QCM : Handicap et inclusion de l’enfant (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Selon la définition légale du 11 février 2005, quel élément caractérise le handicap ?

Une limitation d’activité ou une restriction de participation liée à une altération durable ou définitive
Une incapacité totale à accomplir des gestes physiques ou à communiquer
Une déficience présente à la naissance qui empêche toute activité quotidienne
Une difficulté passagère sans lien avec l’état de santé

Une limitation d’activité ou une restriction de participation liée à une altération durable ou définitive

Explication

La définition associe une limitation d’activité ou une restriction de participation sociale à l’altération durable ou définitive de fonctions, au polyhandicap ou à un trouble de santé invalidant. La déficience congénitale, l’incapacité totale et la difficulté passagère réduisent ou déforment cette définition.

2. Une classification distingue cinq grandes familles de handicap ; laquelle en donne la liste complète ?

Moteur, psychique, sensoriel, communication et maladies invalidantes
Moteur, mental, sensoriel, polyhandicap et maladies invalidantes
Psychique, mental, cognitif, sensoriel et polyhandicap
Moteur, psychique, mental, sensoriel et maladies invalidantes

Moteur, psychique, mental, sensoriel et maladies invalidantes

Explication

Les cinq familles sont le handicap moteur, psychique, mental, sensoriel et les maladies invalidantes. Les troubles de la communication ne remplacent pas une famille, les handicaps mental et psychique sont distincts, et le polyhandicap ne figure pas dans cette liste de cinq familles.

3. Une personne présente une pathologie mentale qui perturbe sa personnalité, mais ses fonctions intellectuelles ne sont pas nécessairement altérées. À quelle famille cette situation correspond-elle ?

Au handicap psychique
Au handicap sensoriel
Aux maladies invalidantes
Au handicap mental

Au handicap psychique

Explication

Le handicap psychique résulte d’une pathologie mentale qui perturbe la personnalité sans altérer nécessairement les fonctions intellectuelles. Le handicap mental implique des déficiences des fonctions mentales et intellectuelles, le handicap sensoriel touche les organes des sens, et une origine médicale ne suffit pas à classer la situation parmi les maladies invalidantes.

4. Une famille cherche le guichet qui évalue les besoins de l’enfant, attribue ses droits et l’oriente. Vers quel organisme doit-elle se tourner ?

Le CAMSP
La CDAPH
L’enseignant référent
La MDPH

La MDPH

Explication

La MDPH est le guichet unique chargé d’évaluer les besoins, d’attribuer les droits et d’orienter l’enfant. La CDAPH valide des décisions au sein de la MDPH, le CAMSP intervient dans le dépistage et l’accompagnement précoce, et l’enseignant référent coordonne le parcours scolaire.

5. Au sein de la MDPH, quelle instance valide le plan d’accompagnement d’un enfant ainsi que son orientation scolaire et ses aides ?

La MDPH
Le CAMSP
L’enseignant référent
La CDAPH

La CDAPH

Explication

La CDAPH, qui siège au sein de la MDPH, valide les plans d’accompagnement, les orientations scolaires et les aides financières ou humaines. La MDPH évalue les besoins et attribue les droits, l’enseignant référent coordonne le parcours scolaire, et le CAMSP assure le dépistage et l’accompagnement précoce.

6. Un enfant de 4 ans a besoin d’un dépistage et d’un accompagnement précoce. Quel service correspond à sa situation ?

Le CAMSP
Le SESSAD
L’ESMS
Le PAS

Le CAMSP

Explication

Les CAMSP assurent le dépistage et l’accompagnement des enfants de 0 à 6 ans. Le SESSAD propose un accompagnement ambulatoire et des soins sur les lieux de vie sans tranche d’âge précisée, le PAS coordonne des ressources éducatives et les ESMS accueillent notamment en internat ou semi-internat.

7. Dans le parcours d’un élève, quel binôme associe correctement la coordination du parcours scolaire et du PPS à l’aide humaine en classe ?

MDPH pour coordonner le parcours et le PPS ; CAMSP pour l’aide humaine en classe
CDAPH pour coordonner le parcours et le PPS ; SESSAD pour l’aide humaine en classe
ERSEH pour coordonner le parcours et le PPS ; AESH pour l’aide humaine en classe
AESH pour coordonner le parcours et le PPS ; ERSEH pour l’aide humaine en classe

ERSEH pour coordonner le parcours et le PPS ; AESH pour l’aide humaine en classe

Explication

L’enseignant référent (ERSEH) coordonne le parcours scolaire de la maternelle au supérieur et garantit la mise en œuvre du PPS, tandis que l’AESH apporte une aide humaine individualisée ou mutualisée en classe. L’inversion des rôles confond coordination et accompagnement humain ; la CDAPH valide des orientations et des aides, tandis que le SESSAD intervient sur les lieux de vie.

8. Quel est l’objectif du droit à la compensation instauré par la loi du 11 février 2005 ?

Assurer une protection juridique pour représenter la personne handicapée
Garantir l’accès aux soins pour prévenir l’aggravation du handicap
Verser une aide financière générale pour réduire les dépenses du foyer
Apporter une réponse adaptée pour favoriser l’autonomie et la participation sociale

Apporter une réponse adaptée pour favoriser l’autonomie et la participation sociale

Explication

Le droit à la compensation vise une réponse adaptée aux besoins afin de favoriser l’autonomie et la participation à la vie sociale. L’aide financière générale, l’accès aux soins et la représentation juridique ne définissent pas cet objectif.

9. Après une évaluation, deux personnes ayant des handicaps similaires présentent des projets de vie et des besoins différents. Comment leurs réponses de compensation doivent-elles être définies ?

À partir du projet de vie et d’une évaluation individualisée des besoins
À partir du diagnostic médical, sans tenir compte du projet de vie
À partir d’un plan identique pour les personnes ayant le même diagnostic
À partir d’un barème fixe commun à toutes les situations

À partir du projet de vie et d’une évaluation individualisée des besoins

Explication

La compensation est personnalisée à partir du projet de vie et d’une évaluation individualisée des besoins. Un plan uniforme, le seul diagnostic ou un barème fixe ne répondent pas à cette démarche individualisée.

10. Une personne prépare une demande pour financer des dépenses liées à son handicap. Quels types d’aides la PCH couvre-t-elle ?

Aides techniques, aides alimentaires, aménagement du logement, hébergement et soutien familial
Aides humaines, techniques, aménagement et transport, spécifiques ou exceptionnelles, et animalières
Aides humaines, techniques, soins courants, frais scolaires et indemnités de déplacement
Aides au logement, allocations de revenu, frais médicaux, formation et garde d’enfants

Aides humaines, techniques, aménagement et transport, spécifiques ou exceptionnelles, et animalières

Explication

La PCH finance cinq types d’aides, dont les aides humaines et techniques, l’aménagement et le transport, les aides spécifiques ou exceptionnelles ainsi que les aides animalières. Les allocations de revenu et les dépenses générales de santé ne correspondent pas à ces catégories.

11. Une personne rencontre une difficulté absolue pour réaliser une activité essentielle, mais aucune autre difficulté grave. Quel est l’effet de cette situation sur le critère d’accès à la PCH ?

Le critère n’est satisfait qu’avec deux difficultés absolues
Le critère exige une difficulté absolue et deux difficultés graves
Le critère est satisfait par cette difficulté absolue pour une activité
Le critère n’est satisfait qu’avec deux difficultés graves

Le critère est satisfait par cette difficulté absolue pour une activité

Explication

Le critère est rempli par une difficulté absolue pour au moins une activité essentielle, ou par une difficulté grave pour au moins deux activités. Exiger deux difficultés absolues ou cumuler les deux seuils applique mal la règle.

12. Une commune conçoit un service destiné à des personnes d’âges et de capacités variés. Quel principe décrit l’accessibilité universelle ?

Aménager les bâtiments sans inclure les services ni les outils numériques
Rendre lieux, services, transports et outils numériques accessibles à tous
Adapter les lieux et transports aux seules personnes à mobilité réduite
Garantir l’accès aux services publics aux seules personnes handicapées

Rendre lieux, services, transports et outils numériques accessibles à tous

Explication

L’accessibilité universelle concerne les lieux, services, transports et outils numériques, pour tous indépendamment des capacités et de l’âge. La limiter aux personnes à mobilité réduite, aux services publics ou aux bâtiments en réduit indûment la portée.

13. Lors d’un audit d’un ERP, l’équipe vérifie les entrées, les sanitaires, le parking et la signalétique. Quelles autres zones doit-elle contrôler pour couvrir les sept zones prévues ?

L’accueil, les circulations et les cabines
Les abords du bâtiment, les transports et les outils numériques
La voirie, les trottoirs et les transports en commun
Les espaces de travail, les ascenseurs et les salles de réunion

L’accueil, les circulations et les cabines

Explication

Les sept zones comprennent l’entrée, l’accueil, les circulations, les cabines, les sanitaires, le parking et la signalétique. La voirie, les trottoirs et les transports relèvent de la chaîne du déplacement, pas de cette liste de zones de l’ERP.

14. Un trajet accessible relie une rue à un bâtiment, mais devient impraticable sur le trottoir puis à l’arrêt de bus. Quel élément de l’accessibilité fait défaut ?

La conformité des sept zones intérieures de l’établissement recevant du public
La conformité des outils numériques aux critères de l’accessibilité en ligne
La continuité entre voirie, trottoirs, transports en commun et abords des bâtiments
La mise à disposition d’un registre public d’accessibilité dans l’établissement

La continuité entre voirie, trottoirs, transports en commun et abords des bâtiments

Explication

La chaîne du déplacement suppose une continuité entre la voirie, les trottoirs, les transports en commun et les abords des bâtiments. Les zones de l’ERP, son registre et les critères numériques concernent d’autres aspects de l’accessibilité.

15. Une équipe vérifie l’accessibilité d’un service en ligne. Quel cadre associe le RGAA et les quatre principes du WAI ?

Le RGAA fondé sur sept zones et le WAI : entrée, accueil, circulations et sanitaires
Le RGAA fondé sur 106 critères et le WAI : perceptible, utilisable, compréhensible et robuste
Le RGAA fondé sur les aides de la PCH et le WAI : humain, technique, spécifique et animalier
Le RGAA fondé sur les seuils de sanction et le WAI : conforme, déclaré, contrôlé et certifié

Le RGAA fondé sur 106 critères et le WAI : perceptible, utilisable, compréhensible et robuste

Explication

L’accessibilité numérique est encadrée par le RGAA, fondé sur 106 critères, et par les principes du WAI : perceptible, utilisable, compréhensible et robuste. Les sept zones concernent les ERP, tandis que les sanctions et les aides de la PCH ne définissent pas ces référentiels.

16. Une école accueille en classe ordinaire une élève ayant des besoins éducatifs particuliers et adapte ses pratiques à ses besoins. Quel principe cette démarche met-elle en œuvre ?

L’inclusion scolaire, par l’adaptation de l’école à l’enfant
L’accompagnement humain, par l’attribution d’un AESH
La scolarisation spécialisée, par le regroupement hors classe ordinaire
L’adaptation de l’élève, par l’ajustement de ses besoins à l’école

L’inclusion scolaire, par l’adaptation de l’école à l’enfant

Explication

L’inclusion scolaire consiste à scolariser les élèves dans les classes ordinaires en adaptant l’école à l’enfant. La scolarisation hors classe ordinaire renvoie à une organisation séparée, l’ajustement de l’élève inverse le principe, et l’AESH désigne un accompagnement plutôt que le principe général.

17. Dans un collège, des élèves en situation de handicap bénéficient de temps de regroupement et d’enseignements adaptés au sein de l’établissement. De quel dispositif s’agit-il ?

D’un PIAL
D’un PAS
D’une ULIS
D’un PPS

D’une ULIS

Explication

Une ULIS est implantée dans une école, un collège ou un lycée et propose regroupement et enseignements adaptés aux élèves en situation de handicap. Le PIAL organise l’aide humaine, le PPS est un projet de scolarisation et le PAS apporte un soutien rapide.

18. La MDPH reconnaît la situation de handicap d’un élève, qui a besoin d’un projet organisant sa scolarisation. Quel plan correspond à cette situation ?

Le PPS
Le PAP
Le PIAL
Le PAI

Le PPS

Explication

Le PPS s’adresse aux élèves reconnus en situation de handicap par la MDPH. Le PAP concerne les troubles des apprentissages, le PAI les besoins de soins particuliers et le PIAL l’organisation locale de l’aide humaine.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 40 flashcards sur Handicap et inclusion de l’enfant.

Comment la loi du 11 février 2005 définit-elle le handicap ?

Comme une limitation d’activité ou une restriction de participation sociale liée à une altération durable ou définitive, à un polyhandicap ou à un trouble de santé invalidant.

Quelles sont les cinq grandes familles de handicap ?

Le handicap moteur, psychique, mental, sensoriel et les maladies invalidantes.

Quelle est l’origine du handicap psychique ?

Une pathologie mentale qui perturbe la personnalité sans altérer nécessairement les fonctions intellectuelles.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Handicap et inclusion de l’enfant.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM