QCM : Topologie des espaces métriques — 51 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans un espace vectoriel normé, quelle expression définit la distance associée à la norme entre deux points xx et yy ?

d(x,y)=∥x∥+∥y∥d(x,y)=\|x\|+\|y\|
d(x,y)=∥x∥ ∥y∥d(x,y)=\|x\|\,\|y\|
d(x,y)=∥x−y∥d(x,y)=\|x-y\|
d(x,y)=∥x+y∥d(x,y)=\|x+y\|

$$d(x,y)=\|x-y\|$$

Explication

La distance associée à une norme mesure la norme du vecteur différence entre les deux points. La somme des normes individuelles ne tient pas compte directement de leur écart vectoriel.

2. Deux points distincts d’un ensemble muni de la distance discrète sont-ils nécessairement à distance unitaire l’un de l’autre ?

Oui, car la distance vaut 0 pour deux points distincts
Oui, car la distance vaut 1 lorsque les points sont distincts
Non, car leur distance dépend de leurs coordonnées
Non, car la distance discrète utilise leur distance usuelle

Oui, car la distance vaut 1 lorsque les points sont distincts

Explication

La distance discrète vaut 1 dès que les deux points sont différents, sans dépendre d’une représentation particulière. La valeur 0 est réservée aux points égaux.

3. Quelle inégalité exprime la propriété triangulaire d’une distance pour trois points x,y,zx,y,z ?

d(x,y)≤d(x,z)−d(y,z)d(x,y)\le d(x,z)-d(y,z)
d(x,y)+d(x,z)≤d(y,z)d(x,y)+d(x,z)\le d(y,z)
d(x,z)≤d(x,y)+d(y,z)d(x,z)\le d(x,y)+d(y,z)
d(x,z)=d(x,y)+d(y,z)d(x,z)=d(x,y)+d(y,z)

$$d(x,z)\le d(x,y)+d(y,z)$$

Explication

La propriété triangulaire borne la distance directe par la somme de deux distances passant par un point intermédiaire. L’égalité n’est pas exigée, et les autres inégalités ne correspondent pas à l’axiome métrique.

4. Que faut-il ajouter à un ensemble pour obtenir un espace métrique ?

Une distance définie sur cet ensemble
Une topologie issue d’une base dénombrable
Une norme définie sur chaque élément
Une opération de multiplication interne

Une distance définie sur cet ensemble

Explication

Un espace métrique est précisément un ensemble muni d’une distance. Une norme ou une structure algébrique peut fournir une distance, mais n’est pas requise par la définition.

5. Si A⊆EA\subseteq E et si dd est une distance sur EE, que devient la restriction de dd à AA ?

Une distance définie sur AA
Une distance définie sur le complémentaire de AA
Une distance définie sur tout produit E×EE\times E
Une fonction définie entre AA et E∖AE\setminus A

Une distance définie sur $$A$$

Explication

La restriction conserve les valeurs de dd lorsque ses deux arguments appartiennent à AA et constitue une distance sur AA. Elle ne change pas le domaine en une relation entre AA et son complémentaire.

6. Pour deux points d’un produit métrique, quelle opération caractérise la distance ω2\omega_2 ?

La somme directe des distances coordonnées
La racine carrée de la somme des carrés des distances coordonnées
Le maximum des distances coordonnées
Le produit des distances coordonnées

La racine carrée de la somme des carrés des distances coordonnées

Explication

La distance ω2\omega_2 combine les distances coordonnées selon une somme quadratique suivie d’une racine carrée. La somme simple correspond à ω1\omega_1, tandis que le maximum correspond à ω∞\omega_\infty.

7. Laquelle de ces chaînes d’inégalités compare correctement les trois distances produit ?

ω2≤ω∞≤mω1≤ω1\omega_2\le\omega_\infty\le m\omega_1\le\omega_1
ω1≤ω2≤ω∞≤mω1\omega_1\le\omega_2\le\omega_\infty\le m\omega_1
ω∞≤ω2≤ω1≤mω∞\omega_\infty\le\omega_2\le\omega_1\le m\omega_\infty
mω∞≤ω1≤ω2≤ω∞m\omega_\infty\le\omega_1\le\omega_2\le\omega_\infty

$$\omega_\infty\le\omega_2\le\omega_1\le m\omega_\infty$$

Explication

Le maximum est inférieur ou égal à la norme quadratique, elle-même inférieure ou égale à la somme, qui est bornée par mω∞m\omega_\infty. Les autres chaînes inversent au moins une de ces comparaisons.

8. Un point situé à une distance exactement égale à rr du centre appartient-il à la boule ouverte B(a,r)B(a,r) ?

Non, car la condition requiert une distance strictement inférieure à rr
Oui, car la condition autorise une distance inférieure ou égale à rr
Non, car une boule ouverte ne contient pas son centre
Oui, car la sphère est incluse dans toute boule ouverte

Non, car la condition requiert une distance strictement inférieure à $$r$$

Explication

La boule ouverte contient les points vérifiant d(x,a)<rd(x,a)<r, donc ceux situés sur la sphère de rayon rr en sont exclus. Le centre est au contraire inclus lorsque le rayon est positif.

9. Quelle condition caractérise l’appartenance d’un point xx à la boule fermée Bf(a,r)B_f(a,r) ?

d(x,a)=rd(x,a)=r
d(x,a)>rd(x,a)>r
d(x,a)≤rd(x,a)\le r
d(x,a)<rd(x,a)<r

$$d(x,a)\le r$$

Explication

La boule fermée autorise les points dont la distance au centre est égale au rayon, d’où la condition d(x,a)≤rd(x,a)\le r. La condition d’égalité décrit la sphère, tandis que l’inégalité stricte décrit la boule ouverte.

10. Comment définit-on le diamètre d’une partie non vide AA d’un espace métrique ?

δ(A)=sup⁡x∈Ad(x,a)\delta(A)=\sup_{x\in A}d(x,a) pour un centre fixé
δ(A)=sup⁡x,y∈Ad(x,y)\delta(A)=\sup_{x,y\in A}d(x,y)
δ(A)=inf⁡x,y∈Ad(x,y)\delta(A)=\inf_{x,y\in A}d(x,y)
δ(A)=∑x,y∈Ad(x,y)\delta(A)=\sum_{x,y\in A}d(x,y)

$$\delta(A)=\sup_{x,y\in A}d(x,y)$$

Explication

Le diamètre est la borne supérieure de toutes les distances entre deux points de AA. Une borne inférieure mesurerait plutôt le rapprochement minimal, et une distance à un centre ne caractérise pas directement l’étendue de la partie.

11. Quelle expression mesure la distance d’un point xx à une partie non vide AA ?

d(x,A)=∑a∈Ad(x,a)d(x,A)=\sum_{a\in A}d(x,a)
d(x,A)=sup⁡a∈Ad(x,a)d(x,A)=\sup_{a\in A}d(x,a)
d(x,A)=inf⁡a∈Ad(x,a)d(x,A)=\inf_{a\in A}d(x,a)
d(x,A)=inf⁡a∈Ad(a,x)+1d(x,A)=\inf_{a\in A}d(a,x)+1

$$d(x,A)=\inf_{a\in A}d(x,a)$$

Explication

La distance d’un point à une partie est la borne inférieure des distances entre ce point et les éléments de la partie. La borne supérieure décrit plutôt l’éloignement maximal, tandis qu’une somme n’est pas la définition métrique recherchée.

12. Laquelle des formulations exprime la convergence de la suite (xn)\left(x_n\right) vers ε\varepsilon dans un espace métrique (E,d)\left(E,d\right) ?

Pour tout entier NN, il existe ϑ>0\vartheta>0 tel que d(xN,ε)<ϑd\left(x_N,\varepsilon\right)<\vartheta.
Il existe ϑ>0\vartheta>0 tel que d(xn,ε)<ϑd\left(x_n,\varepsilon\right)<\vartheta pour tout entier nn.
Pour tout ϑ>0\vartheta>0, il existe NN tel que d(xn,ε)<ϑd\left(x_n,\varepsilon\right)<\vartheta pour tout n≥Nn\geq N.
Pour toute valeur de nn, il existe ϑ>0\vartheta>0 tel que d(xn,ε)<ϑd\left(x_n,\varepsilon\right)<\vartheta.

Pour tout $$\vartheta>0$$, il existe $$N$$ tel que $$d\left(x_n,\varepsilon\right)<\vartheta$$ pour tout $$n\geq N$$.

Explication

La convergence signifie que, pour chaque rayon positif, tous les termes d’indice assez grand sont dans la boule correspondante autour de ε\varepsilon. La présence d’un rayon fixe ou le contrôle d’un seul terme ne garantit pas cette proximité finale.

13. Si une suite dans un espace métrique converge à la fois vers ε\varepsilon et vers η\eta, que peut-on conclure ?

Les deux limites sont nécessairement égales, donc ε=η\varepsilon=\eta.
Les deux limites sont égales lorsque la suite est bornée à partir d’un certain rang.
Les deux limites peuvent être distinctes si la suite possède deux sous-suites.
Les deux limites peuvent différer lorsque l’espace métrique n’est pas compact.

Les deux limites sont nécessairement égales, donc $$\varepsilon=\eta$$.

Explication

Dans un espace métrique, une suite convergente possède une limite unique. La présence de sous-suites, la bornitude ou la compacité ne permet pas de créer deux limites distinctes pour une même suite convergente.

14. Dans un produit métrique fini, comment vérifie-t-on qu’une suite converge vers un point donné ?

On vérifie la convergence de chaque suite coordonnée vers la coordonnée correspondante.
On vérifie que la suite possède une sous-suite convergente dans chaque coordonnée.
On vérifie que la distance entre deux termes successifs tend vers zéro.
On vérifie la convergence d’une seule coordonnée, les autres étant déterminées par elle.

On vérifie la convergence de chaque suite coordonnée vers la coordonnée correspondante.

Explication

La convergence dans un produit métrique fini équivaut à la convergence de chacune des suites coordonnées vers la coordonnée correspondante. La distance entre termes successifs ou l’existence de sous-suites ne suffit pas à établir cette convergence.

15. Laquelle des suites est une sous-suite de (xn)\left(x_n\right) ?

La suite formée par les termes de (xn)\left(x_n\right) rangés selon des valeurs d’indices décroissantes.
La suite obtenue en remplaçant chaque terme xnx_n par sa moyenne avec le terme suivant.
La suite (xφ(k))\left(x_{\varphi(k)}\right), où φ\varphi prend des valeurs arbitraires dans N\mathbb N.
La suite (xφ(k))\left(x_{\varphi(k)}\right), où φ:N→N\varphi:\mathbb N\to\mathbb N est strictement croissante.

La suite $$\left(x_{\varphi(k)}\right)$$, où $$\varphi:\mathbb N\to\mathbb N$$ est strictement croissante.

Explication

Une sous-suite est obtenue en sélectionnant les termes selon une application d’indices strictement croissante, ce qui conserve leur ordre. Une réindexation arbitraire ou un réarrangement décroissant ne respecte pas cette définition.

16. Qu’est-ce qui permet d’affirmer qu’un point ε\varepsilon est une valeur d’adhérence de (xn)\left(x_n\right) ?

Il existe une sous-suite de (xn)\left(x_n\right) qui converge vers ε\varepsilon.
Tous les termes de (xn)\left(x_n\right) sont finalement proches de ε\varepsilon.
La distance entre deux termes consécutifs tend vers zéro et ε\varepsilon appartient à l’espace.
La suite (xn)\left(x_n\right) est bornée et ε\varepsilon appartient à son espace ambiant.

Il existe une sous-suite de $$\left(x_n\right)$$ qui converge vers $$\varepsilon$$.

Explication

Une valeur d’adhérence est définie par l’existence d’une sous-suite convergeant vers le point considéré. La proximité finale de tous les termes caractérise plutôt la convergence de la suite entière.

17. Quelle condition caractérise une valeur d’adhérence ε\varepsilon d’une suite dans un espace métrique ?

La distance entre ε\varepsilon et le terme général tend vers une valeur positive fixée.
Toute boule ouverte de centre ε\varepsilon et de rayon positif contient une infinité de termes de la suite.
Il existe une boule ouverte de centre ε\varepsilon qui contient tous les termes de la suite.
Toute boule ouverte de centre ε\varepsilon contient un nombre fini de termes de la suite.

Toute boule ouverte de centre $$\varepsilon$$ et de rayon positif contient une infinité de termes de la suite.

Explication

Chaque voisinage ouvert de rayon positif autour d’une valeur d’adhérence contient une infinité de termes de la suite. La convergence, en revanche, impose que tous les termes soient finalement dans ce voisinage.

18. Une suite converge vers ε\varepsilon ; que peut-on dire d’une sous-suite extraite de cette suite ?

Elle converge vers une valeur d’adhérence éventuellement différente de ε\varepsilon.
Elle cesse de converger si les indices extraits ne sont pas consécutifs.
Elle converge encore vers ε\varepsilon.
Elle devient nécessairement constante à partir d’un certain rang.

Elle converge encore vers $$\varepsilon$$.

Explication

Toute sous-suite d’une suite convergente possède la même limite que la suite initiale. Les indices n’ont pas besoin d’être consécutifs, car leur croissance suffit à préserver la proximité finale avec ε\varepsilon.

19. Quelle condition définit une suite de Cauchy (xn)\left(x_n\right) dans un espace métrique ?

Pour tout ϑ>0\vartheta>0, il existe NN tel que d(xn,ε)<ϑd\left(x_n,\varepsilon\right)<\vartheta pour tout n≥Nn\geq N.
La distance entre deux termes successifs tend vers zéro, sans condition sur les autres couples d’indices.
Pour tout ϑ>0\vartheta>0, il existe NN tel que d(xp,xq)<ϑd\left(x_p,x_q\right)<\vartheta pour tous p,q≥Np,q\geq N.
Il existe un indice NN tel que les termes d’indices supérieurs à NN soient tous égaux.

Pour tout $$\vartheta>0$$, il existe $$N$$ tel que $$d\left(x_p,x_q\right)<\vartheta$$ pour tous $$p,q\geq N$$.

Explication

Une suite de Cauchy rend arbitrairement proches deux termes quelconques dès que leurs indices sont suffisamment grands. La comparaison avec un point fixé décrit la convergence, tandis que la proximité de termes successifs est une condition plus faible.

20. Quel lien général existe entre convergence et propriété de Cauchy dans un espace métrique ?

Toute suite bornée est de Cauchy après extraction d’une sous-suite.
Toute suite convergente est de Cauchy.
Toute suite de Cauchy converge dans chaque espace métrique.
Toute suite dont les termes successifs se rapprochent est convergente.

Toute suite convergente est de Cauchy.

Explication

La convergence vers une limite permet de rendre deux termes éloignés suffisamment proches l’un de l’autre, donc toute suite convergente est de Cauchy. La réciproque demande une hypothèse supplémentaire de complétude de l’espace.

21. Une suite de Cauchy possède une valeur d’adhérence ε\varepsilon ; quelle conclusion s’impose ?

La suite converge vers ε\varepsilon.
La suite converge vers toute valeur d’adhérence de ses sous-suites.
La suite devient constante dès qu’une boule autour de ε\varepsilon contient une infinité de termes.
La suite possède une sous-suite convergeant vers ε\varepsilon, mais elle peut rester divergente.

La suite converge vers $$\varepsilon$$.

Explication

Pour une suite de Cauchy, l’existence d’une valeur d’adhérence suffit à faire converger la suite entière vers cette valeur. Une simple sous-suite convergente ne garantit pas ce résultat pour une suite quelconque, mais la propriété de Cauchy impose la proximité de tous les termes tardifs.

22. Dans un espace métrique, quelle condition permet d’affirmer qu’une partie est ouverte ?

La partie contient une boule ouverte de rayon fixé autour d’un point donné
Chaque point de la partie possède une boule ouverte contenue dans cette partie
Chaque point de la partie appartient à une boule fermée contenue dans cette partie
Le complémentaire de la partie contient une boule ouverte autour de chaque point

Chaque point de la partie possède une boule ouverte contenue dans cette partie

Explication

Une partie est ouverte lorsque chacun de ses points est le centre d’une boule ouverte entièrement incluse dans la partie. La présence d’une seule boule autour d’un point ne suffit pas à caractériser l’ouverture de toute la partie.

23. Laquelle de ces parties est nécessairement ouverte dans tout espace métrique ?

Une sphère de rayon positif
Une partie finie quelconque
Une boule fermée
Une boule ouverte

Une boule ouverte

Explication

Toute boule ouverte est ouverte dans un espace métrique, comme le sont aussi l’ensemble vide et l’espace tout entier. Une boule fermée ou une sphère possède plutôt une propriété générale de fermeture.

24. Quelle combinaison décrit correctement les opérations de réunion et d’intersection conservant l’ouverture ?

Une réunion dénombrable et une intersection dénombrable d’ouverts
Une réunion finie et une intersection quelconque d’ouverts
Une réunion quelconque et une intersection quelconque d’ouverts
Une réunion quelconque et une intersection finie d’ouverts

Une réunion quelconque et une intersection finie d’ouverts

Explication

Les ouverts sont stables par réunions quelconques et par intersections finies. Une intersection infinie d’ouverts peut ne pas être ouverte, ce qui distingue les deux opérations.

25. Quelle famille de parties constitue une topologie sur un ensemble EE ?

Une famille contenant les singletons, stable par réunions finies et intersections quelconques
Une famille contenant ∅\varnothing, stable par intersections quelconques et réunions finies
Une famille contenant EE, stable par complémentaire et par réunions finies
Une famille contenant ∅\varnothing et EE, stable par réunions quelconques et intersections finies

Une famille contenant $$\varnothing$$ et $$E$$, stable par réunions quelconques et intersections finies

Explication

Une topologie contient l’ensemble vide et l’ensemble total, puis respecte les réunions quelconques et les intersections finies. La stabilité par intersections quelconques n’est pas exigée dans la définition.

26. Une famille de parties de EE est-elle une topologie lorsque ses réunions quelconques appartiennent à la famille et que ses intersections finies y appartiennent aussi, avec ∅\varnothing et EE ?

Non, car les réunions doivent être finies pour définir une topologie
Oui, mais seulement si chaque partie de EE appartient à la famille
Oui, car ces propriétés sont précisément les axiomes d’une topologie
Non, car il faut en plus que chaque singleton appartienne à la famille

Oui, car ces propriétés sont précisément les axiomes d’une topologie

Explication

La présence de ∅\varnothing et de EE, ainsi que la stabilité par réunions quelconques et intersections finies, définit une topologie. L’appartenance de tous les singletons ou de toutes les parties n’est pas requise.

27. Pourquoi une réunion infinie d’ouverts reste-t-elle ouverte dans un espace métrique, alors qu’une intersection infinie peut ne pas l’être ?

Les boules ouvertes sont stables par intersection infinie, mais pas par réunion infinie
Une intersection infinie est toujours fermée, tandis qu’une réunion infinie est toujours compacte
Les réunions infinies sont ouvertes parce qu’elles sont des ensembles finis de points
Les axiomes d’ouverture garantissent les réunions quelconques, mais seulement les intersections finies

Les axiomes d’ouverture garantissent les réunions quelconques, mais seulement les intersections finies

Explication

La structure des ouverts impose la stabilité par toute réunion, tandis qu’elle garantit l’ouverture des intersections dans le cas fini. Une intersection infinie doit donc être examinée séparément.

28. Comment reconnaître qu’une partie FF d’un espace métrique est fermée ?

Elle contient l’ensemble vide et l’espace tout entier
Elle contient une boule ouverte autour de chacun de ses points
Elle est une réunion quelconque de boules ouvertes
Son complémentaire est un ouvert

Son complémentaire est un ouvert

Explication

Par définition, une partie est fermée lorsque son complémentaire est ouvert. La propriété de contenir des boules autour de ses points caractérise plutôt les parties ouvertes.

29. Quelle opération conserve la fermeture pour des parties fermées d’un espace métrique ?

Toute réunion de fermés et toute intersection finie de fermés
Toute intersection finie de fermés et toute réunion quelconque de fermés
Toute différence de fermés et toute réunion dénombrable de fermés
Toute intersection de fermés et toute réunion finie de fermés

Toute intersection de fermés et toute réunion finie de fermés

Explication

Les fermés sont stables par intersections quelconques et par réunions finies. La réunion d’une famille infinie de fermés n’est pas nécessairement fermée.

30. Pour qu’une partie VV soit un voisinage d’un point aa, quelle condition doit-elle satisfaire ?

Elle doit contenir une boule fermée centrée en un point quelconque
Elle doit être le complémentaire d’une partie ouverte contenant aa
Elle doit contenir un ouvert auquel appartient le point aa
Elle doit être elle-même ouverte et contenir le point aa

Elle doit contenir un ouvert auquel appartient le point $$a$$

Explication

Un voisinage de aa est une partie qui contient un ouvert auquel aa appartient. Le voisinage n’a pas besoin d’être ouvert lui-même.

31. La partie VV est-elle un voisinage de aa si elle contient une boule ouverte centrée en aa et de rayon strictement positif ?

Oui, car cette boule fournit un ouvert contenu dans VV et contenant aa
Non, car un voisinage doit contenir une boule fermée centrée en aa
Oui, mais seulement si VV est une boule ouverte de même rayon
Non, car une boule centrée en aa ne peut pas être incluse dans un voisinage

Oui, car cette boule fournit un ouvert contenu dans $$V$$ et contenant $$a$$

Explication

Une boule ouverte de centre aa et de rayon strictement positif est un ouvert contenant aa ; son inclusion dans VV fait donc de VV un voisinage de aa. La partie VV elle-même peut être plus grande et ne pas être ouverte.

32. Quelle caractérisation relie l’ouverture d’une partie à la notion de voisinage ?

Une partie est ouverte si et seulement si elle contient un voisinage d’un point extérieur
Une partie est ouverte si et seulement si elle est un voisinage de chacun de ses points
Une partie est ouverte si et seulement si elle est un voisinage d’au moins un de ses points
Une partie est ouverte si et seulement si son complémentaire est un voisinage de chacun de ses points

Une partie est ouverte si et seulement si elle est un voisinage de chacun de ses points

Explication

L’ouverture signifie que chaque point de la partie possède une boule ouverte incluse dans celle-ci, ce qui revient à dire que la partie est un voisinage de chacun de ses points. Être voisinage d’un seul point ne suffit pas.

33. Quelle condition caractérise la convergence d’une suite (xn)(x_n) vers ε\varepsilon dans un espace métrique ?

Pour tout voisinage VV de ε\varepsilon, il existe NN tel que xn∈Vx_n\in V pour tout n≥Nn\geq N
Il existe un voisinage VV de ε\varepsilon contenant tous les termes de la suite
La suite possède un terme égal à ε\varepsilon à partir d’un certain rang
Pour toute boule centrée en un autre point, les termes xnx_n appartiennent à cette boule après un certain rang

Pour tout voisinage $$V$$ de $$\varepsilon$$, il existe $$N$$ tel que $$x_n\in V$$ pour tout $$n\geq N$$

Explication

La convergence vers ε\varepsilon exige que tout voisinage de ce point contienne tous les termes de la suite à partir d’un certain rang. La suite n’a pas besoin d’atteindre exactement ε\varepsilon ni de rester dans un seul voisinage fixé.

34. Comment caractérise-t-on l’intérieur d’une partie AA d’un espace métrique EE ?

L’ensemble des points dont toute boule rencontre le complémentaire de AA
L’ensemble des points dont AA est un voisinage
L’ensemble des points qui sont limites d’une suite de points extérieurs à AA
L’ensemble des points qui appartiennent à tout fermé contenant AA

L’ensemble des points dont $$A$$ est un voisinage

Explication

L’intérieur regroupe les points pour lesquels la partie AA constitue un voisinage. La condition selon laquelle toute boule rencontre AA caractérise plutôt l’adhérence.

35. Pour vérifier qu’un point aa appartient à l’intérieur de AA, quelle condition suffit-il d’établir ?

Il existe un rayon r>0r>0 tel que B(a,r)⊆AB(a,r)\subseteq A
La distance de aa à AA est égale à 00
Toute boule B(a,r)B(a,r) avec r>0r>0 rencontre AA
Il existe une suite de points de AA convergeant vers aa

Il existe un rayon $$r>0$$ tel que $$B(a,r)\subseteq A$$

Explication

L’appartenance à l’intérieur signifie qu’une boule ouverte de centre aa est entièrement contenue dans AA. La rencontre de chaque boule, une suite convergente ou une distance nulle décrit l’adhérence.

36. Quelle propriété d’optimalité caractérise l’intérieur d’une partie AA ?

C’est le plus grand fermé contenu dans AA
C’est le plus petit ouvert contenant AA
C’est le plus petit fermé contenant AA
C’est le plus grand ouvert contenu dans AA

C’est le plus grand ouvert contenu dans $$A$$

Explication

L’intérieur est la réunion de tous les ouverts inclus dans AA et constitue donc le plus grand ouvert contenu dans cette partie. Le plus petit fermé contenant AA correspond à son adhérence.

37. Comment définit-on l’adhérence d’une partie AA dans un espace métrique EE ?

L’ensemble des points qui possèdent une boule contenue dans AA
L’ensemble des points dont tout voisinage rencontre AA
L’ensemble des points qui ne sont dans aucun fermé contenant AA
L’ensemble des points appartenant à un ouvert inclus dans AA

L’ensemble des points dont tout voisinage rencontre $$A$$

Explication

L’adhérence rassemble les points dont chaque voisinage rencontre AA. La présence d’une boule contenue dans AA relève de l’intérieur, et non de l’adhérence.

38. Quelle description de l’adhérence exprime sa propriété parmi les fermés contenant AA ?

Elle est le plus petit ouvert contenant AA
Elle est le plus grand fermé contenu dans AA
Elle est le plus petit fermé contenant AA
Elle est le plus grand ouvert contenu dans AA

Elle est le plus petit fermé contenant $$A$$

Explication

L’adhérence est l’intersection de tous les fermés contenant AA, donc le plus petit fermé qui contient cette partie. Le plus grand ouvert contenu dans AA désigne son intérieur.

39. Quel critère séquentiel permet de reconnaître qu’un point xx est adhérent à une partie AA ?

Une suite constante égale à xx appartient à AA
Une suite de points de AA converge vers xx
Toute suite de points de AA reste à distance positive de xx
Une suite de points du complémentaire converge vers chaque point de AA

Une suite de points de $$A$$ converge vers $$x$$

Explication

Un point est adhérent à AA exactement lorsqu’une suite d’éléments de AA converge vers lui. Une distance positive empêcherait cette convergence, tandis que les autres conditions ne caractérisent pas l’adhérence.

40. Quelle condition séquentielle caractérise une partie fermée AA de l’espace métrique EE ?

Toute suite de points de EE possède une sous-suite dans AA
Toute suite de points de AA converge vers un élément fixe de AA
Toute suite de points extérieurs à AA converge vers un point de AA
Toute suite d’éléments de AA convergeant dans EE a sa limite dans AA

Toute suite d’éléments de $$A$$ convergeant dans $$E$$ a sa limite dans $$A$$

Explication

Une partie est fermée lorsque ses suites convergentes ne sortent pas de la partie : toute limite dans EE reste dans AA. La convergence vers un élément fixe n’est pas exigée, et les autres propriétés ne définissent pas la fermeture.

41. Laquelle des expressions décrit la frontière d’une partie AA ?

fr⁡(A)=adh⁡(A)∖int⁡(A)\operatorname{fr}(A)=\operatorname{adh}(A)\setminus\operatorname{int}(A)
fr⁡(A)=adh⁡(A)∩int⁡(A)\operatorname{fr}(A)=\operatorname{adh}(A)\cap\operatorname{int}(A)
fr⁡(A)=E∖adh⁡(A)\operatorname{fr}(A)=E\setminus\operatorname{adh}(A)
fr⁡(A)=int⁡(A)∖adh⁡(A)\operatorname{fr}(A)=\operatorname{int}(A)\setminus\operatorname{adh}(A)

$$\operatorname{fr}(A)=\operatorname{adh}(A)\setminus\operatorname{int}(A)$$

Explication

La frontière regroupe les points de l’adhérence qui ne sont pas des points intérieurs, d’où la différence entre adhérence et intérieur. Leur intersection décrit plutôt les points intérieurs, pas la frontière.

42. Que peut-on affirmer à propos des frontières d’une partie AA et de son complémentaire E∖AE\setminus A ?

La frontière de AA est l’intérieur de E∖AE\setminus A
Elles sont identiques
La frontière du complémentaire contient celle de AA sans lui être égale
Elles sont toujours disjointes

Elles sont identiques

Explication

Une partie et son complémentaire possèdent la même frontière. En revanche, leurs intérieurs peuvent différer, ce qui ne rend pas leurs frontières disjointes.

43. Quand dit-on qu’une partie AA est dense dans EE ?

Lorsque adh⁡(A)=E\operatorname{adh}(A)=E
Lorsque int⁡(A)=E\operatorname{int}(A)=E
Lorsque fr⁡(A)=A\operatorname{fr}(A)=A
Lorsque AA est un fermé de EE

Lorsque $$\operatorname{adh}(A)=E$$

Explication

La densité signifie que l’adhérence de AA coïncide avec tout l’espace EE. Avoir un intérieur égal à EE est une condition bien plus forte, qui correspond à une partie égale à l’espace.

44. Dans un espace métrique, quelle formulation est équivalente à la densité d’une partie AA dans EE ?

Tout point de AA possède une boule contenue dans AA
Toute suite de points de EE converge vers un élément de AA
Il existe une boule ouverte disjointe de AA autour de chaque point
Toute boule ouverte de rayon positif rencontre AA

Toute boule ouverte de rayon positif rencontre $$A$$

Explication

Une partie est dense lorsque chaque boule ouverte de rayon strictement positif rencontre cette partie, ce qui revient à dire que tout point de l’espace est limite d’une suite de points de AA. Une boule disjointe signalerait au contraire un point extérieur à l’adhérence.

45. Comment reconnaît-on qu’un point appartient à l’ensemble des points d’accumulation d’une partie AA ?

Un voisinage du point ne rencontre AA qu’en ce point
Le point appartient à AA sans être adhérent à cette partie
Le point possède une boule disjointe de AA
Tout voisinage du point rencontre AA en un point distinct de celui-ci

Tout voisinage du point rencontre $$A$$ en un point distinct de celui-ci

Explication

Un point d’accumulation est approché par des points de AA différents de lui-même dans chacun de ses voisinages. La présence du point lui-même dans un voisinage ne suffit donc pas à caractériser cette notion.

46. Comment appelle-t-on un point adhérent à AA qui n’est pas un point d’accumulation de AA ?

Un point extérieur à AA
Un point isolé de AA
Un point frontière de AA
Un point intérieur de AA

Un point isolé de $$A$$

Explication

Un point adhérent qui ne possède pas d’autres points de AA arbitrairement proches est appelé point isolé. Un point frontière, en revanche, est défini par la rencontre de la partie et de son complémentaire dans tout voisinage.

47. Quelle condition caractérise l’isolement d’un point aa d’une partie AA ?

Il existe r>0r>0 tel que B(a,r)∩A={a}B(a,r)\cap A=\{a\}
Pour tout r>0r>0, la boule B(a,r)B(a,r) contient une infinité de points de AA
Pour tout r>0r>0, on a B(a,r)∩A=∅B(a,r)\cap A=\varnothing
Il existe r>0r>0 tel que B(a,r)⊆AB(a,r)\subseteq A

Il existe $$r>0$$ tel que $$B(a,r)\cap A=\{a\}$$

Explication

L’isolement signifie qu’une boule de rayon strictement positif autour de aa ne contient, parmi les points de AA, que aa lui-même. Une boule entièrement incluse dans AA décrit plutôt une condition d’intériorité.

48. Quelle propriété permet de conclure qu’une partie AA est fermée dans un espace métrique ?

Elle contient au moins un point isolé
Elle contient tous ses points d’accumulation
Elle ne rencontre aucune boule centrée dans son complémentaire
Elle possède une boule ouverte autour de chacun de ses points

Elle contient tous ses points d’accumulation

Explication

Une partie est fermée si et seulement si elle contient tous ses points d’accumulation. La présence de points isolés ou de voisinages intérieurs ne suffit pas à assurer la fermeture.

49. Soit A⊆EA\subseteq E et B⊆AB\subseteq A. Quelle condition caractérise le fait que BB soit ouverte dans l’espace métrique relatif AA ?

Il existe un fermé FF de EE tel que B=F∩AB=F\cap A
Il existe un ouvert OO de EE tel que B=O∩AB=O\cap A
L’adhérence de BB dans EE est égale à AA
Il existe une boule de EE contenue dans BB autour de chaque point de AA

Il existe un ouvert $$O$$ de $$E$$ tel que $$B=O\cap A$$

Explication

Les ouverts de la topologie relative sont précisément les intersections de la partie ambiante AA avec des ouverts de EE. Une représentation par intersection avec un fermé décrit la fermeture relative, pas l’ouverture.

50. Comment caractérise-t-on une partie BB de AA qui est fermée dans la topologie relative de AA ?

Il existe un ouvert OO de EE tel que B=O∩AB=O\cap A
Chaque point de BB possède une boule de EE incluse dans BB
Toute boule de AA centrée hors de BB rencontre BB
Il existe un fermé FF de EE tel que B=F∩AB=F\cap A

Il existe un fermé $$F$$ de $$E$$ tel que $$B=F\cap A$$

Explication

Une partie est fermée relativement à AA lorsqu’elle s’écrit comme l’intersection de AA avec un fermé de l’espace ambiant EE. La représentation par un ouvert correspond à la notion d’ouverture relative.

51. Comment calcule-t-on l’adhérence de B⊆AB\subseteq A dans l’espace métrique relatif AA ?

En prenant le complémentaire dans EE de l’adhérence de BB
En intersectant BB avec l’intérieur de AA dans EE
En intersectant AA avec l’adhérence de BB dans EE
En prenant l’intérieur de BB dans EE

En intersectant $$A$$ avec l’adhérence de $$B$$ dans $$E$$

Explication

L’adhérence relative de BB est donnée par A∩B‾EA\cap\overline{B}^{E}, car elle conserve les points d’adhérence ambiants qui appartiennent à AA. Cette formule ne doit pas être remplacée par une formule portant sur l’intérieur.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 69 flashcards sur Topologie des espaces métriques.

Quelles conditions doit satisfaire une distance sur un ensemble E ?

d(x,y)=0 si et seulement si x=y, d(x,y)=d(y,x), et d(x,z)≤d(x,y)+d(y,z).

Qu'est-ce qu'un espace métrique ?

Un ensemble muni d’une distance.

Comment est définie la distance usuelle sur K=R ou C ?

Par d(x,y)=∣x−y∣d(x,y)=|x-y| où |·| est la valeur absolue ou le module.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Topologie des espaces métriques.

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