QCM : Sociologie des organisations et du travail — 55 questions

Questions et réponses du QCM

1. Selon Favereau (1989), quel mécanisme coordonne principalement les individus au sein d’une organisation ?

La fixation des prix
L’application de règles
La concurrence entre producteurs
La négociation de contrats marchands

L’application de règles

Explication

Pour Favereau, l’organisation coordonne les individus par des règles, tandis que le marché les coordonne par les prix.

2. En sociologie, comment peut-on définir une organisation ?

Une hiérarchie dépourvue de comportements attendus
Un système de rôles fondé sur des normes et des règles
Un regroupement spontané sans fonctions attribuées
Un ensemble d’échanges régulés par les prix

Un système de rôles fondé sur des normes et des règles

Explication

Une organisation est un système de rôles associés à des fonctions, des normes et des règles qui coordonnent les comportements individuels.

3. Quelle opposition théorique permet de distinguer deux interprétations du rapport entre les règles et les acteurs ?

Le matérialisme et l’idéalisme
Le fonctionnalisme et le structuralisme
Le déterminisme et le positivisme
Le holisme et l’individualisme

Le holisme et l’individualisme

Explication

Le holisme insiste sur la contrainte exercée par des règles préexistantes, tandis que l’individualisme souligne la capacité des acteurs à les modifier.

4. Quel objet est au cœur de la sociologie du travail ?

Les rapports de production et leurs conséquences sociales
La fixation des prix sur les marchés
La seule évolution des salaires individuels
L’amélioration technique des équipements productifs

Les rapports de production et leurs conséquences sociales

Explication

La sociologie du travail analyse les rapports de production et leurs effets sur les individus et la société, notamment les conflits liés à la division du travail.

5. Pourquoi l’école des relations humaines critique-t-elle l’organisation scientifique du travail ?

Parce qu’elle privilégie les relations sociales face à un modèle technique défini a priori
Parce qu’elle considère les pauses collectives comme improductives
Parce qu’elle remplace les règles de travail par les mécanismes du marché
Parce qu’elle refuse toute forme de division du travail

Parce qu’elle privilégie les relations sociales face à un modèle technique défini a priori

Explication

L’école des relations humaines reproche à l’OST de rechercher un « one best way » et de négliger le système des relations sociales dans l’entreprise.

6. Selon Mayo, quelle situation est la plus susceptible d’améliorer la productivité des salariés ?

Une surveillance renforcée destinée à imposer une cadence uniforme
Une stricte spécialisation sans échanges entre collègues
Des relations sociales de qualité, des réunions hiérarchiques et des pauses collectives
Une hausse salariale isolée sans modification des relations de travail

Des relations sociales de qualité, des réunions hiérarchiques et des pauses collectives

Explication

Pour Mayo, la satisfaction au travail dépend notamment de la qualité des relations sociales, des réunions entre niveaux hiérarchiques et des pauses collectives, ce qui favorise la productivité.

7. Que désigne l’effet Hawthorne dans une enquête menée auprès de salariés ?

La modification du comportement des salariés sous l’effet de leur observation
La baisse automatique de productivité après une hausse de salaire
L’absence d’effet des conditions matérielles sur tous les salariés
La suppression des relations sociales par la division du travail

La modification du comportement des salariés sous l’effet de leur observation

Explication

L’effet Hawthorne désigne le risque que la présence des sociologues modifie le comportement, la satisfaction ou la productivité des salariés observés.

8. Que met en évidence l’observation de Roy dans une usine métallurgique de Chicago ?

De bonnes relations sociales suppriment le ralentissement du travail
Les ouvriers peuvent réduire volontairement la cadence malgré de bonnes relations sociales
La division des tâches augmente toujours le sens donné au travail
La productivité dépend exclusivement du niveau des salaires

Les ouvriers peuvent réduire volontairement la cadence malgré de bonnes relations sociales

Explication

Roy observe le « freinage », une réduction volontaire de la cadence qui peut exister même lorsque les relations sociales entre ouvriers sont bonnes.

9. Selon Friedmann (1956), quelle conséquence la division horizontale excessive du travail produit-elle ?

Elle transforme les tâches spécialisées en activités polyvalentes
Elle élargit automatiquement les compétences professionnelles
Elle renforce la vision globale du processus productif
Elle déqualifie l’ouvrier et lui fait perdre le sens du travail

Elle déqualifie l’ouvrier et lui fait perdre le sens du travail

Explication

Friedmann décrit le « travail en miettes » : la division horizontale excessive déqualifie l’ouvrier et lui fait perdre la vision globale ainsi que le sens du travail.

10. Comment évolue la productivité lorsque le nombre de jours de télétravail hebdomadaires augmente ?

Elle augmente puis diminue, avec un maximum à deux jours
Elle reste stable quel que soit le nombre de jours télétravaillés
Elle augmente continuellement avec chaque jour supplémentaire
Elle diminue dès le premier jour de télétravail

Elle augmente puis diminue, avec un maximum à deux jours

Explication

La productivité suit une relation en cloche : elle augmente d’abord, puis diminue lorsque le télétravail devient trop fréquent. Le niveau maximal est atteint avec deux jours de télétravail par semaine.

11. Par quel mécanisme le télétravail peut-il simultanément favoriser et réduire la productivité ?

Il supprime les besoins de coordination et garantit une créativité constante
Il concentre les travailleurs dans les mêmes locaux tout en diversifiant les emplois proposés
Il augmente les coûts immobiliers et réduit le recrutement, mais améliore les interactions informelles
Il réduit les coûts immobiliers et élargit le recrutement, mais limite les interactions et la créativité

Il réduit les coûts immobiliers et élargit le recrutement, mais limite les interactions et la créativité

Explication

Le télétravail peut accroître la productivité grâce à des économies immobilières, à un recrutement plus large et à un meilleur appariement entre emplois et travailleurs. En revanche, la diminution des interactions peut freiner la créativité et réduire la productivité.

12. Quelle caractéristique définit le répertoire d’action collective chez Tilly ?

Une réaction spontanée qui exclut toute forme d’organisation collective
Un ensemble d’actions coordonnées et jugées légitimes pour se faire entendre
Une procédure réservée aux organisations syndicales légalement reconnues
Une décision individuelle prise sans coordination avec autrui

Un ensemble d’actions coordonnées et jugées légitimes pour se faire entendre

Explication

Pour Tilly, un répertoire d’action collective désigne des actions coordonnées par plusieurs individus et considérées comme légitimes pour exprimer une revendication. Il se distingue donc d’une action individuelle isolée.

13. Quelle a été la conséquence de la loi Le Chapelier de 1791 sur les organisations collectives en France ?

Elle a interdit les corporations et les syndicats
Elle a reconnu le droit de grève sous certaines conditions
Elle a autorisé les syndicats et les corporations
Elle a créé la CGT et organisé les négociations professionnelles

Elle a interdit les corporations et les syndicats

Explication

La loi Le Chapelier de 1791 a interdit les corporations et les syndicats, rendant les mouvements sociaux illégaux. L’autorisation des syndicats intervient plus tard avec la loi Waldeck-Rousseau de 1884.

14. Que change la loi Olivier de 1864 concernant les conflits du travail ?

Elle autorise les syndicats et crée la CGT
Elle interdit toute coalition entre travailleurs
Elle supprime le délit de coalition et reconnaît implicitement le droit de grève sous conditions
Elle impose la négociation collective avant toute grève

Elle supprime le délit de coalition et reconnaît implicitement le droit de grève sous conditions

Explication

La loi Olivier de 1864 supprime le délit de coalition et reconnaît implicitement le droit de grève. Cette reconnaissance reste conditionnée à l’absence de violence et d’entrave.

15. Quelle mesure la loi Waldeck-Rousseau de 1884 introduit-elle dans l’histoire sociale française ?

Elle autorise les syndicats, avant la création de la CGT en 1895
Elle impose trois niveaux de négociation professionnelle
Elle supprime le délit de coalition et reconnaît le droit de grève
Elle interdit les syndicats et les corporations

Elle autorise les syndicats, avant la création de la CGT en 1895

Explication

La loi Waldeck-Rousseau de 1884 autorise les syndicats en France. La CGT est ensuite créée en 1895, ce qui distingue cette loi de la loi Le Chapelier de 1791, qui interdisait les organisations collectives.

16. Comment ont évolué le taux de syndicalisation et le taux de couverture des accords en France entre 1949 et 2008 ?

Les deux taux ont augmenté simultanément jusqu’à près de 100 %
La syndicalisation est restée proche de 30 %, tandis que la couverture a baissé à environ 10 %
La syndicalisation a baissé d’environ 30 % à 10 %, tandis que la couverture est restée proche de 100 %
Les deux taux ont diminué simultanément jusqu’à environ 10 %

La syndicalisation a baissé d’environ 30 % à 10 %, tandis que la couverture est restée proche de 100 %

Explication

Le taux de syndicalisation passe d’environ 30 % en 1949 à environ 10 % en 2008. Malgré cette baisse, le taux de couverture des accords demeure proche de 100 %.

17. Comment les négociations professionnelles françaises sont-elles structurées entre les différents niveaux ?

Elles opposent directement les syndicats aux pouvoirs publics sans niveau intermédiaire
Elles sont organisées au niveau de la branche, indépendamment des règles nationales et de l’entreprise
Elles se déroulent uniquement au niveau de l’entreprise
Elles s’organisent aux niveaux national, de la branche et de l’entreprise, selon une hiérarchie des cadres

Elles s’organisent aux niveaux national, de la branche et de l’entreprise, selon une hiérarchie des cadres

Explication

Les négociations professionnelles françaises se déploient à trois niveaux : national, branche et entreprise. Chaque niveau doit respecter le cadre fixé par le niveau supérieur.

18. Comment Becker définit-il le capital humain ?

Un patrimoine financier investi pour accéder à l’emploi
Un stock de connaissances accumulées par l’éducation et l’expérience, utilisé dans la production
Un ensemble de relations professionnelles acquises uniquement dans l’entreprise
Une capacité naturelle de travail indépendante de toute formation

Un stock de connaissances accumulées par l’éducation et l’expérience, utilisé dans la production

Explication

Pour Becker, le capital humain est un stock de connaissances générales ou spécifiques accumulées par l’éducation et l’expérience, utilisable dans la production et susceptible de se déprécier.

19. Selon Becker, jusqu’à quel point un individu poursuit-il ses études ?

Jusqu’à ce que le coût d’une année d’étude devienne nul
Jusqu’à ce que le rendement total des études cesse complètement d’augmenter
Jusqu’à ce que le rendement marginal d’une année d’étude égale le taux d’intérêt
Jusqu’à ce que le rendement marginal dépasse durablement le taux d’intérêt

Jusqu’à ce que le rendement marginal d’une année d’étude égale le taux d’intérêt

Explication

L’individu poursuit ses études tant que leur rendement marginal reste supérieur au taux d’intérêt, et s’arrête lorsque ces deux valeurs deviennent égales.

20. Quelle distinction décrit correctement les inégalités de capacité et les inégalités d’opportunité ?

Les premières concernent le rendement des études, les secondes l’accès à leur financement
Les premières concernent les salaires, les secondes la stabilité des emplois
Les premières concernent l’expérience, les secondes la dépréciation des connaissances
Les premières concernent le financement, les secondes les différences de rendement des études

Les premières concernent le rendement des études, les secondes l’accès à leur financement

Explication

Les inégalités de capacité résultent de rendements différents des études selon les individus, tandis que les inégalités d’opportunité proviennent d’un accès inégal au financement.

21. Quel emploi appartient au marché primaire du travail ?

Un emploi précaire, peu rémunéré et sans perspective professionnelle
Un emploi temporaire caractérisé par une faible qualité du travail
Un emploi stable, bien rémunéré et offrant des perspectives de carrière
Un emploi faiblement rémunéré soumis à une forte rotation

Un emploi stable, bien rémunéré et offrant des perspectives de carrière

Explication

Le marché primaire regroupe les emplois stables, bien rémunérés et offrant des perspectives de carrière, contrairement au marché secondaire.

22. Qu’est-ce qu’une discrimination au sens économique ?

Une différence de traitement fondée sur un critère prohibé, indépendamment de la productivité
Une variation d’accès à l’emploi liée aux différences d’expérience
Une préférence de recrutement fondée sur le niveau de diplôme
Une différence de salaire entièrement expliquée par la productivité individuelle

Une différence de traitement fondée sur un critère prohibé, indépendamment de la productivité

Explication

La discrimination est une différence de traitement dans l’accès à une ressource fondée sur un critère prohibé, sans dépendre de la productivité de la personne.

23. Quelle opposition distingue la discrimination rationnelle de la discrimination statistique ?

La première repose sur des informations imparfaites, la seconde sur une préférence personnelle
La première est involontaire, la seconde correspond toujours à une préférence assumée
La première concerne les salaires, la seconde concerne uniquement les promotions
La première repose sur une préférence, la seconde sur une inférence issue d’informations imparfaites

La première repose sur une préférence, la seconde sur une inférence issue d’informations imparfaites

Explication

Chez Becker, la discrimination rationnelle découle d’une utilité retirée d’une préférence pour certains salariés. Chez Arrow, la discrimination statistique résulte d’inférences faites à partir d’informations imparfaites sur la productivité.

24. En 2023, quelle part de l’écart salarial entre les femmes et les hommes subsiste pour un même poste dans le secteur privé ?

8 %
4 %
22 %
10 %

4 %

Explication

L’écart salarial moyen global est de 22 %, mais il reste 4 % pour un même poste dans le secteur privé. Les 8 et 10 points correspondent respectivement au temps partiel et aux différences de profession et d’entreprise.

25. Que désigne le plafond de verre ?

La difficulté d’accès des hommes aux emplois de direction
La concentration des femmes dans les emplois à temps partiel
La sous-représentation des femmes dans les emplois les plus rémunérateurs
L’écart salarial global entre les femmes et les hommes

La sous-représentation des femmes dans les emplois les plus rémunérateurs

Explication

Le plafond de verre désigne la sous-représentation des femmes dans les emplois les plus rémunérateurs, liée aux ségrégations horizontale entre secteurs et verticale dans l’accès aux postes dirigeants.

26. En 2021, quel groupe présente le taux de chômage le plus élevé parmi les catégories indiquées ?

Les descendants d’immigrés, avec 12 %
Les personnes ni immigrées ni descendantes d’immigrés, avec 7 %
Les immigrés, avec 13 %
Les descendants d’immigrés africains, avec 14 %

Les descendants d’immigrés africains, avec 14 %

Explication

En 2021, le taux de chômage atteint 14 % chez les descendants d’immigrés africains, contre 13 % chez les immigrés, 12 % chez les descendants d’immigrés et 7 % dans le groupe de référence.

27. Quel dispositif permet de mesurer l’effet d’un critère comme le nom sur la probabilité d’être rappelé par un employeur ?

Le testing, fondé sur des candidatures fictives identiques sauf pour le critère étudié
Une enquête d’opinion menée auprès des recruteurs
Une comparaison de candidatures réelles présentant des profils différents
Une analyse des salaires moyens par secteur d’activité

Le testing, fondé sur des candidatures fictives identiques sauf pour le critère étudié

Explication

Le testing consiste à envoyer des candidatures fictives identiques en ne faisant varier qu’un critère, afin d’en isoler l’effet sur la probabilité d’être rappelé.

28. Quel effet un nom à consonance maghrébine a-t-il eu sur la probabilité d’être rappelé selon l’enquête de testing de la Dares menée de 2009 à 2021 ?

Il l’a augmentée d’environ 10 points de pourcentage par rapport à un nom français
Il l’a réduite d’environ 10 points de pourcentage par rapport à un nom français
Il l’a réduite d’environ 4 points de pourcentage par rapport à un nom français
Il n’a produit aucune différence mesurable par rapport à un nom français

Il l’a réduite d’environ 10 points de pourcentage par rapport à un nom français

Explication

L’enquête de la Dares montre qu’un nom à consonance maghrébine réduit d’environ 10 points de pourcentage la probabilité d’être rappelé par rapport à un nom français.

29. Quelle distinction Weber établit-il entre la puissance et la domination ?

La puissance repose sur une fonction impersonnelle, tandis que la domination repose sur des relations personnelles
La puissance repose sur la coutume, tandis que la domination repose sur une sélection fondée sur les compétences
La puissance repose sur des règles écrites, tandis que la domination repose sur les qualités exceptionnelles d’un chef
La puissance repose sur une contrainte non légitime, tandis que la domination repose sur une contrainte reconnue comme légitime

La puissance repose sur une contrainte non légitime, tandis que la domination repose sur une contrainte reconnue comme légitime

Explication

Pour Weber, la puissance impose une contrainte, alors que la domination implique que cette contrainte soit acceptée comme légitime par les dominés. La légitimité constitue donc la distinction essentielle entre les deux notions.

30. Quel type de domination repose sur des règles impersonnelles plutôt que sur la coutume ou les qualités personnelles d’un chef ?

La domination patrimoniale
La domination charismatique
La domination rationnelle-légale
La domination traditionnelle

La domination rationnelle-légale

Explication

La domination rationnelle-légale s’appuie sur des règles impersonnelles. Elle se distingue de la domination traditionnelle, fondée sur la coutume, et de la domination charismatique, fondée sur les qualités exceptionnelles d’un chef.

31. Quelle description correspond le mieux à la bureaucratie selon Weber ?

Une organisation fondée sur des relations personnelles et la cooptation des proches
Une organisation où la rémunération dépend principalement de la fidélité personnelle au dirigeant
Une organisation sans hiérarchie où chacun définit librement ses responsabilités
Une organisation hiérarchique où les agents obéissent aux devoirs de leur fonction et sont recrutés selon leurs compétences

Une organisation hiérarchique où les agents obéissent aux devoirs de leur fonction et sont recrutés selon leurs compétences

Explication

La bureaucratie est une organisation hiérarchique dans laquelle les travailleurs libres obéissent aux devoirs de leur fonction, sont recrutés selon leurs compétences et rémunérés selon leur fonction et leur ancienneté.

32. Dans l’autorité traditionnelle, à quoi s’adresse principalement le respect des dominés ?

À la fonction impersonnelle occupée par le dirigeant
À une règle écrite applicable à tous
À la personne qui détient l’autorité en vertu de la coutume
Aux compétences techniques certifiées par un concours

À la personne qui détient l’autorité en vertu de la coutume

Explication

L’autorité traditionnelle repose sur une relation personnalisée : le respect vise la personne qui détient l’autorité, souvent en raison d’un héritage coutumier. Elle produit ainsi des dépendances et des redevances personnelles.

33. Pourquoi les adeptes se soumettent-ils à un chef charismatique ?

Parce que le chef occupe une fonction transmise par la coutume
Parce que le chef possède des qualités et des compétences jugées exceptionnelles
Parce que le chef est choisi par une procédure ouverte fondée sur les qualifications
Parce que le chef applique un droit abstrait et écrit

Parce que le chef possède des qualités et des compétences jugées exceptionnelles

Explication

L’autorité charismatique repose sur le caractère et les compétences exceptionnelles attribués au chef. La soumission dépend donc de la perception de ses qualités personnelles, et non d’une règle impersonnelle.

34. Une administration continue de fonctionner même après le remplacement de son dirigeant, car l’autorité est attachée aux règles de la fonction plutôt qu’à sa personne. De quelle forme d’autorité s’agit-il ?

L’autorité charismatique
L’autorité fondée sur la dépendance personnelle
L’autorité traditionnelle
L’autorité rationnelle-légale

L’autorité rationnelle-légale

Explication

L’autorité rationnelle-légale est impersonnelle et fondée sur un droit abstrait et écrit qui s’impose à tous. Dans ce modèle, c’est la fonction, et non la personne du dirigeant, qui fait l’autorité.

35. Quel principe caractérise l’administration bureaucratique chez Weber ?

Les individus sont définis par leurs relations personnelles avec le chef
Les individus sont définis par les attributions liées à leur fonction
Les individus exercent leurs responsabilités sans délimitation fonctionnelle
Les individus sont sélectionnés principalement selon leur loyauté familiale

Les individus sont définis par les attributions liées à leur fonction

Explication

Pour Weber, la bureaucratie est une administration rationnelle composée de travailleurs libres qui obéissent au devoir de leur fonction et disposent d’attributions liées à celle-ci. La fonction structure donc l’organisation des responsabilités.

36. Dans une bureaucratie, quelle combinaison décrit correctement l’accès à la fonction, la rémunération et le contrôle du travail ?

Sélection selon le charisme, rémunération selon la popularité et contrôle par les pairs
Cooptation personnelle, rémunération selon la loyauté et contrôle par la tradition
Sélection ouverte selon les compétences, rémunération selon la fonction et l’ancienneté, contrôle hiérarchique
Accès héréditaire, rémunération identique pour tous et absence de contrôle

Sélection ouverte selon les compétences, rémunération selon la fonction et l’ancienneté, contrôle hiérarchique

Explication

La bureaucratie repose sur une sélection ouverte fondée sur les compétences requises, une rémunération liée à la fonction et à l’ancienneté, ainsi qu’un contrôle hiérarchique des travailleurs lorsque la rémunération n’est pas suffisamment incitative.

37. Quelle relation Merton établit-il entre le rapprochement d’une organisation avec l’idéal-type bureaucratique et ses dysfonctionnements ?

Ce rapprochement réduit les dysfonctionnements en renforçant la flexibilité
Ce rapprochement peut accroître les dysfonctionnements et réduire la flexibilité
Ce rapprochement supprime les conséquences imprévues de l’organisation
Ce rapprochement transforme automatiquement les règles en objectifs organisationnels

Ce rapprochement peut accroître les dysfonctionnements et réduire la flexibilité

Explication

Merton montre que la conformité accrue à l’idéal-type bureaucratique peut produire des dysfonctionnements, une faible flexibilité et des conséquences non anticipées.

38. Dans quelle situation la personnalité bureaucratique est-elle à l’œuvre ?

Un employé respecte une règle même lorsqu’elle détourne l’organisation de son objectif
Un employé abandonne toute règle dès qu’une difficulté apparaît
Un employé adapte une règle afin de mieux atteindre l’objectif collectif
Un employé choisit une règle uniquement en fonction de ses préférences personnelles

Un employé respecte une règle même lorsqu’elle détourne l’organisation de son objectif

Explication

La personnalité bureaucratique conduit à faire de la conformité aux règles une priorité, même lorsque cette conformité nuit à l’objectif de l’organisation.

39. Quelle forme de bureaucratisation Gouldner associe-t-il à des règles acceptées parce qu’elles sont édictées collectivement ?

La bureaucratisation représentative
La bureaucratisation artificielle
La bureaucratisation punitive
La bureaucratisation centralisée

La bureaucratisation représentative

Explication

La bureaucratisation représentative repose sur l’acceptation des règles parce qu’elles sont élaborées collectivement. La forme punitive repose plutôt sur les sanctions, tandis que la forme artificielle se caractérise par le non-respect des règles.

40. Dans l’agence de placement étudiée par Blau, quelle conséquence produit le contrôle du nombre d’entretiens ?

Il réduit la productivité observée et accroît les discriminations ethniques
Il allonge les entretiens et améliore systématiquement le placement des chômeurs
Il supprime les règles de contrôle et accroît les événements imprévus
Il augmente la productivité observée, mais pénalise le placement des chômeurs

Il augmente la productivité observée, mais pénalise le placement des chômeurs

Explication

Le contrôle du nombre d’entretiens augmente la productivité apparente et réduit les discriminations ethniques, mais raccourcit les entretiens et pénalise le placement des chômeurs.

41. Quelle opposition caractérise le modèle du « one best way » de Taylor et l’approche de March et Simon ?

Taylor suppose qu’une organisation bien réglée améliore automatiquement ses résultats, tandis que March et Simon soulignent les erreurs et les conflits
Taylor insiste sur l’incertitude, tandis que March et Simon supposent une coordination automatique
Taylor considère les individus comme des acteurs autonomes, tandis que March et Simon les voient comme de simples exécutants
Taylor rejette les règles prédéfinies, tandis que March et Simon défendent une rationalité parfaite

Taylor suppose qu’une organisation bien réglée améliore automatiquement ses résultats, tandis que March et Simon soulignent les erreurs et les conflits

Explication

Le « one best way » repose sur l’idée que des tâches et des règles correctement définies conduisent automatiquement à de meilleurs résultats. March et Simon mettent au contraire en évidence les erreurs, les conflits et les difficultés de coordination.

42. Que signifie la rationalité limitée dans une organisation ?

Les individus peuvent se tromper et ne peuvent pas prévoir toutes les situations
Les individus refusent toute règle afin de conserver leur liberté de décision
Les individus suivent toujours la solution optimale imposée par la structure
Les individus disposent de toutes les informations nécessaires pour prévoir chaque situation

Les individus peuvent se tromper et ne peuvent pas prévoir toutes les situations

Explication

La rationalité limitée reconnaît les erreurs et l’incertitude : les individus ne peuvent ni résoudre parfaitement tous les problèmes ni anticiper toutes les situations.

43. Pourquoi une routine organisationnelle doit-elle pouvoir évoluer ?

Parce qu’elle ne guide les comportements qu’après la survenue d’un événement
Parce qu’elle sert uniquement à contrôler les relations avec l’extérieur
Parce qu’elle constitue une règle a priori destinée à orienter l’action face à l’incertitude et aux imprévus
Parce qu’elle remplace toute décision individuelle par une sanction

Parce qu’elle constitue une règle a priori destinée à orienter l’action face à l’incertitude et aux imprévus

Explication

Une routine est un programme d’action qui guide les comportements à l’avance, mais elle doit rester adaptable lorsque survient une situation imprévue.

44. Comment l’analyse stratégique conçoit-elle les individus au sein de l’organisation ?

Comme des acteurs disposant d’une liberté d’action dans le cadre des règles
Comme des agents dépourvus de ressources de pouvoir
Comme des exécutants entièrement déterminés par la structure
Comme des décideurs indépendants de toute règle organisationnelle

Comme des acteurs disposant d’une liberté d’action dans le cadre des règles

Explication

Crozier et Friedberg considèrent les individus comme des acteurs capables de mobiliser une liberté d’action, même si celle-ci s’exerce dans le cadre des règles de l’organisation.

45. Que désigne l’isomorphisme organisationnel ?

La convergence des organisations vers des formes identiques sous l’effet de contraintes, d’imitations ou de normes
La disparition des différences entre les objectifs et les moyens d’une organisation
La résistance d’une organisation à toute influence de son environnement
La transformation des organisations dans des directions toujours distinctes

La convergence des organisations vers des formes identiques sous l’effet de contraintes, d’imitations ou de normes

Explication

L’isomorphisme désigne une tendance à la convergence des formes organisationnelles, contrairement à la différenciation, qui renvoie à des transformations dans des directions distinctes.

46. Une organisation adopte une structure parce qu’une réglementation extérieure l’y oblige. De quel type d’isomorphisme s’agit-il ?

Un isomorphisme mimétique
Un isomorphisme représentatif
Un isomorphisme coercitif
Un isomorphisme normatif

Un isomorphisme coercitif

Explication

L’isomorphisme coercitif résulte de contraintes extérieures imposant un changement. L’isomorphisme mimétique repose sur l’imitation, tandis que l’isomorphisme normatif provient de normes élaborées par les acteurs.

47. Quel enseignement Selznick tire-t-il de l’étude de la Tennessee Valley Authority ?

L’environnement agit seulement sur les relations internes entre employés
Une organisation reste indépendante de son environnement lorsqu’elle possède des règles formelles
Les buts initiaux empêchent toute transformation organisationnelle
Les influences extérieures peuvent éloigner une organisation de ses buts initiaux

Les influences extérieures peuvent éloigner une organisation de ses buts initiaux

Explication

Selznick montre qu’une organisation dépend de son environnement et que les influences extérieures peuvent progressivement l’éloigner de ses objectifs initiaux.

48. Comment Sainsaulieu et Segrestin répartissent-ils l’analyse spécifique de l’entreprise entre les niveaux micro, méso et macro ?

Le micro concerne les individus, le méso la culture et le macro les relations avec la société et le changement
Le micro concerne la culture, le méso les individus et le macro les relations avec les clients
Le micro concerne la société, le méso les individus et le macro les règles de production
Le micro concerne le changement, le méso la société et le macro les comportements individuels

Le micro concerne les individus, le méso la culture et le macro les relations avec la société et le changement

Explication

Le niveau micro porte sur l’identité des individus, le niveau méso sur la culture de l’entreprise et le niveau macro sur ses relations avec la société ainsi que sur le changement. Cette répartition distingue donc clairement les trois échelles d’analyse.

49. Une étude examine simultanément la construction de l’identité des salariés, les normes partagées dans l’entreprise et ses relations avec la société. Quelle approche mobilise-t-elle ?

L’analyse exclusivement économique des coûts et des performances
L’analyse psychologique limitée aux motivations individuelles
L’analyse juridique des contrats de travail et des obligations professionnelles
L’analyse spécifique de l’entreprise aux niveaux micro, méso et macro

L’analyse spécifique de l’entreprise aux niveaux micro, méso et macro

Explication

Cette étude reprend les trois niveaux proposés par Sainsaulieu et Segrestin : l’identité au niveau micro, la culture au niveau méso et les relations avec la société au niveau macro.

50. Quel modèle de construction identitaire au travail fonde principalement l’identité sur l’appartenance à un groupe de travailleurs ?

Le modèle individuel
Le modèle de retrait
Le modèle fusionnel
Le modèle affinitaire

Le modèle fusionnel

Explication

Dans le modèle fusionnel, l’identité se construit au sein d’un groupe de travailleurs. Le modèle individuel repose au contraire sur les compétences personnelles.

51. Selon Parsons, quelle caractéristique fait partie des exigences associées à une profession ?

Une absence de formation spécialisée
Une autorité fondée uniquement sur la popularité
Une neutralité affective remplacée par l’intérêt personnel
Un savoir scientifique acquis par l’éducation

Un savoir scientifique acquis par l’éducation

Explication

Pour Parsons, une profession exige notamment un savoir scientifique acquis par l’éducation, une autorité professionnelle, une neutralité affective et une orientation vers le bien-être de la société.

52. Quelle définition correspond le mieux à la culture d’entreprise ?

Un ensemble de normes et de valeurs partagées qui peut faciliter la coordination
Une stratégie commerciale destinée exclusivement à améliorer la réputation externe
Un règlement formel imposé par la direction à tous les salariés
Une image idéale de l’entreprise qui décrit nécessairement ses pratiques réelles

Un ensemble de normes et de valeurs partagées qui peut faciliter la coordination

Explication

La culture d’entreprise regroupe des normes et des valeurs partagées, notamment une mémoire collective et des codes de comportement, ce qui peut faciliter la coordination. Elle ne se confond pas avec une image idéalisée de l’entreprise.

53. Quelle évolution des représentations de la culture d’entreprise française Godelier met-il en évidence ?

Du paternalisme familial à la maison, puis à l’équipe sportive
Du contrat individuel au consensus, puis à la logique de l’honneur
De la maison à l’équipe sportive, puis au paternalisme familial
De l’équipe sportive à la maison, puis au paternalisme familial

Du paternalisme familial à la maison, puis à l’équipe sportive

Explication

Godelier décrit un passage du paternalisme familial, entre la révolution industrielle et 1930, à la métaphore de la maison, puis à celle de l’équipe sportive dans les années 1970.

54. Dans quelle situation, selon Tripier, une culture d’entreprise peut-elle émerger fortement ?

Lorsqu’une direction impose une culture identique sans tenir compte des expériences des salariés
Lorsqu’une entreprise supprime toute forme d’appartenance collective afin de renforcer la concurrence
Lorsqu’un conflit ordinaire entre ouvriers et patrons reste durablement sans conséquence
Lorsqu’une culture d’appartenance rencontre une menace exceptionnelle pour la survie de l’entreprise

Lorsqu’une culture d’appartenance rencontre une menace exceptionnelle pour la survie de l’entreprise

Explication

Tripier montre qu’une forte culture d’appartenance préexistante peut se transformer en solidarité interne lorsqu’une situation exceptionnelle menace la survie de l’entreprise. L’opposition entre ouvriers et patrons peut alors s’atténuer.

55. Quelle association entre pays et logique culturelle est présentée par D’Iribarne pour une même entreprise multinationale ?

France : honneur ; États-Unis : contrat ; Pays-Bas : consensus et compromis
France : contrat ; États-Unis : consensus ; Pays-Bas : honneur
France : consensus ; États-Unis : honneur ; Pays-Bas : contrat
France : compétition ; États-Unis : solidarité ; Pays-Bas : hiérarchie

France : honneur ; États-Unis : contrat ; Pays-Bas : consensus et compromis

Explication

D’Iribarne montre que la culture d’une même multinationale varie selon les pays : la France privilégie la logique de l’honneur, les États-Unis celle du contrat et les Pays-Bas le consensus et le compromis.

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Selon Favereau (1989), qu'est-ce qu'une organisation ?

Un mode de coordination des individus qui s’appuie sur des règles.

Quelle est la différence entre organisation et marché selon Favereau (1989) ?

L'organisation s’appuie sur des règles, le marché sur les prix.

Qu'est-ce qu'une organisation sociale en sociologie ?

Un système de rôles avec normes et règles associées à des fonctions.

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