QCM : Surcharge en fer et hémoglobinopathies — 32 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle manifestation peut révéler une surcharge martiale ?

Une polyurie associée à une déshydratation
Une pâleur liée à une diminution du fer
Une asthénie accompagnée d’une hépatomégalie
Une hypoglycémie isolée sans anomalie hépatique

Une asthénie accompagnée d’une hépatomégalie

Explication

La surcharge martiale correspond à une accumulation excessive de fer et peut se manifester par une asthénie ou une hépatomégalie. La carence martiale correspond au contraire à un déficit en fer et peut notamment provoquer une pâleur.

2. Quel bilan initial est recommandé devant une suspicion d’hypersidérose ?

La bilirubine et le taux de prothrombine
La créatinine et la clairance de la créatinine
La glycémie et l’hémoglobine glyquée
Le coefficient de saturation de la transferrine et la ferritine

Le coefficient de saturation de la transferrine et la ferritine

Explication

Le bilan initial associe le coefficient de saturation de la transferrine et la ferritine afin d’explorer une éventuelle surcharge en fer. La glycémie et l’hémoglobine glyquée évaluent plutôt le métabolisme glucidique.

3. Chez un patient suspect de surcharge martiale, quelle interprétation du coefficient de saturation de la transferrine est correcte ?

Un CST supérieur à 45 % conduit à rechercher une mutation HFE
Un CST inférieur à 45 % confirme une hémochromatose HFE
Un CST supérieur à 45 % exclut une surcharge génétique
Un CST inférieur à 45 % impose d’abord une biopsie hépatique

Un CST supérieur à 45 % conduit à rechercher une mutation HFE

Explication

Un coefficient de saturation de la transferrine supérieur à 45 % conduit à rechercher une mutation HFE. Un CST inférieur à 45 % oriente plutôt vers une surcharge en fer non hémochromatosique.

4. Quel rôle caractérise la protéine HFE dans la régulation du fer ?

Elle stocke le fer dans les macrophages de la rate
Elle participe au complexe hépatique qui détecte le statut martial
Elle transporte principalement le fer circulant dans le plasma
Elle dégrade l’hepcidine produite par les hépatocytes

Elle participe au complexe hépatique qui détecte le statut martial

Explication

HFE est une protéine membranaire exprimée par les entérocytes et les hépatocytes, et elle participe à la détection hépatique du statut martial. La transferrine, et non HFE, assure principalement le transport du fer dans le sang.

5. Que se passe-t-il lorsque la concentration de fer augmente dans le mécanisme régulé par HFE ?

HFE s’associe à TfR1 et bloque la production d’hepcidine
HFE s’associe à TfR2 et stimule la production d’hepcidine
HFE dégrade la ferroportine et augmente l’absorption intestinale
HFE active la transferrine et accélère le recyclage du fer

HFE s’associe à TfR2 et stimule la production d’hepcidine

Explication

Lorsque le fer augmente, HFE se dissocie de TfR1, s’associe à TfR2 et stimule la production hépatique d’hepcidine. L’hepcidine ferme alors la ferroportine, ce qui limite l’absorption, le transport et le recyclage du fer.

6. Quel mécanisme résulte principalement d’une mutation HFE C282Y ?

Un excès d’hepcidine avec une ferroportine durablement fermée
Une diminution de transferrine avec une absorption intestinale réduite
Un déficit d’hepcidine avec une ferroportine durablement ouverte
Une destruction de TfR2 avec une élimination accrue du fer

Un déficit d’hepcidine avec une ferroportine durablement ouverte

Explication

La mutation HFE, principalement C282Y, est autosomique récessive et entraîne un déficit d’hepcidine ainsi qu’une ferroportine durablement ouverte, favorisant l’accumulation progressive de fer. Un excès d’hepcidine provoquerait au contraire une limitation de la disponibilité du fer.

7. Lequel de ces contextes évoque une cause secondaire de surcharge martiale ?

Une infection virale brève résolue spontanément
Une alimentation équilibrée sans antécédent médical notable
Des transfusions répétées au cours d’une maladie chronique
Une immobilisation temporaire après une entorse

Des transfusions répétées au cours d’une maladie chronique

Explication

Les transfusions répétées peuvent entraîner une surcharge martiale secondaire, tout comme certains traitements martiaux et certaines dysérythropoïèses. Une infection brève ou une immobilisation temporaire ne fait pas partie des causes indiquées.

8. Quel profil biologique et clinique correspond à une hépatosidérose métabolique ?

Une hyperferritinémie avec un CST fortement augmenté, sans contexte métabolique
Une ferritine basse avec un CST diminué, associée à une stéatose
Une ferritine normale avec un CST élevé, liée à des transfusions répétées
Une hyperferritinémie avec un CST normal ou peu augmenté, associée à un syndrome métabolique

Une hyperferritinémie avec un CST normal ou peu augmenté, associée à un syndrome métabolique

Explication

L’hépatosidérose métabolique associe une hyperferritinémie à un coefficient de saturation normal ou légèrement augmenté, dans un contexte de syndrome métabolique et de stéatose hépatique non alcoolique. Un CST habituellement augmenté oriente davantage vers une hémochromatose HFE.

9. Quelle interprétation est correcte chez une personne homozygote pour une mutation HFE ?

Elle développe nécessairement une atteinte viscérale en raison de la mutation
Elle reste protégée contre la surcharge en fer grâce à son patrimoine génétique
Elle présente une prévalence régionale comprise entre 1/200 et 1/1000
Elle peut ne pas développer la maladie en raison d’une pénétrance biologique incomplète

Elle peut ne pas développer la maladie en raison d’une pénétrance biologique incomplète

Explication

L’homozygotie mutée ne suffit pas à provoquer l’expression clinique, car la pénétrance biologique de l’hémochromatose HFE est incomplète. La mutation augmente le risque, mais elle ne signifie pas qu’une atteinte viscérale apparaîtra nécessairement.

10. Dans quelle succession l’histoire naturelle de l’hémochromatose HFE évolue-t-elle ?

Biologique initial, asymptomatique, clinique, biologique avec CST supérieur à 45 %, puis viscéral
Asymptomatique, clinique, biologique initial, viscéral, puis biologique avec CST supérieur à 45 %
Biologique avec CST supérieur à 45 %, viscéral, asymptomatique, biologique initial, puis clinique
Asymptomatique, biologique initial, biologique avec CST supérieur à 45 %, clinique, puis viscéral

Asymptomatique, biologique initial, biologique avec CST supérieur à 45 %, clinique, puis viscéral

Explication

L’évolution décrite commence par une phase asymptomatique, suivie de perturbations biologiques, puis d’un stade clinique et enfin viscéral. Le stade viscéral correspond à l’installation de lésions d’organes et survient après le stade clinique.

11. Quel traitement réduit principalement la surcharge en fer de l’hémochromatose HFE ?

Une restriction alimentaire visant à supprimer les apports de fer héminique
Une chélation intermittente captant le fer présent dans les cellules hépatiques
Une supplémentation en fer destinée à corriger la diminution de l’hémoglobine
Des saignées régulières retirant le fer contenu dans l’hémoglobine des globules rouges

Des saignées régulières retirant le fer contenu dans l’hémoglobine des globules rouges

Explication

Les saignées régulières retirent des globules rouges et, avec leur hémoglobine, une quantité de fer qui s’accumule dans l’organisme. La chélation n’est pas le traitement principal indiqué ici, et la supplémentation en fer aggraverait la surcharge.

12. Quelle évolution caractérise une intoxication aiguë par le fer ?

Une phase neurologique initiale, suivie d’une atteinte gastro-intestinale, puis d’une latence
Une atteinte gastro-intestinale, suivie d’une latence, puis d’une toxicité systémique
Une toxicité systémique immédiate, suivie d’une latence, puis d’une atteinte gastro-intestinale
Une atteinte rénale initiale, suivie d’une hépatite toxique, puis d’une amélioration digestive

Une atteinte gastro-intestinale, suivie d’une latence, puis d’une toxicité systémique

Explication

L’intoxication aiguë débute par des manifestations gastro-intestinales, peut connaître une stabilisation apparente pendant la latence, puis évoluer vers une toxicité systémique. Cette dernière peut entraîner un coma, une hépatite toxique ou une insuffisance rénale.

13. Quelle conduite correspond à une concentration de fer circulant supérieure à 90 micromoles par litre ?

Elle indique une toxicité modérée justifiant une simple surveillance digestive
Elle indique une toxicité faible nécessitant une supplémentation hydrique différée
Elle indique une toxicité sévère dont le risque vital apparaît sous 180 micromoles par litre
Elle indique une toxicité sévère nécessitant une chélation par le Desféral

Elle indique une toxicité sévère nécessitant une chélation par le Desféral

Explication

Au-delà de 90 micromoles par litre, la toxicité est considérée comme sévère et une chélation par le Desféral est nécessaire. Le seuil de 180 micromoles par litre correspond à un risque vital important, et non à la définition de la toxicité sévère initiale.

14. Une triathlète présente une ferritine à 20 µg/dL, alors que l’intervalle de référence est de 25 à 150 µg/dL : quelle conclusion faut-il retenir ?

Cette valeur indique une surcharge martiale modérée liée à l’endurance
Cette valeur correspond à une réserve martiale située dans la norme
Cette valeur suggère une carence fonctionnelle malgré des réserves normales
Cette valeur confirme une carence martiale absolue

Cette valeur confirme une carence martiale absolue

Explication

Une ferritine à 20 µg/dL est inférieure à la limite basse de référence fixée à 25 µg/dL, ce qui confirme une carence martiale absolue. Une carence fonctionnelle peut survenir malgré des réserves conservées, mais ce n’est pas le profil décrit ici.

15. Quelle stratégie thérapeutique est adaptée à la carence martiale de cette sportive ?

Un traitement martial d’au moins trois mois, poursuivi jusqu’à normalisation de la ferritine, avec contrôle biologique précoce
Un traitement martial limité à six mois, puis un don du sang immédiat après la dernière prise
Une surveillance de la ferritine pendant trois mois, avec traitement débuté après sa normalisation
Un traitement martial interrompu dès l’amélioration clinique, sans contrôle biologique rapproché

Un traitement martial d’au moins trois mois, poursuivi jusqu’à normalisation de la ferritine, avec contrôle biologique précoce

Explication

La prise en charge associe un traitement martial d’au moins trois mois, prolongé jusqu’à la normalisation de la ferritine, et un contrôle biologique précoce. L’amélioration des symptômes ne suffit pas à confirmer la reconstitution des réserves, et le don suivant doit être différé de six mois.

16. Quel élément du groupe hème permet la fixation réversible de l’oxygène par l’hémoglobine ?

Les groupements phosphates
Les résidus glucidiques
L’atome de fer Fe²⁺
Les chaînes de globine

L’atome de fer Fe²⁺

Explication

L’atome de fer Fe²⁺ du groupe hème fixe l’oxygène de manière réversible. Les chaînes de globine constituent la structure protéique, mais n’assurent pas directement cette fixation.

17. Dans quelles cellules l’hémoglobine est-elle principalement localisée pour assurer le transport de l’oxygène ?

Les plaquettes et les mégacaryocytes
Les cellules endothéliales et les fibroblastes
Les leucocytes et les monocytes
Les hématies et les réticulocytes

Les hématies et les réticulocytes

Explication

L’hémoglobine se trouve dans les hématies et les réticulocytes, où elle transporte l’oxygène. Le fer libre ne remplace pas physiologiquement cette fonction assurée par l’hémoglobine.

18. Quelle association de chaînes de globine correspond à l’HbF ?

Deux chaînes alpha et deux chaînes gamma
Deux chaînes gamma et deux chaînes bêta
Deux chaînes alpha et deux chaînes bêta
Deux chaînes alpha et deux chaînes delta

Deux chaînes alpha et deux chaînes gamma

Explication

L’HbF possède la structure α2γ2, avec deux chaînes alpha et deux chaînes gamma. L’HbA, souvent confondue avec elle, est composée de chaînes α2β2.

19. Quel changement d’expression génique explique principalement le remplacement postnatal de l’HbF par l’HbA ?

La disparition des gènes alpha et l’activation des gènes delta
L’extinction progressive des gènes gamma et l’expression des gènes bêta
L’augmentation des gènes delta et la diminution des gènes alpha
L’activation progressive des gènes gamma et l’extinction des gènes bêta

L’extinction progressive des gènes gamma et l’expression des gènes bêta

Explication

Après la naissance, les gènes gamma s’éteignent progressivement tandis que les gènes bêta s’expriment, ce qui favorise le remplacement de l’HbF par l’HbA. L’HbF prédomine surtout pendant la vie fœtale, et non après cette transition.

20. Quelle répartition électrophorétique correspond approximativement aux hémoglobines d’un adulte normal ?

Environ 50 % d’HbA, 45 % d’HbF et 5 % d’HbA2
Environ 70 % d’HbA, 25 % d’HbF et 5 % d’HbA2
Environ 97 % d’HbA, 2 à 3 % d’HbA2 et moins de 1 % d’HbF
Environ 90 % d’HbF, 9 % d’HbA et 1 % d’HbA2

Environ 97 % d’HbA, 2 à 3 % d’HbA2 et moins de 1 % d’HbF

Explication

Chez l’adulte normal, l’HbA représente environ 97 %, l’HbA2 environ 2 à 3 % et l’HbF moins de 1 %. Une forte proportion d’HbF correspond davantage à une situation fœtale ou pathologique qu’au profil adulte habituel.

21. Quelle distinction caractérise correctement les thalassémies par rapport aux hémoglobinoses ?

Les deux correspondent à des anomalies qualitatives des chaînes de globine
Les deux correspondent à des anomalies quantitatives de l’hème
Les thalassémies sont qualitatives, tandis que les hémoglobinoses sont quantitatives
Les thalassémies sont quantitatives, tandis que les hémoglobinoses sont qualitatives

Les thalassémies sont quantitatives, tandis que les hémoglobinoses sont qualitatives

Explication

Les thalassémies résultent d’un défaut de synthèse d’une chaîne de globine et constituent donc des anomalies quantitatives. Les hémoglobinoses produisent une hémoglobine structurellement anormale et relèvent d’anomalies qualitatives.

22. Pourquoi la bêta-thalassémie peut-elle provoquer une hypochromie et une microcytose ?

La diminution des chaînes alpha entraîne un excès relatif de chaînes bêta qui se dissolvent
La diminution des chaînes bêta entraîne un excès relatif de chaînes alpha qui précipitent
L’augmentation des chaînes bêta provoque une accumulation de chaînes gamma solubles
La disparition des chaînes alpha empêche la formation du groupe hème érythroïde

La diminution des chaînes bêta entraîne un excès relatif de chaînes alpha qui précipitent

Explication

Dans la bêta-thalassémie, le déficit en chaînes bêta crée un excès relatif de chaînes alpha, qui précipitent dans les précurseurs érythroïdes et perturbent l’érythropoïèse. L’excès relatif de chaînes bêta caractérise plutôt le déséquilibre associé à l’alpha-thalassémie.

23. Quelle différence distingue une bêta-thalassémie β0 d’une bêta-thalassémie β+ ?

β0 correspond à une absence totale d’expression, tandis que β+ correspond à une expression partielle
β0 désigne une anomalie structurale, tandis que β+ désigne une anomalie du groupe hème
β0 correspond à une expression partielle, tandis que β+ correspond à une absence totale d’expression
β0 concerne les chaînes alpha, tandis que β+ concerne les chaînes gamma

β0 correspond à une absence totale d’expression, tandis que β+ correspond à une expression partielle

Explication

Une mutation β0 empêche totalement l’expression du gène bêta, alors qu’une mutation β+ en conserve une expression partielle. La distinction porte donc sur la quantité de chaînes bêta produites, et non sur leur structure.

24. Quelle modification moléculaire caractérise l’hémoglobine S dans la drépanocytose ?

La substitution d’une valine par un acide glutamique au sixième codon bêta
La substitution de l’acide glutamique par une valine au sixième codon bêta
La substitution de l’acide glutamique par une lysine au sixième codon bêta
La substitution d’une lysine par une valine au sixième codon bêta

La substitution de l’acide glutamique par une valine au sixième codon bêta

Explication

Dans la drépanocytose, le sixième codon de la chaîne bêta entraîne le remplacement de l’acide glutamique par une valine, produisant l’HbS. Le remplacement par une lysine correspond à l’hémoglobinose C, et non à l’HbS.

25. Quel mécanisme explique la falciformation et les crises vaso-occlusives dans la drépanocytose ?

La précipitation de l’HbA oxygénée rigidifie les globules rouges
La polymérisation de l’HbS désoxygénée déforme les globules rouges
La dégradation de l’HbS oxygénée fragilise les membranes cellulaires
La fixation du fer plasmatique sur l’HbS bloque les petits vaisseaux

La polymérisation de l’HbS désoxygénée déforme les globules rouges

Explication

La désoxygénation de l’HbS favorise sa polymérisation, ce qui déforme les globules rouges et entraîne falciformation, hémolyse et vaso-occlusion. L’HbA normale ne suit pas ce mécanisme de polymérisation responsable de la falciformation.

26. Quelle différence clinique distingue généralement le sujet A/S du sujet S/S ?

Le sujet A/S est généralement asymptomatique, tandis que le sujet S/S présente une anémie hémolytique chronique et des crises vaso-occlusives
Les deux sujets présentent habituellement une anémie hémolytique chronique avec des crises vaso-occlusives
Le sujet A/S présente une anémie hémolytique chronique, tandis que le sujet S/S reste généralement asymptomatique
Les deux sujets restent généralement asymptomatiques en dehors des épisodes infectieux

Le sujet A/S est généralement asymptomatique, tandis que le sujet S/S présente une anémie hémolytique chronique et des crises vaso-occlusives

Explication

L’hétérozygotie A/S est généralement asymptomatique, alors que l’homozygotie S/S est associée à une anémie hémolytique chronique et à des crises vaso-occlusives. Assimiler les deux profils génétiques conduit donc à méconnaître la forme clinique sévère.

27. Quel est le rôle principal de l’électrophorèse de l’hémoglobine ?

Séparer et quantifier les fractions d’hémoglobine selon leur mobilité pour identifier des variants
Évaluer la déformation des globules rouges en fonction de leur taille
Mesurer les réserves en fer grâce à la concentration de ferritine circulante
Déterminer la quantité d’oxygène dissous dans le plasma sanguin

Séparer et quantifier les fractions d’hémoglobine selon leur mobilité pour identifier des variants

Explication

L’électrophorèse sépare et quantifie les différentes fractions d’hémoglobine selon leur mobilité électrophorétique, ce qui permet de reconnaître des variants. La ferritine renseigne sur les réserves en fer et ne remplit pas cette fonction d’identification des hémoglobines.

28. Dans quelle situation une électrophorèse de l’hémoglobine est-elle particulièrement indiquée ?

Devant une hyperglycémie isolée, une entorse récente ou une douleur musculaire
Devant une thrombopénie transitoire, une rhinite allergique ou une myopie
Devant une anémie microcytaire persistante, une grossesse ou une enquête familiale
Devant une hypercholestérolémie, une dermatite ou une infection urinaire simple

Devant une anémie microcytaire persistante, une grossesse ou une enquête familiale

Explication

L’électrophorèse est indiquée notamment en cas d’anémie microcytaire, de grossesse ou d’enquête familiale, ainsi que dans le dépistage néonatal et certaines origines géographiques à risque. Les autres situations proposées ne constituent pas des indications spécifiques de cet examen.

29. Depuis quelle date le dépistage néonatal de la drépanocytose est-il généralisé à tous les nouveau-nés ?

Depuis le 1er novembre 2024
Depuis le 1er janvier 2023
Depuis le 1er novembre 2025
Depuis le 1er septembre 2024

Depuis le 1er novembre 2024

Explication

Le dépistage néonatal de la drépanocytose est généralisé à tous les nouveau-nés depuis le 1er novembre 2024. Les autres dates ne correspondent pas à la date de généralisation indiquée.

30. Que faut-il rechercher devant une anémie microcytaire persistante malgré la correction d’une carence en fer ?

Une infection chronique par hémocultures et dosage de la créatinine
Une anomalie plaquettaire par myélogramme et bilan de coagulation
Un syndrome thalassémique par électrophorèse de l’hémoglobine et dosage de la ferritine
Une drépanocytose par radiographie thoracique et dosage de la bilirubine

Un syndrome thalassémique par électrophorèse de l’hémoglobine et dosage de la ferritine

Explication

La persistance d’une anémie microcytaire après correction de la ferritine doit faire rechercher un syndrome thalassémique à l’aide de l’électrophorèse et d’un dosage de la ferritine. Une radiographie thoracique n’est pas l’examen de référence pour explorer cette cause hémoglobinique.

31. Quelle anomalie électrophorétique oriente vers une bêta-thalassémie mineure ?

Une diminution de l’HbA2
Une augmentation isolée de l’HbS
Une augmentation de l’HbA2
Une absence complète d’HbA

Une augmentation de l’HbA2

Explication

Une HbA2 augmentée à l’électrophorèse oriente vers une bêta-thalassémie mineure. Une augmentation isolée de l’HbS évoque plutôt la présence d’un variant drépanocytaire, tandis que l’absence complète d’HbA correspond à d’autres profils hémoglobiniques.

32. Quel est l’objectif de l’enquête familiale et de l’exploration du conjoint chez une personne porteuse d’une bêta-thalassémie mineure ou d’un trait drépanocytaire ayant un projet de grossesse ?

Rechercher directement une anomalie hémoglobinique chez le nouveau-né après la naissance
Évaluer le risque génétique pour l’enfant à partir des caractéristiques hémoglobiniques des parents
Prévoir la survenue d’une crise vaso-occlusive chez la personne enceinte
Corriger une éventuelle carence en fer avant de réaliser toute analyse familiale

Évaluer le risque génétique pour l’enfant à partir des caractéristiques hémoglobiniques des parents

Explication

L’enquête familiale et l’exploration du conjoint permettent d’identifier les profils hémoglobiniques parentaux et d’évaluer le risque génétique pour l’enfant. Le dépistage néonatal intervient chez le nouveau-né et ne remplace donc pas l’évaluation du couple avant la grossesse.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 68 flashcards sur Surcharge en fer et hémoglobinopathies.

Qu'est-ce que la surcharge martiale ?

Une accumulation excessive de fer dans l’organisme.

Quels signes peuvent révéler une surcharge martiale ?

Asthénie, hépatomégalie, arthropathies ou douleurs articulaires.

Quels examens initiaux réalise-t-on en cas de suspicion d’hypersidérose ?

Le coefficient de saturation de la transferrine et la ferritine.

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Consultez la fiche de révision complète sur Surcharge en fer et hémoglobinopathies.

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