📋 Plan du Cours
- Définition et exemples d’espaces métriques
- Boules ouvertes, fermées et sphères
- Voisinages, points intérieurs et adhérents
- Parties ouvertes et parties fermées
- Intérieur et adhérence d’une partie
- Parties bornées et diamètre d’une partie
- Convergence des suites et sous-suites
- Valeurs d’adhérence et compacité
- Compacité dans un espace métrique
- Normes et distance associée
- Convergence uniforme et continuité
- Applications bilinéaires continues
📖 1. Définition et exemples d’espaces métriques
🔑 Notions clés & Définitions
- Distance : Une distance est une fonction d:X×X→R vérifiant positivité, séparation, symétrie et inégalité triangulaire.
- Espace métrique : Un espace métrique est un couple (X,d) où X est un ensemble non vide muni d’une distance d.
- Distance discrète : La distance discrète sur un ensemble X vaut 1 pour deux points distincts et 0 sinon.
- Distances équivalentes : Deux distances d1 et d2 sur X sont équivalentes si elles sont encadrées par des constantes positives l’une par l’autre.
- Distance induite : La distance induite sur une partie Y⊂X est la restriction de d à Y×Y.
📝 Points essentiels
- La séparation signifie d(x,y)=0 si et seulement si x=y.
- L’inégalité triangulaire s’écrit d(x,y)≤d(x,z)+d(z,y) pour tous x,y,z∈X.
- Sur R, la distance usuelle est d(x,y)=∣x−y∣ et définit un espace métrique.
- Sur C, la distance usuelle est d(z1,z2)=∣z1−z2∣ (module du complexe).
- La distance discrète donne d(x,y)=1 dès que x=y, ce qui fournit beaucoup de contre-exemples.
- Deux distances d1,d2 sont équivalentes s’il existe α,β>0 telles que αd2(x,y)≤d1(x,y)≤βd2(x,y) pour tout x,y.
💡 Astuce mémo
Distance = 4 axiomes : Positivité + Séparation + Symétrie + Triangle.
📖 2. Boules ouvertes, fermées et sphères
🔑 Notions clés & Définitions
- Boule ouverte : Une boule ouverte est l’ensemble des points à distance strictement inférieure à un rayon r d’un centre x.
- Boule fermée : Une boule fermée est l’ensemble des points à distance inférieure ou égale à un rayon r d’un centre x.
- Sphère : Une sphère de centre x et de rayon r est l’ensemble des points à distance exactement égale à r de x.
- Distance discrète : La distance discrète est une distance qui vaut 0 si deux points sont identiques et une constante (souvent 1) sinon.
- Distance induite : La distance induite est la distance obtenue sur une partie Y en mesurant les distances dans X entre deux points de Y.
📝 Points essentiels
- Pour tout x∈X et r>0, on a x∈B(x,r), donc B(x,r)≠∅.
- Les inclusions B(x,r)⊂B̄(x,r) et S(x,r)⊂B̄(x,r) sont vraies pour tout x∈X et r>0.
- Si 0<r1<r2 alors B(x,r1)⊂B(x,r2) et B̄(x,r1)⊂B̄(x,r2).
- Dans la distance discrète, B(x,r)={x} si 0<r≤1 et B(x,r)=X si r>1.
- Dans la distance discrète, B̄(x,r)={x} si 0≤r<1 et B̄(x,r)=X si r≥1.
- Dans la distance discrète, S_d(x,0)={x}, S(x,r)=∅ si 0<r<1, et S(x,1)=X{x} puis S(x,r)=∅ si r>1.
💡 Astuce mémo
Ouvert = < r ; Fermé = ≤ r ; Sphère = = r.
📖 3. Voisinages, points intérieurs et adhérents
🔑 Notions clés & Définitions
- Voisinage : Un voisinage d’un point x est une partie qui contient une boule ouverte centrée en x, pour un certain rayon r>0.
- Intérieur : L’intérieur ˚E d’une partie E est l’ensemble des points de E pour lesquels on peut trouver une boule ouverte entièrement contenue dans E.
- Adhérence : L’adhérence E d’une partie E est le plus petit fermé contenant E, c’est-à-dire l’intersection de tous les fermés contenant E.
- Point adhérent : Un point x est adhérent à E si toute boule ouverte centrée en x rencontre E.
- Frontière : La frontière @E d’une partie E est l’ensemble des points de E qui ne sont pas intérieurs à E, soit @E=E\˚E.
📝 Points essentiels
- x∈˚E équivaut à l’existence de r>0 tel que B(x,r)⊂E.
- x∈E équivaut à : pour tout r>0, B(x,r)∩E≠∅.
- L’adhérence vérifie E=E0 où E0 est l’ensemble des points adhérents à E.
- La famille des fermés contenant E n’est jamais vide car X est un fermé contenant E.
- E est fermée si et seulement si E=E (adhérence égale à la partie).
- @E=E\˚E et la frontière coïncide avec l’ensemble des points de frontière de E (égalité @E=E*).
💡 Astuce mémo
Intérieur = “boule dedans”, adhérence = “boule touche”, frontière = “dans mais pas dedans”.
📖 4. Parties ouvertes et parties fermées
🔑 Notions clés & Définitions
- Point intérieur : Un point intérieur d’une partie U est un point pour lequel on peut trouver une boule entièrement contenue dans U.
- Adhérence : L’adhérence d’une partie U est l’ensemble des points qu’on peut approcher par des suites de points de U.
- Partie ouverte : Une partie ouverte est une partie dont chaque point est intérieur, donc entouré d’une boule incluse dans la partie.
- Partie fermée : Une partie fermée contient tous ses points adhérents, c’est-à-dire qu’aucune limite de suite de la partie ne peut en sortir.
- Caractérisation séquentielle : La caractérisation séquentielle décrit l’intérieur et l’adhérence via le comportement des suites convergentes.
📝 Points essentiels
- Un point y est intérieur à U si toute suite (x_n) dans X convergeant vers y finit par être entièrement dans U à partir d’un certain rang.
- L’adhérence de U est le plus petit fermé contenant U pour l’inclusion.
- Un point y appartient à l’adhérence de U s’il existe une suite (x_n) dans U qui converge vers y.
- Une suite (x_n) converge vers y si, pour tout voisinage V de y, tous les x_n sont dans V à partir d’un certain rang.
- Une union quelconque de parties ouvertes est ouverte, et une intersection finie d’ouverts est ouverte.
- Une intersection quelconque de fermés est fermée, et une union finie de fermés est fermée.
💡 Astuce mémo
Intérieur = “boule dans U”, adhérence = “suite dans U qui converge vers y”.
📖 5. Intérieur et adhérence d’une partie
🔑 Notions clés & Définitions
- Intérieur d’une partie : L’intérieur d’une partie est l’ensemble des points pour lesquels il existe un voisinage entièrement contenu dans cette partie.
- Adhérence d’une partie : L’adhérence d’une partie est l’ensemble des points que l’on peut approcher par des points de la partie, via des voisinages.
- Homéomorphisme : Un homéomorphisme est une application continue bijective dont la réciproque est continue.
- Conservation de l’adhérence : La conservation de l’adhérence signifie que l’adhérence d’une partie est transformée en l’adhérence de son image par l’homéomorphisme.
📝 Points essentiels
- Un homéomorphisme envoie les parties ouvertes de X sur des parties ouvertes de Y.
- Un homéomorphisme envoie les parties fermées de X sur des parties fermées de Y.
- Un homéomorphisme transforme l’intérieur d’une partie de X en l’intérieur de l’image dans Y.
- Un homéomorphisme transforme l’adhérence d’une partie de X en l’adhérence de l’image dans Y.
- Un homéomorphisme transforme les suites convergentes en suites convergentes et préserve leurs limites.
- Un homéomorphisme envoie les points d’adhérence d’une suite dans X sur les points d’adhérence correspondants dans Y.
💡 Astuce mémo
Ouvert→Ouvert, Fermé→Fermé, Intérieur→Intérieur, Adhérence→Adhérence (même “type” topologique).
📖 6. Parties bornées et diamètre d’une partie
🔑 Notions clés & Définitions
- Boule ouverte : Une boule ouverte est l’ensemble des points situés à une distance strictement inférieure à un rayon donné autour d’un centre.
- Boule fermée : Une boule fermée est l’ensemble des points situés à une distance inférieure ou égale à un rayon donné autour d’un centre.
- Distance induite : La distance induite sur une partie E est la restriction de la distance de l’espace ambiant aux points de E.
- Topologie induite : La topologie induite sur E est la famille des ouverts de E obtenus comme intersections d’ouverts de l’espace ambiant avec E.
- Diamètre d’une partie : Le diamètre d’une partie mesure l’étendue maximale des distances entre deux points de cette partie.
📝 Points essentiels
- Dans un espace métrique, la distance induite sur E vérifie dE(x1,x2)=d(x1,x2) pour tous x1,x2∈E.
- Les boules dans la distance induite se décrivent par BdE(x,r)=Bd(x,r)∩E.
- La topologie induite sur E a pour ouverts exactement les intersections E∩O où O est ouvert dans l’espace ambiant.
- Une suite (xn) à valeurs dans E converge dans (E,dE) si et seulement si elle converge dans l’espace ambiant et que sa limite appartient à E.
- Si E est ouverte dans X, alors un ensemble A est ouvert dans la topologie induite sur E exactement quand A est ouvert dans X et A⊂E.
- Le diamètre d’une partie correspond à la plus grande distance possible entre deux points de cette partie (et il peut être infini si la partie n’est pas bornée).
💡 Astuce mémo
Induite = restriction : BE(x,r)=BX(x,r)∩E et donc ouverts = intersections avec E.
📖 7. Convergence des suites et sous-suites
🔑 Notions clés & Définitions
- Boule unité ouverte : La boule unité ouverte est l’ensemble des vecteurs de norme strictement inférieure à 1, noté B(0,1)={x∈X∣∥x∥<1}.
- Norme induite : La norme induite est la restriction d’une norme d’un espace X à un sous-espace Y, définie par ∥y∥Y=∥y∥ pour tout y∈Y.
- Norme produit : La norme produit est la norme sur un produit fini d’espaces normés définie par ∥(x1,…,xn)∥=max1≤i≤n∥xi∥i.
- Convergence en norme : La convergence en norme signifie que ∥xn−x∥→0 pour une norme donnée, ce qui équivaut à la convergence pour la distance associée à cette norme.
- Équivalence des normes : Deux normes sont équivalentes si elles engendrent des distances équivalentes, donc si elles donnent les mêmes notions topologiques (notamment convergence et continuité).
📝 Points essentiels
- Dans un espace vectoriel normé, la distance associée à d(x,y)=∥x−y∥ est invariante par translation et non bornée si X={0}.
- En dimension finie, toutes les normes sont équivalentes, donc elles définissent les mêmes voisinages, ouverts, fermés, suites convergentes et fonctions continues.
- Si ∥⋅∥1 et ∥⋅∥2 sont équivalentes, alors xn→x pour ∥⋅∥1 implique xn→x pour ∥⋅∥2 (et réciproquement).
- En dimension finie, on peut ramener l’étude à une norme de référence via une isométrie linéaire vers Rn, ce qui permet d’utiliser Bolzano–Weierstrass.
- Pour prouver l’équivalence, on montre d’abord une majoration de type ∥x∥≤C1∥x∥1, puis l’existence d’une constante C2>0 telle que ∥x∥1≤C2∥x∥.
- Contre-exemple en dimension infinie : sur C([0,1],R), les normes ∥⋅∥1 et ∥⋅∥∞ ne sont pas équivalentes (même topologiquement).
💡 Astuce mémo
Dimension finie = mêmes convergences : normes différentes, même topologie (donc même sous-suites convergentes).
📖 8. Valeurs d’adhérence et compacité
🔑 Notions clés & Définitions
- Valeur d’adhérence : Une valeur d’adhérence est une limite possible d’une sous-suite d’une suite donnée.
- Compacité séquentielle : La compacité séquentielle signifie que toute suite d’un espace (ou d’une partie) admet au moins une valeur d’adhérence.
- Partie compacte : Une partie est compacte si, munie de la métrique induite, toute suite de cette partie admet une valeur d’adhérence dans la partie.
- Espace métrique compact : Un espace métrique est compact si toute suite de ses points admet au moins une valeur d’adhérence.
- Compacité dans un espace normé : Dans un espace normé, la compacité se caractérise via la compacité de la sphère/boule unité et des fermés bornés.
📝 Points essentiels
- Dans un espace vectoriel normé de dimension finie, toute suite bornée admet au moins une valeur d’adhérence.
- Dans un sous-espace vectoriel Y de dimension finie, toute norme sur Y est équivalente à la norme induite sur Y.
- Dans un sous-espace vectoriel Y de dimension finie, toute suite bornée de Y admet une valeur d’adhérence dans Y.
- Dans un sous-espace vectoriel Y de dimension finie, Y est fermé dans l’espace ambiant.
- Un espace métrique est compact si et seulement si toute suite admet au moins une valeur d’adhérence.
- Si E est compacte, alors E est fermée et bornée dans l’espace ambiant; la fermeture se prouve par convergence de suites dans E et stabilité de la limite par compacité, et la bornitude par construction d’une suite trop “é
💡 Astuce mémo
Valeur d’adhérence = “limite de sous-suite” ; Compacité séquentielle = “toute suite a une limite possible”.
📖 9. Compacité dans un espace métrique
🔑 Notions clés & Définitions
- Boule fermée unité : La boule fermée unité est l’ensemble des points de norme ≤ 1, noté Bf(0,1) dans un espace normé.
- Sphère unité : La sphère unité est l’ensemble des points de norme égale à 1, noté S(0,1).
- Fermé borné : Un fermé borné est une partie à la fois fermée et contenue dans une boule de rayon fini.
- Compacité : La compacité est la propriété qu’a un espace (ou une partie) d’où toute suite admet une sous-suite convergente vers un point de la partie.
- Théorème de compacité de Riesz : Le théorème de Riesz caractérise la dimension finie par la compacité de la boule unité fermée dans un espace vectoriel normé.
📝 Points essentiels
- Dans un espace métrique, S(0,1) est compacte, et donc Bf(0,1) est compacte.
- Toute boule fermée Bf(x,r) est compacte, car Bf(x,r)=x+rBf(0,1) et on transfère la compacité par homothétie.
- Tous les fermés bornés sont compacts : si F est fermé et borné, alors F⊂Bf(0,M) pour un M et on conclut via compacité de la boule.
- Dans la preuve de la compacité de Bf(0,1), on traite deux cas : soit la suite vaut 0 une infinité de fois, soit on normalise yn=xn/∥xn∥ et on utilise la compacité de S(0,1).
- La normalisation yn=xn/∥xn∥ permet de séparer la direction (sur la sphère) et la norme (dans [0,1]), puis d’extraire des sous-suites convergentes.
- Dans un espace métrique, une partie compacte est toujours fermée et bornée (implication valable sans hypothèse de dimension).
💡 Astuce mémo
Direction + norme : on normalise sur la sphère puis on applique Bolzano–Weierstrass à la suite des normes dans [0,1]. (Sphère = direction, intervalle = longueur)
📖 10. Normes et distance associée
🔑 Notions clés & Définitions
- Connexité des intervalles ouverts : La connexité des intervalles ouverts non vides signifie qu’on ne peut pas les séparer en deux ouverts disjoints non vides.
- Homéomorphisme : Un homéomorphisme est une application bijective continue dont la réciproque est continue, préservant la connexité.
- Famille de parties connexes : Une famille de parties connexes est un ensemble de sous-ensembles chacun connexe, dont les intersections deux à deux sont non vides.
- Lemme de densité et connexité : Le lemme de densité dit que si une partie connexe est dense dans une partie, alors la partie entière est connexe.
- Image continue d’un intervalle : L’image d’un intervalle par une application continue est un intervalle, donc reste connexe.
📝 Points essentiels
- Tout intervalle ouvert non vide de (R, |·|) est connexe.
- Deux espaces homéomorphes ont la même connexité, donc tout intervalle ouvert non vide est connexe car homéomorphe à R.
- Si (Eα)α∈A est une famille de parties connexes d’intersection deux à deux non vide, alors ⋃α∈A Eα est connexe.
- L’hypothèse « intersections deux à deux non vides » peut être affaiblie en remplaçant par une chaîne d’intersections successives reliant deux ensembles quelconques.
- Une intersection de parties connexes n’est pas forcément connexe : même une intersection décroissante peut échouer (exemple des bandes Bn privées de l’origine).
- Dans un espace métrique, si E est connexe et E ⊂ B ⊂ E, alors B est connexe (en particulier E est connexe).
💡 Astuce mémo
Homéomorphisme = même “forme topologique” → connexité conservée.
🔑 Notions clés & Définitions
- Composante connexe : Une composante connexe est une partie connexe maximale pour l’inclusion, contenant un point donné.
- Cx : Cx désigne la composante connexe de X qui contient le point x.
- Lemme sur composantes connexes : Le lemme caractérise une composante connexe à partir d’une partie non vide ouverte, fermée et connexe.
- Suite de Cauchy : Une suite est de Cauchy si ses termes deviennent arbitrairement proches à partir d’un certain rang.
- Convergence uniforme : La convergence uniforme contrôle la proximité des fonctions sur tout l’espace de définition, avec un même seuil pour tous les points.
📝 Points essentiels
- Si y appartient à Cx, alors il existe une partie connexe contenant x et y, ce qui force l’inclusion Cx ⊂ [↵2AD↵ et réciproquement l’appartenance de y à Cx.
- Cx est connexe car c’est l’union de parties connexes qui se recouvrent par intersection non vide.
- Cx est fermée car, étant connexe et contenant x, elle est contenue dans la composante connexe Cx.
- Si Cx intersecte un connexe C, alors C ⊂ Cx : la composante connexe « avale » tout connexe qu’elle touche.
- X est connexe si et seulement si elle n’a qu’une seule composante connexe.
- Si E ⊂ X est non vide, ouverte, fermée et connexe, alors E est une composante connexe de X (et donc E = Cx pour tout x ∈ E).
💡 Astuce mémo
Connexe = « maximal » : Cx avale tout connexe qu’elle touche, et une partie ouverte+fermée+connexe est forcément une composante.
📖 12. Applications bilinéaires continues
🔑 Notions clés & Définitions
- Application bilinéaire : Une application bilinéaire est une application qui est linéaire dans chacune de ses deux variables séparément.
- Forme bilinéaire symétrique : Une forme bilinéaire symétrique vérifie l’égalité f(x,y)=f(y,x) pour tous les couples (x,y).
- Espace Lc(X1 ⇥ X2, Y) : L’espace Lc(X1 ⇥ X2, Y) regroupe les applications bilinéaires continues de X1 ⇥ X2 vers Y.
- Norme d’application bilinéaire : La norme subordonnée d’une application bilinéaire continue est le supremum de ||f(x1,x2)||Y sur les couples non nuls, pondéré par ||x1||X1||x2||X2.
📝 Points essentiels
- Pour une application bilinéaire f, la continuité en (0,0) est équivalente à la continuité sur tout X1 ⇥ X2.
- La continuité bilinéaire est équivalente à l’existence d’une constante C≥0 telle que ||f(x1,x2)||Y ≤ C||x1||X1||x2||X2 pour tous x1∈X1 et x2∈X2.
- La norme |||f||| est définie comme sup{kf(x1,x2)kY/(||x1||X1||x2||X2) : (x1,x2)∈X1⇥X2, x1≠0, x2≠0}.
- La norme |||f||| contrôle directement la valeur de f via l’inégalité ||f(x1,x2)||Y ≤ |||f|||·||x1||X1·||x2||X2.
- La symétrie d’une forme bilinéaire impose f(x,y)=f(y,x), ce qui réduit l’information nécessaire pour connaître f.
- Les résultats sur les applications bilinéaires se généralisent aux applications multilinéaires.
💡 Astuce mémo
Continuité bilinéaire = contrôle produit : f continue ⇔ ||f(x1,x2)|| ≤ C||x1||·||x2|| (tout se joue en (0,0)).
📊 Tableaux de synthèse
Ouvert / fermé : caractérisations équivalentes
| Notion | Caractérisation | Critère séquentiel |
|---|
| Ouvert | Chaque point est intérieur (∃ r>0, B(x,r)⊂E) | Si y∈E, toute suite (xn)→y est à partir d’un certain rang dans E |
| Fermé | Contient tous ses points d’adhérence (E^c ouvert) | Toute suite (xn)⊂E convergente a sa limite dans E |
Connexité : définitions équivalentes
| Notion | Définition | Critère via application vers {0,1} |
|---|
| Connexe | Impossible d’écrire X=O1∪O2 avec O1,O2 non vides, disjointes, ouvertes | Toute application continue f:X→{0,1} est constante |
| Connexe par arcs | Pour tous x,y, il existe un arc continu de x à y | (implication) connexe par arcs ⇒ connexe |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre distance induite et topologie induite : la première est la restriction de d à Y×Y, la seconde est obtenue par intersections d’ouverts avec Y.
- Croire que “adhérent” implique “intérieur” : un point adhérent peut être isolé ou d’accumulation, et peut même appartenir à Ec.
- Inverser les inclusions des boules : si 0<r1<r2 alors B(x,r1)⊂B(x,r2) et Bf(x,r1)⊂Bf(x,r2), pas l’inverse.
- Penser que deux distances équivalentes donnent les mêmes boules pour le même rayon : elles donnent des voisinages équivalents, mais les rayons se compensent (emboîtement avec un facteur).
- Oublier que l’unicité de la limite vaut pour les suites convergentes dans un espace métrique, mais qu’une suite peut avoir une unique valeur d’adhérence sans converger.
- Croire que compacité implique seulement “bornée” : en métrique, la compacité se caractérise par l’existence d’une valeur d’adhérence pour toute suite, et implique fermé et borné.
- Confondre continuité et continuité uniforme : la continuité uniforme impose un même seuil ⌘ pour tous x∈E, alors que la continuité simple permet ⌘ dépendant du point.
✅ Checklist Examen
- Définir une distance et vérifier les 4 axiomes (positivité, séparation, symétrie, inégalité triangulaire), puis donner l’exemple de la distance discrète.
- Définir boule ouverte, boule fermée et sphère, et traiter les cas particuliers de la distance discrète (valeurs de B, B̄, S selon r).
- Donner les définitions de voisinage, point intérieur, point adhérent, frontière, et reformuler adhérence/intérieur via intersections avec B(x,r).
- Caractériser une partie ouverte et une partie fermée, notamment via le complémentaire ouvert/fermé et les propriétés d’union/intersection (ouvert/fermé).
- Définir intérieur, adhérence, frontière et densité, puis utiliser les caractérisations séquentielles : suites convergentes dans E et limites dans l’adhérence.
- Définir “bornée” et le diamètre diam(E), et savoir relier diam(E)<+∞ à la bornitude, ainsi que diam(˚E)≤diam(E).
- Définir convergence d’une suite dans un espace métrique, unicité de la limite, et caractériser l’appartenance à E, à l’ouverture/fermeture/densité via suites.
- Définir équivalence de distances et équivalence de normes, puis rappeler que sur un espace vectoriel normé de dimension finie toutes les normes sont équivalentes (mêmes notions topologiques).
- Définir valeur d’adhérence et compacité séquentielle, puis relier compacité à “toute suite admet une valeur d’adhérence” et aux conséquences fermé+borné.
- Caractériser la compacité dans un espace normé : équivalences entre compacité de la sphère unité, boule unité fermée, boules fermées, et fermés bornés, puis énoncer le théorème de Riesz (dimension finie).
- Définir connexité et donner les critères équivalents (impossibilité de séparation en deux ouverts disjoints non vides, ou application continue vers {0,1} constante), puis traiter connexité par arcs et ses implications.
- Définir composantes connexes Cx, donner la construction via la relation d’équivalence, et savoir utiliser le lemme : partie non vide, ouverte, fermée, connexe ⇒ composante connexe.
- Définir suite de Cauchy, espace complet, et utiliser les résultats : compact ⇒ complet, et en dimension finie tout EVN est complet.
- Définir continuité d’une application entre espaces métriques (via voisinages ou suites), caractériser la continuité par images réciproques d’ouverts/fermés, et distinguer uniformément continue (Heine).
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