Fiche de révision : Histoire des courses et emploi équin

Plan du Cours

  1. Acteurs et secteurs de la filière équine
  2. Chiffres clés de la filière équine
  3. Population et cheptel équin français
  4. Évolution du cheval dans la société
  5. Diversification des pratiques équestres
  6. Paris et courses hippiques
  7. Médiatisation des courses
  8. Sélection et grandes courses
  9. Naissance des filières françaises
  10. Des courses populaires aux courses officielles
  11. Services et métiers de la filière équine
  12. Effectifs et secteurs de l’emploi équin

Repères chronologiques

  1. 1833Une ordonnance royale crée un stud-book français du Pur-Sang, contribuant à l’amélioration et à la sélection des chevaux de course français.
  2. 1833La Société d’Encouragement pour l’Amélioration des Races de Chevaux en France est créée et contribue à organiser et développer les courses de galop françaises.
  3. 1836Éphrem Houël, inspecteur général des Haras, organise à Cherbourg les premières courses officielles au trot afin notamment de sélectionner et d’améliorer les chevaux capables de se déplacer rapidement au trot.
  4. 1900Le stud-book du Trotteur français est ouvert afin d’enregistrer les chevaux correspondant aux critères de la population sélectionnée pour les courses au trot.
  5. 1920Vincennes accueille la première édition du Prix d’Amérique, créée en hommage au soutien des États-Unis à la France pendant la Première Guerre mondiale.
  6. 1920La première édition du Prix de l’Arc de Triomphe, grande épreuve internationale de galop, est créée.
  7. 1922Le nom officiel « Trotteur Français » est adopté.
  8. 1930Le Pari Mutuel Urbain (PMU) est créé pour développer les paris hippiques en dehors des hippodromes.
  9. 1954Le premier Tiercé est joué et le parieur doit trouver les trois premiers chevaux d’une course.
  10. 12 septembre 1989Le PMU lance le Quinté+, qui consiste à trouver les cinq premiers chevaux de la course selon les modalités du pari.

1. Acteurs et secteurs de la filière équine

Notions clés & Définitions

  • Filière équine : Ensemble des activités, des acteurs et des étapes liés aux équidés, de leur production à leur consommation ou leur utilisation finale.

★ À maîtriser

  • Les secteurs présentés sont :
    • les courses
    • le sport-loisir
    • le travail
    • la viande

Compléments

  • Dans les courses, les sociétés mères sont Le Trot et France Galop ; le PMU est un opérateur de paris hippiques.

  • La production des secteurs de la filière repose sur des éleveurs.

  • La valorisation mobilise notamment :

    • les entraîneurs
    • les lads
    • les jockeys
    • les cavaliers professionnels
    • les centres de formation
    • les engraisseurs
  • Les services de la filière comprennent : les prestataires de santé, comme les maréchaux et les ostéopathes, les fournisseurs d’aliments et de litière, les services de gestion, comme les comptables et les banques

2. Chiffres clés de la filière équine

Notions clés & Définitions

  • IFCE : Opérateur public central chargé de la recherche, de la génétique, de la formation, de la traçabilité, de la valorisation et de l’appui aux politiques publiques.
  • INRAE : Organisme public de recherche et d’innovation sur l’agriculture, l’alimentation, l’eau, la biodiversité, les sols, les forêts et les animaux d’élevage, dont le cheval.

★ À maîtriser

  • 🔄 Une filière relie successivement :

    1. la production
    2. la transformation
    3. la distribution
    4. la consommation ou l’utilisation
  • La France compte 1 005 200 équidés, dont 69 % de chevaux de selle et poneys, 17 % de chevaux de trait et ânes et 14 % de chevaux de course.

  • Les courses représentent 9,8 milliards d’euros de paris et comptent 234 hippodromes en activité, 23 341 chevaux à l’entraînement et 10 900 propriétaires de chevaux de course.

Compléments

  • Les organismes cités comprennent :

    • la MSA
    • le SETF
    • l’AFASEC
    • la chambre agricole
  • La France compte 9 662 établissements équestres et 675 186 licenciés en équitation.

  • La filière compte 34 511 éleveurs et propriétaires de juments saillies, 26 742 entreprises équines et 19 700 équidés exportés.

  • L’équitation est présentée comme le quatrième sport national et l’équitation de tradition française est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité depuis 2011.

3. Population et cheptel équin français

★ À maîtriser

  • L’identification des chevaux est obligatoire depuis 2001 et les données du SIRE, base de l’IFCE, permettent d’estimer le volume et la composition du Cheptel équin français.

  • Avec 1 024 000 équidés, la France est le deuxième pays d’Europe par le nombre d’équidés, après l’Allemagne et devant la Grande-Bretagne.

  • Le Cheptel équin français baisse continûment depuis 2012, après avoir augmenté à la fin des années 1990 et au début des années 2000.

  • Les chevaux de selle et les poneys constituent 68 % du Cheptel équin français, les chevaux de course 14 % et les chevaux de trait et les ânes 18 %.

Compléments

  • La baisse du cheptel équin est associée à une diminution des naissances de 16 % en 10 ans et des importations de 11 %.

  • La moitié du Cheptel équin français n’est pas inscrite à un stud-book, et les principales races enregistrées sont le Selle Français, le Trotteur et le Pur-sang anglais.

  • Les deux tiers du Cheptel équin français sont détenus par des structures professionnelles agricoles et le tiers restant est hébergé chez des particuliers.

  • Le Cheptel équin français, plutôt jeune dans les années 2010, vieillit en raison de la diminution des naissances et du maintien des vieux chevaux, et son âge moyen est de 11 ans.

4. Évolution du cheval dans la société

★ À maîtriser

  • Le cheval de trait est indispensable à :

    • le travail agricole
    • la traction hippomobile
    • l’expansion territoriale
  • Les orientations évoquées comprennent : la vocation bouchère, le maintien des chevaux de races, le gain culturel à l’hippophagie, une nouvelle orientation vers le travail et le loisir

  • L’équitation civile se développe avec : la perte du caractère militaire, l’essor des activités sportives, le passage d’anciens militaires à l’enseignement

  • Au XXIe siècle, le cheval est de moins en moins considéré comme un outil et se rapproche de l’animal de compagnie, tandis que les pratiques s’adoucissent et que le statut d’animal de rente est remis en cause.

Compléments

  • En 1800, la France compte environ 2 millions de chevaux.

  • En 1935, la France compte 3 millions de chevaux, dont 85 % sont lourds.

  • En 1950, l’expansion du moteur accompagne le recul du cheval de trait.

  • En 1970, le cheptel français a été divisé par six, et en 1995 il reste moins de 10 % de chevaux lourds.

  • Les effectifs recensés de chevaux de trait passent de 1 600 000 sur 2 000 000 de chevaux en 1800 à 30 000 sur 350 000 en 1995. - JP Digard

  • Le cheval de selle est lié :

    • à l’ancien pilotage aristocratique
    • à la formation militaire des cavaliers
    • à la rupture avec l’académisme
    • à différentes écoles de pratique équestre
  • Le nombre de licenciés en équitation passe de 30 000 en 1950 à plus de 600 000 en 2020, et l’équitation devient la quatrième fédération sportive de France.

  • En 1930, la loi autorise les femmes à porter le pantalon à cheval.

  • Les femmes représentent la moitié des pratiquants en 1960 et plus de 80 % des licenciés en 2010.

  • L’équitation se féminise et ses pratiquants se juvénilisent, tandis que les femmes sont très présentes dans l’animation.

Astuce mémo

La motorisation réduit le cheptel de trait et favorise la vocation bouchère.

5. Diversification des pratiques équestres

★ À maîtriser

  • À partir de 1960, les pratiques équestres se dissocient et se diversifient, notamment avec le club culturel, les loisirs, la distinction sociale et le tourisme équestre.

  • La course de trot est issue d’une tradition rurale ancienne, liée à l’étalonnage des chevaux de village et à la création du demi-sang normand, puis célébrée jusqu’au Trotteur français.

  • La course de galop existe en France depuis Louis XIII et a été importée d’Angleterre par l’aristocratie au XVIIIe siècle.

Compléments

  • Le développement de la course de galop s’accompagne du développement du Pur-sang et d’une organisation autour de grandes familles.

Astuce mémo

Le trot s’ancre dans la tradition rurale, le galop dans le loisir aristocratique.

6. Paris et courses hippiques

★ À maîtriser

  • Le pari devient progressivement un élément majeur du financement de la filière hippique française.

Compléments

  • Le Quinté+ devient rapidement l’un des paris emblématiques des courses françaises.

  • Les courses hippiques deviennent un secteur économique majeur associé aux paris et à de nombreux emplois, au-delà de leur dimension de spectacle sportif.

7. Médiatisation des courses

★ À maîtriser

  • La télévision rend progressivement les courses accessibles aux spectateurs qui ne se rendent pas sur les hippodromes.

Compléments

  • Dans les années 60, les grandes épreuves, notamment le Prix d’Amérique, deviennent accessibles à la télévision.

  • La médiatisation fait connaître au grand public :

    • les champions
    • les jockeys
    • les drivers
    • les grandes écuries
  • Le public des courses s’élargit et évolue avec le passage de l’hippodrome à la télévision, puis à internet.

Astuce mémo

Hippodrome → télévision → internet : le public s’élargit avec les médias.

8. Sélection et grandes courses

Points essentiels

  • Le stud-book devient un outil de traçabilité, de sélection et d’amélioration génétique du Trotteur français.

  • Le Prix d’Amérique devient progressivement l’une des épreuves les plus prestigieuses du trot mondial.

9. Naissance des filières françaises

★ À maîtriser

📌 Le trot français s’appuie notamment sur des courses populaires et rurales et sur l’amélioration des chevaux locaux, tandis que le galop est largement influencé par le modèle aristocratique anglais.

Compléments

  • L’élevage, les origines des chevaux et l’organisation des courses commencent à être étroitement liés au développement des courses de galop françaises.

  • Le développement du trot français est fortement lié à la Normandie et aux chevaux de demi-sang.

  • L’hippodrome de Vincennes, créé en 1863 et fortement endommagé pendant la guerre franco-prussienne de 1870-1871, est reconstruit et inauguré en 1879.

  • Vincennes devient progressivement un hippodrome majeur pour les courses au trot et est surnommé le « temple du trot ».

Astuce mémo

Le Pur-Sang s’organise avec le galop ; le trot s’enracine en Normandie et dans les courses populaires.

10. Des courses populaires aux courses officielles

★ À maîtriser

  • Aux XIᵉ–XIIIᵉ siècles, des courses de chevaux sont pratiquées lors de fêtes et de rassemblements populaires au Moyen Âge.

  • Le 9 mars 1775, une première course de chevaux est organisée sur la plaine des Sablons en présence de la famille royale et de la cour.

Compléments

  • Dans certaines régions médiévales, les chevaux sont montés à cru et les courses se déroulent sur des parcours improvisés.

📌 Les courses médiévales sont festives, locales ou liées aux traditions équestres et ne disposent pas encore de règlement international, de catégories de chevaux ni d’hippodromes spécialisés.

  • Vers 1530, les chevaux du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord sont recherchés pour leur vitesse, leur endurance et leur résistance, ce qui participe à l’augmentation des échanges de reproducteurs et à l’évolution de l’élevage européen.

  • Les courses de galop françaises sont fortement influencées par le modèle anglais.

  • En 1778, les premières courses officielles de chevaux commencent à Versailles sous l’impulsion de la reine Marie-Antoinette et de son beau-frère, le comte d’Artois.

11. Services et métiers de la filière équine

Notions clés & Définitions

  • Équiressources : Le service de l’IFCE destiné aux professionnels pour l’emploi et la formation dans la filière équine.

★ À maîtriser

  • Les conseillers d’Équiressources ont deux missions : mettre en lien les candidats et les employeurs, et informer sur les métiers et les formations de la filière équine.

  • Les métiers signalés comme rencontrant le plus de difficultés à recruter sont :

    • animateur et enseignant d’équitation
    • cavalier d’entraînement
    • accompagnateur de tourisme équestre
    • responsable d’écurie ou première écurie
    • lad driver ou lad jockey

Compléments

  • L’accès aux ressources et services d’Équiressources est gratuit.

  • Depuis 2007, Équiressources existe comme service consacré à l’emploi et à la formation dans la filière équine.

  • Équiressources a été créé par la région Normandie et l’IFCE Pôle Emploi.

  • Équiressources concerne tous les secteurs directs ou indirects en lien avec les chevaux et ses services ne sont pas réservés aux entreprises et salariés français.

  • L’observatoire d’Équiressources analyse l’offre de formation et les marchés du travail.

12. Effectifs et secteurs de l’emploi équin

Notions clés & Définitions

  • ETP salarié : Un ETP salarié correspond à deux salariés à mi-temps présents toute l’année ; un salarié ayant travaillé trois mois dans l’année représente 0,25 ETP.

★ À maîtriser

  • La filière équine en France représente 440 000 personnes, salariés et non-salariés, apprentis compris, ainsi que 35 900 ETP salariés.

  • Un ETP salarié des producteurs et utilisateurs du cheval génère près d’un ETP supplémentaire dans les activités connexes.

Compléments

  • Les producteurs et utilisateurs de chevaux représentent 16 990 ETP salariés et plus de 8 000 employeurs.

  • Les établissements équestres comptent 34 027 personnes, 10 440 ETP salariés et 1,8 ETP salarié par employeur.

  • Les élevages comptent 13 790 personnes, 2 336 ETP salariés et 2 ETP salariés par employeur.

  • L’entraînement des courses compte 6 170 personnes, 3 210 ETP salariés et 3,9 ETP salariés par employeur.

  • Les secteurs connexes recensés et leurs effectifs sont :

    • le commerce et la vente : 24 150 personnes et 5 670 ETP
    • l’organisation de la filière : 8 560 salariés et 4 490 ETP
    • les fournisseurs d’équipements : 7 090 personnes et 4 600 ETP
    • la santé animale : 7 620 personnes et 880 ETP
    • l’alimentation animale et la litière : 2 750 personnes et 660 ETP
    • les services divers : 2 590 personnes et 1 210 ETP
    • la recherche et la formation : 4 690 salariés et 1 330 ETP
    • la viande et les co-produits : 1 230 personnes et 110 ETP
    • la logistique et le transport : effectifs protégés par le secret statistique

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Histoire des courses et emploi équin avec 35 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quel périmètre décrit la filière équine ?

2. Une personne classe les activités de la filière équine en secteurs : lesquels correspondent à la classification présentée ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Histoire des courses et emploi équin avec 93 flashcards interactives.

Quelles activités et étapes la filière équine regroupe-t-elle ?

Les activités, les acteurs et les étapes liés aux équidés, de leur production à leur consommation ou leur utilisation finale.

Quels sont les secteurs de la filière équine ?

Les courses, le sport-loisir, le travail et la viande.

Quelles étapes relie une filière, de la production à l’aboutissement ?

La transformation, la distribution, puis la consommation ou l’utilisation du produit ou service.

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