QCM : Spectroscopie UV-visible (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que provoque l’absorption d’un rayonnement UV ou visible en spectroscopie UV-visible ?

Le déplacement d’un noyau vers un niveau vibrationnel de plus basse énergie
Le transfert d’un électron vers une orbitale moléculaire occupée de plus basse énergie
La conversion d’un électron en photon au sein de l’échantillon
La promotion d’un électron vers une orbitale moléculaire vacante de plus haute énergie

La promotion d’un électron vers une orbitale moléculaire vacante de plus haute énergie

Explication

L’absorption d’un photon UV ou visible peut promouvoir un électron vers une orbitale moléculaire vacante plus énergétique. Une transition vibrationnelle concerne les niveaux de vibration, et non cette promotion électronique.

2. Lors d’une transition électronique, quel transfert d’électron peut se produire entre orbitales moléculaires ?

D’une orbitale vide σ* ou π* vers une orbitale pleine σ, π ou n
D’une orbitale pleine σ, π ou n vers une orbitale antiliante vide σ* ou π*
D’une orbitale pleine σ vers une autre orbitale pleine π ou n
D’une orbitale vide π* vers une autre orbitale vide σ* ou π*

D’une orbitale pleine σ, π ou n vers une orbitale antiliante vide σ* ou π*

Explication

La transition correspond à la promotion d’un électron d’une orbitale pleine σ, π ou n vers une orbitale antiliante vide σ* ou π*. Un transfert depuis une orbitale vide vers une orbitale pleine inverse le sens de la transition décrite.

3. Dans un spectrophotomètre UV-visible, quelle succession décrit correctement le rôle du monochromateur et du détecteur ?

Le monochromateur balaie les longueurs d’onde, les faisceaux traversent l’échantillon et la référence, puis le détecteur produit un signal électrique proportionnel à l’intensité lumineuse.
Le détecteur balaie les longueurs d’onde, le monochromateur mesure les cuves, puis les faisceaux sont convertis en intensité lumineuse.
La référence balaie les longueurs d’onde, l’échantillon produit un faisceau électrique, puis le monochromateur mesure son intensité.
Le monochromateur mesure le signal électrique, les faisceaux traversent le détecteur, puis la référence règle la longueur d’onde.

Le monochromateur balaie les longueurs d’onde, les faisceaux traversent l’échantillon et la référence, puis le détecteur produit un signal électrique proportionnel à l’intensité lumineuse.

Explication

Le monochromateur sélectionne les longueurs d’onde au cours du balayage, puis le rayonnement traverse l’échantillon et la référence avant que le détecteur ne convertisse l’intensité en signal électrique proportionnel. Le détecteur ne réalise pas le balayage des longueurs d’onde.

4. Quel critère permet de choisir un solvant pour une mesure UV-visible dans un domaine spectral donné ?

Il doit transmettre la lumière uniquement dans le domaine visible.
Il ne doit pas absorber dans le domaine de longueurs d’onde utilisé.
Il doit présenter une absorption maximale à la longueur d’onde étudiée.
Il doit absorber fortement dans le domaine de longueurs d’onde utilisé.

Il ne doit pas absorber dans le domaine de longueurs d’onde utilisé.

Explication

Un solvant adapté ne doit pas absorber dans le domaine spectral utilisé, afin de ne pas interférer avec la mesure de l’échantillon. Une absorption forte du solvant ajouterait au signal mesuré.

5. Que représente la transmittance dans la loi de Beer-Lambert ?

Le rapport de l’intensité incidente à l’intensité absorbée
La capacité molaire d’une substance à absorber à une longueur d’onde donnée
Le rapport de l’intensité transmise à l’intensité incidente
La quantité de lumière absorbée par unité de concentration

Le rapport de l’intensité transmise à l’intensité incidente

Explication

La transmittance correspond à la fraction de lumière incidente qui traverse l’échantillon, soit I/I0I/I_0. L’absorbance, contrairement à la transmittance, quantifie l’atténuation de la lumière et s’exprime par log⁡(I0I)\log\left(\frac{I_0}{I}\right).

6. À quelle longueur d’onde maximale absorbe une double liaison isolée non conjuguée lors d’une transition π→π* ?

À une longueur d’onde comprise entre 400 et 800 nm
À une longueur d’onde supérieure à 200 nm
À une longueur d’onde inférieure à 200 nm
À une longueur d’onde proche de 254 nm

À une longueur d’onde inférieure à 200 nm

Explication

Pour une double liaison isolée et non conjuguée, le maximum d’absorption de la transition π→π* est inférieur à 200 nm. La valeur de 254 nm correspond à une bande du benzène, et non à cette transition d’une double liaison isolée.

7. Quel est l’effet de la conjugaison sur l’écart énergétique entre les orbitales occupée la plus haute et vacante la plus basse ?

Elle le réduit, ce qui diminue l’énergie de transition et augmente la longueur d’onde maximale.
Elle le maintient constant, sans modifier l’énergie de transition ni la longueur d’onde maximale.
Elle l’augmente, ce qui diminue l’énergie de transition et augmente la longueur d’onde maximale.
Elle le réduit, ce qui augmente l’énergie de transition et diminue la longueur d’onde maximale.

Elle le réduit, ce qui diminue l’énergie de transition et augmente la longueur d’onde maximale.

Explication

La conjugaison rapproche les niveaux énergétiques occupé et vacant, ce qui réduit l’énergie nécessaire à la transition et accroît la longueur d’onde maximale. Une augmentation de l’écart énergétique entraînerait plutôt une transition plus énergétique et une longueur d’onde plus courte.

8. Dans le spectre UV du benzène dans l’hexane, à quelle longueur d’onde apparaît la bande B interdite ?

À 184 nm, avec une absorptivité molaire de 60 000
À 254 nm, avec une absorptivité molaire de 215
À 204 nm, avec une absorptivité molaire de 8 000
À 325 nm, avec une absorptivité molaire de 215

À 254 nm, avec une absorptivité molaire de 215

Explication

La bande B interdite du benzène apparaît à 254 nm et présente une absorptivité molaire de 215. La bande à 204 nm est également interdite, mais elle correspond à E2 et son absorptivité molaire est bien plus élevée.

9. Comment un solvant polaire influence-t-il une transition n→π* par rapport à une transition π→π* lorsque l’état excité est plus polaire que l’état fondamental ?

Il déplace les deux bandes vers les grandes longueurs d’onde en stabilisant davantage les états excités.
Il déplace la bande n→π* vers les courtes longueurs d’onde et la bande π→π* vers les grandes longueurs d’onde.
Il diminue l’intensité des deux bandes sans modifier leur position spectrale.
Il déplace la bande n→π* vers les grandes longueurs d’onde et la bande π→π* vers les courtes longueurs d’onde.

Il déplace la bande n→π* vers les courtes longueurs d’onde et la bande π→π* vers les grandes longueurs d’onde.

Explication

Pour une transition n→π*, la polarité stabilise l’état fondamental, augmente l’écart énergétique et entraîne un déplacement vers les courtes longueurs d’onde ; pour π→π*, elle peut stabiliser davantage l’état excité et déplacer la bande vers les grandes longueurs d’onde. L’idée que les deux bandes se déplacent vers les grandes longueurs d’onde ne tient pas compte de l’effet hypsochrome caractéristique de n→π*.

10. Après une absorption, quelle conséquence résulte d’une dissipation de l’énergie par vibration-rotation jusqu’au niveau vibrationnel le plus bas ?

La molécule rejoint un état triplet en émettant un photon retardé.
La molécule rejoint l’état électronique fondamental sans émettre de photon.
La molécule retourne à l’état fondamental en émettant un photon fluorescent.
La molécule reste dans l’état excité en transférant un photon au solvant.

La molécule rejoint l’état électronique fondamental sans émettre de photon.

Explication

La relaxation vibration-rotation peut dissiper l’énergie sans émission lumineuse et conduire à l’état électronique fondamental. La fluorescence constitue une voie différente, car elle s’accompagne de l’émission d’un photon.

11. Un pigment absorbe principalement une longueur d’onde dans le visible. Quel principe permet de prévoir la couleur perçue ?

La couleur perçue est déterminée par la longueur d’onde la moins présente dans la lumière blanche.
La couleur perçue résulte de l’émission d’une longueur d’onde égale à celle qui a été absorbée.
La couleur perçue correspond à la couleur de la longueur d’onde absorbée.
La couleur perçue est complémentaire de la couleur correspondant à la longueur d’onde absorbée.

La couleur perçue est complémentaire de la couleur correspondant à la longueur d’onde absorbée.

Explication

En pratique, on déduit la couleur observée en recherchant la couleur complémentaire de celle que le pigment absorbe. La couleur absorbée elle-même n’est donc pas celle principalement perçue.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Spectroscopie UV-visible.

Que provoque l’absorption UV-visible dans une molécule ?

La promotion d’un électron vers une orbitale moléculaire vacante de plus haute énergie.

Quel groupement est responsable de l’absorption du rayonnement ?

Le chromophore.

Quel domaine spectral traverse généralement la cuve en quartz contenant l’échantillon ?

De 180 à 1100 nm.

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