QCM : Souplesse mobilité et relâchement — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond à la souplesse selon Weineck ?

La capacité de stabiliser une articulation pendant un mouvement soumis à une résistance
La capacité d’exécuter des mouvements de grande amplitude angulaire, avec ou sans forces extérieures
La capacité de contrôler activement un mouvement polyarticulaire de grande amplitude
La capacité de produire rapidement une force élevée dans une amplitude articulaire donnée

La capacité d’exécuter des mouvements de grande amplitude angulaire, avec ou sans forces extérieures

Explication

La souplesse désigne l’aptitude à atteindre une grande amplitude angulaire, soit par soi-même, soit sous l’influence de forces extérieures. La mobilité s’en distingue parce qu’elle implique un contrôle actif du mouvement.

2. Quelle situation illustre le mieux la mobilité plutôt que la souplesse ?

Une personne atteint une grande amplitude grâce à la pression exercée par un partenaire
Une personne lève activement la jambe et contrôle son amplitude sans aide extérieure
Une personne maintient une articulation immobile à la limite de son amplitude
Une personne augmente sa force maximale pendant un mouvement contre résistance

Une personne lève activement la jambe et contrôle son amplitude sans aide extérieure

Explication

La mobilité est une souplesse active, contrôlée et appliquée au mouvement, notamment dans une action réalisée sans assistance. Une amplitude obtenue grâce à un partenaire relève plutôt de la souplesse passive.

3. Quelle association décrit correctement le travail passif et le travail actif ?

Le travail passif utilise des forces extérieures, tandis que le travail actif repose sur la contraction des agonistes
Le travail passif maintient une position, tandis que le travail actif parcourt rapidement toute l’amplitude
Le travail passif concerne une activité précise, tandis que le travail actif concerne les mouvements quotidiens
Le travail passif repose sur la contraction des agonistes, tandis que le travail actif utilise des forces extérieures

Le travail passif utilise des forces extérieures, tandis que le travail actif repose sur la contraction des agonistes

Explication

Le travail passif atteint l’amplitude grâce à une force extérieure, alors que le travail actif associe la contraction des agonistes à l’étirement des antagonistes. La distinction statique-dynamique porte plutôt sur le maintien ou le déplacement dans l’amplitude.

4. Un exercice consiste à maintenir une articulation à la limite de son amplitude sans la déplacer : de quelle forme de travail s’agit-il ?

Du travail passif
Du travail spécifique
Du travail dynamique
Du travail statique

Du travail statique

Explication

Le travail statique maintient une position à la limite de l’amplitude articulaire. Le travail dynamique implique au contraire que l’articulation parcoure rapidement son amplitude sans résistance marquée.

5. Quelle structure peut s’allonger d’environ 20 à 50 % de sa longueur de repos lorsqu’elle est étirée ?

Le tendon
Le fascia
Le nerf médian
Le muscle

Le muscle

Explication

Le muscle peut s’allonger de 20 à 50 % de sa longueur de repos et sollicite alors les ponts d’actine-myosine ainsi que la titine. Le tendon présente une extensibilité bien plus faible, d’environ 2 %.

6. Quelle description caractérise le tendon ?

Un matériau visco-élastique enveloppant les fibres et les faisceaux musculaires
Un ensemble de protéines contractiles responsables du raccourcissement musculaire
Une bandelette fibreuse reliant un muscle à l’os qu’il doit mouvoir
Une structure nerveuse permettant le coulissement des tissus pendant le mouvement

Une bandelette fibreuse reliant un muscle à l’os qu’il doit mouvoir

Explication

Le tendon est une bandelette de tissu fibreux, peu innervée et peu ou pas vascularisée, qui relie le muscle à l’os. Le fascia enveloppe les structures musculaires et unit les fibres, mais n’assure pas cette liaison muscle-os.

7. Quelle propriété distingue principalement le tendon lors d’un étirement ?

Il enveloppe les fibres musculaires et possède un comportement visco-élastique
Il s’allonge de 20 à 50 % et sollicite les ponts d’actine-myosine
Il transmet la force musculaire et présente une faible extensibilité d’environ 2 %
Il peut s’étirer jusqu’à 20 % et relève des mécanismes de neuro-dynamique

Il transmet la force musculaire et présente une faible extensibilité d’environ 2 %

Explication

Le tendon transmet la force mécanique de la contraction aux articulations, possède une extensibilité faible d’environ 2 % et devient linéaire sous l’étirement. L’allongement de 20 à 50 % concerne le muscle, tandis que l’étirement jusqu’à 20 % concerne le nerf médian.

8. Quel rôle décrit le mieux le fascia dans les structures musculaires ?

Il produit la contraction en formant des ponts entre l’actine et la myosine
Il relie le muscle à l’os et transmet directement la force de contraction à l’articulation
Il conduit l’influx nerveux et se mobilise par des phénomènes de neuro-dynamique
Il unit les fibres et comprend les membranes qui entourent les fibres, les faisceaux et le muscle

Il unit les fibres et comprend les membranes qui entourent les fibres, les faisceaux et le muscle

Explication

Le fascia est un matériau visco-élastique qui unit les fibres et regroupe les membranes entourant les fibres musculaires, les faisceaux et le muscle. La liaison muscle-os et la transmission de la force relèvent du tendon, non du fascia.

9. Quel rôle les articulations doivent-elles assurer pour permettre un mouvement fonctionnel ?

Une alternance entre relâchement capsulaire et contraction musculaire
Une mobilité maximale obtenue par l’absence de maintien ligamentaire
Une stabilité complète obtenue par la limitation des mouvements articulaires
Un équilibre entre stabilité et mobilité grâce à la capsule et aux ligaments

Un équilibre entre stabilité et mobilité grâce à la capsule et aux ligaments

Explication

La capsule et les ligaments contribuent au maintien tout en permettant aux articulations de concilier stabilité et mobilité. Confondre stabilité et mobilité conduirait à privilégier une fonction au détriment de l’autre.

10. Lors d’un étirement qui met en charge une articulation ou un ligament, quelle conduite adopter si une douleur apparaît ?

Réduire l’amplitude tout en poursuivant l’exercice sans interruption
Accélérer le mouvement pour franchir rapidement la zone douloureuse
Maintenir l’étirement afin d’augmenter progressivement la tolérance tissulaire
Arrêter l’étirement pour éviter d’aggraver une faiblesse articulaire

Arrêter l’étirement pour éviter d’aggraver une faiblesse articulaire

Explication

La douleur signale qu’il faut arrêter un étirement mettant en charge les articulations ou les ligaments, notamment en présence d’hyper-laxité. Poursuivre malgré la douleur peut exposer une structure déjà vulnérable à une blessure.

11. Quelle association décrit correctement les propriétés des muscles fusiformes et penniformes ?

Le fusiforme est peu extensible, tandis que le penniforme est très extensible
Le fusiforme favorise la vitesse, tandis que le penniforme favorise la force
Le fusiforme favorise la force, tandis que le penniforme favorise la vitesse
Le fusiforme possède des fibres obliques, tandis que le penniforme les possède parallèles

Le fusiforme favorise la vitesse, tandis que le penniforme favorise la force

Explication

Les fibres parallèles du muscle fusiforme favorisent une grande extensibilité et une vitesse élevée, tandis que les fibres obliques du muscle penniforme favorisent davantage la force. La confusion fréquente consiste à inverser ces deux fonctions.

12. Qu’est-ce que le tonus musculaire permet notamment de maintenir ?

La mobilité maximale grâce à un relâchement permanent des muscles
La puissance musculaire grâce à des contractions brèves et volontaires
La posture grâce à une activité contractile plus ou moins continue
La laxité articulaire grâce à une absence d’activité musculaire

La posture grâce à une activité contractile plus ou moins continue

Explication

Le tonus musculaire correspond à une activité contractile plus ou moins continue des muscles striés, utile aux mouvements et au maintien de la posture. Il ne repose donc pas sur un relâchement permanent ni sur des contractions exclusivement brèves.

13. Que se passe-t-il lorsqu’un muscle est brutalement étiré et que le réflexe myotatique est activé ?

Le muscle antagoniste se contracte afin d’empêcher tout mouvement
Le muscle étiré se contracte sous l’action des fuseaux neuromusculaires
Le muscle étiré inhibe sa propre activité pour diminuer la tension
Le muscle étiré se relâche sous l’action des organes tendineux de Golgi

Le muscle étiré se contracte sous l’action des fuseaux neuromusculaires

Explication

Le réflexe myotatique déclenche la contraction du muscle en réponse à son propre étirement, notamment lorsqu’il est brutal, grâce aux fuseaux neuromusculaires. Le relâchement en réponse à une tension excessive relève du réflexe myotatique inverse.

14. Quel mécanisme protège le muscle lorsqu’une tension excessive est détectée dans son tendon ?

Le réflexe de douleur augmente le tonus pour maintenir la tension atteinte
Le réflexe d’inhibition réciproque contracte le muscle antagoniste pour bloquer le tendon
Le réflexe myotatique inverse inhibe le muscle et favorise son relâchement
Le réflexe myotatique contracte le muscle afin d’augmenter sa résistance

Le réflexe myotatique inverse inhibe le muscle et favorise son relâchement

Explication

Les organes tendineux de Golgi déclenchent le réflexe myotatique inverse lorsque la tension devient excessive, ce qui inhibe le muscle et permet son relâchement. Le réflexe myotatique produit au contraire une contraction en réponse à l’étirement musculaire.

15. Lorsqu’un muscle agoniste se contracte, quel effet le réflexe d’inhibition réciproque produit-il sur le muscle antagoniste ?

Il augmente sa tension pour s’opposer à l’action de l’agoniste
Il déclenche sa contraction en réponse à son propre étirement
Il le contracte afin de stabiliser le mouvement de l’agoniste
Il le relâche afin de faciliter le mouvement de l’agoniste

Il le relâche afin de faciliter le mouvement de l’agoniste

Explication

Le réflexe d’inhibition réciproque relâche le muscle antagoniste pendant la contraction de l’agoniste, ce qui facilite le mouvement. Une contraction de l’antagoniste rendrait l’action de l’agoniste plus difficile plutôt que de la faciliter.

16. Pourquoi faut-il rester sous le seuil limite pendant un exercice d’étirement ?

Parce que dépasser ce seuil augmente progressivement la souplesse sans risque
Parce que la douleur déclenche une inhibition durable du muscle étiré
Parce que le seuil limite correspond à la zone de mobilité la plus efficace
Parce que la douleur peut provoquer une contraction prématurée du muscle

Parce que la douleur peut provoquer une contraction prématurée du muscle

Explication

Le réflexe de douleur entraîne une contraction prématurée du muscle, ce qui justifie de ne pas insister lorsque la douleur apparaît. Dépasser le seuil douloureux ne constitue donc pas une méthode fiable pour accroître la souplesse.

17. Quel effet l’inactivité prolongée a-t-elle sur les qualités physiques ?

Elle affecte la force mais épargne généralement la mobilité articulaire
Elle préserve la mobilité en laissant les structures s’adapter au repos
Elle les diminue rapidement, notamment la souplesse et la mobilité
Elle augmente la souplesse grâce à une réduction des contraintes mécaniques

Elle les diminue rapidement, notamment la souplesse et la mobilité

Explication

L’inactivité diminue rapidement les qualités physiques, notamment la souplesse et la mobilité, car les structures vivantes s’adaptent aux conditions qui leur sont imposées. La préservation de la mobilité dépend plutôt d’un entretien régulier que d’un repos prolongé.

18. Quelle évolution caractérise les tissus avec le vieillissement ?

La déshydratation augmente brièvement tandis que leurs qualités mécaniques restent préservées
La déshydratation reste stable tandis que l’échauffement détériore leur mobilité
La déshydratation diminue de 10 à 15 % et leurs qualités mécaniques augmentent
La déshydratation augmente de 10 à 15 % et leurs qualités mécaniques diminuent

La déshydratation augmente de 10 à 15 % et leurs qualités mécaniques diminuent

Explication

Avec le vieillissement, la déshydratation augmente de 10 à 15 % et la consolidation des tissus réduit leurs qualités mécaniques. L’échauffement peut améliorer temporairement la mobilité, mais il ne renverse pas cette évolution liée à l’âge.

19. Quels effets la souplesse et la mobilité peuvent-elles avoir sur la réalisation des mouvements ?

Elles réduisent la force en fin d’amplitude, mais favorisent la stabilité articulaire
Elles facilitent les mouvements, améliorent la technique et permettent de produire de la force en fin d’amplitude
Elles limitent l’amplitude, mais augmentent la vitesse de contraction musculaire
Elles remplacent la coordination, tout en diminuant les exigences énergétiques de l’effort

Elles facilitent les mouvements, améliorent la technique et permettent de produire de la force en fin d’amplitude

Explication

Une bonne souplesse et une mobilité suffisante augmentent l’amplitude, améliorent la technique et la coordination, réduisent le coût énergétique et facilitent la production de force en fin d’amplitude. La mobilité ne remplace pas la coordination et n’entraîne pas une diminution de la force en fin d’amplitude.

20. Quelle routine est la plus adaptée pour préparer une séance d’effort ?

Une mobilité active et dynamique d’environ 15 à 20 minutes
Une série d’étirements prolongés visant le relâchement musculaire
Des étirements passifs et statiques maintenus pendant 15 à 20 minutes
Une mobilisation passive réalisée sans mouvement actif ni sollicitation nerveuse

Une mobilité active et dynamique d’environ 15 à 20 minutes

Explication

Une routine active et dynamique d’environ 15 à 20 minutes peut favoriser l’afflux sanguin, le réveil nerveux et la préparation aux contraintes. Les étirements passifs, statiques et prolongés peuvent au contraire réduire l’activation musculaire avant l’effort.

21. Quel effet un étirement passif et statique prolongé peut-il produire sur le muscle avant un effort ?

Il peut améliorer la force sans modifier l’activation électromyographique
Il peut diminuer la force et l’activation électromyographique du muscle
Il peut accroître l’activation électromyographique sans changer la force produite
Il peut augmenter la force et l’activation électromyographique du muscle

Il peut diminuer la force et l’activation électromyographique du muscle

Explication

Un étirement prolongé, surtout lorsqu’il est passif et statique, diminue la force musculaire et l’activation électromyographique. La mobilité dynamique poursuit une finalité différente, car elle prépare le mouvement plutôt qu’elle ne réduit l’activation.

22. Comment répartir les principaux types d’étirements entre l’échauffement et une séance dédiée à la souplesse ?

Le dynamique actif et le balistique servent surtout à la récupération, tandis que le CRE prépare l’effort
Les étirements actifs servent surtout au repos, tandis que les mobilisations balistiques développent la récupération
Le CRE sert surtout à l’échauffement, tandis que le balistique vise une détente passive en fin de séance
Le dynamique actif et le balistique servent surtout à l’échauffement, tandis que le CRE vise le gain de souplesse

Le dynamique actif et le balistique servent surtout à l’échauffement, tandis que le CRE vise le gain de souplesse

Explication

Les étirements dynamiques actifs et balistiques sont principalement utilisés à l’échauffement, alors que les techniques CRE et les étirements actifs peuvent viser un gain de souplesse dans une séance dédiée. Le CRE n’a donc pas pour rôle principal de préparer immédiatement l’effort.

23. Quelle séquence caractérise la technique CRE ?

Relâcher le muscle, le mobiliser, puis le contracter
Contracter le muscle, l’étirer, puis maintenir la contraction
Étirer le muscle, le contracter, puis le relâcher
Contracter le muscle, le relâcher, puis l’étirer

Contracter le muscle, le relâcher, puis l’étirer

Explication

La technique CRE suit une séquence de contraction, relâchement puis étirement, en utilisant le réflexe post-inhibition isométrique. Elle se distingue ainsi d’un étirement passif direct, qui ne commence pas par une contraction.

24. Après un effort intense, quand faut-il programmer les étirements destinés à gagner en souplesse ?

Au moment où la fatigue musculaire est encore maximale
Après un délai d’environ 1 à 4 heures
Pendant les premières minutes suivant la fin de l’effort
Avant l’effort intense afin de prolonger la récupération

Après un délai d’environ 1 à 4 heures

Explication

Après un effort intense, les étirements visant le gain de souplesse doivent être différés d’environ 1 à 4 heures. Les réaliser immédiatement ajoute une contrainte alors que les muscles viennent déjà d’être fortement sollicités.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 54 flashcards sur Souplesse mobilité et relâchement.

Qu'est-ce que la souplesse selon Weineck (1996) ?

La capacité d'exécuter des mouvements de grande amplitude angulaire.

Selon Broussal-Derval et Ganneau (2018), qu'est-ce que la mobilité ?

Une souplesse polyarticulaire active et contrôlée appliquée au mouvement.

Quelle place occupe le mouvement fonctionnel dans la pyramide d'expression des qualités physiques ?

Il est placé au-dessus de la mobilité et de la stabilité.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Souplesse mobilité et relâchement.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM