QCM : Violences faites aux femmes et aux enfants — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. En quelle année les femmes obtiennent-elles le droit de vote ?

En 1946
En 1924
En 1944
En 1938

En 1944

Explication

Les femmes obtiennent le droit de vote en 1944, étape majeure de l’acquisition de leurs droits civiques. L’année 1946 correspond plutôt à l’affirmation constitutionnelle de l’égalité entre les femmes et les hommes.

2. Que garantit l’alinéa 3 du préambule de la Constitution adopté en 1946 ?

La dépénalisation de l’interruption volontaire de grossesse
L’autonomie bancaire de la femme mariée
L’égalité des programmes scolaires entre filles et garçons
Des droits égaux pour les femmes et les hommes dans tous les domaines

Des droits égaux pour les femmes et les hommes dans tous les domaines

Explication

En 1946, l’alinéa 3 affirme que la loi garantit aux femmes, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux des hommes. Les autres mesures appartiennent à d’autres étapes de la chronologie.

3. Quelle évolution caractérise principalement la période comprise entre 1965 et 2000 ?

La création des premiers programmes scolaires identiques pour les deux sexes
La suppression complète des écarts entre les femmes et les hommes
L’obtention progressive de plusieurs droits civils, sociaux et politiques
La reconnaissance constitutionnelle initiale de l’égalité juridique

L’obtention progressive de plusieurs droits civils, sociaux et politiques

Explication

Entre 1965 et 2000, plusieurs avancées se succèdent, notamment l’autonomie bancaire, la contraception, l’égalité salariale, la dépénalisation de l’IVG et la parité. Cette reconnaissance légale n’a cependant pas fait disparaître les inégalités dans les faits.

4. Quelle distinction permet de comprendre la situation des droits des femmes au cours du XXe siècle ?

L’égalité réelle a précédé l’égalité juridique dans les pratiques sociales
Les lois ont progressé, mais les droits civiques restent encore juridiquement incomplets
L’égalité juridique a été abandonnée au profit d’une égalité professionnelle limitée
L’égalité en droits a été acquise, tandis que des inégalités persistent dans les pratiques

L’égalité en droits a été acquise, tandis que des inégalités persistent dans les pratiques

Explication

L’égalité juridique est acquise, mais son application concrète reste marquée par des décalages et des inégalités persistantes. Il faut donc distinguer l’égalité en droits de l’égalité réelle dans les pratiques.

5. Selon les données de 2019, quelle proportion des femmes travaille à temps partiel ?

29,3 %
8,4 %
72 %
24 %

29,3 %

Explication

En 2019, 29,3 % des femmes travaillent à temps partiel, contre 8,4 % des hommes. Le chiffre de 8,4 % concerne donc les hommes et non les femmes.

6. Quel écart de salaire entre les femmes et les hommes est indiqué pour 2019 ?

72 %
24 %
29,3 %
8,4 %

24 %

Explication

L’écart de salaire entre les femmes et les hommes est de 24 % en 2019. Les autres pourcentages renvoient notamment au temps partiel ou à la répartition des tâches domestiques.

7. Quelle part des tâches domestiques les femmes réalisent-elles en 2019 ?

28 %
91 %
72 %
29,3 %

72 %

Explication

En 2019, les femmes réalisent 72 % des tâches domestiques, contre 28 % pour les hommes. Le pourcentage de 91 % concerne la part des victimes de viol ou de tentative de viol agressées par un proche ou un membre de l’entourage.

8. Quelle affirmation décrit correctement les violences faites aux femmes en 2019 ?

149 000 femmes ont été victimes de violences conjugales
219 femmes sont mortes assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint
94 000 femmes ont été assassinées par un membre de leur famille
149 femmes sont mortes assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint

149 femmes sont mortes assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint

Explication

En 2019, 149 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint. Le nombre de 219 000 correspond aux femmes victimes de violences conjugales, tandis que 94 000 concerne les viols ou tentatives de viol chaque année.

9. Quel élément distingue juridiquement le viol de l’agression sexuelle ?

Le viol se produit dans le cadre professionnel avec un environnement hostile
Le viol implique une pénétration sexuelle ou un acte bucco-génital
Le viol désigne une pression grave visant à obtenir un acte sexuel
Le viol suppose une répétition de propos ou de comportements sexuels

Le viol implique une pénétration sexuelle ou un acte bucco-génital

Explication

Le viol comporte une pénétration sexuelle ou un acte bucco-génital commis avec violence, contrainte, menace ou surprise. Une atteinte sexuelle sans ces éléments relève de la qualification d’agression sexuelle.

10. Comment l’agression sexuelle est-elle définie par le Code pénal ?

Comme des propos sexuels répétés portant atteinte à la dignité d’une personne
Comme une pénétration sexuelle obtenue par surprise ou par menace
Comme toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise
Comme un propos sexiste créant un environnement hostile dans le travail

Comme toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise

Explication

L’agression sexuelle est une atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise, sans l’élément de pénétration ou d’acte bucco-génital caractéristique du viol. Les propos répétés relèvent plutôt du harcèlement sexuel.

11. Quelle situation peut constituer un harcèlement sexuel même sans répétition ?

Une pression grave visant à obtenir un acte sexuel
Une pénétration sexuelle commise sous contrainte
Une atteinte sexuelle commise avec surprise
Un propos sexiste portant atteinte à la dignité au travail

Une pression grave visant à obtenir un acte sexuel

Explication

Le harcèlement sexuel peut résulter d’une pression grave, même non répétée, visant à obtenir un acte sexuel. La pénétration sous contrainte correspond à la définition du viol, tandis que l’atteinte sexuelle sous surprise relève de l’agression sexuelle.

12. Quelle distinction oppose correctement l’outrage sexiste à l’agissement sexiste ?

L’outrage sexiste suppose une répétition, tandis que l’agissement sexiste comporte une pénétration sexuelle
L’outrage sexiste concerne l’espace public, tandis que l’agissement sexiste s’inscrit dans le cadre du travail
L’outrage sexiste vise une pression sexuelle grave, tandis que l’agissement sexiste désigne une agression physique
L’outrage sexiste concerne les propos professionnels, tandis que l’agissement sexiste vise les comportements dans la rue

L’outrage sexiste concerne l’espace public, tandis que l’agissement sexiste s’inscrit dans le cadre du travail

Explication

L’outrage sexiste repose sur un propos ou comportement sexuel ou sexiste portant atteinte à la dignité ou créant une situation hostile, tandis que l’agissement sexiste concerne l’environnement de travail. Les autres réponses confondent ces notions avec le harcèlement, le viol ou l’agression sexuelle.

13. Comment les stéréotypes de genre contribuent-ils aux discriminations et aux violences ?

Ils assignent des rôles différents, dévalorisent le féminin et légitiment une hiérarchie sociale
Ils présentent les rôles féminins et masculins comme équivalents dans toutes les situations sociales
Ils favorisent la négociation des rôles sociaux en valorisant une répartition égalitaire du pouvoir
Ils expliquent les violences par des différences biologiques sans produire de hiérarchie entre les sexes

Ils assignent des rôles différents, dévalorisent le féminin et légitiment une hiérarchie sociale

Explication

Les stéréotypes attribuent des rôles distincts, dévalorisent les rôles féminins et valorisent le pouvoir masculin, ce qui favorise une hiérarchisation sociale. L’idée d’une répartition égalitaire du pouvoir contredit précisément ce mécanisme de dévalorisation et de domination.

14. Quel mécanisme contribue à entretenir les idées reçues sur les violences ?

La diffusion d’informations précises sur le consentement et les conséquences des violences
La reconnaissance systématique du trauma et la validation de la parole des victimes
La distinction claire entre les violences et les croyances culturelles qui les entourent
La banalisation des faits et l’inversion de la responsabilité de l’agresseur vers la victime

La banalisation des faits et l’inversion de la responsabilité de l’agresseur vers la victime

Explication

La banalisation, le déni et l’inversion des responsabilités entretiennent les idées reçues en minimisant les faits ou en culpabilisant les victimes. La reconnaissance du trauma et la validation de leur parole ont au contraire pour fonction de combattre ces croyances.

15. Quelle distinction permet de différencier la séduction du harcèlement ?

La séduction et le harcèlement se distinguent principalement par la durée des comportements observés
La séduction ignore les réactions de l’autre, tandis que le harcèlement repose sur un échange librement négocié
La séduction repose sur la domination progressive, tandis que le harcèlement cherche à établir une relation égalitaire
La séduction respecte la réciprocité et le consentement, tandis que le harcèlement impose une volonté par le contrôle

La séduction respecte la réciprocité et le consentement, tandis que le harcèlement impose une volonté par le contrôle

Explication

La séduction s’inscrit dans le respect, la réciprocité et l’égalité, alors que le harcèlement repose sur le pouvoir et la domination sans prise en compte du consentement. La durée d’un comportement ne constitue pas le critère central de cette distinction.

16. Pourquoi les violences conjugales ne doivent-elles pas être abordées comme un simple conflit ?

Elles impliquent une relation inégalitaire de contrôle et de domination qui nécessite de protéger la victime
Elles correspondent à une confrontation ponctuelle entre personnes égales ayant des attentes incompatibles
Elles résultent de divergences réciproques que les partenaires peuvent résoudre par une médiation équitable
Elles se caractérisent par des désaccords symétriques qui rendent les responsabilités comparables

Elles impliquent une relation inégalitaire de contrôle et de domination qui nécessite de protéger la victime

Explication

Le conflit oppose des personnes pouvant discuter leurs divergences sur une base relativement égalitaire, tandis que les violences conjugales s’inscrivent dans une domination et appellent une protection de la victime. La médiation entre partenaires égaux ne rend pas compte de cette asymétrie de pouvoir.

17. Quelle évolution décrit la dynamique de l’emprise ?

Elle passe de la séduction à la dépendance affective, puis à une perte progressive de liberté
Elle commence par une rupture de confiance, se poursuit par une médiation, puis aboutit à une relation égalitaire
Elle se construit par une indépendance renforcée, suivie d’une réciprocité affective et d’un partage du pouvoir
Elle évolue d’un conflit ouvert vers une négociation réciproque, puis vers une autonomie accrue

Elle passe de la séduction à la dépendance affective, puis à une perte progressive de liberté

Explication

L’emprise suit une progression au cours de laquelle la séduction laisse place à la dépendance affective, puis à la réduction de la liberté. Une relation égalitaire et une autonomie accrue décrivent l’inverse de cette dynamique de contrôle.

18. Quel enchaînement correspond aux quatre phases de la spirale de la violence conjugale décrite par Lenore Edna Walker ?

Séduction, dépendance affective, perte de liberté, puis résolution du rapport de domination
Lune de miel, conflit réciproque, séparation, puis reprise d’une relation égalitaire
Menaces, médiation, réparation durable, puis retour à une autonomie partagée
Climat de tension, explosion de la violence, justifications, puis lune de miel

Climat de tension, explosion de la violence, justifications, puis lune de miel

Explication

Le modèle de Lenore Edna Walker décrit successivement un climat de tension, une explosion de la violence, des justifications et une phase de lune de miel. La séquence séduction-dépendance-perte de liberté appartient à la dynamique de l’emprise, pas aux quatre phases de cette spirale.

19. Quelle attitude est attendue d’un professionnel lors de l’accueil d’une victime de violences ?

Chercher les raisons de son maintien dans la relation afin de l’inciter à confronter l’agresseur
Inviter la victime à prouver sa responsabilité dans la situation avant de proposer une orientation
Rester neutre sur les faits, relativiser leur gravité et laisser la victime décider seule des démarches
Écouter sans juger, croire la victime et l’orienter vers la sécurité et des aides adaptées

Écouter sans juger, croire la victime et l’orienter vers la sécurité et des aides adaptées

Explication

Le professionnel doit créer un espace sûr, écouter sans culpabiliser, croire la victime et rappeler que l’agresseur est responsable, puis favoriser sa mise en sécurité. Lui demander pourquoi elle reste ou l’encourager à confronter directement l’agresseur risque au contraire de renforcer la culpabilisation et le danger.

20. Quelle intervention le professionnel doit-il éviter lorsqu’une victime décrit des violences ?

Lui rappeler que la responsabilité des violences revient à l’agresseur et explorer ses besoins de sécurité
L’écouter avec attention, reconnaître les faits rapportés et lui présenter des ressources d’aide adaptées
Lui proposer un espace confidentiel, sans jugement, pour faciliter l’expression de son expérience
Lui demander pourquoi elle accepte les violences ou lui conseiller de régler directement la situation avec l’agresseur

Lui demander pourquoi elle accepte les violences ou lui conseiller de régler directement la situation avec l’agresseur

Explication

Le professionnel doit éviter les questions culpabilisantes, la minimisation des faits et le conseil d’une confrontation directe avec l’agresseur. L’écoute bienveillante, la reconnaissance de la responsabilité de l’agresseur et l’évaluation de la sécurité correspondent aux pratiques recommandées.

21. Quelle affirmation décrit le mieux la situation d’un enfant exposé aux violences conjugales ?

Il est considéré comme un enfant en danger, avec des conséquences variables selon l’exposition, l’âge et le sexe.
Il est concerné par des conséquences déterminées principalement par le niveau socio-économique familial.
Il manifeste des difficultés qui dépendent surtout de la durée de chaque épisode violent.
Il présente des effets identiques, car l’exposition produit les mêmes réactions chez tous les enfants.

Il est considéré comme un enfant en danger, avec des conséquences variables selon l’exposition, l’âge et le sexe.

Explication

L’exposition aux violences conjugales place l’enfant en danger, mais ses conséquences varient selon le type d’exposition, l’âge et le sexe. L’idée d’effets identiques pour tous néglige cette diversité des trajectoires et des manifestations.

22. Chez un bébé de moins de 3 ans exposé aux violences conjugales, quelle manifestation est la plus caractéristique ?

Des fugues répétées et une consommation précoce de substances psychoactives.
Une opposition organisée avec des conduites délinquantes envers les adultes.
Des perturbations du sommeil et de l’alimentation accompagnées de retards du développement.
Une baisse des résultats scolaires et un absentéisme régulier en classe.

Des perturbations du sommeil et de l’alimentation accompagnées de retards du développement.

Explication

Chez les bébés, l’exposition peut provoquer des manifestations développementales et somatiques, notamment des perturbations alimentaires et du sommeil ainsi que des retards du développement. Les fugues et les conduites à risques correspondent davantage aux problématiques décrites chez des enfants plus âgés, notamment à l’adolescence.

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Que deviennent les programmes scolaires en 1924 entre filles et garçons ?

Ils deviennent équivalents.

Quelle incapacité juridique est supprimée en 1938 pour la femme mariée ?

Son incapacité juridique.

Quel droit obtiennent les femmes en 1944 ?

Le droit de vote.

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Consultez la fiche de révision complète sur Violences faites aux femmes et aux enfants.

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