QCM : Développement à l’âge adulte (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À 19 ans, Lina est majeure, mais n’a pas encore d’emploi ni de logement indépendant et ne se sent pas adulte. Quelle interprétation rend compte des marqueurs de l’âge adulte ?

Elle répond au marqueur juridique, tandis que les marqueurs sociaux, subjectifs et psychologiques sont distincts.
Elle répond aux marqueurs sociaux, tandis que la majorité relève du marqueur psychologique.
Elle répond au marqueur psychologique, tandis que l’emploi et le logement relèvent du marqueur subjectif.
Elle répond au marqueur subjectif, tandis que l’autonomie relève du marqueur juridique.

Elle répond au marqueur juridique, tandis que les marqueurs sociaux, subjectifs et psychologiques sont distincts.

Explication

La majorité est un marqueur juridique, alors que l’emploi et le logement sont sociaux, le sentiment d’être adulte est subjectif et les responsabilités ou décisions autonomes sont psychologiques. Réduire l’âge adulte à la majorité confond les catégories, tout comme déplacer les marqueurs sociaux, subjectifs ou psychologiques dans une autre catégorie.

2. Après la fin de sa croissance corporelle, une personne continue à transformer ses relations et sa manière de prendre des décisions. Quelle distinction décrit le mieux cette situation ?

La croissance corporelle peut être achevée tandis que le développement du fonctionnement se poursuit.
La croissance du fonctionnement peut être achevée tandis que le développement corporel se poursuit.
La maturation corporelle peut être achevée tandis que la croissance quantitative se poursuit.
Le développement biologique peut être achevé tandis que la maturation du corps se poursuit.

La croissance corporelle peut être achevée tandis que le développement du fonctionnement se poursuit.

Explication

La croissance correspond à une modification quantitative du corps, tandis que le développement concerne les transformations du fonctionnement de la personne au cours du temps; la fin de la croissance ne signifie donc pas la fin du développement. L’assimiler à la fin du développement confond deux notions, et les autres réponses intervertissent croissance, maturation et développement.

3. Deux jeunes de 22 ans vivent dans des contextes culturels et économiques différents; l’un peut prolonger ses explorations identitaires, l’autre assume déjà d’importantes responsabilités. Quelle conclusion correspond à la notion d’« emerging adulthood » ?

Elle décrit certaines trajectoires contemporaines, dont l’expérience dépend aussi du contexte.
Elle décrit une catégorie d’âge fixe, indépendante des trajectoires individuelles.
Elle décrit une étape définie par les responsabilités familiales, quel que soit le contexte.
Elle décrit une étape biologique universelle, identique pour tous les jeunes adultes.

Elle décrit certaines trajectoires contemporaines, dont l’expérience dépend aussi du contexte.

Explication

L’« emerging adulthood », associée à Arnett (2000), décrit certaines trajectoires contemporaines et ne constitue pas une étape biologique universelle entre 18 et 25 ans. La lecture comme stade biologique ou catégorie fixe ignore la diversité des trajectoires; la réduire aux responsabilités familiales écarte aussi les autres facteurs contextuels.

4. Une personne acquiert de nouvelles compétences, mais perd aussi certaines possibilités et doit composer avec des contraintes liées à son contexte. Quelle description correspond à la perspective du développement vie entière de Baltes ?

Le développement dure toute la vie, associe gains et pertes et dépend du contexte.
Le développement associe gains et pertes, mais se déroule indépendamment du contexte.
Le développement concerne plusieurs domaines, mais les pertes interrompent son cours.
Le développement suit une progression linéaire, les gains remplaçant les pertes.

Le développement dure toute la vie, associe gains et pertes et dépend du contexte.

Explication

Pour Baltes (1987), le développement dure toute la vie, est multidimensionnel et multidirectionnel, associe gains et pertes, conserve une certaine plasticité et dépend du contexte. La progression linéaire confond multidirectionnalité et trajectoire unique; exclure les pertes ou le contexte contredit aussi cette perspective.

5. Après une transition de vie, Sam développe une nouvelle compétence, maintient ses amitiés, transforme ses objectifs et perd du temps libre. Quelle interprétation décrit cette évolution simultanée ?

Il perd ses objectifs, développe son temps libre et maintient ses nouvelles possibilités.
Il développe ses amitiés, maintient sa compétence et transforme son temps libre.
Il transforme ses relations, perd ses compétences et développe uniquement ses objectifs.
Il développe, maintient, transforme et perd différents éléments au même moment.

Il développe, maintient, transforme et perd différents éléments au même moment.

Explication

Une même personne peut développer des compétences, maintenir des relations, transformer ses objectifs et perdre des ressources ou des possibilités simultanément. La réponse qui exclut la coexistence des gains et des pertes méconnaît cette multidirectionnalité; les autres inversent les catégories appliquées aux différents éléments.

6. Pour comprendre le parcours professionnel d’une personne, une chercheuse examine l’époque où elle a grandi, le moment où elle a changé de métier, ses proches et les choix possibles malgré les contraintes. Quelle perspective mobilise-t-elle ?

La perspective du parcours de vie, qui articule époque, timing, liens et capacité d’agir.
La perspective du parcours de vie, qui articule timing, ressources, contraintes et déterminisme biologique.
La perspective du parcours de vie, qui articule âge chronologique, personnalité, liens et choix libres.
La perspective du parcours de vie, qui articule époque, liens sociaux, rôles et déterminisme contextuel.

La perspective du parcours de vie, qui articule époque, timing, liens et capacité d’agir.

Explication

Selon Elder (1998), la perspective du parcours de vie considère le temps historique, le moment dans la trajectoire, les liens avec autrui et les choix exercés dans un ensemble de possibilités et de contraintes. Confondre époque et timing, omettre les choix ou rendre la trajectoire entièrement déterminée ne respecte pas cette articulation.

7. À 42 ans, Camille compare son âge en années, la place d’un déménagement dans son parcours personnel, les attentes concernant cet âge et l’époque où elle vit. Quelle dimension temporelle concerne les attentes sociales liées à son âge ?

L’âge chronologique
Le temps historique
Le temps social
Le temps biographique

Le temps social

Explication

Le temps social désigne ce qui est considéré comme normal à un âge donné. L’âge chronologique compte les années, le temps biographique situe l’événement dans l’histoire personnelle et le temps historique renvoie à l’époque.

8. À 35 ans, une personne estime qu’elle aurait déjà dû avoir des enfants parce que son entourage juge cet âge approprié. Quelle interprétation distingue correctement cette attente d’une exigence du développement ?

C’est une norme sociale, pas une nécessité développementale.
C’est une contrainte historique qui s’impose à chaque personne.
C’est une nécessité développementale, au-delà des normes sociales.
C’est un repère biographique, indépendant des attentes collectives.

C’est une norme sociale, pas une nécessité développementale.

Explication

Les sociétés associent certains événements à des moments jugés appropriés, mais cette norme ne constitue pas une nécessité développementale. La nécessité développementale transforme à tort une attente sociale en exigence, tandis que le repère biographique et la contrainte historique désignent d’autres dimensions.

9. Après une reconversion professionnelle, une personne doit réorganiser son quotidien et ses objectifs, mais ses ressources habituelles restent suffisantes. Comment qualifier au mieux cette situation ?

Une adaptation positive sans changement de rôles
Un événement sans réorganisation significative
Une transition sans crise
Une crise liée à des ressources insuffisantes

Une transition sans crise

Explication

Une transition implique une réorganisation, tandis qu’une crise suppose que les ressources habituelles deviennent momentanément insuffisantes. Parler de crise ajoute donc une insuffisance qui n’est pas présente dans la situation; un simple événement ne rend pas compte de la réorganisation.

10. Deux personnes vivent le même déménagement, mais l’une le trouve libérateur et l’autre déstabilisant. Pour comprendre cette différence d’impact, quel élément faut-il notamment examiner ?

La seule contrainte matérielle rencontrée
La catégorie générale du déménagement
La signification de l’événement pour chacune
Le seul soutien social reçu par chacune

La signification de l’événement pour chacune

Explication

L’impact d’une transition dépend notamment de la signification de l’événement pour la personne, ainsi que des ressources, du soutien, des contraintes et de l’histoire antérieure. Se limiter au type d’événement ou à un seul facteur ne suffit pas à expliquer des impacts différents.

11. Dans le modèle d’Erikson, quel conflit caractérise l’âge adulte après la question identitaire de l’adolescence ?

Intimité versus isolement
Isolement versus identité
Identité versus intimité
Autonomie versus culpabilité

Intimité versus isolement

Explication

Erikson situe à l’âge adulte le conflit entre intimité et isolement, après la question identitaire de l’adolescence. « Identité versus intimité » inverse l’ordre des enjeux, et « isolement versus identité » associe des termes sans respecter ce conflit adulte.

12. Dans une relation proche, Alex partage ses sentiments, s’engage et fait confiance à l’autre, tout en gardant ses convictions et son sentiment de soi. Quelle capacité décrit cette situation ?

La fusion relationnelle
La capacité d’intimité
L’isolement relationnel
La proximité sans réciprocité

La capacité d’intimité

Explication

L’intimité associe proximité, engagement, confiance et réciprocité tout en préservant un sentiment de soi. La fusion efface cette différenciation, tandis que la proximité seule ne rend pas compte de l’ensemble des dimensions de l’intimité.

13. Une personne célibataire entretient des liens proches et réciproques, tandis qu’une personne en couple décrit peu de confiance dans sa relation. Quelle conclusion est la mieux fondée ?

La durée de la relation détermine à elle seule sa qualité.
La vie de couple garantit une intimité fondée sur la confiance.
Le célibat indique une absence de liens suffisamment intimes.
Le statut relationnel ne suffit pas à déterminer la qualité des liens.

Le statut relationnel ne suffit pas à déterminer la qualité des liens.

Explication

Le statut relationnel ne détermine pas à lui seul la qualité relationnelle : une personne célibataire peut ne pas être isolée, et être en couple ne garantit pas l’intimité. Déduire l’isolement du célibat ou l’intimité du couple confond statut et qualité des liens.

14. Un adulte travaille, poursuit des études, aide un proche et participe à une association : quelle interprétation de ses rôles est la plus juste ?

Il exerce un rôle principal et des activités secondaires.
Il doit choisir entre ses rôles d’aide et d’étudiant.
Il cumule des rôles professionnels, mais pas sociaux.
Il peut occuper plusieurs rôles à la fois.

Il peut occuper plusieurs rôles à la fois.

Explication

Une personne adulte peut associer plusieurs rôles, notamment professionnel, étudiant, aidant et membre d’un groupe. Réduire ces rôles à l’emploi, confondre rôle et statut familial ou les croire incompatibles ne correspond pas à cette pluralité.

15. Une conseillère étudie l’évolution de la carrière d’une personne au fil des années et la place de ses rôles de travailleur, de parent et de citoyen : quels concepts de Super décrit-elle, dans cet ordre ?

Life-span, puis life-space.
Life-space, puis life-span.
Life-span, puis la saillance des rôles.
Life-space, puis la saillance des rôles.

Life-span, puis life-space.

Explication

Chez Super, le life-span concerne le développement de la carrière dans le temps, tandis que le life-space situe cette carrière parmi différents rôles. Inverser les notions confond leur dimension temporelle et leur dimension liée aux rôles; la saillance désigne plutôt l’importance relative de ceux-ci.

16. Une personne choisit un emploi surtout pour acquérir de nouvelles compétences et renforcer son sentiment d’efficacité : quelle fonction du travail répond à cette motivation ?

La fonction développementale.
La fonction sociale.
La fonction instrumentale.
La fonction identitaire.

La fonction développementale.

Explication

Les apprentissages, les compétences et le sentiment d’efficacité relèvent de la fonction développementale du travail. La fonction identitaire concerne l’identité professionnelle et l’utilité, la fonction instrumentale les revenus et la sécurité matérielle, et la fonction sociale les relations et l’appartenance.

17. Un parent traverse une période de stress, son enfant a des besoins développementaux particuliers et la famille dispose de peu de soutien : quelle approche explique le mieux le fonctionnement parental ?

Les ressources psychologiques du parent, indépendamment des autres facteurs.
L’interaction des ressources parentales, des besoins de l’enfant et du contexte.
Les besoins de l’enfant, indépendamment des autres facteurs.
Le soutien social, indépendamment du parent et de l’enfant.

L’interaction des ressources parentales, des besoins de l’enfant et du contexte.

Explication

Selon Belsky, le fonctionnement parental dépend de l’interaction entre les ressources psychologiques du parent, les caractéristiques et besoins de l’enfant, et le contexte environnemental. L’expliquer par le parent seul, l’enfant seul ou le contexte seul écarte les autres dimensions de cette interaction.

18. Une personne accompagne de jeunes collègues et leur transmet des savoir-faire, sans être parent : quelle notion décrit le mieux cet investissement au-delà de soi ?

Le life-span.
La stagnation.
La fonction identitaire du travail.
La générativité.

La générativité.

Explication

La générativité est un investissement dans quelque chose qui dépasse sa propre personne et peut s’exprimer par la transmission ou l’accompagnement, entre autres voies. La réduire à la parentalité écarte ces formes; la stagnation renvoie à une difficulté à investir au-delà de ses propres intérêts.

19. Une personne souhaite contribuer à sa communauté, s’engage dans un projet de transmission, l’organise concrètement et l’intègre à l’histoire qu’elle raconte sur sa vie : quelle conception de la générativité cette situation illustre-t-elle ?

Des actions de transmission sans engagement ni sens dans le récit de soi.
L’association de la préoccupation, de l’engagement, des actions et du sens personnel.
Un récit personnel sans préoccupation de contribuer ni comportement associé.
Une préoccupation de contribuer qui n’implique pas d’action concrète.

L’association de la préoccupation, de l’engagement, des actions et du sens personnel.

Explication

McAdams et de St. Aubin décrivent la générativité comme l’association d’une préoccupation de contribuer, d’un engagement, d’actions de transmission ou de création et d’une signification personnelle dans le récit de soi. Se limiter à la motivation, aux actions ou au récit omet plusieurs éléments du processus.

20. Après plusieurs années d’efforts, une personne constate que son objectif professionnel est devenu durablement inaccessible. Quelle démarche correspond à l’adaptation décrite par Heckhausen, Wrosch et Schulz ?

Se désengager de cet objectif et investir d’autres objectifs
Persister dans cet objectif en mobilisant davantage de ressources
Abandonner cet objectif dès l’apparition d’une difficulté passagère
Réduire ses efforts tout en conservant cet objectif comme priorité

Se désengager de cet objectif et investir d’autres objectifs

Explication

L’adaptation associe l’engagement et la mobilisation de ressources à la possibilité de se désengager lorsque les possibilités sont durablement très limitées, puis de réinvestir d’autres objectifs. Persister sans limite confond engagement et adaptation, abandonner au premier obstacle néglige la durée de la limitation, et conserver le même objectif ne constitue pas un réinvestissement.

21. Une pianiste sélectionne un répertoire prioritaire, entraîne sa technique pour l’interpréter et utilise un doigté adapté après une blessure qui limite sa mobilité. Comment ces démarches s’organisent-elles dans le modèle SOC ?

Optimisation, sélection et compensation
Sélection, optimisation et compensation
Compensation, optimisation et sélection
Sélection, compensation et optimisation

Sélection, optimisation et compensation

Explication

Le modèle SOC distingue le choix d’objectifs (sélection), le développement des ressources pour les atteindre (optimisation) et le recours à d’autres moyens quand une ressource est insuffisante (compensation). L’option « sélection, compensation et optimisation » inverse les deux dernières démarches; « optimisation, sélection et compensation » confond entraînement et choix des objectifs; « compensation, optimisation et sélection » attribue un autre moyen au choix du répertoire.

22. Une maladie limite temporairement les activités d’un adulte et l’amène à revoir ses rôles, ses projets et ses relations. Pourquoi peut-elle être considérée comme un événement développemental ?

Parce qu’elle impose une limitation permanente à la personne
Parce qu’elle réorganise la trajectoire de la personne
Parce qu’elle entraîne le retour immédiat à la trajectoire antérieure
Parce qu’elle altère une fonction biologique de la personne

Parce qu’elle réorganise la trajectoire de la personne

Explication

Une maladie devient un événement développemental lorsqu’elle réorganise la trajectoire, au-delà de ses effets sur une fonction biologique. La limitation temporaire peut avoir des conséquences plus larges sans être permanente, et une réorganisation ne signifie pas un retour immédiat à la trajectoire antérieure.

23. Une maladie chronique limite temporairement les activités d’une adulte qui travaille, accompagne un parent vieillissant et poursuit un projet personnel. Quels aspects de sa vie la maladie peut-elle transformer ?

Ses relations et son identité, tandis que ses objectifs restent inchangés
Ses fonctions corporelles, sans modification de ses rôles ni de ses relations
Ses rôles et son autonomie, avec une perte définitive de ses projets personnels
Ses rôles, son autonomie, ses projets, son identité, ses relations et ses objectifs

Ses rôles, son autonomie, ses projets, son identité, ses relations et ses objectifs

Explication

Une maladie chronique limitant certaines activités peut transformer les rôles, l’autonomie, les projets, l’identité, les relations et les objectifs d’un adulte. Réduire ses effets au corps néglige ces dimensions; conclure à une perte définitive ou à des objectifs nécessairement inchangés va au-delà de la limitation temporaire décrite.

Révisez avec les flashcards

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Quels marqueurs juridiques indiquent l’âge adulte ?

La majorité.

Quels marqueurs sociaux indiquent l’âge adulte ?

L’emploi, le logement et les rôles familiaux.

Que désigne la croissance dans le développement humain ?

Une modification quantitative du corps.

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