QCM : Acteurs sportifs et responsabilités (67 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment définir le droit dans son rapport à la société ?

Un idéal d’équité qui guide les décisions individuelles
Un ensemble de décisions rendues par les tribunaux
Une catégorie de règles adoptées par le Parlement
Un ensemble de règles qui régit une société à un moment donné

Un ensemble de règles qui régit une société à un moment donné

Explication

Le droit est un ensemble de règles qui régit une société à un moment donné. L’idéal d’équité renvoie à la justice, les décisions judiciaires à la jurisprudence et les règles parlementaires à la loi.

2. Quelles sont les quatre sources du droit ?

La doctrine, les règlements, les usages et les conventions
La coutume, la loi, les règlements et les conventions
La coutume, la loi, la jurisprudence et la doctrine
La loi, la jurisprudence, les conventions et les usages

La coutume, la loi, la jurisprudence et la doctrine

Explication

Les quatre sources du droit sont la coutume, la loi, la jurisprudence et la doctrine. Les règlements, conventions et usages figurent dans la hiérarchie des normes, mais ne remplacent pas les sources énumérées ici.

3. Une personne invoque son droit de propriété, tandis qu’un juriste décrit le système juridique dans son ensemble : quels concepts correspondent à ces deux usages, dans cet ordre ?

La loi, puis le droit objectif
Le droit subjectif, puis le droit objectif
Le droit subjectif, puis la jurisprudence
Le droit objectif, puis le droit subjectif

Le droit subjectif, puis le droit objectif

Explication

Le droit de propriété est une prérogative individuelle, donc un droit subjectif ; le système juridique pris dans son ensemble constitue le droit objectif. Inverser les notions confond leurs définitions, tandis que la loi est une catégorie de règle et la jurisprudence un ensemble de décisions.

4. Un Parlement adopte une règle juridique, tandis qu’un tribunal veille à son respect et que l’on invoque aussi un idéal d’équité : comment distinguer ces éléments ?

La règle fixe le permis et l’interdit, la loi est adoptée par le Parlement, et la justice désigne l’institution et l’idéal d’équité
La règle désigne l’institution judiciaire, la loi est le système juridique entier, et la justice fixe le permis et l’interdit
La règle est le système juridique entier, la loi est l’institution judiciaire, et la justice désigne une norme parlementaire
La règle est adoptée par le Parlement, la loi fixe l’idéal d’équité, et la justice désigne le système juridique entier

La règle fixe le permis et l’interdit, la loi est adoptée par le Parlement, et la justice désigne l’institution et l’idéal d’équité

Explication

La règle détermine ce qui est permis ou interdit, la loi est une catégorie de règle juridique adoptée par le Parlement, et la justice désigne à la fois une institution et un idéal d’équité. Le système juridique entier correspond au droit, et non à la règle ; l’institution judiciaire relève de la justice.

5. Une règle nouvelle rend les comportements plus prévisibles pour les clubs et les sportifs, tout en adaptant les normes à une évolution sociale : quels rôles du droit sont illustrés ?

Sanctionner les infractions et répartir les pouvoirs publics
Régler les conflits et encadrer les contrats individuels
Protéger les libertés et assurer l’égalité de traitement
Garantir la stabilité et accompagner les changements sociaux

Garantir la stabilité et accompagner les changements sociaux

Explication

Des règles prévisibles contribuent à la sécurité et à la stabilité, tandis que l’adaptation des normes peut accompagner les changements sociaux. La sanction, le règlement des conflits et la protection des libertés sont aussi des rôles du droit, mais ne décrivent pas les effets présentés ici.

6. Dans une politique sportive, une réglementation protège les athlètes vulnérables, mais permet aussi de discipliner leurs corps au bénéfice d’acteurs puissants : quelle analyse correspond à cette situation ?

Le droit peut protéger les personnes vulnérables et servir aussi des intérêts puissants
Le droit assure une protection égale et empêche la discipline des corps
Le droit garantit les libertés en écartant les rapports de pouvoir
Le droit protège les acteurs puissants sans pouvoir vulnérabiliser les autres

Le droit peut protéger les personnes vulnérables et servir aussi des intérêts puissants

Explication

Le droit peut à la fois protéger les personnes vulnérables et discipliner les corps ou protéger les intérêts des puissants. Une protection nécessairement égale et l’absence de rapports de pouvoir ne rendent pas compte de cette ambivalence.

7. Des sportifs considèrent une règle juridique comme une contrainte, mais s’en servent pour faire reconnaître et garantir une liberté : que montre cette situation ?

Le droit protège les libertés sans devoir les reconnaître ni les énoncer
Le droit est perçu comme une contrainte et ne peut soutenir une liberté
Le droit garantit les libertés en supprimant les règles contraignantes
Le droit peut garantir les libertés tout en étant perçu comme une contrainte

Le droit peut garantir les libertés tout en étant perçu comme une contrainte

Explication

Les libertés ont besoin du droit pour être reconnues, énoncées et garanties, même si les citoyens peuvent percevoir le droit comme une contrainte. Cette perception n’empêche donc pas le droit de protéger une liberté.

8. Pourquoi n’existe-t-il pas de définition juridique unique du sport ?

Parce qu’un accord politique a fixé des limites identiques pour toutes les disciplines
Parce que les règles sportives ne peuvent pas être formulées juridiquement
Parce que la distinction entre sport professionnel et amateur suffit à définir le sport
Parce que le phénomène est difficile à délimiter et que cette délimitation comporte des enjeux politiques

Parce que le phénomène est difficile à délimiter et que cette délimitation comporte des enjeux politiques

Explication

L’absence de définition juridique unique reflète la difficulté à délimiter le phénomène sportif et les enjeux politiques liés à cette délimitation. Elle ne signifie pas que les règles sportives seraient dépourvues de portée juridique.

9. Lors d’une compétition, une personne morale qui contribue à sa préparation ou à son déroulement appartient à quelle catégorie générale ?

Les sportifs participants
Les acteurs du sport
Le public de la compétition
Les personnes physiques

Les acteurs du sport

Explication

La catégorie des acteurs du sport comprend les personnes physiques et morales intervenant dans la préparation, le déroulement ou l’issue d’une compétition. Les « sportifs participants » ne désignent qu’une partie de ces acteurs, tandis que les « personnes physiques » excluent les personnes morales et que le public n’est pas défini par un rôle dans l’organisation ou le déroulement.

10. Un arbitre, un médecin et un exploitant d’installation interviennent autour d’une rencontre sportive : quel classement leur correspond ?

Des sportifs en compétition
Des agents médicaux seulement
Des spectateurs de l’événement
Des acteurs du sport

Des acteurs du sport

Explication

Les arbitres, les médecins et les exploitants d’installations figurent tous parmi les acteurs du sport. Les « sportifs en compétition » ne couvrent pas ces rôles, les acteurs ne se limitent pas aux professionnels médicaux et l’exploitant ne relève pas du public spectateur.

11. À la suite d’un incident sportif, un organisateur est mis en cause par un autre sportif et par un tiers non sportif : quels types de responsabilité peut-il engager ?

Une responsabilité administrative ou disciplinaire
Une responsabilité civile seulement
Une responsabilité envers les sportifs seulement
Une responsabilité civile, pénale ou administrative

Une responsabilité civile, pénale ou administrative

Explication

Les acteurs du sport peuvent engager leur responsabilité civile, pénale ou administrative envers d’autres sportifs comme envers des tiers non sportifs. La responsabilité civile seule omet deux catégories, la responsabilité disciplinaire n’est pas l’une des trois formes énoncées et les tiers sont également concernés.

12. Une commune prend en charge les intérêts de la population de son territoire et possède une structure administrative distincte des services de l’État : de quelle catégorie relève-t-elle ?

D’une fédération sportive
D’une collectivité territoriale
D’un service déconcentré de l’État
D’un établissement public national

D’une collectivité territoriale

Explication

Une collectivité territoriale est une structure administrative française distincte de l’administration de l’État, chargée des intérêts de la population d’un territoire précis. Un service déconcentré appartient à l’État, tandis qu’un établissement public national et une fédération sportive ne correspondent pas à la définition donnée.

13. Quelle structure correspond à une organisation qui regroupe des associations et des licenciés individuels afin d’organiser et de promouvoir une discipline sportive ?

Une collectivité chargée d’un territoire
Une société gérant des activités sportives
Un comité représentant le mouvement olympique
Une association régie par la loi de 1901

Une association régie par la loi de 1901

Explication

Les fédérations sportives sont constituées en associations régies par la loi de 1901 et regroupent associations et licenciés individuels pour organiser et promouvoir leurs disciplines. Un comité olympique représente le mouvement sportif, une collectivité administre un territoire et une société sportive est une structure commerciale.

14. Une fédération organise les compétitions officielles de sa discipline et en fixe les règles techniques et administratives : quelle catégorie décrit ces missions ?

La fédération agréée
La fédération internationale
L’association sportive affiliée
La fédération délégataire

La fédération délégataire

Explication

Les fédérations délégataires organisent les compétitions officielles et définissent les règles techniques et administratives de leur discipline. La participation à une mission d’intérêt général caractérise les fédérations agréées, tandis que les fédérations internationales et les associations affiliées ne sont pas la catégorie désignée par ces fonctions.

15. Une région doit financer une action sportive relevant de sa compétence obligatoire et exclusive : quelle action correspond à cette compétence ?

Mettre à disposition les équipements sportifs des lycées
Définir les règles techniques de la discipline
Organiser les compétitions officielles de la discipline
Gérer les équipements sportifs des communes

Mettre à disposition les équipements sportifs des lycées

Explication

La compétence obligatoire et exclusive du conseil régional en matière sportive est la mise à disposition des équipements nécessaires à la pratique des activités physiques et sportives dans les lycées. L’organisation des compétitions et la définition des règles relèvent des fédérations délégataires, tandis que les équipements communaux ne sont pas visés par cette compétence.

16. En région, une instance coprésidée par le président de Région et le préfet rassemble les acteurs du sport afin de créer des synergies entre politiques sportives : laquelle est-ce ?

La Conférence régionale du sport
La fédération délégataire régionale
Le Comité olympique sportif français
La commission sportive municipale

La Conférence régionale du sport

Explication

La Conférence régionale du sport est coprésidée par le président de Région et le préfet de Région et vise à créer des synergies entre les politiques sportives et celles des collectivités territoriales. Une fédération délégataire organise les compétitions et fixe les règles, le comité olympique représente le mouvement sportif, et une commission municipale n’est pas cette instance régionale.

17. Une région définit sa stratégie sportive au sein de la CRDS et met en place des conférences des financeurs. Quelles ressources celles-ci peuvent-elles mobiliser ?

Des crédits de l’État, des contributions des collectivités territoriales et d’éventuels apports d’autres partenaires publics et privés
Des contributions des collectivités territoriales et des crédits fédéraux, selon les décisions du ministère des Sports
Des crédits régionaux du CNDS et des aides du Conseil régional répartis par le CROS
Des crédits de l’État et des financements privés, sans contribution des collectivités territoriales

Des crédits de l’État, des contributions des collectivités territoriales et d’éventuels apports d’autres partenaires publics et privés

Explication

Les conférences s’articulent avec la CRDS et mobilisent, à partir de sa stratégie et de ses projets, des crédits de l’État, des contributions territoriales et d’éventuels apports d’autres partenaires. Le financement par le seul État réduit à tort les sources, la répartition par le CROS confond deux rôles et l’exclusion des collectivités contredit leur contribution possible.

18. Lors de la répartition des aides sportives à l’échelle régionale, quel rôle le CROS peut-il jouer ?

Appliquer la politique fédérale régionale et faire le lien entre les associations et le siège fédéral
Prendre en charge les personnels administratifs et pédagogiques des établissements sportifs régionaux
Organiser les formations du schéma régional et accompagner les sportifs régionaux dans les CREPS
Contribuer à la politique sportive régionale et participer à la répartition des crédits régionaux du CNDS et des aides du Conseil régional

Contribuer à la politique sportive régionale et participer à la répartition des crédits régionaux du CNDS et des aides du Conseil régional

Explication

Le CROS contribue au développement de la politique sportive régionale et participe à la répartition des crédits régionaux du CNDS et des aides du Conseil régional. Les formations et l’accompagnement relèvent des missions des CREPS, l’application fédérale est celle des ligues et la prise en charge des personnels ne définit pas le rôle du CROS.

19. Un CREPS accueille un sportif régional, promeut le sport-santé et organise une formation prévue par le schéma régional. À quel titre exerce-t-il ces missions ?

Au nom de l’État
Au nom de la région
Au nom du Conseil régional et du CROS conjointement
Au nom de la fédération sportive concernée

Au nom de la région

Explication

L’accueil et l’accompagnement des sportifs régionaux, la promotion du sport-santé et du sport pour tous, ainsi que les formations inscrites au schéma régional relèvent des missions exercées au nom de la région. Le double projet des sportifs de haut niveau relève des missions de l’État; la tutelle ministérielle ne transforme pas les missions régionales en missions étatiques, et la fédération ou le CROS ne sont pas les autorités indiquées.

20. Un département doit identifier sa compétence sportive obligatoire et exclusive lorsqu’il planifie les équipements scolaires. Quelle responsabilité lui revient ?

Élaborer le plan des espaces, sites et itinéraires de sports de nature
Organiser l’enseignement de l’EPS dans les collèges départementaux
Mettre à disposition les infrastructures nécessaires à l’EPS dans les collèges
Financer la construction de tous les équipements sportifs du département

Mettre à disposition les infrastructures nécessaires à l’EPS dans les collèges

Explication

La compétence sportive obligatoire et exclusive du Conseil départemental concerne la mise à disposition des infrastructures nécessaires à l’EPS dans les collèges. Le soutien à d’autres équipements est plus large mais ne constitue pas cette compétence exclusive; le PDESI concerne les sports de nature et l’organisation de l’enseignement n’est pas la responsabilité décrite.

21. En 2004, un département reçoit la mission de favoriser le développement maîtrisé des sports de nature. Quel instrument doit-il élaborer à cette fin ?

Le plan départemental des espaces, sites et itinéraires
Le schéma régional des formations sportives
Le programme départemental de soutien aux événements sportifs
La commission départementale des espaces, sites et itinéraires

Le plan départemental des espaces, sites et itinéraires

Explication

La compétence confiée aux Départements en 2004, au titre de l’article L311-3 du Code du sport, s’accompagne de l’élaboration du PDESI. La CDESI est la commission consultée au sujet du plan, le schéma de formation relève de l’échelle régionale et le soutien aux événements ne remplace pas cet instrument.

22. Un projet risque de modifier les conditions de pratique d’un sport de nature sur un site inscrit au PDESI. Quel rôle revient à la CDESI ?

Gérer directement les activités sportives sur le site inscrit
Autoriser ou interdire elle-même le projet d’aménagement
Être consultée sur le projet susceptible d’affecter la pratique
Être consultée pour le seul premier établissement du plan

Être consultée sur le projet susceptible d’affecter la pratique

Explication

La CDESI est consultée pour l’élaboration ou la modification du PDESI ainsi que pour tout projet susceptible d’affecter la pratique sur les espaces, sites et itinéraires inscrits. La consultation ne signifie pas que la commission autorise le projet; son rôle ne se limite pas à la création initiale du plan et ne consiste pas à gérer directement les activités.

23. Une fédération veut faire appliquer et développer sa politique à l’échelle d’un département, tout en en contrôlant la mise en œuvre. Quelle structure déconcentrée remplit cette fonction ?

Le comité départemental de la fédération
La commission départementale des espaces, sites et itinéraires
La ligue régionale de la fédération
Le Comité départemental olympique et sportif

Le comité départemental de la fédération

Explication

Le comité départemental est la structure déconcentrée de sa fédération chargée d’appliquer, de développer et de contrôler la politique fédérale dans le département. Le CDOS représente le CNOSF et le mouvement sportif territorial, la ligue agit à l’échelle régionale et la CDESI concerne les sports de nature.

24. Quel groupement correspond à la définition juridique d’une association ?

Au moins deux personnes réunies durablement pour partager les bénéfices d’un projet commun
Au moins deux personnes réunies ponctuellement pour un projet commun sans partager de bénéfices
Au moins deux personnes réunies durablement pour un projet commun sans partager de bénéfices
Une personne réunissant durablement des activités pour un projet commun sans partager de bénéfices

Au moins deux personnes réunies durablement pour un projet commun sans partager de bénéfices

Explication

Une association rassemble au moins deux personnes qui mettent durablement en commun leurs connaissances ou leur activité pour un projet commun, sans partager de bénéfices. Le partage des bénéfices contredit son but, le caractère ponctuel oublie la permanence et une personne seule ne forme pas un groupement.

25. Deux personnes créent librement un club sportif, puis souhaitent qu’il puisse acquérir la capacité juridique : quelle démarche doivent-elles effectuer ?

Déclarer l’association conformément à l’article 5
Rédiger des statuts sans effectuer de déclaration
Obtenir une autorisation avant de former l’association
Demander un agrément ministériel avant la déclaration

Déclarer l’association conformément à l’article 5

Explication

La formation d’une association est libre et ne nécessite pas d’autorisation ni de déclaration préalable, mais la capacité juridique suppose la déclaration prévue à l’article 5. Une autorisation préalable ou un agrément ministériel ne remplace pas cette déclaration.

26. Un club sportif dispose d’un excédent financier après une saison : quel usage respecte les règles applicables à l’association ?

Répartir l’excédent entre les membres du club
Employer l’excédent à un objet contraire aux lois
Verser l’excédent aux dirigeants du club
Réinvestir l’excédent dans les activités du club

Réinvestir l’excédent dans les activités du club

Explication

Les ressources de l’association doivent être réinvesties dans ses activités et ne peuvent être partagées entre ses membres. La distribution aux membres ou aux dirigeants revient à partager les bénéfices, tandis qu’un objet contraire aux lois est illicite.

27. Les membres d’une association veulent clarifier les règles de vote et le renouvellement des dirigeants : quel document doivent-ils consulter ?

Les statuts de l’association
Le contrat d’assurance de l’association
Les comptes annuels de l’association
La décision d’agrément sportif de l’association

Les statuts de l’association

Explication

Les statuts régissent les relations entre les membres et la gouvernance, notamment les modalités de vote et le renouvellement des dirigeants. Les comptes portent sur la gestion financière, le contrat concerne l’assurance et l’agrément répond à d’autres critères.

28. Lors d’une séance, un pratiquant se blesse et démontre que l’association avait mal évalué les risques et organisé la surveillance : quel principe s’applique ?

La responsabilité est écartée dès lors que la séance était encadrée
La responsabilité peut être engagée uniquement si un salarié a causé la blessure
La responsabilité dépend uniquement de la gravité de la blessure
La responsabilité peut être engagée si les mesures requises étaient insuffisantes

La responsabilité peut être engagée si les mesures requises étaient insuffisantes

Explication

L’association doit prendre les mesures de prudence, de diligence et de sécurité requises ; sa responsabilité peut être engagée si la victime prouve leur insuffisance, notamment en matière d’organisation ou de surveillance. La présence d’un encadrement ne suffit pas à écarter cette responsabilité, et une faute d’un salarié n’est pas une condition nécessaire.

29. Une association encadre un saut à l’élastique où le participant a un rôle minime : quel type d’obligation de sécurité s’applique exceptionnellement ?

Une obligation de moyens
Une obligation de résultat
Une obligation d’information
Une obligation d’assurance individuelle

Une obligation de résultat

Explication

L’obligation de sécurité est généralement une obligation de moyens, mais elle devient exceptionnellement une obligation de résultat lorsque le rôle du participant est minime, comme lors d’un saut à l’élastique. L’obligation d’information et l’assurance individuelle sont des notions distinctes.

30. Un club a souscrit une assurance de responsabilité civile, mais un adhérent demande si son propre contrat couvrant ses dommages corporels est obligatoire : quelle réponse est exacte ?

Son contrat est obligatoire dès que le club souscrit une responsabilité civile
Son contrat remplace l’assurance de responsabilité civile du club
Son contrat est facultatif, mais le club doit l’informer de son intérêt
Son contrat est facultatif et le club n’a pas à l’évoquer

Son contrat est facultatif, mais le club doit l’informer de son intérêt

Explication

L’assurance individuelle des adhérents est facultative, mais l’association doit les informer de l’intérêt d’un contrat couvrant les dommages corporels liés à la pratique. L’obligation d’informer ne rend pas la souscription obligatoire, et ce contrat ne remplace pas l’assurance de responsabilité civile de la structure.

31. Un club accueille une débutante dans une activité présentant des risques et lui explique aussi les assurances disponibles : quelle information doit-il lui fournir ?

Une information générale sur les risques, sans tenir compte de son niveau
Des consignes techniques adaptées, sans aborder les assurances
Une information précise et adaptée à son niveau sur les risques et les assurances
Une information sur les assurances, sans préciser les risques encourus

Une information précise et adaptée à son niveau sur les risques et les assurances

Explication

L’information destinée au pratiquant doit être pertinente, précise et adaptée à son niveau, et porter sur les risques encourus ainsi que sur les assurances. Une information qui omet le niveau, les risques ou les assurances ne répond pas à l’ensemble de ces exigences.

32. Lors d’un accident pendant une activité sportive, l’association voit sa responsabilité engagée et l’intervenant a commis une infraction personnelle. Quelle conséquence est possible pour cet intervenant ?

La responsabilité de l’association écarte sa responsabilité personnelle.
Il peut être concerné par une réparation civile, mais pas par une sanction pénale.
Sa responsabilité pénale personnelle peut aussi être engagée.
La responsabilité pénale incombe aux parents dès lors qu’un enfant est impliqué.

Sa responsabilité pénale personnelle peut aussi être engagée.

Explication

La responsabilité de l’association n’exclut pas celle de l’intervenant, notamment sa responsabilité pénale personnelle en cas d’infraction. L’immunité personnelle confond les responsabilités, la réparation civile écarte à tort la possibilité d’une sanction pénale et l’attribution aux parents n’est pas fondée.

33. Un éducateur connaît un risque particulièrement grave pour les pratiquants, mais fait preuve d’une négligence grave plutôt que de violer consciemment une règle précise. Quelle qualification correspond à cette conduite ?

Une faute délibérée, car la connaissance du risque équivaut à une violation consciente de la loi.
Une faute délibérée, car toute imprudence grave constitue une violation consciente du règlement.
Une faute caractérisée, car une négligence grave connue expose autrui à un risque particulièrement grave.
Une faute simple, car l’absence de violation explicite d’une règle exclut une faute grave.

Une faute caractérisée, car une négligence grave connue expose autrui à un risque particulièrement grave.

Explication

La faute caractérisée est une imprudence ou une négligence grave qui expose autrui à un risque particulièrement grave connu de son auteur. La faute délibérée suppose une violation consciente de la loi ou du règlement ; la faute simple minimise la gravité décrite, et l’imprudence grave n’est pas automatiquement une faute délibérée.

34. Une association confie un groupe de jeunes enfants à un animateur qui reste passif pendant qu’ils jouent, sans pouvoir intervenir rapidement. Quelle exigence de surveillance n’est pas respectée ?

Une surveillance centrée sur le début de l’activité, sans exigence particulière pendant son déroulement.
Une surveillance constante et active, permettant une intervention immédiate et adaptée à l’âge des enfants.
Une présence ponctuelle, complétée par une intervention lorsque l’activité est terminée.
Une surveillance allégée, puisque le discernement des enfants incombe principalement aux parents.

Une surveillance constante et active, permettant une intervention immédiate et adaptée à l’âge des enfants.

Explication

La surveillance doit être constante, active et permettre une intervention immédiate ; son appréciation tient compte de l’âge et du discernement de l’enfant. La simple présence, le transfert de l’obligation aux parents et la surveillance limitée au début ne répondent pas à ces exigences.

35. Un club prévoit une activité rémunérée, difficile et destinée à un grand groupe de jeunes débutants. Comment doit-il organiser l’encadrement ?

Déterminer l’encadrement selon l’effectif, en laissant les qualifications et les difficultés de côté.
Exiger des diplômes d’État pour l’activité rémunérée, sans ajuster le nombre d’encadrants aux participants.
Adapter le nombre et la qualification des encadrants à l’effectif, à l’âge, au niveau et aux difficultés, avec des diplômes d’État pour l’encadrement rémunéré.
Adapter le nombre d’encadrants à l’effectif et à l’âge, sans tenir compte du niveau ni des difficultés de l’activité.

Adapter le nombre et la qualification des encadrants à l’effectif, à l’âge, au niveau et aux difficultés, avec des diplômes d’État pour l’encadrement rémunéré.

Explication

Le nombre et la qualification des encadrants doivent être adaptés à l’effectif, à l’âge, au niveau et aux difficultés de l’activité ; les diplômes d’État sont indispensables pour encadrer contre rémunération. Ne considérer qu’une partie de ces critères omet des éléments de la règle, tandis que la seule exigence de diplôme ne règle pas l’adaptation de l’encadrement.

36. En droit, que signifie la responsabilité d’une personne à la suite de ses actes ?

L’obligation de réparer tout préjudice, sans qu’une sanction puisse être concernée.
L’obligation de subir une peine, sans qu’une réparation du préjudice puisse être concernée.
L’obligation de répondre de certains actes, en réparant un préjudice ou en supportant une sanction.
L’obligation de prévenir les dommages, sans devoir répondre des actes commis.

L’obligation de répondre de certains actes, en réparant un préjudice ou en supportant une sanction.

Explication

La responsabilité peut conduire à réparer un préjudice au titre de la responsabilité civile ou à supporter une sanction au titre de la responsabilité pénale. La réparation seule et la sanction seule ne couvrent chacune qu’un volet, tandis que prévenir un dommage ne définit pas l’obligation de répondre de ses actes.

37. Une victime demande une réparation civile après un accident sportif. Quels éléments doit-elle prouver pour obtenir réparation ?

Un dommage grave et une intention de nuire de la part de l’auteur.
Un dommage et une faute, même sans lien entre eux.
Un dommage, une faute et un lien de causalité entre les deux.
Une faute et un lien de causalité, même sans dommage établi.

Un dommage, une faute et un lien de causalité entre les deux.

Explication

La réparation civile suppose la preuve d’un dommage, d’une faute et du lien de causalité entre eux. L’absence de lien laisse la causalité non établie, la gravité et l’intention ne remplacent pas les trois conditions, et la faute sans dommage ne suffit pas.

38. Un pratiquant commet une infraction qui porte atteinte à l’ordre public. Que vise la responsabilité pénale ?

Compenser le préjudice subi par une victime sans répondre d’une infraction.
Prévenir un dommage futur sans appliquer de peine prévue par la loi.
Réparer l’inexécution d’un contrat sans sanctionner une atteinte à l’ordre public.
Répondre de l’infraction et subir la peine prévue par la loi.

Répondre de l’infraction et subir la peine prévue par la loi.

Explication

La responsabilité pénale oblige à répondre d’une infraction et à subir la peine prévue par la loi ; elle vise à sanctionner une atteinte à l’ordre public. La compensation du préjudice relève de la responsabilité civile, la prévention seule ne définit pas la responsabilité pénale, et l’inexécution contractuelle concerne un autre fondement.

39. Une association est poursuivie pénalement pour des faits commis en 1992 pour son compte par son président. Quelle évolution juridique permet de distinguer la situation de l’association de celle des personnes physiques à cette date ?

Avant le 1er mars 1994, la responsabilité pénale concernait les associations, mais pas leurs représentants.
Avant le 1er mars 1994, la responsabilité pénale concernait les associations comme les personnes physiques.
Avant le 1er mars 1994, la responsabilité pénale des associations était explicitement prévue depuis 1984.
Avant le 1er mars 1994, la responsabilité pénale concernait les personnes physiques liées à l’association.

Avant le 1er mars 1994, la responsabilité pénale concernait les personnes physiques liées à l’association.

Explication

La responsabilité pénale des personnes morales n’a été explicitement prévue qu’à partir de la réforme de 1994 ; avant le 1er mars 1994, elle concernait les personnes physiques liées à l’association. L’application rétroactive de 1994 anticipe cette évolution, la responsabilité civile relève d’une autre catégorie et la réforme n’a pas supprimé la responsabilité des personnes physiques.

40. Un salarié d’un club commet une infraction à titre strictement personnel, sans agir pour le compte de l’association ni en qualité d’organe ou de représentant. Quelle condition fait défaut pour engager la responsabilité pénale du club ?

L’infraction doit avoir été commise avec une intention malveillante par un dirigeant élu.
L’infraction doit avoir été commise par un membre, même sans lien avec l’activité de l’association.
L’infraction doit avoir été commise pour le compte de l’association par un organe ou un représentant.
L’infraction doit avoir causé un dommage matériel à l’association ou à un tiers.

L’infraction doit avoir été commise pour le compte de l’association par un organe ou un représentant.

Explication

La responsabilité pénale de l’association suppose une infraction commise pour son compte par l’un de ses organes ou représentants. La seule qualité de salarié ne suffit pas, un dommage matériel n’est pas la condition formulée et la règle ne requiert pas nécessairement une intention malveillante.

41. Lors d’une compétition, une association omet par négligence une mesure de sécurité imposée par un règlement, sans intention de nuire. Quel principe s’applique à sa responsabilité pénale ?

Une négligence engage la responsabilité pénale seulement si elle résulte d’un acte volontaire.
Un manquement à la sécurité relève de la responsabilité civile, sans conséquence pénale possible.
Une responsabilité pénale suppose une intention de nuire démontrée chez les dirigeants.
Une négligence ou un manquement à l’obligation de sécurité peut suffire, même sans malveillance délibérée.

Une négligence ou un manquement à l’obligation de sécurité peut suffire, même sans malveillance délibérée.

Explication

La responsabilité pénale peut découler d’une imprudence, d’une négligence ou du manquement à une obligation légale ou réglementaire de sécurité, sans mauvaise foi ni malveillance délibérée. L’intention de nuire et le caractère volontaire ne sont pas exigés par ce principe, et ces manquements ne sont pas exclus du champ pénal.

42. Après une infraction commise pour le compte d’une association, l’enquête établit aussi la participation personnelle d’un dirigeant. Quelle conséquence juridique est possible ?

La responsabilité pénale de l’association et celle du dirigeant peuvent se cumuler.
La responsabilité pénale de l’association remplace celle du dirigeant pour les mêmes faits.
La responsabilité pénale du dirigeant exclut celle de l’association pour les mêmes faits.
La responsabilité de l’association se limite à réparer le dommage, sans poursuite pénale.

La responsabilité pénale de l’association et celle du dirigeant peuvent se cumuler.

Explication

La responsabilité pénale de l’association n’exclut pas celle des personnes physiques auteurs ou complices des mêmes faits : elles peuvent donc se cumuler. L’idée d’absorption, l’exclusion de la responsabilité associative et la réduction à la seule réparation civile contredisent ce principe.

43. Quel texte le Code du sport a-t-il remplacé, et combien de parties législatives comprend-il ?

La loi Avice de 1994, avec trois parties législatives.
La loi Avice de 1984, avec quatre parties législatives.
La loi Avice de 1984, avec quatre parties réglementaires seulement.
Le Code du sportif de 1984, avec quatre parties législatives.

La loi Avice de 1984, avec quatre parties législatives.

Explication

Le Code du sport a remplacé la loi Avice de 1984 relative à l’organisation des activités physiques et sportives et comprend quatre parties législatives. Le Code du sportif est un code déontologique distinct, les quatre parties ne sont pas uniquement réglementaires et l’année de la loi Avice est 1984.

44. Une étudiante cherche dans le Code du sport les dispositions sur les équipements et les manifestations sportives. Dans quel livre doit-elle chercher ?

Dans le livre consacré aux acteurs du sport.
Dans le livre consacré aux dispositions diverses, notamment au financement.
Dans le livre consacré aux pratiques sportives.
Dans le livre consacré à l’organisation des activités physiques et sportives.

Dans le livre consacré aux pratiques sportives.

Explication

Les équipements, les obligations et les manifestations relèvent du livre consacré aux pratiques sportives. Le livre sur l’organisation traite d’un autre volet, celui des acteurs porte notamment sur l’enseignement et le statut des sportifs, tandis que les dispositions diverses incluent le financement.

45. Une commune justifie un programme sportif destiné à favoriser la santé et l’intégration sociale en invoquant le Code du sport. Quelle qualification des activités physiques et sportives soutient cet argument ?

Elles sont présentées comme relevant d’une mission exclusivement étatique, sans rôle social local.
Elles sont présentées comme relevant d’une activité commerciale, sans lien avec la santé ou l’intégration.
Elles sont présentées comme relevant de l’intérêt général, notamment par leur contribution à la santé et à l’intégration.
Elles sont présentées comme relevant de l’intérêt général seulement lorsqu’elles organisent des compétitions.

Elles sont présentées comme relevant de l’intérêt général, notamment par leur contribution à la santé et à l’intégration.

Explication

Les articles L.100-1 et L.100-2 qualifient les activités physiques et sportives d’intérêt général, notamment en raison de leur contribution à la santé et à l’intégration dans la vie sociale. Cette qualification ne réserve pas l’action à l’État, ne se limite pas aux compétitions et ne les réduit pas à une activité commerciale.

46. Une fédération veut préserver son autonomie d’organisation, tandis qu’une réforme vise à mieux protéger les sportifs et à tenir compte des intérêts économiques et de l’intérêt général. Quel équilibre le droit du sport cherche-t-il à établir ?

Accorder la priorité à la liberté d’organisation du mouvement sportif sur les autres intérêts.
Confier l’organisation sportive à l’État en écartant l’autonomie du mouvement sportif.
Arbitrer entre liberté d’organisation, protection des sportifs, intérêts économiques et intérêt général.
Arbitrer entre protection des sportifs et intérêts économiques, sans considérer l’intérêt général.

Arbitrer entre liberté d’organisation, protection des sportifs, intérêts économiques et intérêt général.

Explication

Le droit du sport cherche à concilier la liberté d’organisation du mouvement sportif avec la protection des sportifs, les intérêts économiques et l’intérêt général. La priorité exclusive à l’autonomie, l’oubli de l’intérêt général et le remplacement de l’autonomie par une gestion étatique ne correspondent pas à cet arbitrage.

47. Un athlète apprend que le CIO annule ses titres olympiques après avoir découvert qu’il avait été rémunéré pour jouer au baseball. Quel précédent historique correspond à cette situation ?

L’affaire de Jim Thorpe, en 1913
Le procès de Violette Morris, en 1930
L’affaire de Muhammad Ali, en 1971
L’arrêt Bosman, en 1995

L’affaire de Jim Thorpe, en 1913

Explication

En 1913, le CIO annule les titres de Jim Thorpe parce qu’il avait été payé pour jouer au baseball, ce qui le rendait inéligible au statut d’amateur. Muhammad Ali était concerné par une condamnation pénale, Bosman par les règles de transfert, et Violette Morris par le retrait de sa licence.

48. Quelle décision la Cour suprême des États-Unis rend-elle en 1971 dans l’affaire Clay v. United States ?

Elle réintègre Muhammad Ali dans la boxe après sa suspension sportive
Elle invalide les quotas de joueurs ressortissants d’autres États membres
Elle annule la condamnation pénale de Muhammad Ali pour refus d’incorporation
Elle restitue à Jim Thorpe ses titres olympiques annulés pour professionnalisme

Elle annule la condamnation pénale de Muhammad Ali pour refus d’incorporation

Explication

Dans Clay v. United States, la Cour suprême annule en 1971 la condamnation pénale de Muhammad Ali pour son refus d’incorporation. La restitution des titres de Thorpe, les règles de transfert européennes et la réintégration sportive d’Ali correspondent à d’autres enjeux ou événements.

49. Un joueur en fin de contrat conteste les indemnités de transfert et les quotas visant les ressortissants d’autres États membres de l’Union européenne. Quel principe juridique fonde l’arrêt Bosman de 1995 ?

La neutralité des organismes chargés d’un service public
Le maintien du statut d’amateur olympique
La libre circulation des travailleurs
La protection des normes de féminité dans les compétitions

La libre circulation des travailleurs

Explication

L’arrêt Bosman s’appuie sur la libre circulation des travailleurs pour contester les indemnités de transfert de joueurs en fin de contrat et les quotas concernés. Le statut amateur, la neutralité du service public et les normes imposées aux sportives relèvent d’autres questions.

50. Une enquête sportive révèle des agressions sexuelles et de la pédopornographie ; le procès aboutit à une condamnation à perpétuité, tandis que plusieurs institutions sont visées pour leur traitement négligent des signalements. De quelle affaire s’agit-il ?

L’affaire Nassar
L’affaire de suspension de Sha’Carri Richardson
Le litige de Caster Semenya devant le TAS
Le contentieux sur la neutralité des équipes de France

L’affaire Nassar

Explication

L’affaire Nassar porte sur des agressions sexuelles et de la pédopornographie ; Nassar est condamné à la perpétuité, et USA Gymnastics, Michigan State et le FBI sont également visés pour négligence. Le litige Semenya concerne des règles sportives, tandis que les deux autres cas portent sur la neutralité et une suspension liée au cannabis.

51. Une fédération chargée d’un service public détermine le principe applicable à son organisation en vertu de l’article 1er de la loi du 24 août 2021. Quel principe doit-elle retenir ?

L’obligation de traitement hormonal
Le principe de neutralité
La suspension sportive automatique
La libre circulation des travailleurs

Le principe de neutralité

Explication

L’article 1er de la loi 2021-1109 impose le principe de neutralité aux organismes chargés d’un service public. Le traitement hormonal concerne les règles relatives au développement sexuel, la libre circulation relève de l’arrêt Bosman, et une suspension est une mesure disciplinaire distincte.

52. Une joueuse sélectionnée en équipe de France de football participe à une compétition avec l’équipe nationale. Selon la décision du Conseil d’État du 29 juin 2023, quelle obligation s’applique pendant cette participation ?

L’obligation de neutralité dans les seules fonctions administratives de la fédération
L’obligation de suivre un traitement hormonal avant la compétition nationale
L’obligation de neutralité pendant les compétitions et manifestations de l’équipe nationale
L’obligation d’obtenir l’accord du club pour un transfert vers l’équipe nationale

L’obligation de neutralité pendant les compétitions et manifestations de l’équipe nationale

Explication

Le Conseil d’État a jugé que les sportifs sélectionnés en équipes de France de football sont soumis à l’obligation de neutralité pendant les compétitions et manifestations auxquelles ils participent pour l’équipe nationale. Cette obligation ne se limite donc pas aux fonctions administratives ; le traitement hormonal et les transferts relèvent d’autres questions.

53. Une ville doit répartir un budget limité entre plusieurs besoins collectifs. Quel aspect de cette décision relève directement de l’économie ?

La production de biens par les seules entreprises privées
La création de ressources abondantes pour satisfaire un besoin unique
La fixation des prix de vente sur les marchés de la ville
L’usage de ressources limitées pour satisfaire des besoins multiples

L’usage de ressources limitées pour satisfaire des besoins multiples

Explication

L’économie étudie comment des individus, des entreprises et des États utilisent des ressources limitées face à des besoins multiples. La création de ressources abondantes nie la rareté, la fixation des prix réduit le champ de l’économie, et la production privée écarte les autres acteurs.

54. Quelle définition de l’économie est attribuée à Lionel Robbins ?

L’étude des rapports de classe et de la dépossession des travailleurs
L’étude des prix formés par l’équilibre entre l’offre et la demande
L’étude des agrégats nationaux comme le PIB et le chômage
L’étude du comportement humain face à des fins et des moyens rares à usages alternatifs

L’étude du comportement humain face à des fins et des moyens rares à usages alternatifs

Explication

Robbins définit l’économie par le rapport entre des fins et des moyens rares susceptibles d’usages alternatifs. L’équilibre offre-demande renvoie à l’école néoclassique, les agrégats au domaine macroéconomique et les rapports de classe au marxisme.

55. Une équipe étudie les décisions de prix d’une entreprise et les comportements de ses clients sur un marché. À quel domaine appartient principalement cette analyse ?

À la microéconomie, qui porte sur les agents, les marchés et les prix
À la macroéconomie, qui porte sur le PIB, l’inflation et le chômage
À la macroéconomie, qui porte sur les politiques économiques nationales
À la microéconomie, qui porte sur la monnaie et la croissance globale

À la microéconomie, qui porte sur les agents, les marchés et les prix

Explication

La microéconomie examine les comportements des individus et des entreprises, les marchés et les prix. Le PIB, l’inflation, le chômage, la croissance et les politiques économiques relèvent de l’analyse macroéconomique.

56. Face à une demande globale insuffisante, un gouvernement décide de soutenir l’activité par une intervention publique. À quel courant cette réponse correspond-elle ?

À l’école classique, qui met l’accent sur le marché et la division du travail
Au keynésianisme, qui justifie l’intervention de l’État face à une demande insuffisante
À la nouvelle économie classique, qui met l’accent sur les anticipations
Au monétarisme, qui met l’accent sur le contrôle de la monnaie et de l’inflation

Au keynésianisme, qui justifie l’intervention de l’État face à une demande insuffisante

Explication

Le keynésianisme associe une demande insuffisante à la possibilité d’une intervention de l’État. Le contrôle monétaire caractérise le monétarisme, la création de richesse par le marché et la division du travail l’école classique, et les anticipations la nouvelle économie classique.

57. Une étude porte sur les billets vendus, les ressources distribuées entre les clubs et les mécanismes de financement d’une compétition. Quel champ analyse l’ensemble de ces phénomènes ?

La médiatisation sportive, qui étudie la diffusion des compétitions
La préparation sportive, qui étudie l’entraînement et les performances des athlètes
L’économie du sport, qui étudie production, consommation et répartition des ressources sportives
La gestion des équipements, qui étudie les infrastructures et leur entretien

L’économie du sport, qui étudie production, consommation et répartition des ressources sportives

Explication

L’économie du sport examine la production, la consommation et la répartition des ressources liées aux activités sportives, ainsi que les mécanismes du secteur. La performance, les infrastructures ou la diffusion médiatique ne couvrent chacune qu’un aspect plus limité.

58. Quelle évolution Andreff associe-t-il aux modèles économiques du sport professionnel ?

Le passage du modèle 3S — sponsors, spectateurs, subventions — au modèle 3M — magnats, médias, marchés
Le passage du modèle 3S — médias, merchandising, marché — au modèle 3M — spectateurs, subventions, sponsors
Le passage du modèle 3S — adhérents, spectateurs, local — au modèle 3M — médias, merchandising, marché
Le passage du modèle 3S — spectateurs, subventions, sponsors — au modèle 3M — médias, merchandising, marché

Le passage du modèle 3S — spectateurs, subventions, sponsors — au modèle 3M — médias, merchandising, marché

Explication

Andreff décrit le passage du modèle 3S, fondé sur les spectateurs, les subventions et les sponsors, au modèle 3M, qui associe médias, merchandising et marché. Les magnats relèvent d’autres modèles, les adhérents et le local du modèle associatif, et l’inversion des sigles confond leurs composantes.

59. Une compétition attire un public parce que son issue reste incertaine et suscite de fortes émotions. Quelle caractéristique du produit sportif explique cette valeur ?

Une expérience prévisible, valorisée notamment par la certitude de l’issue
Un bien matériel, valorisé notamment par sa durabilité et son utilité physique
Une expérience largement immatérielle, valorisée notamment par l’émotion et l’incertitude du résultat
Une ressource financière, valorisée notamment par son niveau de revenus

Une expérience largement immatérielle, valorisée notamment par l’émotion et l’incertitude du résultat

Explication

Le produit sportif est une expérience largement immatérielle, dont la valeur dépend notamment de l’émotion et de l’incertitude du résultat. La durabilité concerne plutôt un bien matériel, une issue certaine contredit le rôle de l’incertitude, et les revenus d’un club ne définissent pas le produit sportif.

60. Une ligue envisage de remplacer un club par une équipe indépendante qui organiserait seule la compétition. Quel problème économique menace alors l’attractivité du championnat ?

Un club peut produire seul un championnat attractif, car les autres clubs sont indépendants
Un club organise un championnat attractif comme un événement individuel autonome
Un club rend le championnat attractif par ses revenus, sans dépendre des autres équipes
Un club ne peut pas produire seul un championnat attractif, car les clubs dépendent les uns des autres

Un club ne peut pas produire seul un championnat attractif, car les clubs dépendent les uns des autres

Explication

Les clubs sont interdépendants pour offrir un spectacle sportif attractif : aucun club ne peut organiser seul un championnat attractif. L’autonomie complète et l’événement individuel méconnaissent cette dépendance, tandis que les revenus élevés ne remplacent pas le rôle des autres clubs.

61. Quel groupe réunit des acteurs participant à l’économie du sport ?

Les annonceurs, les clubs et les seules administrations
Les clubs et associations, les médias et les sponsors
Les supporters, les gestionnaires et les seules fédérations
Les fédérations, les médias et les seules collectivités

Les clubs et associations, les médias et les sponsors

Explication

L’économie du sport rassemble notamment clubs et associations, médias et sponsors, parmi de nombreux autres acteurs. Les collectivités ne sont pas les seules institutions concernées, les supporters sont eux aussi des acteurs, et les administrations ne remplacent pas l’ensemble des annonceurs.

62. Une collectivité répartit des recettes issues de taxes et de paris contrôlés, tandis qu’un club professionnel recherche des revenus commerciaux : quel rapprochement entre ces financements est correct ?

Les recettes privées soutiennent surtout l’amateur, et le professionnel dépend principalement des collectivités
Les recettes publiques soutiennent surtout l’amateur, et le professionnel mobilise des sources privées multiples
Les recettes publiques soutiennent surtout le professionnel, et l’amateur mobilise des sources privées multiples
Les recettes de droits de diffusion soutiennent surtout l’amateur, et le professionnel dépend des taxes

Les recettes publiques soutiennent surtout l’amateur, et le professionnel mobilise des sources privées multiples

Explication

Le financement public, notamment alimenté par des taxes et des paris contrôlés, soutient surtout le sport amateur, alors que le secteur professionnel dépend de sources privées multiples. Inverser les secteurs, assimiler les taxes aux droits de diffusion ou attribuer surtout le financement privé à l’amateur confond les deux modèles.

63. Pour caractériser le modèle économique des Jeux de Los Angeles de 1984, quelle combinaison faut-il retenir ?

Une mise en avant de la Dream Team, avec un rôle important des droits télévisés et du sponsoring
Un appel massif aux investisseurs privés, avec un rôle important des droits télévisés et du sponsoring
Une ouverture aux athlètes professionnels, avec un rôle important des droits télévisés et du sponsoring
Un appel massif aux investisseurs privés, avec un rôle important des subventions publiques et des billets

Un appel massif aux investisseurs privés, avec un rôle important des droits télévisés et du sponsoring

Explication

Los Angeles 1984 se distingue par l’appel massif aux investisseurs privés et l’importance des droits télévisés et du sponsoring. L’ouverture aux professionnels date de 1981, la Dream Team est associée à Barcelone en 1992, et le modèle de 1984 ne se réduit pas aux recettes publiques.

64. Une ligue sportive vend des actifs, fait entrer ses clubs en bourse et accroît les revenus publicitaires : quelle tendance du modèle sportif dominant illustre-t-elle ?

La marchandisation et la financiarisation, accompagnées de cotation et de capitalisation
La redistribution des richesses et la protection sanitaire, accompagnées de cotation et de capitalisation
La professionnalisation des compétitions et la réglementation, accompagnées de publicité et de capitalisation
La marchandisation et la financiarisation, accompagnées de subventions publiques et de protection sanitaire

La marchandisation et la financiarisation, accompagnées de cotation et de capitalisation

Explication

Le modèle dominant associe marchandisation, cotation en bourse, exploitation, capitalisation, progression de la publicité et financiarisation. La redistribution et la santé caractérisent particulièrement des ligues créées par et pour les athlètes, tandis que professionnalisation et réglementation ne décrivent pas cette tendance centrale.

65. Des athlètes fondent une ligue pour répondre à l’exploitation exercée par des ligues dominantes : quelles priorités correspondent à cette démarche ?

Redistribuer les richesses et protéger la santé des athlètes
Commercialiser les droits de diffusion et protéger la santé des athlètes
Accroître les revenus publicitaires et développer les droits de diffusion
Redistribuer les richesses et accélérer la cotation en bourse

Redistribuer les richesses et protéger la santé des athlètes

Explication

Les ligues créées par et pour les athlètes répondent à l’exploitation des ligues dominantes en mettant notamment en avant la redistribution des richesses et la protection de la santé. La vente de droits, la cotation en bourse et la publicité relèvent d’autres logiques et ne remplacent pas ces priorités.

66. Un CREPS accueille des sportifs de haut niveau et forme des animateurs et des agents publics. Quel rôle correspond à cet établissement ?

Piloter l’action de l’État en matière de jeunesse et de sport
Former des personnels et accompagner l’entraînement des sportifs de haut niveau
Délivrer des diplômes fédéraux aux techniciens et aux arbitres
Coordonner les politiques sportives des services départementaux

Former des personnels et accompagner l’entraînement des sportifs de haut niveau

Explication

Les CREPS sont des établissements publics locaux de formation dans le sport, la jeunesse et l’éducation populaire, et accompagnent l’entraînement des sportifs de haut niveau. Le pilotage de l’État et la coordination départementale relèvent des DRAJES, tandis que la certification fédérale est ici attribuée à tort aux CREPS.

67. Une équipe régionale de l’État analyse l’évolution des pratiques sportives, informe les jeunes et intervient sur la sécurité des pratiques. Quel organisme pilote cette action depuis 2021 ?

Le CREPS, qui a repris les missions de la DRJSCS en matière de jeunesse et de sport
La DRJSCS, qui a repris les missions de la DRAJES en matière de jeunesse et de sport
La DRAJES, qui a repris les missions de la DRJSCS en matière de jeunesse et de sport
Les services départementaux, qui ont repris les missions de la DRAJES en matière de jeunesse et de sport

La DRAJES, qui a repris les missions de la DRJSCS en matière de jeunesse et de sport

Explication

Depuis 2021, la DRAJES pilote l’action de l’État dans les domaines de la jeunesse et du sport et a repris les missions correspondantes de la DRJSCS. Le CREPS est un établissement de formation et d’accompagnement sportif, la DRJSCS est l’organisme remplacé, et la coordination départementale ne désigne pas le pilote régional de l’État.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 98 flashcards sur Acteurs sportifs et responsabilités.

Qu’est-ce que le droit ?

Un ensemble de règles qui régit une société à un moment donné.

Quelles sont les quatre sources du droit ?

La coutume, la loi, la jurisprudence et la doctrine.

Que désigne le droit objectif ?

Le système juridique dans son ensemble.

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Consultez la fiche de révision complète sur Acteurs sportifs et responsabilités.

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