QCM : Mémoire et apprentissage (65 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une scène très peu éclairée, quels photorécepteurs contribuent le plus à la vision ?

Les cônes, concentrés dans la fovéa et principalement actifs en vision nocturne
Les bâtonnets, sensibles aux faibles intensités lumineuses et surtout présents en périphérie rétinienne
Les cônes, sensibles aux faibles intensités lumineuses et surtout présents en périphérie rétinienne
Les bâtonnets, concentrés dans la fovéa et principalement actifs en vision diurne

Les bâtonnets, sensibles aux faibles intensités lumineuses et surtout présents en périphérie rétinienne

Explication

Les bâtonnets sont majoritaires en périphérie de la rétine et sont adaptés aux faibles intensités lumineuses. Les cônes, concentrés dans la fovéa, contribuent surtout à la vision diurne.

2. Quelle enveloppe de l’œil contient les cellules nerveuses qui reçoivent les informations visuelles ?

La rétine, qui contient les cellules nerveuses
La choroïde, qui contient les cellules nerveuses
La sclérotique, qui contient les cellules nerveuses
L’iris, qui contient les cellules nerveuses

La rétine, qui contient les cellules nerveuses

Explication

La rétine est l’enveloppe qui contient les cellules nerveuses impliquées dans la réception des informations visuelles. La choroïde vascularise le globe et se prolonge par l’iris, tandis que la sclérotique le protège.

3. Que se passe-t-il dans les photorécepteurs lorsqu’ils passent de l’obscurité à l’éclairage ?

Ils restent à environ −40 mV, tandis que les cellules bipolaires se dépolarisent sous l’effet de la lumière
Ils s’hyperpolarisent d’environ −40 mV à −80 mV, ce qui entraîne la dépolarisation des cellules bipolaires
Ils se dépolarisent d’environ −80 mV à −40 mV, ce qui entraîne l’hyperpolarisation des cellules bipolaires
Ils s’hyperpolarisent d’environ −80 mV à −40 mV, ce qui entraîne la dépolarisation des cellules bipolaires

Ils s’hyperpolarisent d’environ −40 mV à −80 mV, ce qui entraîne la dépolarisation des cellules bipolaires

Explication

Dans l’obscurité, les photorécepteurs sont autour de −40 mV et la lumière les hyperpolarise jusqu’à environ −80 mV, entraînant la dépolarisation des cellules bipolaires. Une réponse plausible mais inversée consiste à dire que la lumière dépolarise les photorécepteurs.

4. Comment les cônes et les bâtonnets se distinguent-ils dans le codage des couleurs ?

Les cônes et les bâtonnets codent les couleurs, mais avec des sensibilités identiques aux trois teintes
Les cônes, répartis en trois catégories sensibles au rouge, au vert et au bleu, codent les couleurs ; les bâtonnets ne les perçoivent pas
Les cônes codent les couleurs en faible lumière ; les bâtonnets les codent en vision diurne
Les bâtonnets, répartis en trois catégories sensibles au rouge, au vert et au bleu, codent les couleurs ; les cônes ne les perçoivent pas

Les cônes, répartis en trois catégories sensibles au rouge, au vert et au bleu, codent les couleurs ; les bâtonnets ne les perçoivent pas

Explication

Les trois catégories de cônes ont des sensibilités associées au rouge, au vert et au bleu, tandis que les bâtonnets ne permettent pas de percevoir les couleurs. Confondre les fonctions revient à attribuer le codage chromatique aux bâtonnets, qui sont actifs en faible lumière.

5. Quelle capacité caractérise principalement la vision scotopique dans une scène peu éclairée ?

Elle distingue les couleurs, les formes et les détails grâce aux cônes de la fovéa
Elle localise les objets pour guider l’action grâce à la voie dorsale du cortex pariétal
Elle renseigne sur l’intensité, la direction et le mouvement grâce aux bâtonnets
Elle reconnaît le sens des objets grâce à la voie ventrale du cortex temporal

Elle renseigne sur l’intensité, la direction et le mouvement grâce aux bâtonnets

Explication

La vision scotopique, liée aux bâtonnets périphériques, fonctionne en faible lumière et renseigne notamment sur l’intensité, la direction et le mouvement. La distinction fine des couleurs et des détails correspond plutôt à la vision photopique, principalement assurée par les cônes.

6. Une information visuelle doit permettre d’analyser l’identité et les qualités d’un objet plutôt que sa position ou son déplacement : quel système est principalement concerné ?

Le système identificateur, qui passe par le corps genouillé latéral et mobilise 90 % des fibres du nerf optique
Le système localisateur, qui passe par le colliculus supérieur et mobilise 90 % des fibres du nerf optique
Le système identificateur, qui passe par le colliculus supérieur et mobilise 10 % des fibres du nerf optique
Le système localisateur, qui passe par le corps genouillé latéral et mobilise 10 % des fibres du nerf optique

Le système identificateur, qui passe par le corps genouillé latéral et mobilise 90 % des fibres du nerf optique

Explication

Le système identificateur emprunte la voie rétino-géniculo-striée, passant par le corps genouillé latéral, et analyse l’identité et les qualités des objets. Le système localisateur passe par le colliculus supérieur et traite plutôt leur position et leurs déplacements.

7. Quelle attribution des voies visuelles ventrale et dorsale est correcte ?

La voie ventrale rejoint le cortex pariétal pour traiter l’espace utile à l’action ; la voie dorsale rejoint le cortex temporal pour reconnaître formes et sens
La voie ventrale rejoint le cortex temporal pour traiter l’espace utile à l’action ; la voie dorsale rejoint le cortex pariétal pour reconnaître formes et sens
La voie ventrale rejoint le cortex pariétal pour reconnaître formes et sens ; la voie dorsale rejoint le cortex temporal pour traiter l’espace utile à l’action
La voie ventrale rejoint le cortex temporal pour reconnaître formes et sens ; la voie dorsale rejoint le cortex pariétal pour traiter l’espace utile à l’action

La voie ventrale rejoint le cortex temporal pour reconnaître formes et sens ; la voie dorsale rejoint le cortex pariétal pour traiter l’espace utile à l’action

Explication

Milner et Goodale (1995) associent la voie ventrale au cortex temporal et à la reconnaissance des formes et du sens des objets, tandis que la voie dorsale rejoint le cortex pariétal et traite l’espace nécessaire à l’action. L’inversion des fonctions de reconnaissance et de guidage spatial constitue une confusion fréquente.

8. Une personne se concentre sur la voix de son interlocuteur dans une salle bruyante et écarte les autres conversations : quel processus illustre cette situation ?

La fermeture, qui complète une forme malgré des parties manquantes
La gestalt, qui organise spontanément les sensations en une forme globale
L’attention sélective, qui privilégie certains stimuli et en écarte d’autres
La perception de la profondeur, qui combine des indices visuels

L’attention sélective, qui privilégie certains stimuli et en écarte d’autres

Explication

L’attention sélective consiste à privilégier certains stimuli tout en en écartant d’autres, comme la voix suivie dans un environnement bruyant. La gestalt concerne plutôt l’organisation des sensations en une forme globale.

9. Que désigne la gestalt dans l’organisation perceptive ?

Le regroupement des éléments visuels selon leur proximité, leur similarité et leur continuité
L’estimation de la distance à partir de la disparité rétinienne et de la convergence des yeux
L’organisation spontanée des sensations en une forme globale perçue comme supérieure à la somme de ses parties
Le filtrage des stimuli qui permet de privilégier une information et d’écarter les autres

L’organisation spontanée des sensations en une forme globale perçue comme supérieure à la somme de ses parties

Explication

La gestalt désigne l’organisation spontanée des sensations en une forme globale qui dépasse la simple addition de ses parties. Le regroupement par proximité, similarité ou continuité correspond à des règles perceptives particulières, et non à la définition générale de la gestalt.

10. Une image semble former un groupe parce que plusieurs éléments sont proches les uns des autres : quelle règle de regroupement perceptif intervient ?

La continuité
La proximité
La similarité
La fermeture

La proximité

Explication

La règle de proximité favorise le regroupement perceptif d’éléments situés près les uns des autres. La similarité regroupe plutôt des éléments qui se ressemblent, même si la proximité n’est pas le critère déterminant.

11. En fermant un œil, une personne perd un indice de profondeur qui dépend de la comparaison entre les deux yeux : de quel type d’indice s’agit-il ?

D’un indice binoculaire, comme la taille relative des objets
D’un indice monoculaire, comme le gradient de texture
D’un indice binoculaire, comme la disparité rétinienne
D’un indice monoculaire, comme l’occlusion d’un objet

D’un indice binoculaire, comme la disparité rétinienne

Explication

La disparité rétinienne est un indice binoculaire, car elle repose sur la comparaison des images reçues par les deux yeux. L’occlusion et le gradient de texture sont des indices monoculaires, qui peuvent être exploités avec un seul œil.

12. Une tasse semble garder la même forme lorsqu’on l’observe sous différents angles, malgré les variations de l’image reçue. Quel phénomène perceptif explique cette expérience ?

Le seuil différentiel, qui correspond à la plus petite différence perceptible entre deux stimuli
La constance perceptive, qui permet de percevoir un objet comme inchangé malgré des variations des stimuli reçus
Le seuil absolu, qui correspond au plus faible stimulus capable de déclencher une sensation
La constance de luminosité, qui concerne la perception d’une luminosité stable malgré les changements d’éclairage

La constance perceptive, qui permet de percevoir un objet comme inchangé malgré des variations des stimuli reçus

Explication

La constance perceptive permet de reconnaître un objet comme inchangé alors que sa position, sa taille ou son orientation varie dans les stimuli reçus. Le seuil différentiel concerne plutôt la perception d’une différence entre deux stimuli.

13. Une personne perçoit un objet comme ayant la même couleur malgré des changements de conditions d’éclairage. À quelle forme de constance perceptive cela correspond-il ?

À la constance de couleur
À la constance de taille
À la constance de forme
À la constance de position

À la constance de couleur

Explication

La constance de couleur désigne le maintien de la perception d’une couleur malgré des variations des conditions de stimulation. La constance de forme concerne plutôt la perception d’une forme stable lorsque l’objet est vu sous différents angles.

14. Lors d’un test, on augmente progressivement l’intensité d’un son jusqu’à ce qu’une personne le détecte. Quelle grandeur cherche-t-on à déterminer ?

La constance de luminosité, c’est-à-dire le maintien d’une perception stable de l’éclairage
Le point d’égalisation subjective, c’est-à-dire la moyenne des limites supérieure et inférieure
Le seuil différentiel, c’est-à-dire la plus petite différence audible entre deux sons
Le seuil absolu, c’est-à-dire le plus petit stimulus capable de déclencher une sensation

Le seuil absolu, c’est-à-dire le plus petit stimulus capable de déclencher une sensation

Explication

Le seuil absolu est le plus petit stimulus capable de déclencher une sensation, comme le son minimal détecté dans ce test. Le seuil différentiel porte sur la plus petite différence perceptible entre deux stimuli, et non sur la détection d’un stimulus.

15. Dans une mesure, la limite inférieure est de 40 unités et la limite supérieure de 60 unités. Quelles valeurs obtient-on pour le point d’égalisation subjective et le seuil différentiel ?

Un point d’égalisation subjective de 60 unités et un seuil différentiel de 40 unités
Un point d’égalisation subjective de 10 unités et un seuil différentiel de 50 unités
Un point d’égalisation subjective de 50 unités et un seuil différentiel de 10 unités
Un point d’égalisation subjective de 100 unités et un seuil différentiel de 20 unités

Un point d’égalisation subjective de 50 unités et un seuil différentiel de 10 unités

Explication

Le point d’égalisation subjective est la moyenne des deux limites, soit 50, et le seuil différentiel est la moitié de leur écart, soit 10. L’écart complet entre les limites est de 20 unités : il ne correspond donc pas au seuil différentiel défini par cette formule.

16. Quelle définition rend compte de la mémoire comme capacité impliquée dans le passé, le présent et l’avenir ?

La capacité à conserver des informations présentes à l’esprit et à les restituer après une courte période
La capacité à comprendre le langage entendu et à produire des paroles adaptées à une situation
La capacité à réactiver des événements passés, à reconnaître la nouveauté présente et à planifier des actions futures
La capacité à reconnaître des stimuli familiers et à reproduire des gestes appris sans rappel conscient

La capacité à réactiver des événements passés, à reconnaître la nouveauté présente et à planifier des actions futures

Explication

La mémoire englobe la réactivation, fidèle ou erronée, d’événements passés, la reconnaissance de la nouveauté présente et la planification d’actions futures. La conservation d’informations immédiatement présentes ne décrit qu’un aspect plus restreint de la mémoire.

17. Quelle distinction William James établit-il entre mémoire primaire et mémoire secondaire ?

La mémoire primaire concerne les gestes appris, tandis que la mémoire secondaire concerne les connaissances verbalisables
La mémoire primaire demande un effort de rappel, tandis que la mémoire secondaire maintient quelques informations présentes
La mémoire primaire conserve les souvenirs anciens, tandis que la mémoire secondaire reconnaît les nouveautés présentes
La mémoire primaire garde présentes à l’esprit quelques informations, tandis que la mémoire secondaire demande un effort de rappel

La mémoire primaire garde présentes à l’esprit quelques informations, tandis que la mémoire secondaire demande un effort de rappel

Explication

Pour William James, la mémoire primaire maintient un petit nombre d’informations présentes à l’esprit, alors que la mémoire secondaire est hors de la conscience par défaut et exige un effort de rappel. L’idée que la mémoire primaire demanderait cet effort inverse la distinction.

18. Un patient parle abondamment, mais son discours comporte des paraphasies et sa compréhension est perturbée. Quel trouble correspond le mieux à ce tableau ?

La mémoire procédurale déficitaire, qui réduit le savoir-faire exprimé dans l’action
L’aphasie de Broca, qui perturbe l’expression verbale tout en préservant la compréhension
L’amnésie antérograde, qui empêche la formation de nouveaux souvenirs tout en préservant la compréhension
L’aphasie de Wernicke, qui perturbe la compréhension et s’accompagne d’une production abondante avec paraphasies

L’aphasie de Wernicke, qui perturbe la compréhension et s’accompagne d’une production abondante avec paraphasies

Explication

L’aphasie de Wernicke perturbe la compréhension et peut s’accompagner d’une production abondante comportant des paraphasies. L’aphasie de Broca affecte plutôt l’expression verbale alors que la compréhension est préservée.

19. Une personne sait faire du vélo, mais ne peut pas verbaliser les étapes précises de cette habileté. Quel type de mémoire est principalement mobilisé ?

La mémoire procédurale, associée au « savoir-faire » et exprimée dans l’action
La mémoire déclarative, associée au « savoir que » et à un rappel conscient verbalisé
La mémoire primaire, qui maintient quelques informations présentes à l’esprit
La mémoire secondaire, qui exige un effort conscient pour rappeler des événements

La mémoire procédurale, associée au « savoir-faire » et exprimée dans l’action

Explication

La mémoire procédurale concerne le savoir-faire, s’exprime dans l’action et ne fait pas l’objet d’un rappel conscient verbalisé. La mémoire déclarative relève plutôt du « savoir que » et peut être verbalisée.

20. Dans quel ordre se déroulent les phases du protocole expérimental classique de la mémoire ?

Rétention ou consolidation, récupération ou restitution, puis apprentissage ou encodage
Apprentissage ou encodage, rétention ou consolidation, puis récupération ou restitution
Apprentissage ou encodage, récupération ou restitution, puis rétention ou consolidation
Récupération ou restitution, apprentissage ou encodage, puis rétention ou consolidation

Apprentissage ou encodage, rétention ou consolidation, puis récupération ou restitution

Explication

Le protocole commence par l’apprentissage ou l’encodage, se poursuit par une période de rétention ou de consolidation et se termine par la récupération ou la restitution. Placer la récupération avant la rétention inverse l’ordre des étapes expérimentales.

21. Lors d’une évaluation, une personne choisit des mots déjà présentés parmi une liste plus longue au lieu de les produire sans aide. Quelle opération réalise-t-elle, et comment se compare-t-elle au rappel ?

La reconnaissance, qui identifie le matériel parmi d’autres et se révèle plus efficace que le rappel
L’encodage, qui restitue le matériel après une période de rétention
La consolidation, qui identifie le matériel au cours de son maintien en mémoire
Le rappel, qui restitue le matériel et se révèle plus efficace que l’identification parmi des choix

La reconnaissance, qui identifie le matériel parmi d’autres et se révèle plus efficace que le rappel

Explication

La reconnaissance consiste à identifier le matériel parmi d’autres éléments et se révèle plus efficace que le rappel. Le rappel exige de restituer le matériel plutôt que de le repérer dans une liste.

22. Dans une liste apprise, une personne se souvient particulièrement bien des premiers mots et des derniers mots. Quelle explication distingue correctement ces deux avantages ?

La primauté favorise les premiers mots par leur autorépétition et leur passage en mémoire à long terme, tandis que la récence favorise les derniers mots encore en mémoire à court terme
La primauté favorise les premiers mots par la reconnaissance, tandis que la récence favorise les derniers mots par le rappel différé
La primauté favorise les derniers mots encore en mémoire à court terme, tandis que la récence favorise les premiers mots par leur passage en mémoire à long terme
La primauté favorise les premiers mots parce qu’ils restent en mémoire à court terme, tandis que la récence favorise les derniers mots par leur autorépétition en mémoire à long terme

La primauté favorise les premiers mots par leur autorépétition et leur passage en mémoire à long terme, tandis que la récence favorise les derniers mots encore en mémoire à court terme

Explication

L’effet de primauté s’explique par l’autorépétition des premiers éléments et leur passage en mémoire à long terme, tandis que les derniers bénéficient de leur maintien en mémoire à court terme. L’explication inversant ces mécanismes attribue à chaque effet le processus de l’autre.

23. Dans un modèle, la mémoire de travail sert à conserver temporairement des informations tout en les manipulant. Comment son empan se compare-t-il à celui de la mémoire à court terme ?

Il correspond à l’empan de la mémoire à court terme diminué de sept unités
Il est supérieur d’une unité à celui de la mémoire à court terme
Il est égal à celui de la mémoire à court terme
Il est inférieur d’une unité à celui de la mémoire à court terme

Il est inférieur d’une unité à celui de la mémoire à court terme

Explication

La mémoire de travail maintient temporairement des informations et les manipule, et son empan est inférieur d’une unité à celui de la mémoire à court terme. Un empan supérieur d’une unité inverse la comparaison indiquée.

24. Quelle caractéristique distingue principalement la mémoire à long terme de la mémoire à court terme ?

Elle conserve les informations surtout grâce à un codage superficiel, moins élaboré que celui de la mémoire à court terme.
Elle stocke durablement les informations sans qu’elles aient d’abord été maintenues en mémoire de travail.
Elle maintient brièvement les informations sensorielles avant qu’elles soient transférées en mémoire de travail.
Elle conserve durablement des informations maintenues d’abord en mémoire de travail et s’appuie surtout sur un codage sémantique profond.

Elle conserve durablement des informations maintenues d’abord en mémoire de travail et s’appuie surtout sur un codage sémantique profond.

Explication

La mémoire à long terme assure un stockage durable après le maintien de l’information en mémoire de travail, et son codage est principalement sémantique. La mémoire à court terme se caractérise plutôt par une conservation brève, et non par un stockage durable.

25. Dans l’expérience de Hyde en 1972, quel taux de rappel est obtenu après un traitement profond d’une liste de mots ?

Un taux de rappel de 42 %.
Un taux de rappel de 69 %.
Un taux de rappel de 68 %.
Un taux de rappel de 39 %.

Un taux de rappel de 68 %.

Explication

Le traitement profond est associé à un rappel de 68 %, supérieur aux 39 % observés après un traitement superficiel. Le taux de 69 % correspond aux sujets prévenus qu’ils devraient mémoriser la liste.

26. Quelles sont les trois phases de la mémoire à long terme ?

La perception, la répétition et l’oubli.
L’encodage, le stockage et la récupération.
L’attention, le maintien et la reconnaissance.
Le filtrage sensoriel, le regroupement et la restitution.

L’encodage, le stockage et la récupération.

Explication

La mémoire à long terme comprend l’encodage de l’information, son stockage et sa récupération ultérieure. Le maintien relève d’un processus distinct et ne remplace pas les trois phases de ce modèle.

27. Que signifie le principe de spécificité de l’encodage formulé par Tulving et Thomson ?

La mémoire enregistre le contenu ainsi que son contexte, dont des éléments peuvent servir d’indices de récupération.
La récupération dépend de la répétition fréquente du contenu, indépendamment du contexte d’apprentissage.
La mémoire conserve le contexte d’apprentissage, mais les indices contextuels ne contribuent pas à la récupération.
La récupération est meilleure lorsque le contenu appris est reformulé dans une catégorie sémantique nouvelle.

La mémoire enregistre le contenu ainsi que son contexte, dont des éléments peuvent servir d’indices de récupération.

Explication

La spécificité de l’encodage implique que le contenu et son contexte sont enregistrés, et que des éléments contextuels peuvent ensuite servir d’indices. La répétition peut contribuer à l’apprentissage, mais elle ne rend pas le contexte indépendant de la récupération.

28. Dans le modèle d’Atkinson et Shiffrin, que deviennent les stimuli après leur filtrage par les sens ?

Ils sont conservés en mémoire sensorielle, puis récupérés sans passer par la mémoire de travail.
Ils sont transférés en mémoire de travail, puis encodés et transférés en mémoire à long terme.
Ils sont encodés en mémoire à long terme, puis transférés en mémoire de travail pour être filtrés.
Ils sont catégorisés en mémoire à long terme, puis renvoyés aux sens pour être encodés.

Ils sont transférés en mémoire de travail, puis encodés et transférés en mémoire à long terme.

Explication

Le modèle décrit un transfert des stimuli filtrés par les sens vers la mémoire de travail, puis leur encodage et leur transfert en mémoire à long terme. Le modèle ne place pas l’encodage en mémoire à long terme avant le passage par la mémoire de travail.

29. Qu’est-ce que la catégorisation sémantique dans le rappel de mots ?

Regrouper les mots selon leur contexte sonore et les rappeler sans mobiliser les connaissances préalables.
Classer et rappeler spontanément les mots selon leur catégorie de sens, en tenant compte du matériel et des connaissances préalables.
Classer les mots selon leur longueur et les rappeler en fonction de leur fréquence d’apparition dans la liste.
Répéter les mots dans l’ordre de présentation, sans les regrouper selon leur sens ni ses connaissances antérieures.

Classer et rappeler spontanément les mots selon leur catégorie de sens, en tenant compte du matériel et des connaissances préalables.

Explication

La catégorisation sémantique consiste à organiser spontanément les mots selon leur sens, en fonction du matériel et des connaissances antérieures. Le rappel strictement fondé sur l’ordre de présentation ne correspond pas à un classement par catégories de sens.

30. Quelle différence caractérise les méthodes directe et indirecte d’évaluation de la mémoire ?

La méthode directe teste la mémoire à l’insu du sujet, tandis que la méthode indirecte lui annonce qu’il devra restituer des informations.
La méthode directe porte sur la reconnaissance des catégories, tandis que la méthode indirecte mesure la répétition mentale des éléments.
La méthode directe mesure le réapprentissage après un délai, tandis que la méthode indirecte demande une restitution consciente annoncée.
La méthode directe informe le sujet qu’il devra restituer des informations, tandis que la méthode indirecte teste sa mémoire à son insu.

La méthode directe informe le sujet qu’il devra restituer des informations, tandis que la méthode indirecte teste sa mémoire à son insu.

Explication

Dans une méthode directe, le sujet sait qu’une restitution consciente est attendue; dans une méthode indirecte, sa mémoire est testée sans qu’il en soit informé. La restitution annoncée ne caractérise donc pas la méthode indirecte.

31. Comment se distinguent les effets de primauté et de récence dans une liste de mots ?

La primauté correspond au meilleur rappel des mots du milieu et la récence au meilleur rappel des premiers mots.
La primauté correspond au meilleur rappel des premiers mots et la récence au meilleur rappel des derniers mots.
La primauté correspond au meilleur rappel des derniers mots et la récence au meilleur rappel des premiers mots.
La primauté correspond au meilleur rappel des mots du milieu et la récence au meilleur rappel des derniers mots.

La primauté correspond au meilleur rappel des premiers mots et la récence au meilleur rappel des derniers mots.

Explication

L’effet de primauté concerne le meilleur rappel des premiers éléments d’une liste, tandis que l’effet de récence concerne les derniers. L’inversion de ces deux positions confond précisément les deux effets.

32. Que se passe-t-il avec l’effet de récence lorsqu’une tâche d’interférence empêche la répétition mentale des derniers éléments ?

Il s’accentue, car l’interférence consolide les derniers éléments dans la mémoire à long terme.
Il demeure inchangé, car il dépend principalement de l’encodage durable des premiers éléments.
Il disparaît, car il dépend de la mémoire à court terme et de la répétition mentale des derniers éléments.
Il se transforme en effet de primauté, car les derniers éléments sont alors rappelés en premier.

Il disparaît, car il dépend de la mémoire à court terme et de la répétition mentale des derniers éléments.

Explication

L’effet de récence dépend de la mémoire à court terme et disparaît si une interférence empêche la répétition mentale des derniers éléments. L’encodage durable des premiers mots explique plutôt l’effet de primauté.

33. Pourquoi une présentation lente d’une liste favorise-t-elle l’effet de primauté ?

Elle permet de répéter mentalement les premiers mots, ce qui favorise leur encodage durable en mémoire à long terme.
Elle maintient les derniers mots actifs en mémoire à court terme jusqu’au début de la restitution.
Elle réduit l’encodage des premiers mots et réserve davantage de ressources au rappel des éléments centraux.
Elle empêche la répétition mentale et renforce ainsi la dépendance des premiers mots à la mémoire à court terme.

Elle permet de répéter mentalement les premiers mots, ce qui favorise leur encodage durable en mémoire à long terme.

Explication

Une présentation lente laisse davantage de temps pour répéter mentalement les premiers mots, ce qui favorise leur encodage en mémoire à long terme et la primauté. Le maintien des derniers mots en mémoire à court terme est plutôt associé à l’effet de récence.

34. Quelle description correspond à la capacité et à la durée de la mémoire à court terme ?

Elle conserve durablement les informations, avec une capacité limitée représentée par un registre de sept emplacements.
Elle conserve les informations plusieurs minutes, avec une capacité variable représentée par un registre de dix emplacements.
Elle conserve les informations quelques secondes, avec une capacité illimitée dès que les éléments sont répétés.
Elle conserve les informations quelques secondes, avec une capacité limitée représentée par un registre de sept emplacements.

Elle conserve les informations quelques secondes, avec une capacité limitée représentée par un registre de sept emplacements.

Explication

La mémoire à court terme a une durée de stockage de quelques secondes et une capacité limitée, représentée par sept emplacements. La répétition ne rend pas cette capacité illimitée.

35. Dans le conditionnement classique, comment une réponse conditionnelle finit-elle par être déclenchée par un stimulus initialement neutre ?

Le stimulus neutre est associé à un stimulus inconditionnel jusqu’à déclencher la réponse.
La réponse apparaît après que le sujet a découvert une solution par restructuration mentale.
Le comportement est suivi d’une récompense que le sujet obtient par son action.
Un modèle exécute une action que le sujet reproduit après en observer les effets.

Le stimulus neutre est associé à un stimulus inconditionnel jusqu’à déclencher la réponse.

Explication

L’association répétée avec un stimulus inconditionnel transforme le stimulus neutre en stimulus capable de déclencher une réponse conditionnelle. L’option évoquant une récompense obtenue par l’action décrit plutôt le conditionnement opérant.

36. Lors d’un conditionnement classique, quelle séquence favorise l’apparition d’une réponse conditionnelle au stimulus devenu conditionnel ?

Le stimulus neutre et le stimulus inconditionnel surviennent ensemble une fois, ce qui établit la réponse.
Le stimulus inconditionnel suit le stimulus neutre, et leur association répétée établit la réponse.
Le stimulus neutre suit le stimulus inconditionnel, et leur association répétée établit la réponse.
Le sujet produit une action, puis reçoit une conséquence qui établit la réponse.

Le stimulus inconditionnel suit le stimulus neutre, et leur association répétée établit la réponse.

Explication

Dans ce processus, le stimulus neutre précède le stimulus inconditionnel, et leur association répétée conduit à une réponse conditionnelle au premier. L’ordre inverse proposé ne correspond pas à la séquence décrite.

37. Un animal répond à plusieurs sons proches du son conditionné, puis apprend à ne répondre qu’au son renforcé : quels processus illustrent ces deux étapes ?

Le conditionnement opérant, puis le conditionnement classique.
La discrimination, puis la généralisation.
L’extinction, puis le renforcement intermittent.
La généralisation, puis la discrimination.

La généralisation, puis la discrimination.

Explication

La généralisation étend la réponse à des stimuli proches, alors que la discrimination conduit à répondre au stimulus renforcé parmi des stimuli similaires. La proposition qui inverse ces deux termes confond précisément leurs rôles.

38. Un rat appuie sur un levier et obtient de la nourriture en conséquence : quel principe définit le conditionnement opérant dans cette situation ?

La présence d’un autre rat améliore la performance même si celui-ci reste passif.
La conséquence renforce ou affaiblit un comportement dont l’obtention dépend de l’action du rat.
Un stimulus neutre est associé à un stimulus inconditionnel jusqu’à provoquer une réponse réflexe.
Le rat observe les conséquences subies par un modèle avant de reproduire son comportement.

La conséquence renforce ou affaiblit un comportement dont l’obtention dépend de l’action du rat.

Explication

Le conditionnement opérant dépend des conséquences d’un comportement, et l’obtention de la conséquence repose directement sur l’action du sujet. L’association entre un stimulus neutre et un stimulus inconditionnel relève du conditionnement classique.

39. Une personne retrouve son chemin dans un quartier en choisissant un itinéraire différent de celui emprunté durant son apprentissage : quelle notion explique cette orientation ?

Une pensée reproductive, restitution rigide d’un trajet appris par cœur sans adaptation à la situation.
Un conditionnement opérant, qui associe chaque étape correcte à une conséquence obtenue par l’action.
Une carte cognitive, représentation mentale globale qui permet de s’orienter sans mémoriser chaque étape par récompense.
Un apprentissage vicariant, qui repose sur l’observation des conséquences subies par un modèle.

Une carte cognitive, représentation mentale globale qui permet de s’orienter sans mémoriser chaque étape par récompense.

Explication

Une carte cognitive représente globalement un trajet et permet de s’orienter sans apprendre chaque étape grâce à un jeu de récompenses. La pensée reproductive correspond plutôt à une restitution rigide d’un apprentissage mémorisé.

40. Une élève comprend un principe scientifique et l’applique à un problème inédit, au lieu de réciter une procédure mémorisée : quelle forme de pensée mobilise-t-elle ?

La pensée productive, fondée sur la compréhension et favorable au transfert et aux solutions créatives.
La pensée reproductive, fondée sur la restitution mécanique d’un apprentissage mémorisé.
L’insight, découverte soudaine d’une solution après restructuration mentale de la situation.
La carte cognitive, représentation mentale globale d’un trajet permettant de s’orienter.

La pensée productive, fondée sur la compréhension et favorable au transfert et aux solutions créatives.

Explication

La pensée productive s’appuie sur la compréhension et favorise le transfert des connaissances vers de nouvelles situations. La pensée reproductive correspond à une restitution par cœur plus rigide, et ne caractérise donc pas l’application décrite.

41. Après avoir réorganisé mentalement les éléments d’un problème, une personne trouve soudainement une solution sans multiplier les tentatives : comment nomme-t-on ce phénomène ?

La généralisation, l’extension d’une réponse conditionnelle à des stimuli proches.
La carte cognitive, une représentation globale utilisée pour se repérer dans un trajet.
La pensée reproductive, une restitution rigide d’un apprentissage acquis par cœur.
L’insight, une découverte soudaine qui suit une restructuration mentale de la situation.

L’insight, une découverte soudaine qui suit une restructuration mentale de la situation.

Explication

L’insight désigne la découverte soudaine d’une solution après une restructuration mentale, sans longue succession d’essais et d’erreurs. La pensée reproductive concerne plutôt la restitution mécanique d’un apprentissage mémorisé.

42. Deux personnes réalisent simultanément la même tâche, et la présence active de l’une améliore la performance individuelle de l’autre : quel phénomène cela illustre-t-il ?

L’apprentissage vicariant, qui repose sur l’observation d’un modèle et des conséquences qu’il subit.
L’apprentissage imitatif, qui consiste à reproduire un comportement sans en comprendre le sens.
L’effet d’audience, qui résulte de la simple présence réelle ou imaginaire d’autrui.
L’apprentissage coactif, qui améliore la performance lorsque d’autres effectuent la même tâche au même moment.

L’apprentissage coactif, qui améliore la performance lorsque d’autres effectuent la même tâche au même moment.

Explication

L’apprentissage coactif correspond à l’amélioration de la performance individuelle en présence d’autrui qui effectue la même tâche simultanément. L’effet d’audience se distingue par une présence passive, sans exécution de la tâche par autrui.

43. Une personne accomplit une tâche différemment parce qu’elle sait qu’un observateur est présent, même si celui-ci ne participe pas : quel effet décrit cette influence ?

L’apprentissage coactif, lié à la réalisation simultanée de la même tâche par autrui.
L’apprentissage imitatif, qui assimile un comportement observé sans en comprendre le sens.
L’effet d’audience, lié à la simple présence réelle ou imaginaire d’autrui.
L’apprentissage vicariant, qui implique d’observer les conséquences subies par un modèle.

L’effet d’audience, lié à la simple présence réelle ou imaginaire d’autrui.

Explication

L’effet d’audience correspond à l’influence de la simple présence, réelle ou imaginaire, d’autrui sur la performance. L’apprentissage coactif implique au contraire qu’autrui réalise la même tâche au même moment.

44. Quelle distinction oppose l’apprentissage imitatif à l’apprentissage vicariant ?

L’imitation dépend de la présence passive d’un observateur, tandis que l’apprentissage vicariant dépend de l’exécution simultanée d’une même tâche.
L’imitation repose sur une association entre deux stimuli, tandis que l’apprentissage vicariant dépend d’une conséquence obtenue par sa propre action.
L’imitation reproduit un comportement sans exiger d’en comprendre le sens, tandis que l’apprentissage vicariant tient compte du modèle et de ses conséquences.
L’imitation exige d’observer les conséquences subies par un modèle, tandis que l’apprentissage vicariant reproduit un comportement sans en comprendre le sens.

L’imitation reproduit un comportement sans exiger d’en comprendre le sens, tandis que l’apprentissage vicariant tient compte du modèle et de ses conséquences.

Explication

L’apprentissage imitatif consiste à assimiler un comportement sans devoir en comprendre le sens, alors que l’apprentissage vicariant inclut l’observation d’un modèle et des conséquences qu’il subit. La proposition qui attribue ces caractéristiques dans l’ordre inverse confond les deux formes d’apprentissage.

45. Quelle définition de l’attention Shapiro propose-t-il en 1994 ?

La répartition de l’activité mentale entre plusieurs tâches sans privilégier certains stimuli.
Le maintien simultané de tous les stimuli présents afin de les traiter au même niveau.
L’enregistrement automatique des stimuli avant toute sélection de leur pertinence.
La concentration de l’activité mentale sur certains stimuli, en écartant les éléments susceptibles de gêner leur traitement.

La concentration de l’activité mentale sur certains stimuli, en écartant les éléments susceptibles de gêner leur traitement.

Explication

Shapiro définit l’attention comme une concentration sur certains stimuli, qui implique d’écarter les éléments susceptibles d’interférer avec leur traitement. La répartition entre plusieurs tâches relève plutôt de l’attention divisée que de cette définition.

46. Une personne repère les informations pertinentes dans un flux, puis reste attentive pendant toute une longue tâche. Quelles propriétés de l’attention mobilise-t-elle respectivement ?

La sélection, puis le maintien.
L’attention divisée, puis l’attention sélective.
L’attention soutenue, puis l’attention divisée.
Le maintien, puis la sélection.

La sélection, puis le maintien.

Explication

La propriété sélective privilégie les éléments pertinents, tandis que la propriété de maintien soutient l’attention dans la durée. L’attention soutenue décrit la vigilance au cours d’une tâche longue, mais ne désigne pas la sélection initiale des informations pertinentes.

47. Pendant une tâche longue, une personne reste vigilante et partage aussi son activité entre deux tâches simultanées. Quelles formes d’attention correspondent à ces deux capacités ?

L’attention sélective pour la vigilance et l’attention soutenue pour les tâches simultanées.
L’attention divisée pour la vigilance et l’attention sélective pour les tâches simultanées.
L’attention soutenue pour la vigilance et l’attention sélective pour les tâches simultanées.
L’attention soutenue pour la vigilance et l’attention divisée pour les tâches simultanées.

L’attention soutenue pour la vigilance et l’attention divisée pour les tâches simultanées.

Explication

L’attention soutenue maintient la vigilance pendant une tâche longue, alors que l’attention divisée permet de traiter plusieurs tâches simultanément. L’attention sélective consiste à choisir l’information à traiter et ne désigne donc pas le partage entre tâches.

48. Comment le modèle de sélection précoce de Broadbent, proposé en 1958, décrit-il le passage de l’information vers le traitement à capacité limitée ?

Un filtre atténue chaque information après son passage par un canal unique vers plusieurs canaux parallèles.
Un filtre sélectionne des informations parmi plusieurs canaux parallèles avant leur passage vers un canal unique à capacité limitée.
Plusieurs canaux parallèles traitent toutes les informations avant leur passage vers un canal séquentiel sans limite de capacité.
Un canal unique traite d’abord toutes les informations, puis les répartit entre plusieurs canaux à capacité limitée.

Un filtre sélectionne des informations parmi plusieurs canaux parallèles avant leur passage vers un canal unique à capacité limitée.

Explication

Dans le modèle de Broadbent, la sélection par filtrage intervient entre plusieurs canaux parallèles et un canal unique à capacité limitée. Le modèle atténuateur de Treisman se distingue notamment parce que les informations non pertinentes y sont affaiblies plutôt que bloquées.

49. Dans le modèle de sélection précoce de Broadbent, que devient une information qui n’est pas sélectionnée par le filtre ?

Elle est automatiquement transférée au canal unique après le traitement sémantique.
Elle franchit le filtre sous une forme affaiblie et peut encore être traitée.
Elle est traitée dans un canal parallèle avec la même priorité que l’information sélectionnée.
Elle est bloquée avant d’atteindre le canal unique à capacité limitée.

Elle est bloquée avant d’atteindre le canal unique à capacité limitée.

Explication

Dans le modèle de Broadbent, le filtre bloque l’information qui n’est pas sélectionnée avant son passage vers le canal à capacité limitée. Le fait qu’une information non pertinente franchisse le filtre en étant atténuée caractérise plutôt le modèle de Treisman.

50. Quelle organisation des canaux est proposée dans le modèle de Broadbent ?

Deux niveaux de canaux uniques traitant l’information en parallèle et sans limite de capacité.
Un premier niveau de canaux parallèles suivi de plusieurs canaux uniques traitant en simultané.
Un premier niveau de canal unique suivi de plusieurs canaux séquentiels à capacité illimitée.
Un premier niveau de canaux parallèles suivi d’un canal unique, séquentiel et à capacité limitée.

Un premier niveau de canaux parallèles suivi d’un canal unique, séquentiel et à capacité limitée.

Explication

Broadbent distingue plusieurs canaux parallèles au premier niveau, puis un canal unique, séquentiel et à capacité limitée. Une organisation en plusieurs canaux uniques au second niveau ne correspond pas à cette architecture.

51. Selon le modèle atténuateur de Treisman, comment une information non pertinente peut-elle influencer le traitement ?

Elle franchit le filtre sous une forme affaiblie et certaines de ses caractéristiques peuvent être traitées.
Elle est conservée dans un canal parallèle sans pouvoir être traitée davantage.
Elle contourne le filtre et reçoit la même priorité qu’une information pertinente.
Elle est bloquée par le filtre avant tout traitement perceptif ou sémantique.

Elle franchit le filtre sous une forme affaiblie et certaines de ses caractéristiques peuvent être traitées.

Explication

Chez Treisman, les informations non pertinentes franchissent le filtre, mais avec une intensité réduite, et certaines caractéristiques perceptives ou sémantiques peuvent être traitées. Leur blocage avant tout traitement correspond plutôt au modèle de sélection précoce de Broadbent.

52. Un automobiliste conduit sur un trajet familier tout en suivant consciemment des consignes nouvelles qui exigent de l’attention. Quelle comparaison décrit le mieux ces traitements ?

Les deux activités relèvent de traitements contrôlés, car elles se déroulent simultanément et sollicitent l’attention.
Les deux activités relèvent de traitements automatiques, car elles peuvent être accomplies en parallèle.
La conduite familière relève d’un traitement contrôlé lent et séquentiel, tandis que le suivi des consignes relève d’un traitement automatique inconscient.
La conduite familière peut relever d’un traitement automatique rapide et peu coûteux, tandis que le suivi des consignes relève d’un traitement contrôlé, lent et intentionnel.

La conduite familière peut relever d’un traitement automatique rapide et peu coûteux, tandis que le suivi des consignes relève d’un traitement contrôlé, lent et intentionnel.

Explication

Les traitements automatiques sont rapides, peu coûteux et peuvent coexister avec une activité contrôlée; les traitements contrôlés sont notamment intentionnels, conscients et coûteux en attention. La simultanéité des deux activités ne signifie donc pas qu’elles sont toutes deux automatiques.

53. Dans une situation où le mot « rouge » est imprimé à l’encre bleue, pourquoi est-il difficile de nommer la couleur de l’encre ?

La couleur de l’encre est traitée après que le mot a été entièrement ignoré par la lecture.
La lecture automatique du mot entre en conflit avec la consigne contrôlée de nommer la couleur de l’encre.
La consigne contrôlée rend la lecture du mot plus rapide et retarde l’identification de sa couleur.
La dénomination automatique de la couleur empêche la lecture contrôlée du mot imprimé.

La lecture automatique du mot entre en conflit avec la consigne contrôlée de nommer la couleur de l’encre.

Explication

Dans l’effet Stroop, lire le mot de façon automatique interfère avec la consigne contrôlée de nommer la couleur de l’encre lorsque les deux informations sont incongruentes. L’interférence caractéristique concerne la dénomination de la couleur, et non une difficulté équivalente à lire le mot.

54. Dans un groupe où presque toutes les personnes portent un nez rouge, quelle recherche visuelle correspond à la détection la plus rapide décrite par Treisman et Souther ?

Repérer la personne qui ne porte pas de nez rouge parmi celles qui en portent.
Repérer la personne qui porte un nez rouge parmi celles qui n’en portent pas.
Repérer une personne portant un accessoire différent du nez rouge dans tout le groupe.
Compter les personnes qui portent un nez rouge avant de désigner celle qui en est dépourvue.

Repérer la personne qui porte un nez rouge parmi celles qui n’en portent pas.

Explication

Un trait distinctif présent, comme un nez rouge parmi des personnes qui n’en portent pas, est repéré plus rapidement que l’absence de ce trait dans un groupe où il est présent chez tous les autres. La recherche de la personne sans nez rouge dans ce dernier cas correspond à l’absence du trait distinctif.

55. Quelle distinction caractérise l’orientation explicite et l’orientation implicite de l’attention spatiale ?

L’orientation explicite concerne les sons, tandis que l’orientation implicite concerne les positions visuelles.
L’orientation explicite s’accompagne de mouvements des yeux, du tronc ou de la tête, contrairement à l’orientation implicite.
L’orientation explicite se fait sans mouvement corporel, contrairement à l’orientation implicite.
L’orientation explicite dépend d’un indice valide, tandis que l’orientation implicite dépend d’un indice neutre.

L’orientation explicite s’accompagne de mouvements des yeux, du tronc ou de la tête, contrairement à l’orientation implicite.

Explication

L’orientation explicite s’accompagne de mouvements observables, alors que l’orientation implicite déplace l’attention sans ces mouvements. L’idée selon laquelle l’orientation explicite serait dépourvue de mouvements inverse la distinction.

56. Dans le paradigme de Posner, que distingue un essai neutre d’un essai valide ou non valide ?

L’essai neutre indique la position de la cible, l’essai valide ne donne aucun indice et l’essai non valide confirme la position.
L’essai neutre et l’essai valide indiquent la position de la cible, tandis que l’essai non valide ne présente pas d’indice.
L’essai neutre indique une position erronée, l’essai valide ne donne aucun indice et l’essai non valide annonce la cible.
L’essai neutre ne donne pas d’indice de position, l’essai valide indique la position de la cible et l’essai non valide indique une position erronée.

L’essai neutre ne donne pas d’indice de position, l’essai valide indique la position de la cible et l’essai non valide indique une position erronée.

Explication

L’essai neutre ne fournit pas d’information spatiale, l’indice valide annonce l’emplacement de la cible et l’indice non valide en annonce un autre. L’essai neutre n’indique donc pas la position de la cible.

57. Dans le paradigme de Posner, quel effet temporel est associé aux indices valides et non valides par rapport à un essai neutre ?

Un indice valide procure un bénéfice de 35 millisecondes, tandis qu’un indice non valide entraîne un coût de 45 millisecondes.
Un indice valide et un indice non valide procurent chacun un bénéfice de 45 millisecondes.
Un indice valide procure un bénéfice de 45 millisecondes, tandis qu’un indice non valide entraîne un coût de 35 millisecondes.
Un indice valide entraîne un coût de 35 millisecondes, tandis qu’un indice non valide procure un bénéfice de 45 millisecondes.

Un indice valide procure un bénéfice de 45 millisecondes, tandis qu’un indice non valide entraîne un coût de 35 millisecondes.

Explication

L’indice valide accélère la réponse de 45 millisecondes par rapport à l’essai neutre, alors que l’indice non valide la ralentit de 35 millisecondes. L’inversion des bénéfices et des coûts attribue à chaque type d’indice l’effet de l’autre.

58. Comment Ferdinand de Saussure définit-il le langage ?

Comme un système de signes conventionnel partagé par les membres d’un groupe linguistique.
Comme la faculté générale de s’exprimer au moyen de signes porteurs de sens organisés selon un système arbitraire.
Comme l’ensemble des mots dont la forme matérielle ressemble aux objets qu’ils désignent.
Comme l’usage concret d’une langue par une personne dans une situation donnée.

Comme la faculté générale de s’exprimer au moyen de signes porteurs de sens organisés selon un système arbitraire.

Explication

Saussure conçoit le langage comme une faculté générale d’expression au moyen de signes porteurs de sens, fondée sur un système arbitraire. La définition d’un système conventionnel partagé correspond plutôt à la langue.

59. Dans un signe linguistique, à quoi correspondent le signifiant et le signifié ?

Le signifiant est l’aspect matériel du signe, tandis que le signifié en est la représentation conceptuelle.
Le signifiant est le groupe qui partage le signe, tandis que le signifié est la situation où il est employé.
Le signifiant est le concept associé au signe, tandis que le signifié en est la forme matérielle.
Le signifiant est l’usage du signe dans une phrase, tandis que le signifié est la règle grammaticale.

Le signifiant est l’aspect matériel du signe, tandis que le signifié en est la représentation conceptuelle.

Explication

Le signifiant désigne la forme matérielle du signe et le signifié sa représentation conceptuelle. La réponse qui attribue la forme au signifié et le concept au signifiant inverse ces deux notions.

60. Une personne utilise une langue partagée par son groupe pour formuler une phrase dans une situation précise : comment distinguer les trois notions en jeu ?

Le langage est le système partagé, la langue est l’usage concret et la parole est la capacité générale.
Le langage est la capacité générale, la langue est le système partagé et la parole est l’usage concret en contexte.
Le langage est l’usage concret, la langue est la capacité générale et la parole est le système partagé.
Le langage est la forme matérielle des signes, la langue est leur concept et la parole est leur transmission.

Le langage est la capacité générale, la langue est le système partagé et la parole est l’usage concret en contexte.

Explication

Le langage désigne la capacité générale de communiquer par des signes, la langue le système conventionnel partagé et la parole son emploi concret en contexte. Assimiler la langue à l’usage individuel confond le système commun avec sa mise en œuvre.

61. Quelles fonctions Karl Popper distingue-t-il dans son classement du langage ?

La communication par signal, la description, la mémorisation et la traduction des signes.
La description, la communication par signal, l’imitation et la transmission des règles grammaticales.
L’expression, la dénomination, la traduction et la discussion argumentée ou fonction mathétique.
L’expression, la communication par signal, la description et la discussion argumentée ou fonction mathétique.

L’expression, la communication par signal, la description et la discussion argumentée ou fonction mathétique.

Explication

Popper distingue les fonctions expressive, de communication par signal, descriptive et de discussion argumentée, dite mathétique. La dénomination et la traduction ne remplacent pas ces fonctions dans ce classement.

62. Quelle conclusion caractérise les capacités de communication symbolique attribuées aux grands singes ?

Ils peuvent apprendre des éléments symboliques à visée pragmatique, sans langage réellement spontané ni transmission de ces acquis à leur descendance.
Ils peuvent apprendre des symboles et les employer spontanément, mais leurs descendants ne reprennent pas ces acquis.
Ils peuvent produire un langage spontané, mais l’apprentissage de symboles pragmatiques leur est inaccessible.
Ils peuvent communiquer par symboles et transmettre ces acquis à leur descendance, sans les utiliser à des fins pratiques.

Ils peuvent apprendre des éléments symboliques à visée pragmatique, sans langage réellement spontané ni transmission de ces acquis à leur descendance.

Explication

Les grands singes peuvent acquérir des éléments de communication symbolique à visée pragmatique, mais cela ne constitue pas un langage réellement spontané et ces acquis ne sont pas transmis à leur descendance. La capacité à employer les symboles spontanément va au-delà des capacités décrites.

63. Pourquoi l’anatomie de l’humain adulte favorise-t-elle la production des sons du langage ?

La configuration du conduit vocal et de l’épiglotte facilite la déglutition, tandis que la musculature buccale limite l’articulation des sons.
La configuration du crâne et du pharynx favorise la réception des sons, tandis que le larynx intervient dans la communication gestuelle.
La configuration du larynx, du conduit vocal, du pharynx, de l’épiglotte, de la musculature buccale et du crâne facilite l’émission et l’articulation des sons.
La configuration du larynx et du pharynx facilite la respiration, tandis que les autres structures interviennent surtout dans la perception des sons.

La configuration du larynx, du conduit vocal, du pharynx, de l’épiglotte, de la musculature buccale et du crâne facilite l’émission et l’articulation des sons.

Explication

Chez l’humain adulte, plusieurs caractéristiques anatomiques, dont la descente du larynx et le conduit vocal courbé, favorisent l’émission et l’articulation des sons langagiers. Réduire le rôle de ces structures à la respiration ne rend pas compte de leur contribution à la production de la parole.

64. En entendant « Il a déjeuné avec une fourchette et un… », un auditeur anticipe le mot attendu grâce au contexte : quel mécanisme est en jeu ?

La parole, qui désigne le système conventionnel de signes partagé par les membres d’un groupe.
La fréquence d’usage, qui correspond au nombre de fois où un mot apparaît par rapport aux autres.
La redondance, qui permet d’anticiper un mot à partir des contraintes syntaxiques ou sémantiques du contexte.
La fonction expressive, qui traduit les émotions du locuteur au moyen d’un signe linguistique.

La redondance, qui permet d’anticiper un mot à partir des contraintes syntaxiques ou sémantiques du contexte.

Explication

La redondance correspond à l’anticipation d’un mot grâce aux contraintes syntaxiques ou sémantiques du contexte et facilite ainsi la perception. La fréquence compte les occurrences d’un élément, mais ne désigne pas cette attente contextuelle.

65. Selon la loi du moindre effort de George Zipf, quelle relation existe entre la fréquence d’un mot et sa longueur ?

Les mots les plus fréquents d’une langue tendent à être les plus longs.
Les mots les plus rares d’une langue tendent à être les plus courts.
La fréquence des mots varie sans relation avec leur longueur.
Les mots les plus fréquents d’une langue tendent à être les plus courts.

Les mots les plus fréquents d’une langue tendent à être les plus courts.

Explication

La loi du moindre effort de Zipf associe une fréquence élevée à une longueur plus faible des mots. L’idée que les mots fréquents seraient plus longs inverse la relation décrite par cette loi.

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Quelles sont les trois enveloppes de l’œil ?

La sclérotique, la choroïde et la rétine.

Quel rôle joue la sclérotique dans l’œil ?

Elle protège le globe et forme la cornée à l’avant.

Où les cônes sont-ils concentrés et à quel type de vision contribuent-ils ?

Dans la fovéa, ils contribuent surtout à la vision diurne.

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