QCM : Protection de l’enfance (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une équipe intervient auprès d’un enfant pour répondre à ses besoins fondamentaux, soutenir son développement et préserver sa santé, sa sécurité, sa moralité et son éducation tout en respectant ses droits. À quel objectif général ces actions correspondent-elles ?

À un dispositif de soutien scolaire
À une mesure de placement d’urgence
À la protection de l’enfance dans son ensemble
À une réponse judiciaire à la délinquance

À la protection de l’enfance dans son ensemble

Explication

La protection de l’enfance associe la prise en compte des besoins fondamentaux, le soutien au développement et la préservation de la santé, de la sécurité, de la moralité et de l’éducation dans le respect des droits. La mise à l’abri, le soutien scolaire et la réponse pénale ne couvrent chacun qu’un aspect ou une autre finalité.

2. Quelle ordonnance a instauré une justice spécialisée pour les mineurs, privilégiant l’éducation à la répression et adaptant la responsabilité pénale à l’âge ?

La loi du 6 janvier 1986
L’ordonnance du 2 février 1945
Les lois du 5 mars 2007
L’ordonnance du 23 décembre 1958

L’ordonnance du 2 février 1945

Explication

L’ordonnance du 2 février 1945 établit une justice spécifique pour les mineurs, orientée vers l’éducation, avec des juridictions spécialisées et une responsabilité pénale atténuée selon l’âge. L’ordonnance de 1958 concerne l’enfant en danger, tandis que les textes de 1986 et 2007 portent sur d’autres réformes.

3. En 1960, un juge des enfants constate qu’un enfant est exposé à un danger éducatif. Quel fondement juridique lui permet d’ordonner une mesure d’assistance éducative ?

La loi du 6 janvier 1986
Les lois du 5 mars 2007
L’ordonnance du 2 février 1945
L’ordonnance du 23 décembre 1958

L’ordonnance du 23 décembre 1958

Explication

L’ordonnance du 23 décembre 1958 introduit la notion d’enfant en danger et permet au juge des enfants d’ordonner une assistance éducative face à un danger moral, physique ou éducatif. Le texte de 1945 concerne la justice des mineurs, et ceux de 1986 et 2007 traitent de décentralisation et de prévention.

4. Un département organise la prévention, l’accompagnement et le placement relevant de l’Aide sociale à l’enfance. Quelle répartition des rôles découle de la décentralisation de 1986 ?

Le département gère l’ASE et les juridictions assurent orientation et contrôle
Les juridictions gèrent l’ASE et l’État conserve orientation et contrôle
L’État gère l’ASE et le département conserve orientation et contrôle
Le département gère l’ASE et l’État conserve orientation et contrôle

Le département gère l’ASE et l’État conserve orientation et contrôle

Explication

La décentralisation du 6 janvier 1986 confie aux départements la gestion de la protection de l’enfance et rend le Conseil départemental responsable de l’ASE, tandis que l’État garde un rôle d’orientation et de contrôle. Confier la gestion à l’État ou aux juridictions inverse la répartition, et transférer le contrôle aux départements déplace le rôle maintenu à l’État.

5. Lors d’une réunion consacrée aux lois du 5 mars 2007, quels objectifs doivent guider les acteurs qui organisent la prévention ?

Renforcer l’autonomie des jeunes majeurs, réformer l’ASE et prévenir les ruptures
Renforcer le repérage précoce, responsabiliser les parents et coordonner les acteurs
Renforcer la répression, transférer les juridictions et sanctionner les parents
Renforcer le placement, centraliser les services et réduire leur coordination

Renforcer le repérage précoce, responsabiliser les parents et coordonner les acteurs

Explication

Les deux lois du 5 mars 2007 sont complémentaires : elles renforcent la prévention et le repérage précoce, tout en visant la responsabilisation parentale et une meilleure coordination des acteurs. La répression, la décentralisation de 1986 et l’accompagnement des jeunes majeurs ne résument pas ces objectifs.

6. Une équipe départementale veut appliquer les dispositifs créés par les réformes de 2007 et assurer un suivi individualisé de l’enfant. Quel ensemble associe correctement les outils et l’évolution de l’organisation ?

Créer le PPE et les juridictions spécialisées, confier le repérage à l’ASE et laisser les rôles inchangés
Créer la CRIP et l’ODPE, confier le suivi individuel à l’ODPE et fusionner les services sociaux et judiciaires
Créer l’ASE et les juridictions spécialisées, établir le PPE et transférer l’orientation aux départements
Créer la CRIP et l’ODPE, mettre en place le PPE et clarifier les rôles sociaux et judiciaires

Créer la CRIP et l’ODPE, mettre en place le PPE et clarifier les rôles sociaux et judiciaires

Explication

Les réformes de 2007 créent la CRIP et l’ODPE, mettent en place le Projet pour l’Enfant comme outil de suivi individualisé et clarifient le rôle des services sociaux et judiciaires. L’ASE et les juridictions spécialisées ne sont pas les dispositifs créés par ces réformes, et le suivi individuel relève du PPE, non de l’ODPE.

7. Quelle date correspond à la loi visant à mieux prévenir, protéger et stabiliser le parcours de l’enfant ?

Le 14 février 2016
Le 7 mars 2016
Le 7 février 2022
Le 14 mars 2016

Le 14 mars 2016

Explication

La loi du 14 mars 2016 vise à mieux prévenir, protéger et stabiliser le parcours de l’enfant. Le 7 février 2022 correspond à une réforme ultérieure, tandis que les deux autres dates modifient le jour ou le mois.

8. Quelle loi vise à renforcer la qualité de la prise en charge et la prévention des ruptures dans le parcours des enfants ?

La loi du 14 mars 2016
La loi du 7 mars 2022
La loi du 7 février 2022
La loi du 7 février 2016

La loi du 7 février 2022

Explication

La loi du 7 février 2022 renforce la qualité de la prise en charge et la prévention des ruptures. La loi de 2016 vise notamment à stabiliser le parcours, et les autres propositions comportent une date erronée.

9. Un département cherche une solution d’accueil pour deux enfants d’une même fratrie, sans situation d’urgence. Quelle orientation respecte la loi du 7 février 2022 ?

Privilégier deux accueils individuels hors de la fratrie
Séparer les enfants pour organiser deux accueils distincts
Placer les enfants à l’hôtel en maintenant leur fratrie
Écarter l’hôtel et privilégier un accueil en fratrie

Écarter l’hôtel et privilégier un accueil en fratrie

Explication

La loi interdit le placement à l’hôtel sauf en situation d’urgence et donne la priorité à l’accueil en fratrie. L’hôtel est ici injustifié, tandis que la séparation ou l’accueil individuel négligent la priorité accordée à la fratrie.

10. Quel texte encadre juridiquement la protection de l’enfance, dont la définition officielle figure à l’article L. 112-3 ?

Le Projet pour l’Enfant
Le Conseil national de la protection de l’enfance
L’Observatoire départemental de la protection de l’enfance
Le Code de l’action sociale et des familles

Le Code de l’action sociale et des familles

Explication

Le Code de l’action sociale et des familles encadre juridiquement la protection de l’enfance, et sa définition officielle figure à l’article L. 112-3. L’observatoire, le Projet pour l’Enfant et le conseil national sont des dispositifs ou instances, pas le code concerné.

11. Un jeune majeur de 20 ans traverse une grande difficulté. Jusqu’à quel âge la protection de l’enfance peut-elle le concerner ?

Jusqu’à 25 ans
Jusqu’à 20 ans
Jusqu’à 18 ans
Jusqu’à 21 ans

Jusqu’à 21 ans

Explication

La protection de l’enfance peut concerner les jeunes majeurs en grande difficulté jusqu’à 21 ans. La majorité ne met donc pas automatiquement fin à cette possibilité, et les limites de 20 ou 25 ans ne correspondent pas à la règle indiquée.

12. Dans un parcours de protection de l’enfance, quelle séquence présente les trois niveaux d’action dans l’ordre indiqué ?

Repérage et traitement du danger, prévention, mesures administratives et judiciaires
Prévention, mesures administratives et judiciaires, repérage et traitement du danger
Prévention, repérage et traitement du danger, mesures administratives et judiciaires
Mesures administratives et judiciaires, prévention, repérage et traitement du danger

Prévention, repérage et traitement du danger, mesures administratives et judiciaires

Explication

Les trois niveaux sont la prévention, le repérage et le traitement des situations de danger, puis les mesures administratives et judiciaires. Les autres séquences déplacent le repérage ou les mesures hors de leur place dans cette organisation.

13. Quel organisme recueille, traite et évalue les informations préoccupantes concernant les enfants en danger ou en risque de danger ?

Le procureur de la République
Le Service national d’accueil téléphonique de l’enfance en danger
L’Aide sociale à l’enfance
La Cellule de Recueil, de Traitement et d’Évaluation des Informations Préoccupantes

La Cellule de Recueil, de Traitement et d’Évaluation des Informations Préoccupantes

Explication

La CRIP recueille, traite et évalue les informations préoccupantes. Le SNATED-119 reçoit les appels et contacts numériques, l’ASE accompagne les enfants et les familles, et le procureur intervient dans le cadre judiciaire.

14. Des signes préoccupants sont observés chez un enfant, mais le danger n’est pas avéré. Quelle démarche correspond à cette situation ?

Ne rien transmettre tant que le danger n’est pas établi
Transmettre une information préoccupante au président du Conseil départemental par la CRIP
Effectuer un signalement au procureur pour danger immédiat et avéré
Transmettre directement le dossier au juge pour une décision de placement

Transmettre une information préoccupante au président du Conseil départemental par la CRIP

Explication

Lorsque des signes interrogent sans danger avéré, la CRIP transmet une information préoccupante au président du Conseil départemental. Le signalement au procureur correspond à un danger immédiat et avéré; la transmission directe au juge et l’absence de démarche ne correspondent pas à cette distinction.

15. Après l’évaluation d’une information préoccupante, aucun danger ni risque n’est identifié. Quelle décision peut être prise ?

Mettre en place un accompagnement administratif par l’ASE
Clôturer la situation sans suite
Ordonner une mesure éducative judiciaire au domicile
Transmettre la situation au procureur pour un signalement judiciaire

Clôturer la situation sans suite

Explication

L’évaluation peut conduire à une clôture sans suite lorsqu’aucun danger ni risque de danger n’est identifié. L’accompagnement de l’ASE répond à des difficultés nécessitant une aide, tandis que la transmission au procureur et la mesure judiciaire relèvent d’une autre orientation.

16. Une famille refuse l’aide proposée et la situation est jugée grave. Quelle forme de protection correspond à ce contexte ?

Un accompagnement administratif décidé par l’ASE sans accord familial
Une protection judiciaire imposée par un juge
Une protection administrative mise en place avec l’accord des parents
Une aide à domicile convenue librement entre les parents et un travailleur social

Une protection judiciaire imposée par un juge

Explication

La protection judiciaire est imposée par un juge lorsque la situation est grave ou que les parents refusent l’aide. La protection administrative repose sur l’accord des parents; attribuer ce pouvoir à l’ASE ou présenter une aide convenue comme une mesure judiciaire confond les deux cadres.

17. Des parents acceptent qu’un travailleur social intervienne chez eux pour les soutenir et prévenir un risque, afin d’éviter un placement. Quelle mesure correspond à cette situation ?

Un placement décidé par le juge des enfants
Une action éducative en milieu ouvert (AEMO)
Un signalement judiciaire transmis au procureur
Une aide éducative à domicile (AED)

Une aide éducative à domicile (AED)

Explication

L’AED est une mesure administrative mise en place avec l’accord des parents; le travailleur social intervient au domicile pour soutenir la famille, prévenir le danger et éviter un placement. L’AEMO est ordonnée par un juge, tandis que le placement et le signalement judiciaire ne sont pas cette aide consentie.

18. Un enfant fait l’objet d’un placement. Quelle répartition des responsabilités s’applique entre le juge des enfants et l’ASE ?

Le juge décide du placement, et l’ASE choisit le lieu, suit l’enfant et coordonne les professionnels
L’ASE décide du placement, et le juge choisit le lieu et coordonne les professionnels
L’ASE choisit le lieu et suit l’enfant, tandis que le procureur décide du placement
Le juge décide du placement et choisit le lieu, tandis que l’ASE suit l’enfant

Le juge décide du placement, et l’ASE choisit le lieu, suit l’enfant et coordonne les professionnels

Explication

Le juge des enfants décide du placement, tandis que l’ASE choisit le lieu, suit l’enfant et coordonne les actions des professionnels. Attribuer la décision à l’ASE ou le suivi à la place de l’ASE au juge ou au procureur confond les responsabilités.

19. Dans une structure d’accueil, une EJE veut repérer précocement d’éventuels retards de développement chez un enfant. Quels aspects observe-t-elle ?

Ses capacités langagières et psychomotrices, sans les dimensions relationnelles
Ses capacités langagières, psychomotrices, sociales et affectives
Ses conditions de vie et les compétences de ses parents
Son état de santé physique et ses besoins médicaux

Ses capacités langagières, psychomotrices, sociales et affectives

Explication

L’observation de l’EJE porte sur les dimensions langagière, psychomotrice, sociale et affective afin de soutenir le développement et de prévenir d’éventuelles difficultés. La réduction aux acquisitions motrices néglige d’autres dimensions, l’évaluation médicale relève d’une autre démarche et les conditions de vie familiales ne correspondent pas aux capacités observées ici.

20. Lors de droits de visite, quelle démarche correspond au rôle de l’EJE auprès de la famille ?

Organiser les tâches quotidiennes et gérer le budget familial
Corriger les pratiques parentales en privilégiant les difficultés
Accompagner la famille et valoriser les compétences parentales
Surveiller les échanges sans soutenir la relation parentale

Accompagner la famille et valoriser les compétences parentales

Explication

L’EJE peut accompagner les familles lors de visites médiatisées ou de droits de visite et soutenir la parentalité en valorisant les compétences parentales. La gestion du quotidien relève d’une autre forme d’intervention, tandis que la surveillance seule ou la focalisation sur les manques ne décrivent pas ce soutien.

21. Une EJE repère des signes de maltraitance, mais aucun danger immédiat n’est établi. Quelle démarche suit-elle ?

Transmettre une information préoccupante sans consigner les signes observés
Attendre que la maltraitance soit confirmée avant de transmettre les éléments
Documenter les signes et saisir le procureur malgré l’absence de danger immédiat
Documenter précisément les signes et transmettre une information préoccupante à la CRIP

Documenter précisément les signes et transmettre une information préoccupante à la CRIP

Explication

Lorsque des signes de maltraitance sont repérés sans danger immédiat, le professionnel les documente précisément et transmet une information préoccupante à la CRIP. La saisine du procureur correspond au danger immédiat, et la documentation comme la transmission ne doivent pas être omises ni différées jusqu’à une certitude.

22. Une EJE apprend qu’un enfant est exposé à un danger et se demande si le secret professionnel l’empêche d’agir. Quel principe s’applique ?

Le secret cesse dès qu’un doute apparaît, sans conséquence liée aux obligations légales
Le danger permet d’agir, mais le signalement reste facultatif pour l’EJE
Le secret s’applique, mais le danger pour l’enfant fait exception et les manquements légaux peuvent engager sa responsabilité
Le secret s’applique même face au danger, et la responsabilité dépend du consentement parental

Le secret s’applique, mais le danger pour l’enfant fait exception et les manquements légaux peuvent engager sa responsabilité

Explication

Le secret professionnel s’applique à l’EJE, sauf en cas de danger pour l’enfant, et le manquement à ses obligations légales peut engager sa responsabilité. Le secret ne bloque donc pas la protection de l’enfant, le signalement n’est pas une simple recommandation, et un doute ne supprime pas à lui seul le secret.

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Que regroupe la protection de l’enfance ?

Les interventions visant à garantir les besoins fondamentaux de l’enfant, soutenir son développement et préserver sa santé, sa sécurité, sa moralité et son éducation dans le respect de ses droits.

À quelle date l’ordonnance crée-t-elle une justice spécifique pour les mineurs ?

Le 2 février 1945.

Sur quel principe éducatif repose la justice des mineurs créée en 1945 ?

Sur l’éducation plutôt que la répression.

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