QCM : Prévention des troubles musculosquelettiques (16 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une salariée signale une difficulté liée à son poste et un handicap susceptible d’influencer son activité. Quelle démarche relève de la prévention ?

Fournir du matériel adapté sans examiner les difficultés signalées
Déclarer un accident du travail en l’absence de lésion
Prendre en compte les difficultés et organiser un suivi adapté
Attendre qu’une lésion survienne avant d’agir sur le poste

Prendre en compte les difficultés et organiser un suivi adapté

Explication

La prévention consiste à anticiper les risques, notamment en tenant compte des difficultés ou du handicap et en communiquant sur les problèmes rencontrés. Le port des EPI relève de la protection, attendre une lésion revient à intervenir trop tard, et une déclaration d’accident suppose un événement avec lésion.

2. Dans un atelier, une tâche exige un outil adapté, des équipements de protection individuels obligatoires et des consignes collectives. Quelle conduite correspond à la protection au travail ?

Porter les EPI et choisir l’outil sans suivre les protocoles
Suivre les protocoles et utiliser l’outil sans porter les EPI
Signaler ses difficultés sans appliquer les mesures de protection
Porter les EPI, utiliser l’outil adapté et suivre les protocoles

Porter les EPI, utiliser l’outil adapté et suivre les protocoles

Explication

La protection repose conjointement sur les EPI obligatoires, le matériel adapté et le respect des protocoles individuels et collectifs. Les autres conduites omettent respectivement les protocoles, les EPI ou les mesures concrètes de protection.

3. Un salarié se blesse pendant son travail et la lésion apparaît plusieurs heures après l’événement. Quelle qualification correspond à cette situation ?

Une maladie professionnelle liée à une exposition prolongée
Un accident du travail avec lésion différée
Un événement sans lésion relevant de la prévention
Un accident de trajet entre le domicile et le travail

Un accident du travail avec lésion différée

Explication

Un accident du travail est un événement survenu par le fait ou à l’occasion du travail qui entraîne une lésion immédiate ou différée. La maladie professionnelle découle d’une exposition habituelle, tandis que les autres réponses écartent la lésion ou concernent le trajet.

4. Un travailleur développe un trouble après plusieurs années d’exposition habituelle à des vapeurs chimiques dans le cadre de son activité. Quelle caractérisation convient le mieux ?

Une maladie sans rapport avec les conditions d’exercice
Un accident du travail causé par un événement ponctuel
Une lésion immédiate survenue lors d’un accident de trajet
Une maladie professionnelle liée à une exposition habituelle

Une maladie professionnelle liée à une exposition habituelle

Explication

Une maladie professionnelle est la conséquence directe d’une exposition habituelle, plus ou moins prolongée, à un risque physique, chimique ou biologique, ou des conditions d’exercice du travail. Un accident du travail correspond plutôt à un événement ponctuel avec lésion ; les autres réponses écartent le lien professionnel ou décrivent une situation différente.

5. Dans un atelier, une entreprise remplace une machine dangereuse par un modèle présentant moins de risques. Quel principe général de prévention applique-t-elle ?

Remplacer ce qui est dangereux par ce qui l’est moins
Combattre les risques à la source en modifiant leur origine
Adapter le travail à l’homme en réorganisant les postes
Éviter les risques en supprimant toute activité exposée

Remplacer ce qui est dangereux par ce qui l’est moins

Explication

La substitution consiste à remplacer un élément dangereux par un autre moins dangereux. L’élimination complète relève de l’évitement, la modification de l’origine du risque de la lutte à la source, et l’ajustement du poste de l’adaptation du travail à l’homme.

6. Une entreprise doit choisir entre installer une protection collective sur une machine ou distribuer des consignes individuelles aux salariés. Quel choix respecte la priorité prévue par les principes généraux de prévention ?

Évaluer les risques à la place de mettre en place une protection
Planifier la prévention en substituant les consignes aux équipements
Privilégier la protection collective avant les instructions individuelles
Donner les instructions appropriées avant toute protection collective

Privilégier la protection collective avant les instructions individuelles

Explication

Les principes généraux de prévention donnent la priorité aux mesures de protection collective, puis prévoient les instructions appropriées aux salariés. L’ordre inverse confond ces deux principes, tandis que l’évaluation et la planification ne remplacent pas une protection.

7. Une salariée présente une atteinte aux tendons et aux nerfs, provoquée ou aggravée par son activité professionnelle. À quelle définition cette situation correspond-elle ?

À une maladie limitée aux articulations
À une douleur musculaire sans atteinte des autres tissus
À un trouble musculosquelettique de l’appareil locomoteur
À une affection sans rapport avec l’activité professionnelle

À un trouble musculosquelettique de l’appareil locomoteur

Explication

Les TMS sont des atteintes de l’appareil locomoteur qui peuvent toucher notamment muscles, tendons, nerfs et articulations, et être provoquées ou aggravées par le travail. Les réduire aux muscles ou aux articulations néglige d’autres tissus concernés, et exclure le lien professionnel contredit la définition.

8. Quelle part des maladies professionnelles reconnues en France les TMS représentent-ils ?

Plus de 80 %
Moins de 20 %
Plus de 50 % mais moins de 80 %
La totalité des maladies professionnelles

Plus de 80 %

Explication

Les TMS représentent plus de 80 % des maladies professionnelles reconnues en France. Une majorité simple sous-estime cette part, une proportion inférieure à un cinquième l’inverse fortement, et la totalité l’exagère.

9. Après des gestes répétés au travail, un employé ressent des picotements et un engourdissement dans la main. Comment classer ces manifestations ?

Des facteurs de risque liés au travail
Une perte de force ou de mobilité
Des manifestations possibles des TMS
Une localisation fréquente des TMS

Des manifestations possibles des TMS

Explication

Les engourdissements et les picotements font partie des manifestations possibles des TMS, avec notamment les douleurs et la gêne fonctionnelle. Une perte de force ou de mobilité est un autre type de manifestation, une localisation désigne une partie du corps et un facteur de risque relève des causes.

10. Pour analyser les facteurs de risque des TMS chez une salariée, quelle classification distingue correctement les facteurs professionnels des facteurs individuels contributifs ?

Facteurs professionnels biomécaniques, psychosociaux et d’ambiance physique, auxquels s’ajoutent l’âge et certains antécédents médicaux
Facteurs professionnels psychosociaux et individuels, auxquels s’ajoutent les vibrations et l’âge
Facteurs professionnels biomécaniques et d’ambiance physique, auxquels s’ajoutent l’âge et les postures contraignantes
Facteurs professionnels biomécaniques et individuels, auxquels s’ajoutent le stress et les antécédents médicaux

Facteurs professionnels biomécaniques, psychosociaux et d’ambiance physique, auxquels s’ajoutent l’âge et certains antécédents médicaux

Explication

Les facteurs professionnels des TMS relèvent des dimensions biomécaniques, psychosociales et des ambiances physiques, tandis que l’âge et certains antécédents médicaux sont des facteurs individuels contributifs. Les autres réponses confondent facteurs individuels et professionnels ou omettent une catégorie professionnelle.

11. Dans un atelier, une tâche alterne des périodes de gestes répétitifs intenses et des phases moins fréquentes, tandis que la pression temporelle varie selon les jours. Comment faut-il interpréter ces facteurs de risque ?

Ils se combinent à des niveaux d’intensité et de fréquence variables selon la tâche et le moment
Ils s’évaluent séparément, car chaque facteur agit indépendamment des autres
Ils se combinent à une intensité stable, même si la fréquence évolue selon la tâche
Ils varient selon les personnes, mais gardent des niveaux fixes dans chaque tâche

Ils se combinent à des niveaux d’intensité et de fréquence variables selon la tâche et le moment

Explication

Les facteurs de risque des TMS se combinent, et leur intensité comme leur fréquence dépendent de la tâche et peuvent évoluer dans le temps. Les autres réponses isolent les facteurs, supposent des niveaux stables ou réduisent les variations aux caractéristiques individuelles.

12. Une équipe repère des postes à risque de TMS. Quelle séquence d’actions correspond à une démarche de prévention complète ?

Sensibiliser, intégrer des étirements, évaluer les risques, puis conserver les équipements et les postures en place
Évaluer les risques, adapter les équipements, puis maintenir les répétitions et remplacer les échauffements par des pauses
Évaluer les risques, sensibiliser, adapter les équipements, améliorer les postures et réduire les répétitions, puis intégrer échauffements et étirements
Améliorer les postures, sensibiliser, intégrer des étirements, puis évaluer les risques et laisser les équipements inchangés

Évaluer les risques, sensibiliser, adapter les équipements, améliorer les postures et réduire les répétitions, puis intégrer échauffements et étirements

Explication

La prévention suit une démarche qui associe l’évaluation, la sensibilisation, l’adaptation des équipements, l’amélioration des postures, la réduction des répétitions et les exercices d’échauffement et d’étirement. Les autres propositions omettent ou inversent des mesures importantes, ou maintiennent une exposition à risque.

13. Lors d’une observation, une opératrice travaille avec des gestes répétitifs, des vibrations et une forte pression temporelle, mais ses postures sont confortables. Quelle conclusion sur les facteurs de risque des TMS est la plus juste ?

Les répétitions, les vibrations et la pression temporelle sont des facteurs de risque malgré des postures confortables
Les vibrations et la pression temporelle comptent, mais les gestes répétitifs ne sont pas un facteur de risque
Les répétitions et les vibrations comptent, mais la pression temporelle ne relève pas des facteurs de risque
Les répétitions et la pression temporelle comptent, mais les vibrations relèvent des postures contraignantes

Les répétitions, les vibrations et la pression temporelle sont des facteurs de risque malgré des postures confortables

Explication

Les gestes répétitifs, les vibrations et la pression temporelle figurent tous parmi les facteurs de risque des TMS : l’absence de posture contraignante ne les annule pas. Les autres réponses écartent à tort l’un de ces facteurs ou classent incorrectement les vibrations.

14. Lors d’un exercice de formation, une équipe s’entraîne à mettre un article en rayon, à ramasser un carton au sol et à porter un objet. Quel est l’objectif principal de ces mises en situation ?

Mémoriser les équipements disponibles et vérifier que chacun sait les nommer
Repérer les mauvaises postures, les comparer aux bonnes pratiques et appliquer les apprentissages au travail réel
Mesurer la rapidité d’exécution des tâches et comparer les résultats entre collègues
Réviser les consignes générales sans examiner les habitudes prises pendant les tâches

Repérer les mauvaises postures, les comparer aux bonnes pratiques et appliquer les apprentissages au travail réel

Explication

Les mises en situation servent à repérer les mauvaises postures et habitudes, à les comparer aux bonnes pratiques et à transférer les apprentissages à des situations réelles. Les autres réponses réduisent l’exercice à la théorie, à l’inventaire des équipements ou à la productivité.

15. Une salariée cherche les interlocuteurs internes à solliciter pour une question de prévention. Quel ensemble correspond aux relais internes cités ?

Le référent SST, un représentant du personnel, la direction et le responsable QHSE
Le référent SST, l’acteur PRAP, la direction et le responsable QHSE
Le référent SST, l’acteur PRAP, la direction et l’inspection du travail
Le médecin du travail, l’acteur PRAP, la direction et le responsable QHSE

Le référent SST, l’acteur PRAP, la direction et le responsable QHSE

Explication

Les relais internes cités sont le référent SST, l’acteur PRAP, la direction et le responsable QHSE. Les autres choix substituent à l’un d’eux un interlocuteur différent, respectivement le médecin du travail, un représentant du personnel ou l’inspection du travail.

16. Une salariée se blesse pendant son travail, fait constater sa blessure par un médecin et informe son employeur 18 heures plus tard. Quelle condition de déclaration respecte-t-elle pour la prise en charge de l’accident du travail ?

Elle informe l’employeur dans les 24 heures.
Elle informe l’employeur dans les 8 jours.
Elle informe l’employeur dans les 48 heures.
Elle informe le médecin dans les 24 heures.

Elle informe l’employeur dans les 24 heures.

Explication

La déclaration du salarié doit être faite à l’employeur dans les 24 heures ; 18 heures respecte ce délai. Le délai de 48 heures ou de 8 jours est erroné, et le médecin constate le traumatisme sans remplacer l’employeur comme destinataire de la déclaration.

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Mémorisez les réponses avec 35 flashcards sur Prévention des troubles musculosquelettiques.

En quoi consiste la prévention au travail ?

À anticiper les risques pour protéger la santé et la sécurité.

Sur quoi repose la protection au travail ?

Le port des EPI obligatoires, l’utilisation d’un matériel adapté et le respect des protocoles de sécurité.

Selon l’INRS, qu’est-ce qu’un accident du travail ?

Un événement lié au travail entraînant une lésion immédiate ou différée.

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