QCM : Gestion du handicap et inclusion — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Laquelle décrit le mieux une politique handicap en entreprise ?

Une action ponctuelle destinée à organiser des formations sur la diversité
Une procédure centrée sur la déclaration administrative des salariés concernés
Une démarche globale associant recrutement, aménagement, sensibilisation et maintien dans l’emploi
Un programme consacré principalement à l’accessibilité des bâtiments professionnels

Une démarche globale associant recrutement, aménagement, sensibilisation et maintien dans l’emploi

Explication

Une politique handicap couvre plusieurs dimensions, dont le recrutement, l’adaptation des postes, la sensibilisation et le maintien dans l’emploi. La déclaration administrative ne constitue qu’un aspect limité de cette démarche globale.

2. Quelle démarche constitue le point de départ le plus pertinent pour favoriser l’inclusion professionnelle d’une personne handicapée ?

Appliquer un aménagement standard prévu pour chaque type de handicap
Attendre une difficulté au poste avant d’envisager une adaptation
Confier la décision d’aménagement à l’équipe sans consulter la personne
Échanger avec elle pour déterminer ses besoins et les aménagements appropriés

Échanger avec elle pour déterminer ses besoins et les aménagements appropriés

Explication

L’inclusion professionnelle commence par un échange permettant d’identifier les besoins réels et de construire une réponse adaptée. Un aménagement standard risque de ne pas correspondre à la situation vécue par la personne.

3. Quelle distinction permet de comprendre les chiffres relatifs au handicap en France ?

Les deux chiffres correspondent à des estimations différentes du nombre total de déficiences
Environ 12 millions de personnes sont concernées, tandis qu’environ 3,1 millions bénéficient de l’OETH
Les deux chiffres désignent des personnes concernées par des dispositifs administratifs identiques
Environ 3,1 millions de personnes sont concernées, tandis qu’environ 12 millions bénéficient de l’OETH

Environ 12 millions de personnes sont concernées, tandis qu’environ 3,1 millions bénéficient de l’OETH

Explication

Les 12 millions correspondent aux personnes concernées par le handicap, alors que les 3,1 millions désignent les bénéficiaires de l’OETH. Confondre ces valeurs revient à assimiler la population concernée à un groupe administratif plus restreint.

4. Quelle situation correspond à un handicap moteur ?

Une limitation des capacités de déplacement ou de mouvement
Un trouble concernant principalement l’équilibre psychique
Une difficulté touchant principalement la vision ou l’audition
Une altération affectant principalement les capacités de raisonnement

Une limitation des capacités de déplacement ou de mouvement

Explication

Le handicap moteur se définit par une limitation des capacités de déplacement ou de mouvement. Les difficultés visuelles ou auditives relèvent plutôt du handicap sensoriel.

5. Quelle combinaison correspond aux principales formes de handicap ?

Moteur, professionnel, scolaire, familial et administratif
Sensoriel, financier, relationnel, juridique et comportemental
Cognitif, architectural, médical, numérique et institutionnel
Moteur, sensoriel, cognitif, mental et psychique

Moteur, sensoriel, cognitif, mental et psychique

Explication

Les principales formes citées sont les handicaps moteur, sensoriel, cognitif, mental et psychique. Les autres combinaisons mélangent des domaines d’intervention ou des contextes de vie avec des catégories de handicap.

6. Quelle opposition distingue correctement les modèles médical et social du handicap ?

Le modèle médical transforme l’environnement, tandis que le modèle social corrige principalement les capacités de la personne
Le modèle médical traite un problème individuel, tandis que le modèle social souligne les obstacles de l’environnement
Le modèle médical valorise la performance, tandis que le modèle social insiste sur la dépendance et la souffrance
Le modèle médical analyse les représentations culturelles, tandis que le modèle social étudie les récits médiatiques

Le modèle médical traite un problème individuel, tandis que le modèle social souligne les obstacles de l’environnement

Explication

Le modèle médical considère le handicap comme un problème individuel à traiter ou à compenser, tandis que le modèle social met aussi en cause l’inadaptation de l’environnement. La performance exceptionnelle et la souffrance relèvent plutôt d’autres représentations du handicap.

7. Quelle comparaison caractérise le mieux les modèles héroïqu'et victimaire ?

Le modèle héroïque décrit les influences culturelles, tandis que le modèle victimaire analyse les adaptations professionnelles
Le modèle héroïque présente la personne comme dépendante, tandis que le modèle victimaire célèbre ses performances remarquables
Le modèle héroïqu'étudie les obstacles environnementaux, tandis que le modèle victimaire recherche une compensation médicale
Le modèle héroïque met en avant la réussite exceptionnelle, tandis que le modèle victimaire insiste sur la fragilité et la dépendance

Le modèle héroïque met en avant la réussite exceptionnelle, tandis que le modèle victimaire insiste sur la fragilité et la dépendance

Explication

Le modèle héroïque représente la personne handicapée comme surmontant extraordinairement l’adversité, alors que le modèle victimaire la réduit à la souffrance et à la dépendance. Les obstacles environnementaux et la compensation médicale renvoient plutôt aux modèles social et médical.

8. Quelle définition décrit le mieux un stéréotype lié au handicap ?

Une adaptation matérielle destinée à faciliter l’accès à un environnement
Une représentation simplifiée et souvent exagérée qui masque la diversité des personnes
Une règle juridique qui organise l’accès aux droits des personnes handicapées
Une information individuelle fondée sur une observation approfondie de chaque personne

Une représentation simplifiée et souvent exagérée qui masque la diversité des personnes

Explication

Un stéréotype est une représentation mentale simplifiée et souvent exagérée attribuée à une personne ou à un groupe. La dernière proposition décrit plutôt une démarche individualisée, qui cherche précisément à prendre en compte la diversité des personnes.

9. Dans quels domaines les stéréotypes liés au handicap peuvent-ils favoriser des discriminations ?

La lecture, la cuisine, le jardinage et la pratique musicale
La recherche médicale, la météorologie, les transports et la fiscalité
L’emploi, le logement, l’éducation et les loisirs
La communication, la photographie, l’architecture et la cartographie

L’emploi, le logement, l’éducation et les loisirs

Explication

Les stéréotypes liés au handicap peuvent entraîner des discriminations dans l’emploi, le logement, l’éducation et les loisirs. Les autres regroupements ne correspondent pas aux domaines identifiés dans cette unité.

10. Quelle action de sensibilisation contribue le plus directement à lutter contre les stéréotypes liés au handicap ?

Diffuser des informations précises, variées et nuancées sur le handicap
Limiter les échanges aux situations de handicap les plus visibles
Remplacer les témoignages diversifiés par des généralisations faciles à mémoriser
Présenter une image uniforme des personnes handicapées pour simplifier le message

Diffuser des informations précises, variées et nuancées sur le handicap

Explication

La sensibilisation combat les stéréotypes en diffusant des informations précises, variées et nuancées. Les autres approches renforcent la simplification et les généralisations qui alimentent justement les stéréotypes.

11. Quelle innovation de Louis Braille a favorisé l’autonomie des personnes concernées ?

Un système permettant un accès direct à la lecture
Une loi organisant l’accessibilité des bâtiments publics
Une méthode d’enseignement oral destinée aux personnes sourdes
Un programme de rééducation destiné aux mutilés de guerre

Un système permettant un accès direct à la lecture

Explication

Louis Braille a inventé le braille, qui permet aux personnes concernées d’accéder directement à la lecture et favorise leur autonomie. La communication des personnes sourdes relève principalement de la langue des signes, et non du braille.

12. Quelle évolution des politiques publiques intervient après les deux guerres mondiales pour les mutilés de guerre ?

Le développement de la rééducation, de la réadaptation et de la réintégration
La création d’un système de lecture tactile destiné aux personnes aveugles
L’adoption de principes législatifs concernant l’accessibilité et l’emploi
L’ouverture d’une école spécialisée pour l’éducation des personnes sourdes

Le développement de la rééducation, de la réadaptation et de la réintégration

Explication

Après les deux guerres mondiales, l’État développe la rééducation, la réadaptation et la réintégration des mutilés de guerre. Le système de lecture tactile renvoie au braille, tandis que les principes législatifs mentionnés apparaissent avec la loi de 1975.

13. Quelle classification l’OMS introduit-elle en 1980 ?

La classification administrative des établissements accueillant des personnes handicapées
La Classification Internationale du Fonctionnement, fondée sur l’interaction avec l’environnement
La classification scolaire des besoins éducatifs selon les parcours individuels
La Classification Internationale des Handicaps, distinguant déficience, incapacité et handicap

La Classification Internationale des Handicaps, distinguant déficience, incapacité et handicap

Explication

En 1980, l’OMS introduit la Classification Internationale des Handicaps, qui distingue la déficience, l’incapacité et le handicap. La Classification Internationale du Fonctionnement correspond à la CIF, adoptée en 2001.

14. Dans la CIH, quelle distinction caractérise correctement la déficience, l’incapacité et le handicap ?

La déficience touche le corps, l’incapacité limite une action et le handicap affecte la participation
La déficience limite une action, l’incapacité touche le corps et le handicap décrit un traitement médical
La déficience décrit la participation, l’incapacité concerne l’environnement et le handicap désigne une anomalie corporelle
La déficience correspond aux droits sociaux, l’incapacité aux activités professionnelles et le handicap aux soins

La déficience touche le corps, l’incapacité limite une action et le handicap affecte la participation

Explication

Dans la CIH, la déficience désigne une perte ou anomalie corporelle, l’incapacité une limitation dans l’accomplissement d’une action et le handicap les difficultés de participation qui en découlent. Confondre la déficience avec les conséquences sociales inverse les niveaux de cette distinction.

15. Quel changement majeur la CIF introduit-elle en 2001 ?

Elle reprend une approche centrée principalement sur les anomalies corporelles
Elle remplace l’analyse des activités par une mesure des seules limitations physiques
Elle adopte un modèle holistique et interactif entre la personne et son environnement
Elle réduit le handicap à une difficulté individuelle indépendante du contexte

Elle adopte un modèle holistique et interactif entre la personne et son environnement

Explication

En 2001, la CIF remplace la vision centrée sur la déficience par un modèle holistique et interactif entre la personne et son environnement. La deuxième proposition correspond davantage à la perspective antérieure de la CIH.

16. Quels éléments la CIF prend-elle en compte pour décrire le fonctionnement et le handicap ?

Les symptômes observés en consultation et les diagnostics médicaux associés à chaque personne
Les résultats scolaires, les revenus professionnels et les équipements collectifs d’un territoire
Les fonctions et structures corporelles, les activités, la participation et les facteurs contextuels
Les déficiences corporelles et les traitements médicaux, sans considérer les activités quotidiennes

Les fonctions et structures corporelles, les activités, la participation et les facteurs contextuels

Explication

La CIF prend en compte les fonctions corporelles, les structures du corps, les activités quotidiennes, la participation ainsi que les facteurs environnementaux et personnels. Elle ne se limite donc pas aux déficiences ni aux seuls éléments médicaux.

17. Quelle affirmation correspond à la Déclaration des Nations unies de 1975 concernant les personnes handicapées ?

Elle réserve l’éducation spécialisée aux enfants ayant une déficience reconnue.
Elle transfère aux associations la responsabilité des politiques de santé.
Elle établit un quota européen d’emploi pour les personnes handicapées.
Elle affirme l’égalité des droits et l’accès à l’éducation, à l’emploi et aux soins.

Elle affirme l’égalité des droits et l’accès à l’éducation, à l’emploi et aux soins.

Explication

La Déclaration de 1975 affirme l’égalité des droits ainsi que l’accès à l’éducation, à l’emploi et aux soins. Le quota d’emploi relève d’autres dispositifs, tandis que le texte ne limite pas l’éducation ni ne délègue les politiques de santé aux associations.

18. Quel principe l’UNESCO affirme-t-elle en 1989 au sujet de la scolarisation des enfants handicapés ?

L’accès à l’école ordinaire dépend d’une autonomie scolaire déjà démontrée.
Les enfants handicapés doivent être orientés vers des établissements spécialisés.
Tous les enfants ont droit à une éducation de qualité dans des écoles ordinaires.
Les adaptations pédagogiques sont réservées aux élèves ayant une déficience motrice.

Tous les enfants ont droit à une éducation de qualité dans des écoles ordinaires.

Explication

En 1989, l’UNESCO affirme que tous les enfants, sans distinction de handicap, ont droit à une éducation de qualité dans des écoles ordinaires. Cette inclusion n’exclut pas les adaptations nécessaires aux besoins individuels.

19. Quelle conception du handicap est mise en avant par la Convention des Nations unies de 2006 ?

Une approche médicale centrée sur la correction des déficiences individuelles.
Une approche scolaire limitée à l’accès aux établissements ordinaires.
Une approche caritative privilégiant l’assistance aux personnes vulnérables.
Une approche sociale fondée sur la non-discrimination et la participation.

Une approche sociale fondée sur la non-discrimination et la participation.

Explication

La Convention de 2006 adopte un modèle social et met l’accent sur la non-discrimination, l’accessibilité, la participation et l’égalité des chances. Elle ne réduit donc pas le handicap à une déficience individuelle à corriger.

20. Quel rôle les associations jouent-elles dans l’évolution des politiques du handicap en France depuis les années 1970 ?

Elles concentrent leur action sur les établissements spécialisés pour enfants.
Elles interviennent principalement dans la recherche médicale sur les déficiences.
Elles remplacent les administrations dans l’attribution des prestations sociales.
Elles participent à la formulation des politiques publiques et défendent plusieurs droits d’accès.

Elles participent à la formulation des politiques publiques et défendent plusieurs droits d’accès.

Explication

Depuis les années 1970, les associations contribuent à formuler les politiques publiques et défendent l’accès à l’éducation, à l’emploi, au logement et aux transports. Elles ne se substituent pas aux administrations et leur action dépasse le seul secteur médical ou scolaire.

21. Quelle association, fondée en 1933, défend notamment l’accessibilité et la dignité des personnes handicapées ?

La Maison départementale des personnes handicapées.
L’Association des paralysés de France.
L’Association des parents et amis de personnes handicapées mentales.
L’Organisation européenne pour l’emploi adapté.

L’Association des paralysés de France.

Explication

L’Association des paralysés de France, fondée en 1933, défend notamment l’accessibilité, l’adaptation des infrastructures et la dignité des personnes handicapées. L’APEI est créée en 1960, tandis que la MDPH est une structure administrative issue de la loi de 2005.

22. Quelle est la date et l’objectif général de la loi française n° 2005-102 ?

Le 5 mars 2007, pour réserver les aides sociales aux personnes sans emploi.
Le 10 juillet 1987, pour organiser les établissements spécialisés et les prestations médicales.
Le 30 juin 1975, pour instaurer la scolarisation séparée des enfants handicapés.
Le 11 février 2005, pour garantir l’égalité des droits et des chances, la participation, la citoyenneté et la compensation.

Le 11 février 2005, pour garantir l’égalité des droits et des chances, la participation, la citoyenneté et la compensation.

Explication

La loi n° 2005-102 du 11 février 2005 garantit l’égalité des droits et des chances, la participation, la citoyenneté et la compensation du handicap. Les autres dates et objectifs renvoient à d’autres politiques ou ne correspondent pas au contenu de cette loi.

23. Quels sont les trois axes principaux de la loi de 2005 ?

La construction hospitalière, la recherche clinique et l’aide alimentaire.
La scolarisation séparée, la protection sociale et le dépistage précoce.
La médicalisation des parcours, l’hébergement spécialisé et l’assistance familiale.
L’accessibilité universelle, la compensation du handicap et l’insertion professionnelle.

L’accessibilité universelle, la compensation du handicap et l’insertion professionnelle.

Explication

Les trois axes principaux sont l’accessibilité universelle, la compensation du handicap et l’insertion professionnelle. L’accessibilité concerne l’environnement, alors que la compensation fournit des aides adaptées à la personne.

24. Quel est le rôle de la Maison départementale des personnes handicapées créée par la loi de 2005 ?

Elle finance les infrastructures de transport relevant des collectivités territoriales.
Elle remplace les établissements scolaires dans l’évaluation des apprentissages.
Elle constitue un guichet d’accès aux aides humaines, techniques et aux aménagements du logement.
Elle contrôle le respect du quota d’emploi dans les entreprises de plus de vingt salariés.

Elle constitue un guichet d’accès aux aides humaines, techniques et aux aménagements du logement.

Explication

La MDPH permet d’accéder à des aides humaines, techniques et à des aménagements du logement, en jouant le rôle de guichet d’accès. Le contrôle de l’obligation d’emploi relève d’un autre dispositif, l’OETH.

25. Quelle mesure d’emploi la loi de 2005 renforce-t-elle dans les entreprises de plus de 20 salariés ?

Le financement obligatoire des transports individuels adaptés.
Le quota d’emploi des travailleurs handicapés.
La durée minimale des stages en établissement spécialisé.
La création d’un poste de référent médical dans chaque entreprise.

Le quota d’emploi des travailleurs handicapés.

Explication

La loi de 2005 renforce le quota d’emploi des travailleurs handicapés dans les entreprises de plus de 20 salariés. Les autres mesures proposées ne correspondent pas à la règle d’emploi mentionnée.

Révisez avec les flashcards

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Combien de personnes en France sont concernées par le handicap ?

Environ 12 millions de personnes.

Combien de personnes bénéficient de l’OETH en France ?

Environ 3,1 millions de personnes.

Qu'est-ce qu'une politique handicap ?

Une démarche globale incluant recrutement, aménagement, sensibilisation et maintien.

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