité des règles sociales
L’adaptation fonctionnelle, par laquelle une personne acquiert les comportements admis
La socialisation méthodique, par laquelle les adultes inculquent des règles aux enfants

L’anomie, liée à l’affaiblissement ou à l’incompatibilité des règles sociales

Explication

L’anomie désigne une situation où les règles qui guident les conduites et les aspirations perdent leur pouvoir ou deviennent incompatibles. La socialisation méthodique concerne plutôt l’éducation de la jeune génération.

4. Après une période de boom économique, l’activité est déréglée et les repères sociaux s’affaiblissent. Quelle évolution Durkheim associe-t-il à cette situation ?

Une hausse du suicide anomique, expliquée par les seuls choix individuels sans rapport avec les règles
Une hausse du suicide anomique, liée au dérèglement des règles et à l’insatisfaction
Une baisse du suicide anomique, car l’activité économique renforce nécessairement les règles communes
Une hausse de la socialisation horizontale, qui transforme directement les relations entre adultes et enfants

Une hausse du suicide anomique, liée au dérèglement des règles et à l’insatisfaction

Explication

Durkheim relie la multiplication du suicide anomique au dérèglement des activités et à l’affaiblissement des règles, notamment lors d’un boom économique. L’explication par les seuls choix individuels néglige ce mécanisme social.

5. Dans la conception de Durkheim, comment les individus se rapportent-ils aux représentations collectives de la société ?

Ils les créent chacun séparément, sans dépendre d’une organisation sociale plus vaste
Ils les acquièrent principalement par les échanges entre pairs, à l’écart des institutions sociales
Ils les intériorisent au sein d’une totalité sociale organique tout en acquérant leur autonomie
Ils les reçoivent comme des consignes éducatives, sans pouvoir développer leur autonomie

Ils les intériorisent au sein d’une totalité sociale organique tout en acquérant leur autonomie

Explication

Durkheim conçoit la société comme une totalité organique dotée de représentations collectives que les individus intériorisent tout en devenant autonomes. Réduire cette intériorisation à des consignes éducatives omet la place des représentations collectives dans sa conception.

6. Comment Durkheim caractérise-t-il l’éducation de la jeune génération ?

Comme une socialisation méthodique exercée avec autorité sur un enfant initialement passif, qui subit aussi une influence inconsciente
Comme une adaptation spontanée de l’enfant, qui choisit consciemment les normes à intérioriser
Comme un processus de formation réservé aux adultes, qui acquièrent les règles par l’activité économique
Comme une socialisation entre pairs, fondée sur des échanges sans autorité éducative

Comme une socialisation méthodique exercée avec autorité sur un enfant initialement passif, qui subit aussi une influence inconsciente

Explication

Durkheim présente l’éducation comme une socialisation méthodique exercée avec autorité sur un enfant initialement passif, et comme une influence inconsciente. Une socialisation entre pairs correspond plutôt à des relations horizontales qu’à cette conception éducative.

7. Quelle définition correspond à l’habitus chez Bourdieu ?

Un ensemble de règles explicites imposées aux individus par les institutions au cours de leur éducation
Un espace social de positions structurées par des rapports de force et de domination
Un système de dispositions durables et transposables, acquis par socialisation, qui organise les pratiques et les représentations
Un stock de ressources économiques, culturelles, sociales et symboliques détenues par un agent

Un système de dispositions durables et transposables, acquis par socialisation, qui organise les pratiques et les représentations

Explication

L’habitus est un système de dispositions durables et transposables acquis au cours de la socialisation, qui génère et organise pratiques et représentations. Un espace structuré par des rapports de force désigne plutôt un champ.

8. Une personne réagit spontanément à une situation d’une manière façonnée par son milieu familial et social, sans en avoir pleinement conscience. Quelle idée de Bourdieu cette situation illustre-t-elle ?

La socialisation méthodique impose à l’enfant des choix qu’il reproduit ensuite de façon consciente
L’habitus incorpore largement inconsciemment les conditions sociales et économiques et oriente les façons d’agir
Le champ fixe directement les réactions de chaque agent, indépendamment de son parcours de socialisation
Le capital symbolique est une ressource consciente qui détermine à lui seul les manières de penser

L’habitus incorpore largement inconsciemment les conditions sociales et économiques et oriente les façons d’agir

Explication

Pour Bourdieu, l’habitus incorpore largement inconsciemment les conditions sociales et économiques, souvent acquises lors de la socialisation primaire, et oriente les façons de penser et d’agir. L’idée que les réactions sont déterminées directement par un champ, indépendamment de la socialisation, ne correspond pas à ce mécanisme.

9. Quelles sont les quatre espèces de capital distinguées par Bourdieu ?

Économique, culturel, social et symbolique
Culturel, professionnel, relationnel et institutionnel
Social, scolaire, artistique et financier
Économique, politique, familial et symbolique

Économique, culturel, social et symbolique

Explication

Bourdieu distingue les capitaux économique, culturel, social et symbolique. Le capital politique ne figure pas dans cette liste des quatre espèces.

10. Quelle limite présente une conception trop unifiée de l’habitus pour expliquer les conduites individuelles ?

Elle explique difficilement la transmission des comportements partagés au sein d’une société donnée.
Elle rend moins bien compte des dispositions multiples, de leurs contradictions et de leurs variations selon les contextes.
Elle néglige le rôle des institutions primaires dans la formation de traits psychologiques durables.
Elle confond les modèles culturels avec les faits culturels produits par une société.

Elle rend moins bien compte des dispositions multiples, de leurs contradictions et de leurs variations selon les contextes.

Explication

Une conception trop unifiée de l’habitus saisit mal la pluralité des dispositions, leur activation contextuelle et leurs transformations. La transmission des comportements partagés relève plutôt d’une définition de la culture.

11. Quelle conception de l’habitus Bernard Lahire propose-t-il dans *L’homme pluriel* ?

Un répertoire de dispositions issues de socialisations diverses, mobilisées différemment selon les contextes.
Un ensemble de rôles sociaux acquis dans l’enfance et reproduits sans variation à l’âge adulte.
Un système cohérent de dispositions transmis uniformément par une culture et activé de façon stable.
Une configuration psychologique inconsciente commune, façonnée par les institutions primaires d’une culture.

Un répertoire de dispositions issues de socialisations diverses, mobilisées différemment selon les contextes.

Explication

Lahire propose de penser l’individu comme porteur de dispositions multiples, formées par des expériences de socialisation diverses et mobilisées selon les situations. La conception d’un système uniforme correspond précisément à la lecture trop unifiée qu’il critique.

12. Que met en relation l’approche anthropologique de la socialisation ?

Les institutions secondaires et les conduites transmises par les institutions primaires.
Les pratiques éducatives familiales et les traits psychologiques communs à un groupe.
Les dispositions individuelles et les transformations de la structure économique d’une société.
Les modèles culturels et les faits culturels produits par les cultures concernées.

Les modèles culturels et les faits culturels produits par les cultures concernées.

Explication

L’approche anthropologique de la socialisation relie les modèles culturels aux faits culturels que ces cultures produisent. Le lien entre pratiques éducatives et traits psychologiques correspond plutôt à l’analyse de la personnalité de base.

13. Quelle distinction permet de comprendre le principe d’éducabilité sans réduire l’enfant à un objet façonné ?

Il affirme que l’enfant se développe spontanément et que toute intervention éducative est coercitive.
Il affirme la possibilité d’éduquer, tout en mettant en garde contre une application coercitive et sans limites.
Il réserve l’éducation aux apprentissages culturels et exclut l’accompagnement des dispositions individuelles.
Il autorise l’éducateur à façonner l’enfant selon ses attentes, dès lors que l’intention est éducative.

Il affirme la possibilité d’éduquer, tout en mettant en garde contre une application coercitive et sans limites.

Explication

L’éducabilité soutient qu’il est possible d’éduquer, mais son application sans limites risque de légitimer la contrainte et de traiter l’enfant comme un objet. Elle ne signifie donc pas que l’éducateur peut le fabriquer à sa guise.

14. Comment R. Linton définit-il une culture ?

Comme un ensemble de pratiques éducatives qui canalisent les pulsions et produisent des traits durables.
Comme une étude comparative des phénomènes et des processus communs à plusieurs sociétés.
Comme une configuration psychologique inconsciente commune, formée dans les institutions primaires d’une société.
Comme une configuration de comportements appris et de leurs résultats, partagés et transmis dans une société.

Comme une configuration de comportements appris et de leurs résultats, partagés et transmis dans une société.

Explication

Pour Linton, la culture comprend des comportements appris et leurs résultats, dont les éléments sont partagés et transmis par les membres d’une société. La configuration psychologique inconsciente est la définition de la personnalité de base chez Kardiner.

15. Dans la conception d’A. Kardiner, qu’est-ce que la personnalité de base ?

Une description analytique des particularités culturelles propres à une communauté donnée.
Une collection de traits individuels formés par les institutions secondaires et indépendants des pratiques éducatives.
Une configuration psychologique inconsciente commune, construite dans les institutions primaires et exprimée dans un style de vie.
Un répertoire conscient de comportements appris, transmis par les membres d’une société et adapté aux situations.

Une configuration psychologique inconsciente commune, construite dans les institutions primaires et exprimée dans un style de vie.

Explication

Kardiner définit la personnalité de base comme une configuration psychologique inconsciente partagée dans une culture, façonnée par les institutions primaires et visible dans un style de vie. Les comportements appris et transmis relèvent de la définition de la culture chez Linton.

16. Quelle distinction sépare l’ethnologie de l’anthropologie culturelle ?

L’ethnologie examine les institutions primaires, tandis que l’anthropologie culturelle étudie les dispositions individuelles.
L’ethnologie étudie les désordres psychologiques en contexte culturel, tandis que l’anthropologie culturelle analyse leurs traitements.
L’ethnologie compare les processus généraux entre sociétés, tandis que l’anthropologie culturelle décrit une communauté particulière.
L’ethnologie décrit et analyse une communauté, tandis que l’anthropologie culturelle compare des phénomènes communs aux sociétés.

L’ethnologie décrit et analyse une communauté, tandis que l’anthropologie culturelle compare des phénomènes communs aux sociétés.

Explication

L’ethnologie se concentre sur les particularités culturelles d’une communauté, alors que l’anthropologie culturelle compare des phénomènes et processus plus généraux. La comparaison de processus généraux est donc attribuée à la mauvaise discipline dans le distracteur le plus plausible.

17. Quel domaine étudie les désordres psychologiques en tenant compte de leur contexte culturel et des interprétations culturelles du mal et de la maladie ?

L’ethnologie, qui décrit et analyse les particularités culturelles d’une communauté.
La psychologie clinique, qui étudie les désordres psychologiques indépendamment de leur contexte culturel.
L’anthropologie culturelle, qui compare les phénomènes et processus communs aux sociétés.
L’ethnopsychiatrie, située à l’intersection de la psychologie clinique et de l’anthropologie culturelle.

L’ethnopsychiatrie, située à l’intersection de la psychologie clinique et de l’anthropologie culturelle.

Explication

L’ethnopsychiatrie associe la psychologie clinique et l’anthropologie culturelle pour étudier les troubles et leurs interprétations et traitements culturels. L’ethnologie porte sur les particularités culturelles d’une communauté, plutôt que sur cet objet clinique et culturel.

18. Comment les tâches liées à la subsistance et aux échanges sont-elles réparties entre hommes et femmes à Alor ?

Les hommes chassent et organisent les transactions financières, tandis que les femmes travaillent principalement aux champs.
Les hommes cultivent les champs et organisent les transactions financières, tandis que les femmes assurent la chasse.
Les hommes organisent les travaux agricoles, tandis que les femmes chassent et gèrent les échanges de produits.
Les hommes chassent et assurent la production agricole, tandis que les femmes organisent les transactions financières.

Les hommes chassent et organisent les transactions financières, tandis que les femmes travaillent principalement aux champs.

Explication

À Alor, les hommes chassent et organisent les transactions financières liées aux produits, tandis que les femmes assurent la production agricole et passent une grande partie de leur temps aux champs. Le distracteur qui attribue les échanges financiers aux femmes inverse cette répartition.

19. Que se passe-t-il pour les enfants d’Alor à partir du quatorzième jour suivant leur naissance ?

Ils sont confiés à des voisins pour une période brève, puis réintègrent la garde maternelle régulière.
Ils sont confiés à des institutions communautaires où des adultes assurent des soins suivis.
Ils sont confiés à des aînés, des parents éloignés ou des voisins, puis ne reçoivent plus de soins systématiques.
Ils restent auprès de leur mère et reçoivent des soins réguliers assurés par leur famille proche.

Ils sont confiés à des aînés, des parents éloignés ou des voisins, puis ne reçoivent plus de soins systématiques.

Explication

À partir du quatorzième jour, les enfants sont confiés à des aînés, à des parents éloignés ou à des voisins, et ne bénéficient ensuite plus de soins systématiques. L’idée d’une garde maternelle régulière ne correspond donc pas à cette organisation.

20. Quelle conséquence la nourriture irrégulière a-t-elle sur l’expérience précoce des enfants d’Alor ?

Ils éprouvent souvent la faim, mais associent l’apaisement de leurs tensions à une présence maternelle constante.
Ils sont nourris selon des horaires variables et apprennent à associer leur sécurité à des soins collectifs réguliers.
Ils éprouvent souvent la faim et ne peuvent associer l’apaisement de leurs tensions à une image maternelle stable.
Ils reçoivent des repas réguliers et associent l’apaisement de leurs tensions à une image maternelle stable.

Ils éprouvent souvent la faim et ne peuvent associer l’apaisement de leurs tensions à une image maternelle stable.

Explication

Les enfants sont nourris irrégulièrement et souvent laissés affamés, ce qui ne leur permet pas de relier l’apaisement de leurs tensions à une image maternelle stable. Le distracteur qui suppose une présence maternelle constante contredit précisément cette absence de stabilité.

21. Comment le cercle vicieux de reproduction sociale se manifeste-t-il dans l’enculturation à Alor ?

Les enfants apprennent les normes auprès des aînés, puis leur génération adulte cesse de les transmettre aux enfants suivants.
Les rôles éducatifs se transmettent par l’enseignement formel, puis les enfants devenus parents les remplacent par de nouveaux modèles.
Les normes et rôles éducatifs se transmettent passivement, puis les enfants devenus parents tendent à reproduire cette organisation.
Les normes éducatives sont réexaminées à chaque génération, ce qui conduit les parents à transformer les rôles hérités.

Les normes et rôles éducatifs se transmettent passivement, puis les enfants devenus parents tendent à reproduire cette organisation.

Explication

À Alor, l’enculturation transmet passivement les normes et les rôles éducatifs, que les enfants devenus parents tendent ensuite à reproduire. Le changement systématique des pratiques entre générations va à l’encontre de ce mécanisme de reproduction.

22. Après des contacts continus entre deux groupes, l’un adopte certains éléments culturels de l’autre. Quel processus décrit cette situation ?

La socialisation primaire, qui transmet les repères initiaux dans le cadre familial
La reproduction sociale, qui maintient les structures et les modèles sociaux existants
L’acculturation, qui implique l’adoption d’éléments culturels à la suite de contacts entre groupes
L’enculturation, qui transmet à l’enfant les normes de son groupe pendant son éducation

L’acculturation, qui implique l’adoption d’éléments culturels à la suite de contacts entre groupes

Explication

L’acculturation correspond à l’adoption totale ou partielle d’éléments culturels d’un autre groupe après un contact entre groupes. L’enculturation est proche par son lien à la culture, mais désigne sa transmission à l’enfant par son propre groupe.

23. Comment nomme-t-on le processus par lequel un enfant reçoit de son groupe des éléments culturels et des normes au cours de son éducation ?

L’acculturation, fondée sur l’adoption d’éléments culturels d’un autre groupe après un contact
L’enculturation, qui transmet à l’enfant les éléments culturels et les normes de son groupe
Le changement social, qui transforme les structures et les modèles d’une société
La socialisation secondaire, qui incorpore un individu dans de nouveaux secteurs sociaux

L’enculturation, qui transmet à l’enfant les éléments culturels et les normes de son groupe

Explication

L’enculturation désigne la transmission des éléments culturels et des normes à l’enfant par son groupe, dès la naissance et au cours de son éducation. L’acculturation concerne plutôt l’adoption d’éléments issus d’un autre groupe après un contact.

24. Que mettent en évidence les études anthropologiques de terrain sur les pratiques de socialisation ?

Elles montrent que les modèles culturels structurent les conduites et que les pratiques varient selon les contextes historiques et géographiques.
Elles montrent que les conduites sont indépendantes des modèles culturels et que les pratiques restent semblables d’une société à l’autre.
Elles montrent que la socialisation transforme les modèles culturels et suit des étapes identiques dans les différentes sociétés.
Elles montrent que les pratiques de socialisation dépendent surtout des institutions politiques et varient peu dans le temps.

Elles montrent que les modèles culturels structurent les conduites et que les pratiques varient selon les contextes historiques et géographiques.

Explication

Les études de terrain soulignent à la fois le rôle des modèles culturels dans la socialisation et la variabilité des pratiques selon les contextes culturels, historiques et géographiques. L’idée de pratiques semblables d’une société à l’autre écarte précisément cette variabilité.

25. Quelle limite est attribuée à l’approche culturaliste dans l’analyse des sociétés ?

Elle rend compte des conduites individuelles, mais néglige les effets des modèles culturels sur la socialisation.
Elle décrit les transformations sociales, mais explique peu la façon dont les modèles sociaux se maintiennent.
Elle explique le maintien des modèles sociaux, mais éclaire peu la façon dont les individus contribuent à transformer la société.
Elle explique les écarts aux normes, mais ne permet pas de décrire les mécanismes de contrôle social.

Elle explique le maintien des modèles sociaux, mais éclaire peu la façon dont les individus contribuent à transformer la société.

Explication

L’approche culturaliste rend compte de la reproduction des modèles sociaux, mais éclaire moins la capacité des individus à transformer leur société. L’analyse des transformations ne constitue donc pas son point fort, contrairement à ce que suggère une des autres réponses.

26. Quel matériau Bonelli et Carrié ont-ils analysé dans leur étude sur les jeunes djihadistes français ?

Des dossiers scolaires de jeunes repérés pour leur opposition aux institutions
Cent trente-trois dossiers judiciaires de mineurs signalés pour radicalisation
Cent trente-trois entretiens avec des adultes condamnés pour des actes terroristes
Des témoignages de familles de jeunes engagés dans des mouvements politiques

Cent trente-trois dossiers judiciaires de mineurs signalés pour radicalisation

Explication

Bonelli et Carrié ont étudié 133 dossiers judiciaires concernant des mineurs signalés pour radicalisation. Des entretiens avec des adultes condamnés constitueraient un autre matériau que celui mentionné dans leur étude.

27. Quels sont les quatre types de radicalité distingués par Bonelli et Carrié ?

Agonistique, apaisée, rebelle et utopique
Apaisée, rebelle, identitaire et révolutionnaire
Contestataire, apaisée, militante et utopique
Agonistique, violente, rebelle et religieuse

Agonistique, apaisée, rebelle et utopique

Explication

La typologie de Bonelli et Carrié distingue les radicalités agonistique, apaisée, rebelle et utopique. Les autres choix mélangent des catégories de cette typologie avec des termes qui n’en font pas partie.

28. Dans l’analyse de Bonelli et Carrié, quel rôle l’islam joue-t-il face aux difficultés sociales ?

Il constitue la cause principale de la radicalisation, indépendamment des difficultés sociales rencontrées.
Il intervient comme une conséquence des difficultés sociales, sans pouvoir servir de ressource aux jeunes.
Il forme un cadre institutionnel qui remplace les relations familiales dans les trajectoires étudiées.
Il constitue une ressource mobilisée face aux difficultés sociales, plutôt que la cause de la radicalisation.

Il constitue une ressource mobilisée face aux difficultés sociales, plutôt que la cause de la radicalisation.

Explication

Dans leur analyse, l’islam est présenté comme une ressource face à des difficultés sociales et non comme la cause de la radicalisation. Le considérer comme sa cause principale inverse le sens de cette interprétation.

29. Pourquoi la distinction entre socialisation primaire et secondaire peut-elle être difficile à établir à partir de l’instance de socialisation ?

Parce que l’école relève de la socialisation secondaire dès qu’elle transmet des connaissances institutionnelles.
Parce que la famille relève des deux catégories dès qu’un individu entre dans un nouveau rôle social.
Parce que les instances de socialisation ne jouent aucun rôle dans la distinction entre les deux catégories.
Parce qu’une même instance, comme l’école, peut relever des deux catégories selon le critère retenu.

Parce qu’une même instance, comme l’école, peut relever des deux catégories selon le critère retenu.

Explication

La distinction peut s’appuyer sur les instances, les produits ou la période, mais ces critères sont discutables, notamment parce que l’école peut relever des deux catégories. Réduire l’école à la socialisation secondaire ne tient pas compte de cette difficulté.

30. Dans la socialisation primaire, quel rôle jouent les « autrui significatifs » auprès de l’enfant ?

Leurs points de vue et leurs actions servent de repères, avant l’élargissement vers un « autrui généralisé ».
Ils transmettent les règles d’un secteur institutionnel après que l’enfant a acquis des rôles professionnels.
Ils remplacent les repères de l’enfant par des normes communes dès son entrée dans le monde scolaire.
Ils apportent à l’enfant des connaissances liées à la division du travail et aux rôles institutionnels.

Leurs points de vue et leurs actions servent de repères, avant l’élargissement vers un « autrui généralisé ».

Explication

Les « autrui significatifs » constituent des repères par leurs points de vue et leurs actions, puis l’enfant élargit sa compréhension vers un « autrui généralisé ». Les connaissances liées aux rôles institutionnels correspondent plutôt à la socialisation secondaire.

31. Un adulte déjà socialisé intègre un nouveau secteur institutionnel et apprend les connaissances associées à un nouveau rôle. Quel processus décrit cette évolution ?

La socialisation primaire, qui établit les premiers repères de l’enfant par ses proches.
La socialisation secondaire, qui incorpore l’individu à de nouveaux secteurs du monde social.
L’enculturation, qui transmet à l’enfant les éléments culturels de son groupe d’origine.
L’acculturation, qui conduit un groupe à adopter des éléments culturels d’un autre groupe.

La socialisation secondaire, qui incorpore l’individu à de nouveaux secteurs du monde social.

Explication

La socialisation secondaire intervient après une socialisation antérieure et intègre l’individu à de nouveaux secteurs institutionnels, avec l’apprentissage de rôles et de connaissances associés. La socialisation primaire concerne plutôt l’établissement des premiers repères de l’enfant.

32. Quelle évolution conduit à relativiser l’opposition entre socialisations primaire et secondaire dans les sociétés contemporaines ?

Certaines socialisations secondaires mobilisent les émotions, et la socialisation se déploie aussi dans les pairs, les loisirs, les médias culturels et Internet.
La socialisation secondaire se limite aux milieux professionnels, tandis que les autres espaces restent liés à la socialisation primaire.
La socialisation primaire est désormais moins affective, tandis que la socialisation secondaire reste liée aux identifications familiales.
Les groupes de pairs et les loisirs remplacent les institutions dans la transmission des normes au cours de la vie adulte.

Certaines socialisations secondaires mobilisent les émotions, et la socialisation se déploie aussi dans les pairs, les loisirs, les médias culturels et Internet.

Explication

La distinction doit être relativisée, car certaines socialisations secondaires comportent un travail des émotions et les apprentissages se poursuivent dans divers espaces contemporains. Les limiter aux milieux professionnels écarterait les groupes de pairs, les loisirs, les médias culturels et Internet.

33. Quels sont les trois modèles de socialisation distingués par Dubar ?

La transmission des normes, l’apprentissage des rôles et l’intégration aux groupes professionnels
La détermination sociale des pratiques, la construction des identités et l’émergence de nouvelles formes identitaires
La reproduction des classes, la sélection scolaire et l’adaptation aux exigences du marché
La construction des carrières, la négociation institutionnelle et la transformation des organisations

La détermination sociale des pratiques, la construction des identités et l’émergence de nouvelles formes identitaires

Explication

Dubar distingue la détermination sociale des pratiques individuelles, la construction sociale des identités et la construction de formes identitaires nouvelles. La transmission des normes et l’apprentissage des rôles renvoient plutôt à des approches de la socialisation professionnelle.

34. Quelle distinction résume les approches de Merton et de Hughes concernant la socialisation médicale ?

Merton analyse les stratégies étudiantes, tandis que Hughes étudie surtout la transmission des normes professionnelles.
Merton décrit la mobilité entre groupes sociaux, tandis que Hughes étudie la sélection des étudiants par les établissements.
Merton examine les transactions institutionnelles, tandis que Hughes se concentre sur les trajectoires familiales des étudiants.
Merton insiste sur la transmission des normes professionnelles, tandis que Hughes étudie les expériences et les stratégies des étudiants.

Merton insiste sur la transmission des normes professionnelles, tandis que Hughes étudie les expériences et les stratégies des étudiants.

Explication

Merton met l’accent sur l’apprentissage du rôle et la transmission de la culture normative médicale, alors que Hughes s’intéresse aux expériences et aux stratégies des étudiants. Attribuer à Hughes l’accent sur les normes et à Merton celui sur les stratégies inverse leurs approches.

35. Un étudiant adopte les valeurs d’un groupe professionnel qu’il espère rejoindre; quel processus cela illustre-t-il chez Merton et ses collaborateurs ?

Une socialisation rétrospective qui adapte ses valeurs à un groupe auquel il appartient déjà
Une socialisation anticipatrice susceptible de favoriser sa mobilité si le système reste assez souple
Une socialisation institutionnelle qui garantit son intégration dès qu’il adopte les règles du groupe
Une transaction relationnelle qui transforme ses aspirations en positions reconnues par l’employeur

Une socialisation anticipatrice susceptible de favoriser sa mobilité si le système reste assez souple

Explication

La socialisation anticipatrice consiste à adopter les valeurs d’un groupe de référence auquel on souhaite appartenir, et elle peut favoriser la mobilité si le système n’est pas trop rigide. L’adoption de normes ne garantit pas à elle seule l’intégration professionnelle.

36. Comment Dubar conçoit-il l’activité des individus dans le processus de socialisation face aux transformations du marché du travail ?

Ils reproduisent les contraintes collectives sans pouvoir infléchir leurs choix ni leurs trajectoires.
Ils s’adaptent aux transformations en abandonnant leurs histoires personnelles au profit des normes du marché.
Ils restent actifs et composent avec les logiques collectives à partir de leurs histoires individuelles.
Ils se détachent des logiques collectives et construisent leurs trajectoires sans contraintes sociales.

Ils restent actifs et composent avec les logiques collectives à partir de leurs histoires individuelles.

Explication

Pour Dubar, la socialisation est dynamique et se situe à l’intersection des logiques collectives et des histoires individuelles; les sujets restent actifs. La réduire à une détermination unilatérale des trajectoires efface leur capacité de choix.

37. Une personne relit son parcours et imagine un avenir en continuité ou en rupture avec son passé; quelle transaction met-elle en œuvre ?

La transaction relationnelle, qui est une négociation avec l’institution et ses représentants.
La transaction biographique, qui est une négociation réflexive avec soi-même.
La transaction professionnelle, qui consiste à apprendre les normes du groupe de travail.
La transaction institutionnelle, qui transforme les règles collectives en objectifs de carrière.

La transaction biographique, qui est une négociation réflexive avec soi-même.

Explication

La transaction biographique met en récit l’histoire personnelle et permet de projeter des avenirs possibles à partir du passé. La transaction relationnelle concerne plutôt la négociation avec autrui ou l’institution en vue d’une reconnaissance.

38. Une salariée cherche à faire reconnaître par son employeur la position professionnelle qu’elle revendique; de quelle transaction s’agit-il ?

De la transaction réflexive, menée par l’examen intérieur des choix personnels.
De la transaction biographique, menée avec soi-même pour relier passé et avenir.
De la transaction anticipatrice, menée par l’adoption des valeurs d’un groupe souhaité.
De la transaction relationnelle, menée avec l’environnement de travail et l’institution.

De la transaction relationnelle, menée avec l’environnement de travail et l’institution.

Explication

La transaction relationnelle ou objective est une négociation avec l’environnement de travail pour obtenir la reconnaissance institutionnelle des positions revendiquées. La transaction biographique porte plutôt sur la mise en relation de l’histoire personnelle et des avenirs possibles.

39. Comment les formes identitaires se construisent-elles dans le processus de socialisation ?

À l’articulation des normes professionnelles et des compétences, elles expriment les besoins de recrutement des organisations.
À partir de la seule négociation institutionnelle, elles expriment les statuts que les organisations attribuent aux individus.
À l’articulation des transactions biographique et relationnelle, elles expriment les revendications identitaires des individus.
À partir de la seule négociation avec soi-même, elles expriment les souvenirs que les individus conservent de leur parcours.

À l’articulation des transactions biographique et relationnelle, elles expriment les revendications identitaires des individus.

Explication

Les formes identitaires naissent de l’articulation entre transactions biographique et relationnelle et expriment la manière dont les individus revendiquent leur définition. Les réduire à la seule négociation institutionnelle omet la dimension biographique.

40. Quelle distinction Sophie établit-elle entre ses petits boulots ou emplois aidés et son CDI à l’abattoir ?

Elle oppose ces emplois précaires à son CDI, qu’elle considère comme un vrai travail.
Elle considère ses petits boulots comme un vrai travail et son CDI comme un emploi aidé.
Elle oppose ces emplois précaires à son CDI, qu’elle considère comme une simple période de formation.
Elle regroupe ces emplois et son CDI parmi les activités qui relèvent du chômage.

Elle oppose ces emplois précaires à son CDI, qu’elle considère comme un vrai travail.

Explication

Sophie distingue les petits boulots et les emplois aidés de son CDI dans l’abattoir, qu’elle qualifie de vrai travail. Elle ne dévalorise donc pas son CDI en le considérant comme une période de formation.

41. Quelle opposition Sophie formule-t-elle entre le travail qu’elle a trouvé et celui qu’elle aurait voulu obtenir ?

Le travail trouvé est intéressant et exige le baccalauréat, tandis que le travail recherché ne demande pas d’études.
Le travail trouvé est inintéressant et ne demande pas d’études, tandis que le travail intéressant exige le baccalauréat qu’elle n’a pas.
Le travail trouvé et le travail recherché sont également intéressants, mais l’un exige une formation professionnelle.
Le travail trouvé exige le baccalauréat et lui paraît inintéressant, tandis que le travail recherché ne demande pas d’études.

Le travail trouvé est inintéressant et ne demande pas d’études, tandis que le travail intéressant exige le baccalauréat qu’elle n’a pas.

Explication

Sophie oppose l’emploi inintéressant qu’elle a trouvé, qui ne demande pas d’études, au travail intéressant qu’elle n’a pas obtenu et qui exige le baccalauréat. Inverser les exigences scolaires attribuées aux deux emplois déforme cette opposition.

42. Dans les projets d’avenir de Sophie, que distingue l’opposition entre le « nous » et le « je » ?

La maison conjugale relève de son projet professionnel individuel, tandis que la formation relève d’un projet commun avec son conjoint.
La maison conjugale relève d’un projet familial commun, tandis que l’avenir professionnel est un projet qu’elle construirait pour elle-même.
Le fait de rester sur place relève du « je », tandis que repartir pour se former relève du « nous » familial.
La maison conjugale et la formation relèvent ensemble d’un projet familial, distinct de toute aspiration professionnelle personnelle.

La maison conjugale relève d’un projet familial commun, tandis que l’avenir professionnel est un projet qu’elle construirait pour elle-même.

Explication

Sophie associe la maison conjugale au « nous » familial et envisage son avenir professionnel comme un projet personnel, du côté du « je ». Présenter la formation comme un projet commun confond les deux dimensions qu’elle distingue.

43. Dans un contexte donné, que désigne une forme identitaire subjective ?

Une disposition stable qui détermine les comportements dans toutes les situations
Une représentation collective des normes d’un groupe sans lien avec les conduites individuelles
Un ensemble de rôles sociaux attribués à une personne indépendamment du contexte
Un ensemble de manières d’être, d’agir et d’interagir lié à une représentation de soi

Un ensemble de manières d’être, d’agir et d’interagir lié à une représentation de soi

Explication

Une forme identitaire subjective relie des manières d’être, d’agir et d’interagir à la représentation que la personne a d’elle-même dans un contexte précis. Une disposition stable valable dans toutes les situations ne rend pas compte de cette dépendance au contexte.

44. Quels aspects caractérisent une forme identitaire subjective ?

Le statut social, les ressources matérielles, l’origine familiale et les rôles institutionnels
Le rapport au savoir et aux disciplines, à soi, aux autres et aux anticipations futures
Les normes du groupe, les relations de pouvoir, les traditions culturelles et les sanctions sociales
Les émotions ressenties, les aptitudes cognitives, les traits de personnalité et les habitudes quotidiennes

Le rapport au savoir et aux disciplines, à soi, aux autres et aux anticipations futures

Explication

Cette forme identitaire se caractérise par le rapport au savoir et aux disciplines, le rapport à soi, les modes de rapport aux autres et les anticipations futures. Les statuts et les ressources sociales peuvent influencer une personne, mais ne constituent pas la liste caractéristique de cette notion.

45. Comment la subjectivité, ou identité, est-elle conçue ?

Comme un ensemble articulé et dynamique de formes identitaires subjectives
Comme un ensemble de traits individuels indépendants des situations vécues
Comme une forme identitaire unique qui reste stable dans tous les contextes
Comme une juxtaposition de rôles sociaux sans articulation entre eux

Comme un ensemble articulé et dynamique de formes identitaires subjectives

Explication

La subjectivité est conçue comme un ensemble articulé et dynamique de formes identitaires subjectives. La réduire à une forme unique et stable néglige la pluralité et la dynamique de cet ensemble.

46. Quels sont les quatre niveaux d’analyse distingués par Doise en psychologie sociale ?

Intra-individuel, interindividuel ou groupal, positionnel et idéologique
Cognitif, affectif, comportemental et social
Intra-individuel, interindividuel, développemental et historique
Individuel, familial, institutionnel et culturel

Intra-individuel, interindividuel ou groupal, positionnel et idéologique

Explication

Doise distingue les niveaux intra-individuel, interindividuel ou groupal, positionnel et idéologique. Les niveaux cognitif, affectif et comportemental renvoient à d’autres manières de décrire des phénomènes, pas à cette classification.

47. Quelle caractéristique distingue l’approche de la psychologie sociale concernant son objet d’étude et son rapport à la psychologie individuelle ?

Elle étudie les processus collectifs en écartant l’analyse des mécanismes individuels
Elle étudie des processus plutôt que des états sans opposer radicalement psychologie individuelle et psychologie sociale
Elle étudie des états plutôt que des processus en séparant les explications individuelles des explications sociales
Elle étudie des états individuels en les considérant indépendamment des relations sociales

Elle étudie des processus plutôt que des états sans opposer radicalement psychologie individuelle et psychologie sociale

Explication

La psychologie sociale privilégie l’étude des processus et ne sépare pas radicalement les approches individuelle et sociale. L’idée qu’elle écarterait les mécanismes individuels contredit cette articulation entre les deux domaines.

48. Comment le modèle de Malrieu conçoit-il les deux versants de la socialisation ?

Comme deux étapes successives dont chacune remplace l’autre
Comme deux processus autonomes qui se déroulent sans interaction
Comme deux versants indissociables relevant d’une approche dialectique
Comme deux influences concurrentes dont une doit l’emporter sur l’autre

Comme deux versants indissociables relevant d’une approche dialectique

Explication

Dans le modèle de Malrieu, les deux versants de la socialisation sont indissociables et relèvent d’une approche dialectique. Les traiter comme des processus autonomes efface précisément leur articulation.

49. Que désigne l’acculturation dans le modèle de Malrieu ?

La transmission de connaissances scolaires sans effet sur les manières d’agir
La capacité de l’individu à se détacher des modèles sociaux et à choisir ses propres fins
Le travail du sujet qui examine ses choix et ses conflits pour orienter ses conduites
L’influence des milieux et des institutions qui transforme les conduites selon les modèles sociaux et culturels proposés

L’influence des milieux et des institutions qui transforme les conduites selon les modèles sociaux et culturels proposés

Explication

L’acculturation désigne l’influence des milieux et des institutions rencontrés au cours de la vie, qui transforme les conduites selon les modèles qu’ils proposent. Le travail du sujet sur ses choix et ses conflits relève plutôt de la personnalisation.

50. Une personne prend du recul sur les voies qui lui sont offertes, examine ses conflits et réoriente ses conduites vers des fins qu’elle découvre avec l’aide de ses milieux. Quel processus décrit cette démarche ?

La socialisation institutionnelle, par laquelle les rôles prescrits structurent les choix
L’acculturation, par laquelle les milieux transmettent leurs modèles aux conduites
La personnalisation, par laquelle le sujet travaille ses choix et oriente ses conduites
La conformité, par laquelle le sujet adopte les attentes dominantes de son groupe

La personnalisation, par laquelle le sujet travaille ses choix et oriente ses conduites

Explication

Cette démarche relève de la personnalisation, qui implique de ne pas s’installer dans les voies proposées, d’objectiver les conflits et d’orienter ses conduites vers des fins découvertes avec l’aide des milieux. L’acculturation décrit plutôt l’influence des modèles sociaux et culturels sur les conduites.

51. Que désigne la biographie dans le processus de socialisation biographique ?

Un ensemble construit de représentations permettant d’intégrer, de structurer et d’interpréter son vécu dans son inscription sociohistorique
Une succession objective d’événements vécus, indépendante de la manière dont l’individu les interprète
Un inventaire des compétences acquises, destiné à faciliter l’accès à un emploi
Un récit collectif transmis par la famille, qui détermine les choix professionnels de l’individu

Un ensemble construit de représentations permettant d’intégrer, de structurer et d’interpréter son vécu dans son inscription sociohistorique

Explication

La biographie correspond aux représentations construites par l’individu pour donner sens à son vécu dans son contexte sociohistorique. Un simple inventaire de compétences relève plutôt d’outils de présentation de soi que de cette définition.

52. Quel processus décrit l’autosocialisation dans les sociétés postmodernes ?

La construction d’une identité par l’accumulation d’expériences après le départ du foyer familial
La transmission des valeurs collectives par les institutions éducatives et les groupes professionnels
Le travail d’individuation par lequel les personnes recherchent en elles-mêmes des ressources pour leur socialisation
L’apprentissage des normes sociales par l’imitation des comportements de la figure paternelle

Le travail d’individuation par lequel les personnes recherchent en elles-mêmes des ressources pour leur socialisation

Explication

L’autosocialisation désigne la démarche d’individuation qui consiste à trouver en soi des ressources pour sa socialisation. L’imitation de la figure paternelle renvoie plutôt à un modèle d’identification.

53. Comment caractériser une transition dans le parcours d’un individu ?

Comme un passage, parfois marqué par une rupture ou une attente, qui peut transformer son identité et ses représentations
Comme une période stable durant laquelle les représentations de soi et du monde restent inchangées
Comme une phase d’acquisition de compétences professionnelles sans changement dans la perception de soi
Comme une décision d’orientation qui conduit directement à un emploi durable et à une identité fixée

Comme un passage, parfois marqué par une rupture ou une attente, qui peut transformer son identité et ses représentations

Explication

Une transition est un moment ou une situation de passage susceptible d’entraîner des changements et des transformations identitaires. Une période stable sans modification des représentations ne correspond pas à cette définition.

54. Quelle caractéristique décrit l’exposition des jeunes de 16 à 25 ans au marché du travail ?

Ils sont davantage concernés par des emplois précaires, deux fois plus exposés au chômage et de plus en plus déqualifiés
Ils sont principalement exposés à la déqualification, tandis que leur accès au chômage et aux contrats précaires reste moindre
Ils sont surtout concernés par des emplois stables et qualifiés, avec une exposition au chômage comparable à celle des autres actifs
Ils sont davantage concernés par les contrats à durée indéterminée, mais connaissent moins souvent le temps partiel contraint

Ils sont davantage concernés par des emplois précaires, deux fois plus exposés au chômage et de plus en plus déqualifiés

Explication

Les jeunes de 16 à 25 ans sont davantage exposés à l’intérim, aux CDD, au temps partiel contraint et aux contrats aidés, et leur exposition au chômage est deux fois supérieure. L’idée d’un accès privilégié aux emplois stables contredit ce constat.

55. Quelles formes de sécurité professionnelle sont concernées par la notion de précariat ?

Les sécurités du logement, de la santé, de la formation, du revenu, de la famille, de la retraite et de la représentation
Les sécurités du marché du travail, de l’emploi, de la carrière, du logement, des compétences, du revenu et de la mobilité
Les sécurités du marché du travail, de l’emploi, du poste, du travail, des compétences, du revenu et de la représentation
Les sécurités du poste, du travail, de la formation initiale, de la santé, du revenu, de la mobilité et de la représentation

Les sécurités du marché du travail, de l’emploi, du poste, du travail, des compétences, du revenu et de la représentation

Explication

Le précariat renvoie à la privation de sept sécurités professionnelles, dont celles du marché du travail, de l’emploi, du poste, du travail, des compétences, du revenu et de la représentation. La sécurité du logement, par exemple, ne fait pas partie de cette liste.

56. Comment le modèle d’expérimentation construit-il l’identité sociale, par opposition au modèle d’identification ?

Il la construit principalement par les diplômes obtenus, plutôt que par l’héritage familial ou les expériences sociales
Il la construit par l’héritage assumé de la figure paternelle, plutôt que par des expériences sociales après la décohabitation familiale
Il la construit progressivement au fil des expériences sociales après la décohabitation familiale, plutôt que par l’héritage de la figure paternelle
Il la construit à partir des premières expériences professionnelles, avant la décohabitation familiale et sans rôle de l’héritage

Il la construit progressivement au fil des expériences sociales après la décohabitation familiale, plutôt que par l’héritage de la figure paternelle

Explication

Le modèle d’expérimentation construit l’identité sociale progressivement, à travers des expériences sociales après la décohabitation familiale. L’héritage assumé de la figure paternelle caractérise plutôt le modèle d’identification.

57. Quels éléments font d’un projet professionnel une conduite complexe ?

L’expression d’un souhait de carrière et l’évaluation des compétences, sans coordination entre les buts et les moyens
La définition d’un objectif professionnel et le recours aux organismes publics, sans prise en compte des croyances de contrôle
La sélection d’un métier, l’obtention d’un diplôme et l’acceptation d’un emploi, sans anticipation des conditions d’accès
La coordination des buts et des moyens, l’anticipation, les croyances de contrôle et les représentations du travail et de l’avenir

La coordination des buts et des moyens, l’anticipation, les croyances de contrôle et les représentations du travail et de l’avenir

Explication

Un projet professionnel coordonne buts et moyens, anticipe l’atteinte des buts et intègre les croyances de contrôle ainsi que les représentations du travail, de l’accès à l’emploi et de l’avenir. Le recours aux organismes publics ne suffit pas à définir cette conduite complexe.

58. Quelles catégories composent la typologie des projets professionnels des jeunes ?

Les projets d’insertion précaire, d’insertion sélective, de mobilité et les projets indéterminés
Les projets d’orientation scolaire, d’insertion durable, de reconversion et les projets de mobilité
Les projets d’insertion précaire, de carrière stable, de formation continue et les projets indéterminés
Les projets de mobilité, de création d’entreprise, d’insertion sélective et de retour aux études

Les projets d’insertion précaire, d’insertion sélective, de mobilité et les projets indéterminés

Explication

La typologie distingue quatre catégories : insertion précaire, insertion sélective, mobilité et projets indéterminés. La reconversion ou la création d’entreprise ne figurent pas parmi les catégories indiquées.

59. Un jeune vise des petits emplois à court terme et estime que son accès à l’emploi dépend surtout de facteurs extérieurs. Quel profil cela caractérise-t-il ?

Un projet de mobilité, marqué par un horizon d’environ six mois et un contrôle interne
Un projet indéterminé, marqué par un horizon d’environ un an et un contrôle externe
Un projet d’insertion précaire, marqué par un horizon d’environ six mois et un contrôle externe
Un projet d’insertion sélective, marqué par un horizon d’environ un an et un contrôle interne

Un projet d’insertion précaire, marqué par un horizon d’environ six mois et un contrôle externe

Explication

Les projets d’insertion précaire sont pessimistes, de court terme, souvent envisagés à six mois, et associés à de fortes croyances de contrôle externe. Le contrôle interne à moyen terme caractérise plutôt les projets d’insertion sélective.

60. Quelle démarche correspond à un projet d’insertion sélective ?

Viser un emploi dans un domaine permettant une carrière, en privilégiant les relations personnelles et les candidatures spontanées
Chercher un emploi sans domaine précis, en attendant que les possibilités professionnelles se clarifient
Viser un emploi saisonnier à court terme, en privilégiant les contrats aidés et les démarches auprès d’organismes publics
Viser des petits boulots temporaires, en s’appuyant principalement sur les organismes de formation et les services institutionnels

Viser un emploi dans un domaine permettant une carrière, en privilégiant les relations personnelles et les candidatures spontanées

Explication

Le projet d’insertion sélective cible un emploi dans un domaine ou une spécialité offrant des perspectives de carrière et mobilise notamment les relations personnelles et les candidatures spontanées. Le recours prioritaire aux organismes institutionnels et aux petits emplois caractérise plutôt l’insertion précaire.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 96 flashcards sur Socialisation et projets professionnels.

Selon Guy Rocher, quel processus définit la socialisation ?

L’apprentissage et l’intériorisation des éléments socioculturels du milieu au cours de la vie.

Qui a défini la socialisation comme l’intériorisation des éléments socioculturels du milieu ?

Guy Rocher.

Quels éléments culturels sont acquis par la socialisation ?

Des modèles de comportement, des normes et des valeurs.

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Consultez la fiche de révision complète sur Socialisation et projets professionnels.

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