QCM : Intervention du SST en situation d’urgence (61 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une entreprise, quelle personne correspond au rôle de sauveteur secouriste du travail (SST) ?

Un membre du personnel volontaire ou désigné, formé et régulièrement remis à jour
Un conseiller chargé de prévention, sans intervention en cas d’accident
Un professionnel de santé externe appelé uniquement après un accident
Un membre du personnel désigné, sans formation ni remise à jour régulière

Un membre du personnel volontaire ou désigné, formé et régulièrement remis à jour

Explication

Le SST est un membre du personnel, volontaire ou désigné, formé et régulièrement remis à jour, qui peut intervenir lors d’un accident ou d’un malaise et contribuer à réduire les risques. Un professionnel externe, l’absence de formation ou un rôle limité à la prévention ne correspondent pas à cette définition.

2. Lors d’une tournée, un SST repère une zone de manutention dangereuse et un événement qui pourrait y provoquer un accident. Quelle démarche relève de son rôle en prévention ?

Se concentrer sur le dommage une fois qu’il s’est produit
Attendre un accident avant d’intervenir comme secouriste
Consigner le danger sans proposer d’action de prévention
Définir des actions pour supprimer ou réduire la situation dangereuse

Définir des actions pour supprimer ou réduire la situation dangereuse

Explication

Le SST repère les dangers, les situations dangereuses et les événements déclencheurs, puis définit des actions pour supprimer ou réduire les situations dangereuses. Se borner au signalement, attendre l’accident ou se concentrer sur le dommage relève d’une démarche incomplète ou différente.

3. Dans un atelier, une personne travaille à proximité d’un produit pouvant provoquer une atteinte à la santé. Quelle notion décrit son exposition à ce danger ?

Un événement déclencheur
Un risque
Un danger
Une situation dangereuse

Une situation dangereuse

Explication

Une situation dangereuse correspond à l’exposition d’une ou plusieurs personnes à un ou plusieurs dangers. Le danger est la source potentielle de dommage, l’événement déclencheur peut transformer le risque en accident, et le risque désigne la probabilité d’un événement indésirable.

4. Un salarié manipule un appareil électrique avec les mains mouillées, ce qui peut provoquer un accident. Quel rôle joue ici le contact avec l’appareil ?

Une situation dangereuse
Un événement déclencheur
Un danger
Un dommage

Un événement déclencheur

Explication

L’événement déclencheur est l’événement susceptible de transformer le risque en accident et de causer un dommage ; le contact électrique avec des mains mouillées en est un exemple. L’exposition décrit la situation dangereuse, la source de dommage est le danger, et le dommage est l’atteinte effectivement subie.

5. Une salariée se blesse pendant l’exécution d’une tâche dans son entreprise. Quelle catégorie correspond à la définition de l’article L411-1 du Code de la Sécurité sociale ?

Une maladie professionnelle due à une exposition habituelle
Un accident de trajet entre la résidence et le lieu de travail
Un accident sans lien avec le travail effectué
Un accident du travail survenu par le fait ou à l’occasion du travail

Un accident du travail survenu par le fait ou à l’occasion du travail

Explication

L’article L411-1 qualifie d’accident du travail l’accident survenu par le fait ou à l’occasion du travail à une personne salariée ou travaillant pour un employeur. L’accident de trajet concerne les trajets définis par L411-2, tandis que la maladie professionnelle découle d’une exposition habituelle.

6. Un salarié est victime d’un accident sur le trajet entre son travail et le lieu où il prend habituellement ses repas, sans détour personnel. Quelle qualification correspond à ce trajet ?

Un accident de trajet relevant de l’article L411-2
Un accident du travail relevant de l’article L411-1
Une maladie professionnelle liée aux conditions d’activité
Un accident hors des catégories liées au travail

Un accident de trajet relevant de l’article L411-2

Explication

L’accident de trajet au sens de l’article L411-2 couvre notamment le trajet entre le lieu de travail et le lieu habituel des repas, sous les conditions légales relatives aux interruptions et détours. L’accident survenu pendant l’exécution du travail relève de L411-1, et une maladie professionnelle résulte d’une exposition habituelle.

7. Une travailleuse développe une atteinte à la santé après une exposition habituelle à un risque chimique lié à ses conditions d’activité. Quelle caractérisation correspond à la maladie professionnelle ?

Une maladie sans lien direct avec l’exposition professionnelle
Un accident survenu soudainement pendant l’exécution d’une tâche
Un accident survenu pendant le trajet vers le lieu de travail
Une maladie résultant directement de l’exposition habituelle à un risque professionnel

Une maladie résultant directement de l’exposition habituelle à un risque professionnel

Explication

Une maladie professionnelle est la conséquence directe d’une exposition habituelle à un risque physique, chimique ou biologique lié aux conditions de l’activité. Un accident ponctuel ou de trajet relève d’une autre catégorie, et l’absence de lien avec l’exposition ne satisfait pas cette définition.

8. Quel est le rôle principal du Document Unique en matière de risques professionnels ?

Inventorier le matériel de secours et vérifier sa disponibilité dans les locaux
Lister et hiérarchiser les risques, puis préconiser des actions pour les réduire ou les supprimer
Programmer les formations des salariés et consigner leurs attestations
Recenser les accidents survenus et déterminer les responsabilités de l’employeur

Lister et hiérarchiser les risques, puis préconiser des actions pour les réduire ou les supprimer

Explication

Le Document Unique recense et hiérarchise les risques susceptibles de nuire à la sécurité des salariés et préconise des mesures de réduction ou de suppression. Le registre des accidents porte sur les événements survenus, l’inventaire concerne le matériel et le programme de formation traite des compétences.

9. Une entreprise modifie l’organisation d’une unité de travail trois mois après sa dernière réévaluation annuelle du Document Unique. Que doit-elle faire ?

Attendre la prochaine réévaluation annuelle du Document Unique
Réévaluer le Document Unique à la suite de cette modification
Réévaluer le document si l’effectif de l’entreprise augmente
Mettre à jour le document uniquement lors d’un changement d’activité

Réévaluer le Document Unique à la suite de cette modification

Explication

Le Document Unique doit être réévalué au moins une fois par an et à chaque modification d’une unité de travail : la modification déclenche donc une réévaluation sans attendre l’échéance annuelle. Attendre l’année suivante néglige cette règle, tandis que l’effectif et le changement d’activité ne sont pas les critères cités ici.

10. Sur un chantier de travaux dangereux, 20 travailleurs sont employés pendant 16 jours. Quelle obligation de formation en secourisme s’applique ?

Former un membre du personnel seulement si l’effectif dépasse 20 travailleurs
Former un membre du personnel uniquement si le chantier est un atelier
Former un membre du personnel aux premiers secours
Former un membre du personnel seulement si le chantier dépasse 20 jours

Former un membre du personnel aux premiers secours

Explication

L’article R.4224-15 impose un secouriste sur un chantier de travaux dangereux employant au moins 20 travailleurs pendant plus de 15 jours ; 20 travailleurs et 16 jours atteignent ces seuils. Exiger plus de 20 travailleurs ou plus de 20 jours relève d’une mauvaise lecture des seuils, et la règle concerne aussi les chantiers.

11. Une entreprise choisit son matériel de premiers secours pour un atelier présentant des risques de coupure. Quel critère doit guider ce choix ?

Un matériel conforme à une liste réglementaire identique dans tous les lieux
Un matériel comprenant des médicaments pour traiter les blessures sur place
Un matériel adapté aux risques mais conservé dans un local fermé à clé
Un matériel adapté aux risques, accessible, en état de fonctionnement et non périmé

Un matériel adapté aux risques, accessible, en état de fonctionnement et non périmé

Explication

Le matériel doit être adapté à la nature des risques et facilement accessible ; il doit fonctionner et ses produits ne doivent pas être périmés. Il n’existe pas de liste réglementaire obligatoire uniforme, et la trousse ne doit pas contenir de médicaments.

12. Dans une entreprise, des salariés sont exposés à un nouveau risque, mais aucune information ni formation n’est organisée. Quelle démarche relève des obligations de l’employeur ?

Mener des actions de prévention, d’information et de formation, avec une organisation et des moyens adaptés
Informer les salariés sans prévoir de mesures de prévention ni de moyens adaptés
Fournir des équipements de protection sans organiser d’information ni de formation
Demander aux salariés de définir eux-mêmes les mesures de sécurité nécessaires

Mener des actions de prévention, d’information et de formation, avec une organisation et des moyens adaptés

Explication

L’employeur doit assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale par des actions de prévention, d’information et de formation, ainsi qu’une organisation et des moyens adaptés. Se limiter aux équipements ou à l’information omet des composantes de l’obligation ; faire définir les mesures par les salariés ne remplace pas la responsabilité de l’employeur.

13. Que signifie l’obligation de sécurité de résultat pour l’employeur ?

Mettre en œuvre des moyens raisonnables sans devoir protéger contre les accidents et maladies professionnelles
Protéger la santé physique sans intégrer les risques pour la santé mentale des travailleurs
Prendre des mesures nécessaires et efficaces pour protéger la santé physique et mentale et prévenir accidents et maladies professionnelles
Indemniser les victimes après un accident sans devoir prévenir les risques professionnels

Prendre des mesures nécessaires et efficaces pour protéger la santé physique et mentale et prévenir accidents et maladies professionnelles

Explication

L’obligation de sécurité de résultat exige des mesures nécessaires et efficaces protégeant la santé physique et mentale et prévenant les accidents du travail et les maladies professionnelles. Une simple obligation de moyens, l’exclusion de la santé mentale ou la seule indemnisation après coup ne correspondent pas à cette exigence.

14. Un SST repère une situation dangereuse dans son entreprise. Comment doit-il transmettre l’information ?

Signaler oralement la situation sans utiliser de support permettant de la conserver
Transmettre l’information à un collègue sans suivre les procédures de l’entreprise
Informer les services extérieurs de secours sans passer par l’organisation de l’entreprise
Informer le responsable hiérarchique ou les personnes chargées de prévention, selon les procédures, de préférence par écrit

Informer le responsable hiérarchique ou les personnes chargées de prévention, selon les procédures, de préférence par écrit

Explication

Le SST informe le responsable hiérarchique ou les personnes chargées de prévention en respectant l’organisation et les procédures de l’entreprise ; un support écrit conservable est préférable. Les services extérieurs ne remplacent pas ces interlocuteurs, le signalement à un collègue ne suit pas nécessairement les procédures, et l’oral ne permet pas de conserver facilement la trace.

15. Dans une entreprise, un salarié demande à un organisme de vérifier le respect du droit du travail, d’inspecter les locaux et de faciliter un règlement lors d’un conflit collectif. Quel acteur remplit ces missions ?

L’IPRP
Le service de santé au travail
Le service de prévention de la CARSAT
L’inspection du travail

L’inspection du travail

Explication

L’inspection du travail contrôle l’application de la législation, les lieux de travail et peut jouer un rôle de médiation. Le service de santé au travail conseille sur la santé, l’IPRP participe à la prévention et la CARSAT accompagne les entreprises dans cette démarche.

16. Une entreprise souhaite réduire les accidents et maladies professionnels et doit identifier les risques majeurs ainsi que le taux de cotisation correspondant. Quel acteur peut l’accompagner sur ces points ?

L’IPRP
Le service de prévention de la CARSAT
Le service de santé au travail
L’inspection du travail

Le service de prévention de la CARSAT

Explication

Le service de prévention de la CARSAT accompagne les entreprises, cible les risques majeurs et fixe le taux de cotisation lié aux accidents du travail et aux maladies professionnelles. L’inspection contrôle la législation, l’IPRP contribue à la prévention et le service de santé au travail conseille sur la santé des travailleurs.

17. Sur le lieu de travail, une personne est blessée et les secours spécialisés ne sont pas encore arrivés. Quel rôle correspond au SST en tant que premier maillon de la chaîne des secours ?

Soigner la victime jusqu’à son rétablissement
Examiner la victime et attendre l’arrivée des secours
Organiser les secours spécialisés et diriger leur intervention
Protéger, donner l’alerte et réaliser les premiers secours

Protéger, donner l’alerte et réaliser les premiers secours

Explication

Le SST est le premier maillon de la chaîne des secours : il protège, donne l’alerte et effectue les gestes de premiers secours. Se limiter à l’alerte omet les autres fonctions, tandis que les secours spécialisés prennent le relais et que le SST n’assure pas des soins jusqu’au rétablissement.

18. Après avoir sécurisé une zone d’accident, un SST doit appliquer son plan d’intervention. Quel enchaînement général suit les quatre actions prévues, sous réserve des adaptations nécessaires à la situation ?

Secourir, faire alerter ou alerter, puis examiner
Examiner, secourir, puis faire alerter ou alerter
Faire alerter ou alerter, examiner, puis secourir
Examiner, faire alerter ou alerter, puis secourir

Examiner, faire alerter ou alerter, puis secourir

Explication

Après protéger, le plan prévoit d’examiner la victime, de faire alerter ou d’alerter, puis de secourir ; l’ordre et le contenu peuvent s’adapter aux circonstances. Placer l’alerte avant l’examen inverse les étapes indiquées, secourir avant l’alerte modifie leur ordre, et commencer par secourir omet la protection préalable.

19. Un SST intervient hors de son entreprise et, par imprudence, cause un dommage à une personne. Selon les règles de responsabilité civile, qui peut devoir réparer ce dommage ?

Le secouriste ayant causé le dommage
L’entreprise où se produit l’accident
Le service public des secours spécialisés
L’employeur du secouriste dans tous les cas

Le secouriste ayant causé le dommage

Explication

Hors de l’entreprise, le secouriste peut être tenu de réparer un dommage causé par sa faute, sa négligence ou son imprudence. La responsabilité civile de l’employeur concerne les actes du SST préposé lors d’une intervention dans l’entreprise ; le lieu de l’accident et les secours spécialisés ne remplacent pas cette règle.

20. Un SST intervient sur une victime et le matériel de secours disponible permet d’effectuer les gestes nécessaires. Où doit-il situer son action et que doit-il éviter ?

Agir avec le matériel disponible sans retarder les gestes pour en chercher d’autre
Interrompre les gestes pour réunir du matériel supplémentaire
Étendre l’intervention au-delà de l’entreprise pour chercher du matériel
Poursuivre la prise en charge après l’arrivée des secours spécialisés

Agir avec le matériel disponible sans retarder les gestes pour en chercher d’autre

Explication

L’intervention du SST est limitée dans le temps aux minutes précédant l’arrivée des secours spécialisés, principalement dans l’entreprise, et aux moyens disponibles ; la recherche de matériel ne doit pas retarder les gestes. Chercher du matériel supplémentaire retarde les gestes, tandis que la prise en charge après le relais dépasse la limite temporelle indiquée.

21. Lorsqu’une sirène avertit la population d’un danger imminent, quel rôle joue l’information associée à ce signal ?

Signaler que le danger est écarté par un son continu
Annoncer qu’un danger imminent menace la population
Déclencher l’émission du signal par les sirènes
Indiquer les comportements de sauvegarde à adopter

Indiquer les comportements de sauvegarde à adopter

Explication

Le signal avertit du danger, tandis que l’information associée indique les comportements de sauvegarde. Annoncer le danger confond les deux fonctions, le son continu signale la fin d’alerte et les sirènes émettent le signal sonore.

22. Une personne entend le signal national d’alerte par sirènes. Quel rythme doit-elle reconnaître ?

Trois cycles de 5 secondes, espacés d’une minute et 41 secondes
Un son continu d’une minute et 41 secondes, suivi de 5 secondes
Trois cycles d’une minute et 41 secondes, espacés de 5 secondes
Un cycle de 30 secondes, suivi de trois pauses de 5 secondes

Trois cycles d’une minute et 41 secondes, espacés de 5 secondes

Explication

Le signal national d’alerte comprend trois cycles de 1 minute et 41 secondes, séparés par 5 secondes. Le son continu de 30 secondes correspond à la fin d’alerte, et les autres propositions intervertissent les durées ou le nombre de cycles.

23. Après avoir entendu le signal national d’alerte, une personne veut aller chercher son enfant à l’école et téléphoner à ses proches. Quelle conduite convient-elle ?

Téléphoner aux proches pour vérifier la situation avant de rejoindre un bâtiment
Aller chercher l’enfant, puis attendre les consignes en restant à l’extérieur
Rejoindre un bâtiment, s’informer par les canaux officiels et limiter les appels aux urgences vitales
Se déplacer vers l’école, puis décider entre confinement et évacuation

Rejoindre un bâtiment, s’informer par les canaux officiels et limiter les appels aux urgences vitales

Explication

Après le signal, il faut se mettre en sécurité dans un bâtiment, s’informer et limiter les appels aux urgences vitales, sans aller chercher les enfants à l’école. Aller à l’école applique une conduite déconseillée, tandis que les appels de vérification mobilisent inutilement les réseaux.

24. Une personne reçoit une alerte FR-ALERT alors que son téléphone se trouve dans une zone de danger. Que lui apporte ce dispositif ?

Un message destiné aux secours signalant la présence de la personne
Une confirmation que la personne a quitté la zone dangereuse
Une consigne d’évacuation identique pour toutes les personnes alertées
Une alerte en temps réel et des comportements à adopter pour se protéger

Une alerte en temps réel et des comportements à adopter pour se protéger

Explication

FR-ALERT avertit en temps réel les personnes dont le téléphone se trouve dans une zone de danger et leur transmet des comportements de protection. Le dispositif informe la population, ne sert pas à déclarer une présence aux secours et ne prescrit pas une évacuation identique dans toutes les situations.

25. Dans un lieu public, une personne peut fuir sans risque une attaque terroriste. Quelle conduite suit l’ordre recommandé ?

Résister d’abord, puis se cacher et appeler les secours
Se cacher d’abord, puis s’échapper et alerter ensuite
S’échapper sans risque, puis alerter une fois en sécurité
Alerter immédiatement, puis résister avant de tenter la fuite

S’échapper sans risque, puis alerter une fois en sécurité

Explication

La conduite commence par s’échapper sans risque; si la fuite est impossible, il faut se cacher, puis alerter une fois en sécurité, et résister en dernier recours. Alerter avant d’être à l’abri inverse l’ordre prévu, tandis que se cacher ou résister d’emblée méconnaît la priorité donnée à la fuite possible.

26. En entreprise, un SST est confronté à une situation de violence et découvre qu’aucune consigne interne n’a été prévue. Quelle référence doit-il appliquer ?

Une procédure improvisée sans référence aux consignes nationales
Les recommandations générales de l’INRS sur les accidents du travail
Les consignes nationales du Gouvernement sur la réaction à une attaque terroriste
Les consignes internes d’une autre entreprise confrontée à une situation similaire

Les consignes nationales du Gouvernement sur la réaction à une attaque terroriste

Explication

En l’absence de consignes internes, le SST applique les consignes nationales du Gouvernement « réagir en cas d’attaque terroriste ». Les consignes d’une autre entreprise ne remplacent pas la référence prévue, et improviser écarte les consignes nationales.

27. En arrivant près d’une victime, un SST doit décider comment intervenir sans s’exposer. Quelle séquence correspond aux deux phases successives de la protection ?

Examiner la victime, puis décider si la zone doit être protégée
Alerter les secours, puis rechercher la nature de l’accident
Agir immédiatement, puis analyser les conséquences de son intervention
Analyser la situation d’accident, puis agir en fonction de cette analyse

Analyser la situation d’accident, puis agir en fonction de cette analyse

Explication

La protection commence par l’analyse de la situation d’accident et se poursuit par une action adaptée à cette analyse. Agir d’abord inverse les phases, tandis que l’examen de la victime et l’alerte ne constituent pas ces deux phases.

28. Dans un atelier, un SST repère un câble dénudé, une pièce métallique susceptible de tomber et une odeur irritante dans l’air. Quels types de dangers persistants doit-il envisager ?

Des dangers mécanique, électrique et thermique
Des dangers mécanique, thermique et liés à une atmosphère irrespirable
Des dangers électrique, mécanique et liés à une atmosphère toxique
Des dangers électrique, thermique et liés à une atmosphère toxique

Des dangers électrique, mécanique et liés à une atmosphère toxique

Explication

Les dangers persistants à rechercher peuvent être mécaniques, électriques, thermiques ou liés à une atmosphère toxique ou irrespirable. L’odeur relève ici de l’atmosphère, le câble de l’électricité et la pièce susceptible de tomber du domaine mécanique.

29. Un SST repère une machine dangereuse près d’une victime. Il peut la mettre durablement hors tension sans risque ; si cela échoue, il pourrait poser une barrière permanente, puis envisager un déplacement sûr de la victime. Quelle démarche doit-il privilégier ?

Déplacer la victime d’abord, puis choisir entre suppression et isolement
Isoler le danger, puis déplacer la victime avant d’essayer de le supprimer
Supprimer le danger, puis envisager l’isolement et la soustraction si nécessaire
Soustraire la victime, puis supprimer le danger si la zone est libre

Supprimer le danger, puis envisager l’isolement et la soustraction si nécessaire

Explication

Le SST cherche d’abord à supprimer durablement le danger, puis à l’isoler durablement si la suppression est impossible, et enfin à soustraire la victime sans risque. Commencer par l’isolement ou le déplacement inverse cet ordre de priorité.

30. Une victime est près d’un équipement qui menace sa vie, mais le danger est contrôlable en coupant l’alimentation sans risque. Le SST doit-il effectuer un dégagement d’urgence ?

Oui, car la présence d’une menace vitale suffit à elle seule
Non, car le danger peut être contrôlé et le dégagement est exceptionnel
Oui, car le dégagement précède la suppression du danger
Non, car un dégagement ne concerne que les victimes conscientes

Non, car le danger peut être contrôlé et le dégagement est exceptionnel

Explication

Le dégagement d’urgence est réservé à un danger réel, immédiat et non contrôlable qui menace la vie. Une menace pouvant être maîtrisée en coupant l’alimentation ne répond pas à cette condition.

31. Après avoir protégé la zone, un SST examine une victime avant l’arrivée des secours. Quel est l’objectif de cet examen ?

Déterminer les actions nécessaires et transmettre des informations utiles aux secours
Établir un diagnostic définitif et décider du traitement médical de la victime
Vérifier l’identité de la victime et préparer son transport
Recueillir des renseignements sans modifier la conduite à tenir

Déterminer les actions nécessaires et transmettre des informations utiles aux secours

Explication

L’examen sert à déterminer les actions nécessaires pour maintenir la victime en vie ou éviter une aggravation, ainsi qu’à transmettre des informations utiles aux secours. Il ne vise pas à établir un diagnostic médical définitif ni à remplacer les secours.

32. Un adulte inconscient doit avoir les voies aériennes libérées. Quelle manœuvre le SST doit-il effectuer ?

Deux mains sur les joues, puis tourner doucement la tête sur le côté sans élever le menton
Une main sous la nuque, deux doigts sur le front, puis basculer doucement la tête en avant
Une main sur le front, deux à trois doigts sous le menton, puis basculer doucement la tête en arrière en élevant le menton
Une main sur le front, deux à trois doigts sous le menton, puis maintenir la tête en position neutre

Une main sur le front, deux à trois doigts sous le menton, puis basculer doucement la tête en arrière en élevant le menton

Explication

Pour un adulte ou un enfant, le SST pose une main sur le front et deux à trois doigts sous la pointe du menton, puis bascule doucement la tête en arrière en élevant le menton. La position neutre correspond à la conduite indiquée pour un nourrisson.

33. Lors d’un examen, un SST contrôle la respiration d’une victime qui ne répond pas. Quelle durée maximale doit-il respecter pour ce contrôle ?

5 secondes
10 secondes
15 secondes
20 secondes

10 secondes

Explication

Le contrôle de la respiration doit durer 10 secondes au plus. Une durée de 5 secondes raccourcit le contrôle prévu, tandis que 15 ou 20 secondes dépassent la limite.

34. Une victime présente une respiration lente, bruyante, difficile et inefficace, avec des gasps. Quelle conduite le SST doit-il adopter ?

Placer la victime en position latérale de sécurité et attendre les secours
Considérer la respiration comme efficace et poursuivre la surveillance
Poursuivre l’observation jusqu’à pouvoir compter une respiration régulière
Considérer la victime en arrêt cardiaque et débuter une réanimation cardio-pulmonaire

Considérer la victime en arrêt cardiaque et débuter une réanimation cardio-pulmonaire

Explication

Les gasps correspondent à une respiration agonique lente, bruyante, difficile et inefficace ; ils conduisent à considérer la victime en arrêt cardiaque et à débuter une réanimation cardio-pulmonaire. Les prendre pour une respiration efficace retarde la conduite adaptée.

35. Dans une entreprise, que signifie alerter pour permettre une intervention efficace ?

Décrire les gestes de secours déjà réalisés sans préciser l’événement
Transmettre uniquement l’identité de la victime selon les consignes de l’entreprise
Transmettre les informations nécessaires et suffisantes selon l’organisation des secours de l’entreprise
Choisir librement les secours à contacter sans tenir compte de l’organisation de l’entreprise

Transmettre les informations nécessaires et suffisantes selon l’organisation des secours de l’entreprise

Explication

Alerter consiste à communiquer les renseignements nécessaires et suffisants à une intervention efficace, conformément à l’organisation des secours de l’entreprise. L’identité seule réduit excessivement le message, les gestes seuls omettent des informations utiles et le choix libre ignore l’organisation prévue.

36. Un SST appelle les secours après une chute dans un atelier. Quelles informations doit-il communiquer dans son message d’alerte ?

Son identité et son numéro, le lieu et la nature de l’événement, le nombre et l’état des victimes, ainsi que les actions engagées
Son identité, le nombre de victimes et le lieu, en remplaçant la nature de l’événement par le numéro d’appel
Son identité et son numéro, le lieu et la nature de l’événement, ainsi que le nom du responsable de l’atelier
Le lieu et la nature de l’événement, l’état des victimes et les actions engagées, sans préciser leur nombre

Son identité et son numéro, le lieu et la nature de l’événement, le nombre et l’état des victimes, ainsi que les actions engagées

Explication

Le message d’alerte rassemble l’identité et le numéro de l’appelant, le lieu, la nature de l’événement, le nombre et l’état des victimes, ainsi que les actions déjà engagées. Le nom du responsable ne remplace pas l’état des victimes, leur nombre doit être précisé et le numéro de l’appelant ne décrit pas l’événement.

37. Un SST constate qu’une victime perd abondamment du sang à la suite d’une plaie. Quel résultat doit-il chercher à obtenir ?

Arrêter le saignement
Attendre l’arrivée des secours spécialisés
Réduire la douleur de la victime
Couvrir la plaie sans modifier le saignement

Arrêter le saignement

Explication

Face à une hémorragie externe abondante, le résultat à atteindre est l’arrêt du saignement. Réduire la douleur ou couvrir la plaie ne répond pas à cet objectif, et attendre les secours retarde l’action nécessaire.

38. Une victime présente un saignement abondant, sans corps étranger ni fracture ouverte, et peut comprimer sa plaie elle-même. Que doit faire le SST ?

Lui faire comprimer immédiatement la plaie, puis relâcher la pression pour alerter les secours
Lui faire comprimer immédiatement la plaie, l’allonger, maintenir la compression et faire alerter les secours
Poser un garrot, maintenir la victime assise et demander à un témoin d’alerter les secours
Poser d’emblée un pansement compressif, allonger la victime et attendre une évaluation médicale

Lui faire comprimer immédiatement la plaie, l’allonger, maintenir la compression et faire alerter les secours

Explication

En l’absence de corps étranger ou de fracture ouverte, il faut comprimer immédiatement, maintenir la compression, allonger la victime et faire alerter les secours tout en poursuivant la compression. Relâcher la pression interrompt le geste, tandis que le pansement ou le garrot ne remplace pas ici la conduite initiale prévue.

39. Chez une victime, la compression manuelle est impossible parce que la plaie est inaccessible. Quelle conduite le SST doit-il adopter ?

Poser un pansement compressif à la place du garrot
Recommencer une compression manuelle sur la zone inaccessible
Attendre les secours sans poser de dispositif
Mettre en place un garrot

Mettre en place un garrot

Explication

Le garrot est indiqué lorsque la compression manuelle est impossible, notamment pour une plaie inaccessible. Attendre sans agir retarde la prise en charge, la compression reste irréalisable et le pansement compressif ne remplace pas le garrot dans cette situation.

40. Une plaie se trouve sur l’avant-bras d’une victime et le SST doit poser un garrot. Où doit-il le placer ?

À 5 à 7 cm au-dessus de la plaie, entre celle-ci et le cœur, sans couvrir une articulation
À 1 à 2 cm au-dessus de la plaie, entre celle-ci et le cœur, sans couvrir une articulation
À 5 à 7 cm sous la plaie, entre celle-ci et la main, sans couvrir une articulation
À 5 à 7 cm au-dessus de la plaie, directement sur l’articulation la plus proche

À 5 à 7 cm au-dessus de la plaie, entre celle-ci et le cœur, sans couvrir une articulation

Explication

Le garrot se place entre le cœur et la plaie, à 5 à 7 cm au-dessus de celle-ci, et jamais sur une articulation. Le placer trop près ne respecte pas la distance indiquée, le placer sous la plaie inverse la position et le coude est une articulation.

41. Une personne tousse encore efficacement et respire, bien qu’elle semble gênée par un aliment. Comment qualifier cette obstruction ?

Partielle, car l’air atteint encore les poumons et la respiration reste efficace
Partielle, car l’air n’atteint plus les poumons malgré une respiration efficace
Complète, car la présence d’un corps étranger empêche l’air d’atteindre les poumons
Complète, car une toux accompagnée de gêne rend la respiration inefficace

Partielle, car l’air atteint encore les poumons et la respiration reste efficace

Explication

Une obstruction est partielle lorsque l’air atteint encore les poumons et que la respiration reste efficace. L’obstruction complète empêche l’air d’atteindre les poumons; une gêne ou la présence d’un corps étranger ne suffit pas à la caractériser.

42. Un adulte présente une obstruction complète et se tient debout. Quelle conduite le SST adopte-t-il d’abord pour tenter de libérer ses voies aériennes ?

Donner de 1 à 5 compressions abdominales vers l’arrière et le haut, victime penchée en avant
Donner de 1 à 5 claques vigoureuses entre les omoplates, victime maintenue droite et sans soutien du thorax
Donner de 1 à 5 claques vigoureuses entre les omoplates, thorax soutenu et victime penchée en avant
Donner de 1 à 5 compressions thoraciques vers l’arrière et le haut, thorax soutenu et victime penchée en avant

Donner de 1 à 5 claques vigoureuses entre les omoplates, thorax soutenu et victime penchée en avant

Explication

Pour une obstruction complète chez l’adulte, le SST commence par 1 à 5 claques vigoureuses entre les omoplates, en soutenant le thorax et en penchant la victime vers l’avant. Commencer par Heimlich inverse l’ordre des gestes, tandis que les autres réponses omettent la posture requise ou appliquent une variante inadaptée.

43. Chez un grand enfant en obstruction complète, les claques dans le dos n’ont pas permis d’expulser le corps étranger. Quel geste le SST effectue-t-il ensuite ?

Effectuer de 1 à 5 nouvelles claques dans le dos sans passer aux compressions
Effectuer de 1 à 5 compressions thoraciques en tirant franchement vers l’arrière et vers le haut
Effectuer de 1 à 5 compressions abdominales en tirant franchement vers l’arrière et vers le haut
Effectuer de 1 à 5 compressions abdominales en tirant franchement vers l’avant et vers le bas

Effectuer de 1 à 5 compressions abdominales en tirant franchement vers l’arrière et vers le haut

Explication

Lorsque les claques dans le dos sont inefficaces chez l’adulte ou le grand enfant, le SST passe à 1 à 5 compressions abdominales selon la méthode de Heimlich, avec une traction vers l’arrière et vers le haut. Les autres réponses inversent la direction, substituent des compressions thoraciques sans indication ou négligent l’étape suivante.

44. Une victime tousse et respire encore efficacement malgré une gêne liée à un aliment. Quelle conduite le SST adopte-t-il ?

Effectuer des claques dans le dos, la rassurer, la surveiller et faire alerter les secours
L’encourager à tousser, la rassurer et la surveiller, sans faire alerter les secours
L’encourager à tousser, la rassurer, la surveiller et faire alerter les secours, sans manœuvre de désobstruction
Effectuer des compressions abdominales, la rassurer, la surveiller et faire alerter les secours

L’encourager à tousser, la rassurer, la surveiller et faire alerter les secours, sans manœuvre de désobstruction

Explication

En cas d’obstruction partielle, le SST évite les manœuvres de désobstruction, encourage la victime à tousser, la rassure, la surveille et fait alerter les secours. Les claques et les compressions sont des gestes de désobstruction; une alerte reste prévue.

45. Une personne présente soudainement un bras faible, un trouble de la parole et une démarche instable. Quel problème ces signes peuvent-ils évoquer ?

Un accident vasculaire cérébral
Une brûlure électrique
Un accident cardiaque
Un malaise sans signe évocateur d’une atteinte neurologique

Un accident vasculaire cérébral

Explication

La faiblesse d’un bras, les difficultés de langage et la perte d’équilibre font partie des signes pouvant évoquer un AVC. Une douleur thoracique oriente plutôt vers un accident cardiaque, et une brûlure électrique relève d’une autre situation.

46. Une personne consciente signale un malaise inhabituel. Quelle conduite le SST met-il en œuvre ?

La laisser choisir sa position, la questionner simplement, demander immédiatement un avis médical et ne pas surveiller son état
La mettre au repos dans la position la plus confortable, la questionner simplement, attendre l’évolution avant l’avis médical et la surveiller
La mettre au repos dans la position la plus confortable, la questionner simplement, demander immédiatement un avis médical et la surveiller
La mettre au repos dans une position imposée, éviter les questions, demander immédiatement un avis médical et la surveiller

La mettre au repos dans la position la plus confortable, la questionner simplement, demander immédiatement un avis médical et la surveiller

Explication

Face à un malaise, le SST installe la victime dans la position la plus confortable, recueille simplement des renseignements utiles, demande immédiatement un avis médical et surveille son état. Attendre avant de demander l’avis, omettre les questions ou négliger la surveillance écarte une étape de la conduite à tenir.

47. Une personne présente une cloque de brûlure dont la surface dépasse la moitié de sa paume. Comment classer cette brûlure ?

Une brûlure simple si la peau autour est rouge
Une brûlure simple
Une brûlure grave seulement si elle touche le visage
Une brûlure grave

Une brûlure grave

Explication

Une cloque dont la surface dépasse la moitié de la paume constitue un critère de brûlure grave. Ce classement ne dépend pas de la présence d’une destruction profonde ni d’une localisation au visage; une surface inférieure au seuil correspond à un critère différent.

48. Après une brûlure, un témoin propose d’appliquer une crème et de percer la cloque. Quelle conduite respecte les consignes de premiers secours ?

Appliquer une crème et percer la cloque si la brûlure semble peu étendue
Appliquer une crème adaptée et ne pas percer la cloque sans décision médicale
Ne rien appliquer et percer la cloque pour réduire la pression
Ne rien appliquer et ne pas percer la cloque sans décision médicale

Ne rien appliquer et ne pas percer la cloque sans décision médicale

Explication

Aucun produit ne doit être appliqué sur une brûlure sans avis médical, et une cloque ne doit pas être percée sans décision médicale. La faible étendue apparente ne rend pas ces gestes appropriés.

49. Une personne reçoit un produit corrosif sur l’avant-bras et ses vêtements sont imbibés. Quelle conduite adoptez-vous ?

Retirer d’abord les vêtements imbibés, puis rincer brièvement et demander un avis médical sans nommer le produit
Se protéger, rincer à l’eau courante tempérée au moins 15 minutes, retirer les vêtements imbibés sous la douche et alerter en nommant le produit
Rincer à l’eau froide quelques minutes, retirer les vêtements hors de la douche et conserver l’emballage
Rincer à l’eau courante tempérée au moins 15 minutes, puis couvrir la zone et attendre l’apparition de symptômes

Se protéger, rincer à l’eau courante tempérée au moins 15 minutes, retirer les vêtements imbibés sous la douche et alerter en nommant le produit

Explication

Le geste adapté associe protection du sauveteur, rinçage à l’eau courante tempérée pendant au moins 15 minutes, déshabillage sous la douche et alerte des secours avec le nom du produit. Un rinçage bref ou froid ne respecte pas la conduite prévue, et attendre les symptômes retarde l’alerte.

50. Un produit chimique est projeté dans l’œil gauche d’une victime qui porte des lentilles. Comment organisez-vous le rinçage ?

Rincer l’œil gauche au moins 15 minutes, garder les lentilles en place et faire alerter sans préciser le produit
Rincer l’œil gauche au moins 15 minutes sans contaminer l’œil droit, retirer les lentilles pendant le rinçage et alerter en nommant le produit
Retirer immédiatement les lentilles, rincer l’œil gauche quelques minutes et conserver les informations sur le produit
Rincer les deux yeux ensemble pendant 15 minutes, puis retirer les lentilles et alerter en nommant le produit

Rincer l’œil gauche au moins 15 minutes sans contaminer l’œil droit, retirer les lentilles pendant le rinçage et alerter en nommant le produit

Explication

Le rinçage dure au moins 15 minutes et doit éviter que l’eau contaminée atteigne l’autre œil; les lentilles sont retirées pendant le rinçage et le produit est signalé aux secours. Faire couler l’eau dans l’œil sain risque de l’exposer aussi, tandis que retirer les lentilles avant le rinçage ne suit pas la conduite indiquée.

51. Après avoir avalé un produit ménager, une victime veut boire de l’eau pour se soulager. Que lui indiquez-vous ?

La faire vomir, puis lui donner de petites gorgées d’eau
Ne pas la faire vomir et ne rien lui donner à boire
Lui faire boire de l’eau, sans provoquer de vomissement
Lui donner du lait, puis attendre les consignes des secours

Ne pas la faire vomir et ne rien lui donner à boire

Explication

Après l’ingestion d’un produit, il ne faut ni provoquer de vomissement ni donner à boire. Faire boire pour diluer le produit ou provoquer son expulsion repose sur des gestes contraires à cette règle.

52. Après une chute, une victime ressent une douleur au cou et garde la tête tournée sur le côté. Quelle conduite est appropriée ?

Lui demander de ne pas bouger la tête, alerter les secours et stabiliser si possible le cou dans la position trouvée
Vérifier la mobilité de la tête, puis la maintenir à deux mains si une douleur apparaît
L’aider à s’asseoir, soutenir son menton et attendre que la douleur diminue avant d’alerter
Lui demander de ne pas bouger le cou, puis replacer doucement la tête dans l’axe avant d’alerter

Lui demander de ne pas bouger la tête, alerter les secours et stabiliser si possible le cou dans la position trouvée

Explication

En cas de douleur cervicale après un traumatisme, la victime doit éviter de bouger la tête; les secours sont alertés et le rachis peut être stabilisé dans la position où il se trouve. Remettre la tête dans l’axe ou tester sa mobilité pourrait aggraver le traumatisme.

53. Une victime présente une petite éraflure qui saigne peu, loin de l’œil et de tout orifice naturel, sans autre élément préoccupant. Comment qualifiez-vous cette plaie ?

Une plaie simple, car elle est superficielle, saigne peu et n’est pas près d’un orifice ni de l’œil
Une plaie simple, car sa localisation près d’un orifice n’a pas d’importance
Une plaie grave, car toute éraflure est préoccupante quelle que soit sa localisation
Une plaie grave, car tout saignement indique une atteinte importante

Une plaie simple, car elle est superficielle, saigne peu et n’est pas près d’un orifice ni de l’œil

Explication

Une petite coupure superficielle ou une éraflure qui saigne peu et n’est située ni près d’un orifice naturel ni près de l’œil correspond à une plaie simple. La présence de sang, à elle seule, ne suffit pas à la classer comme grave; une localisation proche d’un orifice serait au contraire un critère préoccupant.

54. Un éclat de verre est profondément inclus dans la plaie d’une victime. Quelle conduite adoptez-vous à son égard ?

Le déplacer légèrement, car seule une extraction complète peut aggraver la plaie
Le retirer si le saignement paraît limité, puis surveiller la victime
Le retirer avec précaution, car cela permet de mieux protéger la plaie
Le laisser en place, car sa mobilisation peut aggraver la lésion et le saignement

Le laisser en place, car sa mobilisation peut aggraver la lésion et le saignement

Explication

Un corps étranger inclus ne doit pas être mobilisé, car son déplacement peut aggraver la lésion et le saignement. L’extraire pour voir la plaie ou parce que le saignement semble faible expose à cette aggravation.

55. Une victime présente une plaie grave à l’abdomen et reste consciente. Quelle position d’attente choisissez-vous ?

Allongée, les jambes tendues
Assise, la plaie laissée à l’air libre
Allongée, les yeux fermés et la tête maintenue
Allongée, les jambes fléchies

Allongée, les jambes fléchies

Explication

Pour une plaie grave à l’abdomen, la position d’attente est allongée avec les jambes fléchies. La position assise correspond à une plaie thoracique, tandis que fermer les yeux et maintenir la tête concerne une plaie à l’œil.

56. Après un malaise non traumatique, une personne ne répond pas mais respire normalement. Quelle conduite permet de faciliter l’écoulement des liquides et d’éviter que sa langue tombe en arrière ?

La placer en position assise, buste incliné vers l’avant
La placer en position latérale de sécurité
La maintenir sur le dos, tête tournée sur le côté
La laisser dans sa position et surveiller sa respiration

La placer en position latérale de sécurité

Explication

Après un événement non traumatique, une victime inconsciente qui respire doit être placée en position latérale de sécurité pour faciliter l’écoulement des liquides et limiter la chute de la langue. Le maintien sur le dos reprend la conduite adaptée au contexte traumatique, la position assise ne correspond pas à la PLS et attendre retarde la mise en sécurité.

57. Après une chute dont l’origine est incertaine, une victime inconsciente respire, puis vomit. Quelle conduite faut-il adopter ?

La placer assise et alerter les secours après les vomissements
La laisser sur le dos et surveiller sa respiration en continu
La mettre en PLS sans préserver l’axe tête-cou-tronc
La mettre sur le côté en maintenant si possible l’axe tête-cou-tronc

La mettre sur le côté en maintenant si possible l’axe tête-cou-tronc

Explication

Après un événement traumatique ou d’origine inconnue, la victime reste sur le dos, voies aériennes libérées et respiration surveillée ; si elle vomit, il faut la mettre sur le côté en préservant si possible l’axe tête-cou-tronc. La PLS d’emblée néglige le contexte traumatique, la maintenir sur le dos malgré les vomissements expose à l’obstruction, et la position assise ne suit pas la conduite indiquée.

58. Une personne ne répond pas aux stimulations et ne présente aucun signe de respiration. Comment faut-il qualifier son état ?

Un arrêt cardiorespiratoire constituant une urgence vitale
Une inconscience avec respiration conservée
Une détresse respiratoire chez une personne consciente
Un arrêt cardiaque sans critère respiratoire établi

Un arrêt cardiorespiratoire constituant une urgence vitale

Explication

L’association de l’absence de réponse et de l’absence de respiration caractérise un arrêt cardiorespiratoire, qui est une urgence vitale. L’inconscience avec respiration conservée omet l’absence de respiration, tandis que l’arrêt cardiaque seul ou la détresse respiratoire consciente ne correspondent pas aux deux signes observés.

59. Un sauveteur réalise une réanimation chez un adulte en arrêt cardiorespiratoire. Quel cycle de compressions et d’insufflations doit-il pratiquer ?

30 compressions thoraciques puis 2 insufflations
100 compressions thoraciques puis 2 insufflations
30 compressions thoraciques puis 5 insufflations
15 compressions thoraciques puis 2 insufflations

30 compressions thoraciques puis 2 insufflations

Explication

Chez l’adulte, la RCP suit des cycles de 30 compressions thoraciques et 2 insufflations. Le cycle de 15 compressions est celui indiqué pour l’enfant et le nourrisson ; cinq insufflations ne constituent pas le cycle adulte, et 100 à 120 désigne la fréquence des compressions par minute, non leur nombre par cycle.

60. Un sauveteur intervient auprès d’un nourrisson en arrêt cardiorespiratoire. Quelle séquence de RCP correspond à son âge ?

Commencer par 5 insufflations, puis faire 15 compressions et 2 insufflations avec deux doigts sur environ 4 cm
Commencer par 5 insufflations, puis faire 15 compressions et 2 insufflations avec le talon d’une main sur environ 5 cm
Commencer par 2 insufflations, puis faire 15 compressions et 2 insufflations avec deux doigts sur environ 5 cm
Commencer par 5 insufflations, puis faire 30 compressions et 2 insufflations avec deux doigts sur environ 4 cm

Commencer par 5 insufflations, puis faire 15 compressions et 2 insufflations avec deux doigts sur environ 4 cm

Explication

Pour un nourrisson, la RCP commence par 5 insufflations, puis se poursuit par cycles de 15 compressions et 2 insufflations ; les compressions se font avec deux doigts sur environ 4 cm, soit un tiers de l’épaisseur du thorax. Le cycle de 30 compressions relève de l’adulte, deux insufflations initiales omettent la séquence prévue, et le talon de la main ainsi qu’une profondeur de 5 cm ne correspondent pas à la technique du nourrisson.

61. Un DAE arrive pendant la RCP et, après analyse, indique qu’aucun choc n’est recommandé. Que doit faire le sauveteur ?

Attendre une nouvelle analyse avant de reprendre la RCP
Retirer les électrodes et poursuivre la surveillance seule
Arrêter la RCP et attendre l’arrivée des secours
Reprendre immédiatement la RCP en suivant les indications du DAE

Reprendre immédiatement la RCP en suivant les indications du DAE

Explication

Dès que le DAE est disponible, il faut le mettre en fonction, poser les électrodes selon leur schéma et suivre ses indications ; la RCP reprend immédiatement après un choc ou si aucun choc n’est indiqué. Arrêter la RCP confond absence de choc et absence de besoin de réanimation, attendre retarde sa reprise et retirer les électrodes ne suit pas la procédure.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 95 flashcards sur Intervention du SST en situation d’urgence.

Qui peut exercer le rôle de SST dans le personnel ?

Un membre du personnel volontaire ou désigné, formé et régulièrement remis à jour.

Que repère le SST en situation de travail ?

Les dangers, les situations dangereuses et les événements déclencheurs.

Quelles actions le SST définit-il face aux situations dangereuses ?

Des actions visant à supprimer ou réduire les situations dangereuses.

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