QCM : Sociologie des organisations — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que cherche principalement à expliquer la sociologie lorsqu’elle étudie la coordination de l’action sociale ?

Le processus par lequel les institutions imposent des comportements identiques
La façon dont un consensus total élimine les désaccords entre les membres
La formation de groupes sociaux fondés sur des valeurs nécessairement partagées
La manière dont un ordre social émerge et se maintient malgré des intérêts divergents

La manière dont un ordre social émerge et se maintient malgré des intérêts divergents

Explication

La sociologie examine comment des actions coordonnées, des comportements récurrents et des attentes relativement satisfaites contribuent au maintien d’un ordre social malgré les divergences d’intérêts. Le consensus total est une confusion, car la coordination peut exister en présence de désaccords.

2. Quelle distinction décrit correctement le rapport entre valeurs et normes dans la coordination de l’action sociale ?

Les valeurs organisent les échanges concrets, tandis que les normes justifient les objectifs collectifs poursuivis
Les valeurs correspondent aux comportements observés, tandis que les normes désignent les attentes personnelles des acteurs
Les valeurs prescrivent des conduites précises, tandis que les normes expriment des principes généraux d’orientation
Les valeurs orientent les comportements de façon générale, tandis que les normes fournissent des solutions routinisées aux problèmes de coordination

Les valeurs orientent les comportements de façon générale, tandis que les normes fournissent des solutions routinisées aux problèmes de coordination

Explication

Les valeurs sont des principes généraux qui donnent une orientation aux comportements, alors que les normes constituent des solutions plus ou moins routinières à des situations de coordination. Inverser ces fonctions conduit à attribuer aux valeurs le caractère prescriptif et concret des normes.

3. Quel ensemble d’éléments caractérise principalement une organisation formelle ?

Des arrangements spontanés, des négociations locales, des transactions et des marchandages entre collègues
Des comportements imprévus, des interprétations individuelles, des conflits ponctuels et des initiatives personnelles
Une division des tâches, une distribution des rôles, une autorité et des systèmes de communication et de rétribution
Des relations affectives, des affinités personnelles, des habitudes collectives et des solidarités informelles

Une division des tâches, une distribution des rôles, une autorité et des systèmes de communication et de rétribution

Explication

Une organisation formelle repose sur des structures prescrites, notamment la division des tâches, les rôles, l’autorité, la communication et la contribution-rétribution. Les arrangements et négociations relèvent plutôt des relations informelles effectivement développées.

4. Dans une entreprise, des salariés négocient entre eux la répartition réelle des tâches en dehors des règles officielles : de quoi cet exemple relève-t-il principalement ?

De la hiérarchie administrative, parce que les salariés cherchent à appliquer les consignes générales
De l’organisation informelle, parce qu’il s’agit de relations et de comportements effectivement développés
De l’organisation formelle, parce que la répartition concerne les tâches prévues par la structure
Du système de communication, parce que toute négociation constitue une transmission d’informations

De l’organisation informelle, parce qu’il s’agit de relations et de comportements effectivement développés

Explication

L’organisation informelle comprend les arrangements et négociations qui existent de fait sans correspondre entièrement aux attentes formelles. La structure formelle renvoie, au contraire, aux règles prescrites, même lorsque le travail réel s’en écarte.

5. Comment définir une organisation au sens de l’action organisée ?

Un regroupement spontané dans lequel les objectifs communs résultent d’une identité collective déjà constituée
Un cadre naturel qui impose automatiquement la coopération entre des individus poursuivant des intérêts compatibles
Un ensemble de règles administratives destiné à supprimer les divergences d’orientation entre les participants
Une solution construite par des acteurs relativement autonomes pour résoudre des problèmes de coopération en vue d’objectifs communs

Une solution construite par des acteurs relativement autonomes pour résoudre des problèmes de coopération en vue d’objectifs communs

Explication

L’organisation est une construction élaborée par des acteurs relativement autonomes afin de résoudre les problèmes de l’action collective et de la coopération malgré leurs orientations divergentes. Elle ne constitue donc pas un cadre naturel qui imposerait mécaniquement la coopération.

6. Quelle différence distingue la sociologie des organisations de la sociologie de l’action organisée ?

La première examine les objectifs communs, tandis que la seconde décrit les comportements individuels sans tenir compte des collectifs
La première étudie les comportements dans des groupes constitués, tandis que la seconde analyse plus largement la coordination de l’action
La première analyse les valeurs collectives, tandis que la seconde étudie les normes appliquées aux relations professionnelles
La première observe les structures informelles, tandis que la seconde se limite aux règles prescrites des organisations formelles

La première étudie les comportements dans des groupes constitués, tandis que la seconde analyse plus largement la coordination de l’action

Explication

La sociologie des organisations analyse les comportements conformes ou inattendus au sein de groupes humains constitués, alors que la sociologie de l’action organisée porte plus largement sur la coordination de l’action. L’action organisée dépasse ainsi l’étude des seules structures formelles.

7. Quel principe caractérise l’organisation du travail selon Taylor ?

Adapter les tâches aux contraintes objectives et coordonner rationnellement les comportements
Laisser les agents définir leurs tâches selon leur initiative et leur expérience
Accorder la priorité aux relations affectives entre les membres de l’atelier
Confier la régulation du travail aux traditions professionnelles locales

Adapter les tâches aux contraintes objectives et coordonner rationnellement les comportements

Explication

Pour Taylor, l’organisation efficace repose sur des tâches rationnellement définies et adaptées aux contraintes objectives de la production. L’initiative des agents n’est pas le principe central de ce modèle, car l’organisation scientifique réduit leur autonomie.

8. Dans quelle séquence la méthode taylorienne organise-t-elle l’étude du travail ?

Choisir les ouvriers, recueillir leurs préférences, puis laisser évoluer les procédures
Observer et classer les faits, établir des lois, puis associer tâche et ouvrier
Confier la tâche à l’artisan, observer ses habitudes, puis formaliser ses choix
Définir les salaires, répartir les postes, puis rechercher les causes des écarts

Observer et classer les faits, établir des lois, puis associer tâche et ouvrier

Explication

La méthode taylorienne commence par une analyse scientifique des tâches, suivie du classement des faits et de l’établissement de lois du travail, avant l’appariement entre tâche et ouvrier. Elle se distingue ainsi de l’empirisme fondé sur les habitudes de l’artisan.

9. Quelle combinaison décrit correctement la division taylorienne du travail ?

Une suppression du contrôle des temps et une rémunération indépendante du rendement
Une séparation verticale des fonctions et une parcellisation horizontale des postes
Une autonomie verticale des ouvriers et une coordination horizontale des équipes
Une rotation horizontale des métiers et une fusion verticale des responsabilités

Une séparation verticale des fonctions et une parcellisation horizontale des postes

Explication

La division taylorienne sépare verticalement la conception, l’exécution et le contrôle, tout en parcellisant et spécialisant horizontalement les postes. La rotation des métiers et l’autonomie accrue ne correspondent pas à cette organisation.

10. Que cherchait à tester l’expérience menée par Elton Mayo à la Western Electric entre 1927 et 1932 ?

Si la rémunération au rendement suffisait à stabiliser les comportements
Si la séparation entre conception et exécution supprimait les conflits
Si les règlements écrits produisaient une autorité mieux acceptée
Si l’amélioration des conditions de travail pouvait accroître la productivité

Si l’amélioration des conditions de travail pouvait accroître la productivité

Explication

L’expérience de Mayo testait l’hypothèse selon laquelle de meilleures conditions de travail augmenteraient la productivité, en comparant un groupe expérimental à un groupe témoin. Elle ne se réduisait pas à une mesure de l’effet de l’éclairage.

11. Que met en évidence l’effet Hawthorne dans l’analyse du travail ?

La productivité progresse lorsque chaque poste reçoit une tâche davantage parcellisée
La productivité peut augmenter dans diverses circonstances grâce à des facteurs sociaux et psychologiques
La productivité dépend principalement de la variation mesurée de l’éclairage dans l’atelier
La productivité résulte surtout de règles écrites appliquées par des fonctionnaires spécialisés

La productivité peut augmenter dans diverses circonstances grâce à des facteurs sociaux et psychologiques

Explication

L’effet Hawthorne désigne l’augmentation de la productivité observée dans différentes circonstances et attire l’attention sur la reconnaissance, les besoins psychologiques et l’appartenance collective. Il ne fournit donc pas une explication strictement fondée sur l’éclairage.

12. Quelles formes de domination Weber distingue-t-il comme fondements de la légitimité de l’autorité ?

La domination économique, la domination technique et la domination affective
La domination familiale, la domination militaire et la domination professionnelle
La domination charismatique, la domination traditionnelle et la domination légale
La domination informelle, la domination collective et la domination contractuelle

La domination charismatique, la domination traditionnelle et la domination légale

Explication

Weber distingue les dominations charismatique, traditionnelle et légale comme trois formes de légitimité de l’autorité. Les autres regroupements mélangent des types de relations ou des caractéristiques organisationnelles qui ne constituent pas cette typologie.

13. Quelle organisation correspond à la domination rationnelle-légale dans la conception de Weber ?

Une bureaucratie où des fonctionnaires appliquent des règlements et des procédures écrites
Un collectif coordonné par des relations personnelles et des accords informels
Une communauté dirigée par une personnalité reconnue pour ses qualités exceptionnelles
Une organisation régie par des coutumes transmises entre générations successives

Une bureaucratie où des fonctionnaires appliquent des règlements et des procédures écrites

Explication

La bureaucratie correspond à la domination rationnelle-légale : des fonctionnaires y appliquent des règlements et les procédures écrites occupent une place prépondérante. Le charisme et la tradition renvoient à d’autres formes de domination chez Weber.

14. Comment l’analyse stratégique caractérise-t-elle l’acteur organisationnel ?

Il privilégie les objectifs collectifs en renonçant à mobiliser des ressources personnelles
Il applique mécaniquement les règles en disposant d’une information complète sur toutes les situations
Il poursuit des objectifs personnels avec ses ressources, sous des contraintes et avec une information incomplète
Il choisit ses actions sans contraintes organisationnelles et selon des informations stables

Il poursuit des objectifs personnels avec ses ressources, sous des contraintes et avec une information incomplète

Explication

L’acteur stratégique poursuit des objectifs personnels en mobilisant ses ressources, mais il agit dans les contraintes de l’organisation avec une information incomplète et changeante. Il dispose donc d’une rationalité limitée, plutôt que d’une connaissance complète de la situation.

15. Comment l’analyse stratégique comprend-elle le fonctionnement d’une organisation ?

Comme un ensemble de règles indépendantes des interactions entre les personnes
Comme un cadre prédéfini qui détermine intégralement les comportements individuels
Comme une structure technique dont les résultats ne dépendent pas des stratégies individuelles
Comme une construction sociale issue des relations réelles et des jeux entre acteurs

Comme une construction sociale issue des relations réelles et des jeux entre acteurs

Explication

L’organisation est une construction sociale produite par l’activité humaine et doit être analysée à partir des relations concrètes et des jeux d’acteurs. Elle ne constitue donc pas un cadre qui déterminerait intégralement les conduites.

16. Comment le pouvoir se définit-il dans une relation entre acteurs ?

Comme un rapport de force fondé sur les marges de liberté et l’imprévisibilité conservées par chacun
Comme une autorité officielle attribuée à un acteur par sa position dans la hiérarchie
Comme une capacité juridique résultant des règles écrites qui organisent les comportements
Comme une qualité personnelle acquise par un acteur et conservée indépendamment de ses relations

Comme un rapport de force fondé sur les marges de liberté et l’imprévisibilité conservées par chacun

Explication

Le pouvoir repose sur une relation de force et sur la marge de liberté que chaque partenaire peut préserver ou exploiter. Il ne constitue donc pas un attribut définitivement détenu par une personne, même si une position hiérarchique peut influencer les relations.

17. Pourquoi la maîtrise d’une zone d’incertitude donne-t-elle du pouvoir à un acteur ?

Parce qu’elle lui permet de contrôler une dimension imprévisible dont les autres dépendent
Parce qu’elle transforme les règles officielles en consignes applicables à tous les acteurs
Parce qu’elle lui confère automatiquement le rang hiérarchique le plus élevé dans l’organisation
Parce qu’elle supprime les divergences d’intérêts qui rendent les relations organisationnelles instables

Parce qu’elle lui permet de contrôler une dimension imprévisible dont les autres dépendent

Explication

Une zone d’incertitude est une dimension imprévisible qu’un acteur parvient à contrôler, ce qui lui fournit une ressource dans la relation de pouvoir. La position hiérarchique ne suffit pas à elle seule à produire ce pouvoir.

18. Qu’est-ce qu’un système d’action concret dans une organisation ?

Un ensemble de procédures écrites qui détermine les comportements sans négociation entre les acteurs
Un ensemble de jeux structurés et d’ajustements permanents entre des acteurs interdépendants
Une hiérarchie officielle qui répartit les responsabilités selon des fonctions précisément définies
Un dispositif technique qui coordonne les tâches en supprimant les divergences d’intérêts

Un ensemble de jeux structurés et d’ajustements permanents entre des acteurs interdépendants

Explication

Le système d’action concret se construit à travers des jeux structurés et des ajustements continus entre des acteurs interdépendants, dont les intérêts peuvent diverger. Il ne correspond donc pas à une organisation entièrement déterminée par les règles officielles.

19. Quel rôle les règles du jeu formelles et informelles jouent-elles dans un système d’action concret ?

Elles permettent à chaque acteur de poursuivre ses intérêts sans tenir compte des autres membres
Elles fixent les contributions minimales, canalisent les stratégies de pouvoir et stabilisent les relations
Elles remplacent les négociations entre acteurs par des obligations écrites identiques pour tous
Elles attribuent le pouvoir aux responsables officiels en supprimant les arrangements informels

Elles fixent les contributions minimales, canalisent les stratégies de pouvoir et stabilisent les relations

Explication

Les règles formelles et informelles définissent ce que les acteurs doivent apporter, orientent leurs stratégies de pouvoir et contribuent à un équilibre collectif. Les réduire à des règles uniquement écrites ferait disparaître la dimension informelle essentielle du système.

20. Quelle organisation du travail caractérise les usines de la Seïta étudiées par Friedberg ?

Une organisation séparant opérateurs, commerciaux et réparateurs dans un contexte dominé par l’innovation
Une distinction entre chefs d’atelier, ouvriers de production et ouvriers d’entretien dans un cadre rationalisé
Une répartition entre ingénieurs, contremaîtres et techniciens dans un environnement marqué par des changements fréquents
Une structure réunissant dirigeants, employés administratifs et sous-traitants dans un fonctionnement peu réglementé

Une distinction entre chefs d’atelier, ouvriers de production et ouvriers d’entretien dans un cadre rationalisé

Explication

Friedberg décrit une organisation stable et fortement rationalisée qui distingue les chefs d’atelier, les ouvriers de production et les ouvriers d’entretien. La structure étudiée n’est donc pas présentée comme instable ou faiblement réglementée.

21. Quelle est la principale source d’incertitude dans les usines de la Seïta décrites par Friedberg ?

La variation des commandes, tandis que les opérations techniques suivent des procédures flexibles
La rotation des chefs d’atelier, tandis que les ouvriers de production organisent librement leurs tâches
Le conflit entre services, tandis que les machines fonctionnent selon des programmes entièrement prévisibles
La panne des machines, tandis que les autres activités sont largement prévues par des règles impersonnelles

La panne des machines, tandis que les autres activités sont largement prévues par des règles impersonnelles

Explication

Dans cette organisation fortement rationalisée, les activités ordinaires sont largement prévues, mais les pannes des machines restent imprévisibles. La rotation des responsables ou les variations commerciales ne constituent pas la source d’incertitude centrale décrite ici.

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Que cherche à expliquer la sociologie selon Ogien (2001) ?

Comment un ordre social émerge et se maintient malgré des intérêts divergents.

Par quels moyens un ordre social se maintient-il selon Ogien (2001) ?

Par des actions coordonnées, comportements récurrents et attentes satisfaites.

Quelle est la source de la définition de la coordination de l’action sociale ?

Ogien, 2001.

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