★ À maîtriser
Compléments
Les comportements associés à la bientraitance comprennent : l’attention aux besoins individuels de chaque enfant, l’adaptation à ses rythmes de sommeil, d’alimentation et d’exploration, l’absence de brutalité verbale ou physique, le respect de son intimité lors des soins, une communication bienveillante avec l’enfant et sa famille, le travail en équipe, la réflexion sur les pratiques et la formation régulière
Au quotidien, le professionnel peut : appeler l’enfant par son prénom, le prévenir avant d’agir, solliciter son accord, respecter ses refus lorsque cela est possible et sans danger, proposer des choix limités, instaurer des rituels rassurants
★ À maîtriser
📌 En cas de doute, le professionnel échange en équipe ou, s’il est assistant maternel, avec la PMI, puis transmet les informations préoccupantes en principe à sa hiérarchie, qui prend le lien avec la PMI.
📌 Le professionnel n’a pas à prouver les faits de maltraitance, mais doit transmettre ses doutes raisonnables.
Les formes de maltraitance et leurs exemples cités sont :
Les signes possibles de maltraitance comprennent : des traces de coups, brûlures ou bleus inexpliqués, des plaintes de douleurs abdominales fréquentes, un comportement de repli, d’agressivité ou d’opposition, une mauvaise hygiène corporelle, des retards de développement ou des régressions soudaines
Compléments
Un enfant peut être soumis simultanément à plusieurs formes de mauvais traitements.
Le 119 est un numéro de téléphone gratuit et anonyme mis à disposition par le gouvernement pour signaler une situation préoccupante concernant un enfant.
★ À maîtriser
Compléments
Les douces violences sont fréquentes, souvent invisibles à l’œil nu et parfois intégrées aux pratiques professionnelles ou familiales.
Les douces violences proviennent souvent d’automatismes éducatifs issus de l’histoire de l’adulte et reproduits sans qu’il en ait conscience.
Selon le cours, les douces violences sont présentes dans les lieux d’accueil du jeune enfant, des maisons d’assistantes maternelles aux crèches et aux écoles.
L’adulte banalise ; l’enfant, lui, ressent le mal-être.
★ À maîtriser
Les exemples de douces violences incluent :
Parmi les autres exemples figurent : les promesses non tenues, faire les choses à la place de l’enfant, le presser constamment ou lui reprocher sa lenteur, l’empêcher de bouger librement
Sont également des exemples de douces violences : comparer l’enfant aux autres, parler de lui devant les autres comme s’il était absent, le forcer à faire la bise, le forcer à faire un câlin ou à aller dans les bras d’autrui, le forcer à donner la main ou à se laisser toucher
Compléments
Prendre le dessus sur les sentiments, opinions, goûts, envies ou besoins de l’adulte peut conduire à empêcher l’enfant de s’exprimer et à nier son individualité.
Donner à l’enfant un surnom péjoratif, même jugé affectueux par l’adulte, peut le blesser ; l’appeler par son prénom contribue à ce qu’il se sente reconnu comme individu.
Sont aussi des exemples de douces violences : forcer l’enfant à jouer avec les autres contre son envie, le forcer à partager ses jouets contre son envie, lui ordonner d’arrêter de pleurer ou de crier sans accueillir ses émotions, l’obliger à rester à table jusqu’à la fin du repas de l’adulte
★ À maîtriser
Un enfant exposé régulièrement aux douces violences peut se replier sur lui-même, devenir plus silencieux et moins expressif, ou éviter les interactions sociales ; d’autres peuvent manifester opposition, refus, agressivité ou provocations.
Des contraintes, moqueries, interruptions ou moments où l’enfant est ignoré peuvent progressivement fragiliser sa confiance en lui, son estime personnelle et sa confiance envers les adultes.
Lorsque l’adulte nie l’émotion de l’enfant, celui-ci peut croire que ses sentiments ne sont pas légitimes et développer un sentiment d’insécurité affective qui bloque leur expression.
Les douces violences peuvent affecter les développements émotionnel, psychologique et social de l’enfant en entravant la compréhension et la régulation de ses émotions, en empêchant qu’il se sente accueilli et en fragilisant ses compétences relationnelles.
Compléments
Besoins niés → insécurité affective et confiance fragilisée.
★ À maîtriser
📌 Lorsqu’il pense avoir blessé un enfant, l’adulte peut lui demander pardon et s’expliquer avec des mots simples et sincères afin de lui montrer qu’il n’est pas responsable de ce qu’il a subi.
Réajuster ses attitudes consiste notamment à :
La prévention commence par la prise de conscience des gestes et paroles banalisés, puis par l’auto-observation des comportements et de leurs effets sur l’enfant.
Compléments
La progression professionnelle s’appuie sur la formation, les échanges entre professionnels et la remise en question des pratiques sans crainte du jugement.
Le travail de développement personnel peut s’appuyer sur :
Prendre conscience, s’observer, réparer, réajuster et échanger.
★ À maîtriser
📌 Les douces violences se distinguent des VEO parce qu’elles ne sont souvent pas identifiées comme problématiques par l’adulte et sont ancrées dans les habitudes sociales, tandis que les VEO sont justifiées comme nécessaires à l’éducation.
Dans les deux cas, l’adulte ne cherche généralement pas délibérément à faire du mal, mais l’intégrité de l’enfant n’est pas respectée et des effets à long terme peuvent inclure l’insécurité affective, la méfiance, une baisse de l’estime de soi et le refus du lien social.
Promouvoir la bientraitance et lutter contre toutes les formes de violence relève de la responsabilité professionnelle et passe par le respect des besoins de chaque enfant et la remise en question continue des pratiques.
Compléments
VEO : l’adulte justifie ; douce violence : il ne la repère pas.
Douces violences et VEO
| Dimension | Douces violences | VEO |
|---|---|---|
| Perception par l’adulte | Souvent non identifiées comme problématiques | Comportements justifiés comme nécessaires à l’éducation |
| Rapport aux habitudes | Ancrées dans les habitudes sociales | Présentées comme étant « pour le bien » de l’enfant |
| Intention et effets | Absence généralement d’intention de nuire ; intégrité de l’enfant atteinte | Absence généralement d’intention de nuire ; intégrité de l’enfant atteinte |
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1. Quelle finalité caractérise la bientraitance selon la Haute Autorité de Santé ?
2. Un professionnel s’apprête à accompagner un enfant pendant un soin quotidien. Quelle démarche traduit le mieux une posture bientraitante ?
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Selon la HAS, que favorise la bientraitance dans la prise en charge de l’usager ?
Le respect des droits et libertés, l’écoute et la prise en compte des besoins.
Quelle institution définit la bientraitance comme favorisant le respect des droits et libertés de l’usager ?
La Haute Autorité de Santé (HAS).
Sur quels principes repose la posture professionnelle de bientraitance envers l’enfant ?
Le respect, l’écoute, le non-jugement et l’adaptation à ses besoins.
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