📐 Formule - Pour x, y, z dans un espace métrique, .
Sur ℝⁿ, les normes usuelles sont ‖x‖₂=√(|x₁|²+⋯+|xₙ|²), ‖x‖₁=|x₁|+⋯+|xₙ| et ‖x‖∞=max(|x₁|,…,|xₙ|).
Toute boule ouverte d’un espace métrique est ouverte et toute boule fermée est fermée.
★ À maîtriser
📌 Dans un espace métrique, x adhère à A si et seulement s’il existe une suite de points de A qui converge vers x.
Pour une application entre espaces métriques, la continuité équivaut à chacune des propriétés suivantes : f(\overline A)⊆\overline{f(A)} pour tout A, l’image réciproque de tout fermé est fermée et l’image réciproque de tout ouvert est ouverte.
Sur un espace vectoriel de dimension finie, toutes les normes sont équivalentes.
Compléments
📌 Une partie A d’un espace métrique est fermée si et seulement si A est égale à son adhérence.
📌 Deux normes sont équivalentes si des constantes α,β>0 vérifient α‖x‖≤‖x‖′≤β‖x‖ pour tout x; elles induisent alors la même convergence et la même topologie.
📌 Les espaces vectoriels normés, les espaces métriques et les espaces topologiques forment des cadres de généralité croissante; certains espaces métriques ne proviennent pas d’une norme et certains espaces topologiques ne proviennent pas d’une distance.
📌 Un espace est discret si et seulement si tous ses singletons sont ouverts, c’est-à-dire si tous ses points sont isolés.
★ À maîtriser
📌 A est dense dans E si et seulement si tout ouvert non vide de E rencontre A.
Compléments
📌 Toute partie contenant une partie dense est dense, et la seule partie à la fois dense et fermée est l’espace entier.
📌 Dans un espace d’arrivée séparé, l’ensemble où deux applications continues coïncident est fermé; si elles coïncident sur une partie dense, elles coïncident partout.
Pour deux fonctions continues réelles f et g, l’ensemble {f<g} est ouvert et l’ensemble {f≤g} est fermé.
Tous les intervalles ouverts de ℝ sont homéomorphes entre eux, et dans ℝⁿ toutes les boules ouvertes sont homéomorphes entre elles, de même que toutes les boules fermées.
Un ouvert de E₁×E₂ contient autour de chacun de ses points un produit d’ouverts U₁×U₂ inclus dans cet ouvert.
La topologie canonique de ℝⁿ est la topologie produit; une application vers ℝⁿ est continue si et seulement si toutes ses coordonnées sont continues.
📌 Les ouverts de A pour la topologie induite ne sont pas nécessairement ouverts dans E; la topologie induite est incluse dans celle de E si et seulement si A est ouverte dans E.
★ À maîtriser
📌 Un sous-espace métrique d’un espace complet est complet si et seulement s’il est fermé dans l’espace ambiant.
📌 Toute fonction uniformément continue d’une partie dense A d’un espace métrique vers un espace métrique complet admet un prolongement continu unique à tout l’espace.
Compléments
ℚ muni de sa distance usuelle n’est pas complet, tandis que ℝ muni de sa distance usuelle est complet et constitue le complété de ℚ.
Un intervalle fermé [a,b] est complet comme sous-espace de ℝ, tandis qu’un intervalle ouvert ]a,b[ ne l’est pas.
Le produit de deux espaces métriques complets muni d’une distance induite par une norme sur ℝ² est complet.
L’espace des fonctions réelles sur E muni de la norme sup est complet; ses sous-espaces de fonctions bornées, continues et continues bornées sont fermés et donc complets pour la convergence uniforme.
📌 Toute partie fermée d’un espace compact est compacte, et toute partie compacte d’un espace séparé est fermée.
📌 L’image d’une partie compacte par une application continue vers un espace séparé est compacte; en particulier, une bijection continue d’un espace compact vers un espace séparé est un homéomorphisme.
Toute suite d’un espace compact admet au moins un point d’accumulation.
Un espace métrique est compact si et seulement s’il est complet et totalement borné, c’est-à-dire recouvert, pour tout ε>0, par un nombre fini de boules de rayon ε.
★ À maîtriser
📌 Les parties compactes de Rⁿ sont exactement les parties fermées et bornées.
📌 Toute fonction réelle continue définie sur une partie compacte atteint ses bornes.
Compléments
Dans Rⁿ, une partie est bornée si et seulement si son diamètre est fini, ou si elle est incluse dans une boule de rayon fini.
Une réunion finie de parties bornées est bornée, et les normes sur Rⁿ sont équivalentes.
Toute partie compacte de R contient son infimum et son supremum.
Complétude + bornitude totale → compacité
★ À maîtriser
📌 Tout espace connexe par arcs est connexe, mais la réciproque n’est pas vraie en général.
📌 Si E est connexe et f : E → R est continue, alors f prend toutes les valeurs comprises entre f(a) et f(b), pour tous a,b ∈ E.
Compléments
Par arcs implique connexe, mais la réciproque n’est pas générale
★ À maîtriser
📌 L’image continue d’une partie connexe est connexe ; en particulier, une application continue d’un espace connexe vers un espace discret est constante.
Compléments
Les composantes connexes de Q muni de la distance usuelle sont les singletons ; Q est alors totalement discontinu.
GLₙ(R) possède deux composantes connexes, constituées respectivement des matrices de déterminant positif et des matrices de déterminant négatif.
📌 R et Rⁿ ne sont pas homéomorphes pour n > 2, et S¹ et Sⁿ ne sont pas homéomorphes pour n > 2, car la suppression de points y produit des nombres de composantes connexes différents.
★ À maîtriser
📌 Une application linéaire entre espaces normés est continue si et seulement si elle est continue en 0, ce qui équivaut à la finitude de son supremum sur la boule unité.
Compléments
📐 Formule - La norme provenant d’un produit scalaire vérifie .
★ À maîtriser
📌 Dans un espace de Hilbert, pour tout sous-espace fermé F et tout x, il existe un unique x_F ∈ F tel que x − x_F soit orthogonal à F.
📌 La projection orthogonale x_F est l’unique élément de F qui minimise la distance à x : d(x,x_F) = inf_{y∈F} d(x,y).
📐 Formule - Pour tout sous-espace vectoriel F d’un espace de Hilbert, .
📌 Un sous-espace vectoriel F d’un espace de Hilbert est dense si et seulement si son orthogonal ne contient que le vecteur nul.
📐 Formule - L’identité de Parseval s’écrit .
Compléments
📐 Formule - Pour x et y développés dans une base hilbertienne, leur produit scalaire vérifie .
★ À maîtriser
📌 Le théorème de Stone-Weierstrass affirme qu’une sous-C-algèbre A de C₀(E;C), avec E compact, est dense pour la convergence uniforme si elle ne s’annule pas simultanément en aucun point, sépare les points et est stable par conjugaison.
📐 Formule - Le coefficient de Fourier complexe d’indice k est .
📌 Pour toute fonction L²-intégrable, la série de Fourier converge vers elle au sens L² et, par le théorème de Carleson, ponctuellement presque partout ; pour une fonction continue 2π-périodique, elle ne converge pas nécessairement uniformément vers elle.
📌 Pour une fonction 2π-périodique continue par morceaux, la série de Fourier converge uniformément sur tout intervalle fermé où la fonction est continue et, en chaque point de discontinuité x, vaut la moyenne des limites latérales : .
Compléments
📐 Formule - La série de Leibniz obtenue dans l’exemple de Fourier vérifie .
📐 Formule - L’identité de Parseval appliquée à cet exemple donne .
★ À maîtriser
📌 Dans un espace métrique compact, toute suite possède un point d’accumulation, et cette propriété caractérise la compacité métrique.
Compléments
📌 Les boules ouvertes d’un espace vectoriel normé sont homéomorphes entre elles, et les boules-unités associées à deux normes de ℝⁿ sont homéomorphes.
📌 La distance δ(x,y)=|arctan(x)−arctan(y)| sur ℝ définit la topologie usuelle, mais l’espace métrique ainsi obtenu n’est pas complet.
Dans un espace métrique compact, deux fermés disjoints sont contenus dans deux ouverts disjoints.
Un espace à la fois discret et compact est fini.
Compact implique complet en métrique ; complet seul n’implique pas compact.
★ À maîtriser
Dans un espace topologique, si A est connexe et A ⊆ B ⊆ l’adhérence de A, alors B est connexe.
Dans un espace localement connexe, les composantes connexes sont ouvertes.
Tout ouvert connexe de ℝⁿ est connexe par arcs.
Une application continue bornée de ℝ dans ℝ possède un point fixe.
Compléments
Si A et B sont connexes et si un point de l’un adhère à l’autre, alors A ∪ B est connexe.
Dans un espace compact localement connexe, il n’existe qu’un nombre fini de composantes connexes.
Une partie ouverte connexe de ℝⁿ est fortement connexe, c’est-à-dire que deux de ses points peuvent être reliés par une réunion finie de segments contenue dans la partie.
Une application continue f:X→Y est un homéomorphisme si et seulement si elle est surjective, toutes ses fibres sont connexes et elle est un homéomorphisme local en chaque point.
L’application t↦e^{it} de ℝ dans le cercle unité est un homéomorphisme local, mais n’est pas un homéomorphisme.
Connexité locale → composantes connexes ouvertes.
★ À maîtriser
L’adjoint d’un opérateur linéaire continu sur un espace de Hilbert est linéaire et continu, et sa norme est égale à celle de l’opérateur : ‖u*‖=‖u‖.
Le procédé d’orthogonalisation appliqué à un système total de vecteurs linéairement indépendants d’un espace de Hilbert construit une base hilbertienne.
Compléments
📐 Formule - L’aire du triangle de sommets a, b et c est .
★ À maîtriser
Toute suite décroissante de compacts non vides de ℝᵐ a une intersection non vide.
L’espace ℝᵐ vérifie la propriété de Baire.
Compléments
Dans un espace topologique compact, toute suite croissante d’ouverts dont la réunion est l’espace est égale à l’espace dès l’un de ses termes.
Dans un espace compact, une suite décroissante de fermés dont l’intersection est vide possède un terme vide.
Une partie est dense si et seulement si son complémentaire est mince.
Une intersection de compacts d’un espace topologique séparé est compacte, et une réunion finie de compacts y est compacte.
Dans un espace ultramétrique, les boules ouvertes sont à la fois ouvertes et fermées, et les composantes connexes sont des singletons.
Compacts emboîtés non vides → intersection non vide.
★ À maîtriser
Une suite convergente dans un espace métrique n’a qu’un seul point d’accumulation, sa limite.
L’intérieur d’une partie A est le plus grand ouvert contenu dans A.
Compléments
Tout point d’accumulation d’une suite est la limite d’une de ses suites extraites.
Une suite de Cauchy dans un espace métrique possède au plus un point d’accumulation et, si elle en possède un, elle converge vers ce point.
La fonction distance à une partie non vide A vérifie d(x,A)≤d(x,y)+d(y,A) pour tous x et y.
L’intérieur de l’intersection de deux parties est l’intersection de leurs intérieurs.
Aucun ouvert de ℝⁿ ne possède de point isolé.
Si une partie de ℝⁿ ne possède aucun point isolé, son adhérence n’en possède aucun non plus.
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1. Une application continue entre espaces métriques envoie un ensemble dont l’adhérence contient le point considéré. Quelle relation doit alors vérifier l’image de cette adhérence ?
2. Dans un espace métrique, une suite de points de A converge vers x. Que peut-on conclure au sujet de x ?
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Quelles propriétés la distance d’un espace métrique doit-elle vérifier ?
La séparation, la symétrie et l’inégalité triangulaire.
Dans un espace métrique, quelle caractérisation séquentielle définit l’adhérence de A ?
Tout point adhérent à A est limite d’une suite de points de A.
Quelle propriété caractérise les normes sur un espace vectoriel de dimension finie ?
Toutes les normes y sont équivalentes.
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