QCM : Scolarisation des élèves allophones (57 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel élève correspond à la définition d’un élève allophone à son arrivée en France ?

Un élève qui possède une nationalité étrangère sans parler d’autre langue
Un élève qui apprend une langue étrangère après son arrivée en France
Un élève qui parle une ou plusieurs langues autres que le français
Un élève qui maîtrise le français mais découvre une nouvelle région

Un élève qui parle une ou plusieurs langues autres que le français

Explication

Un élève allophone parle une ou plusieurs langues autres que le français à son arrivée. Avoir une nationalité étrangère ne suffit pas à caractériser l’allophonie.

2. Quelle situation répond à la définition d’un EANA ?

Un élève né en France qui parle une langue familiale autre que le français
Un élève venant de l’étranger, présent en France depuis plus d’un an
Un élève de nationalité étrangère présent en France depuis plusieurs années
Un élève venant de l’étranger, quelle que soit sa nationalité, présent en France depuis moins d’un an

Un élève venant de l’étranger, quelle que soit sa nationalité, présent en France depuis moins d’un an

Explication

La définition repose sur une arrivée depuis l’étranger et une présence en France de moins d’un an, quelle que soit la nationalité. La seule nationalité étrangère ne suffit pas si l’élève est présent depuis plusieurs années.

3. Lors de l’inscription scolaire d’un enfant mineur, quelle vérification relative à son séjour en France doit être effectuée ?

La régularité de sa présence en France n’est pas à contrôler
La régularité de sa présence doit être vérifiée avant toute inscription
La vérification du séjour dépend de la nationalité de l’enfant
La régularité du séjour est contrôlée après l’inscription provisoire

La régularité de sa présence en France n’est pas à contrôler

Explication

La présence régulière en France d’un enfant mineur n’est pas une condition à contrôler pour son inscription scolaire. Vérifier le séjour avant l’inscription confond cette démarche avec d’autres procédures administratives.

4. Quel enchaînement décrit l’accueil d’un EANA de moins de 16 ans ?

Projet personnalisé préalable, affectation définitive, puis évaluations scolaire et linguistique
Évaluation linguistique, affectation définitive immédiate, puis inscription provisoire dans une classe d’âge
Inscription provisoire dans une classe selon le niveau de français, puis projet d’inclusion sans évaluation scolaire
Inscription provisoire dans une classe d’âge, évaluations scolaire et linguistique, puis projet personnalisé d’inclusion

Inscription provisoire dans une classe d’âge, évaluations scolaire et linguistique, puis projet personnalisé d’inclusion

Explication

L’accueil commence par une inscription provisoire en classe ordinaire correspondant à l’âge, suivie d’évaluations avant l’élaboration du projet personnalisé. Une affectation définitive immédiate ne tient pas compte de cette étape d’évaluation.

5. Comment faut-il envisager l’accueil des mineurs allophones de plus de 16 ans qui ne relèvent pas de l’obligation d’instruction ?

Les orienter autant que possible vers les structures d’accueil existantes, en tenant compte de leur niveau scolaire
Les inscrire dans l’établissement de secteur selon la procédure des élèves soumis à l’obligation d’instruction
Les accueillir dans une structure déterminée sans prendre en compte leur niveau scolaire
Reporter leur accueil jusqu’à ce qu’ils relèvent de l’obligation d’instruction

Les orienter autant que possible vers les structures d’accueil existantes, en tenant compte de leur niveau scolaire

Explication

Ces jeunes doivent bénéficier autant que possible des structures d’accueil existantes, en fonction de leur niveau scolaire. Les traiter comme des élèves relevant de l’obligation d’instruction méconnaît leur situation particulière.

6. Quelle démarche un mineur de plus de 16 ans souhaitant être scolarisé doit-il effectuer ?

Prendre rendez-vous au Casnav et justifier de son niveau de français s’il séjourne sans ses parents
S’adresser directement à la DSDEN et prouver sa nationalité française s’il séjourne sans ses parents
Se présenter au CIO le plus proche de son domicile et pouvoir attester de sa minorité s’il séjourne en France sans ses parents
Se rendre dans l’établissement de secteur et fournir une autorisation parentale dans tous les cas

Se présenter au CIO le plus proche de son domicile et pouvoir attester de sa minorité s’il séjourne en France sans ses parents

Explication

Le jeune doit se présenter au CIO le plus proche de son domicile et, s’il séjourne en France sans ses parents, pouvoir attester qu’il est mineur. La démarche ne consiste pas à prouver sa nationalité française.

7. Dans l’accueil d’un EANA mineur de plus de 16 ans, quelle répartition des rôles entre le CIO et la DSDEN est prévue ?

Le CIO assure l’accueil et les tests, puis propose une orientation ; la DSDEN prononce l’affectation
La DSDEN assure les tests et propose une orientation ; le CIO prononce l’affectation
Le CIO prononce l’affectation après les tests, puis la DSDEN valide l’évaluation linguistique
Le CIO réalise l’évaluation, tandis que l’établissement choisi prononce l’affectation

Le CIO assure l’accueil et les tests, puis propose une orientation ; la DSDEN prononce l’affectation

Explication

Le CIO assure le premier accueil et les tests de mathématiques, puis les évaluations conduisent à une préconisation et à une proposition d’orientation du CIO. La DSDEN, et non le CIO, prononce l’affectation.

8. Quelles étapes structurent l’inclusion d’un EANA en école ou au collège ?

Une période d’observation d’au moins deux semaines, puis une affectation définitive sans concertation d’équipe
Une observation d’une semaine, une décision individuelle, puis la définition de l’emploi du temps par un seul enseignant
Une évaluation collective, une affectation définitive, puis une période d’observation d’au moins deux semaines
Une observation d’au moins deux semaines, une évaluation individuelle, puis une concertation de l’équipe pour définir projet et emploi du temps

Une observation d’au moins deux semaines, une évaluation individuelle, puis une concertation de l’équipe pour définir projet et emploi du temps

Explication

L’organisation comprend une observation d’au moins deux semaines, une évaluation individuelle et une concertation de l’équipe pour fixer le projet et l’emploi du temps. Une observation suivie d’une décision sans concertation omet le rôle collectif de l’équipe.

9. Que précise le projet personnalisé d’inclusion concernant l’accompagnement de l’EANA ?

La classe d’inclusion définitive et le volume horaire en UPE2A ou en soutien individualisé assuré par un enseignant rémunéré en HSE
La classe d’inclusion définitive et le volume horaire de soutien FLS-FLSco assuré par l’enseignant UPE2A dans tous les cas
La classe d’inclusion définitive et le volume horaire en UPE2A ou en soutien individualisé FLS-FLSco assuré par un volontaire en HSE
La classe d’inclusion provisoire et le volume horaire en UPE2A ou en soutien individualisé assuré par le CIO

La classe d’inclusion définitive et le volume horaire en UPE2A ou en soutien individualisé assuré par un enseignant rémunéré en HSE

Explication

Le projet fixe la classe d’inclusion définitive et le volume d’accompagnement, qui peut relever de l’UPE2A ou d’un soutien individualisé FLS-FLSco assuré par un enseignant volontaire rémunéré en HSE. Le soutien individualisé n’est pas nécessairement assuré par l’enseignant UPE2A.

10. Sur qui doit reposer la prise en charge d’un EANA en école ou au collège ?

Sur une équipe volontaire qui partage la responsabilité de l’accompagnement
Sur la direction de l’établissement, qui assure directement les apprentissages linguistiques
Sur un enseignant référent qui coordonne seul l’ensemble de l’accompagnement
Sur l’enseignant UPE2A, les autres membres de l’équipe intervenant à sa demande

Sur une équipe volontaire qui partage la responsabilité de l’accompagnement

Explication

La prise en charge est une responsabilité partagée par une équipe volontaire et ne peut pas être confiée à une seule personne. Un enseignant référent peut contribuer à l’accompagnement, mais il ne doit pas en porter seul la responsabilité.

11. De quoi dépend le choix entre une UPE2A et un micro-dispositif pour accompagner un élève en FLS-FLSco au lycée ?

Des possibilités du secteur et du volume horaire fixé après l’évaluation initiale
De la filière choisie et du calendrier des évaluations trimestrielles
Du niveau de français atteint et du nombre de disciplines suivies
Des préférences de la famille et du nombre d’élèves de la classe

Des possibilités du secteur et du volume horaire fixé après l’évaluation initiale

Explication

Le dispositif dépend des possibilités locales et du volume horaire établi à partir de l’évaluation initiale. Le niveau de français et les disciplines suivies ne sont pas les critères précisés pour ce choix.

12. Au lycée, qui définit les priorités d’inclusion, les principes d’évaluation et les aides nécessaires pour un élève EANA ?

L’équipe pédagogique et les élèves tuteurs lors d’une réunion de classe
L’enseignant de FLS-FLSco et la famille lors d’un entretien de suivi
Le chef d’établissement, la famille et le professeur principal en concertation
L’enseignant de FLS-FLSco, l’équipe pédagogique et le référent en concertation

L’enseignant de FLS-FLSco, l’équipe pédagogique et le référent en concertation

Explication

La coordination associe l’enseignant du dispositif FLS-FLSco, l’équipe pédagogique et le référent pour définir ces éléments. La famille contribue à l’accueil, mais elle ne remplace pas cette coordination pédagogique.

13. Quelle priorité pédagogique convient à l’inclusion d’un élève en lycée professionnel ?

Favoriser son inclusion dans les disciplines techniques et professionnelles avec les étayages nécessaires
Privilégier son inclusion dans les enseignements généraux en reportant les disciplines techniques
Maintenir son apprentissage professionnel à part jusqu’à ce qu’il maîtrise le français scolaire
Concentrer son inclusion dans les cours de français avant son entrée dans les disciplines professionnelles

Favoriser son inclusion dans les disciplines techniques et professionnelles avec les étayages nécessaires

Explication

En lycée professionnel, l’inclusion dans les disciplines techniques et professionnelles est à privilégier, avec les étayages adaptés. Reporter ces disciplines au profit d’une inclusion limitée aux cours de français ne correspond pas à cette priorité.

14. Quel élément doit faire partie de l’accueil initial des élèves EANA et de leurs familles ?

Une information accessible sur l’école française, les droits et devoirs et son fonctionnement
Une présentation détaillée des résultats scolaires attendus dans chaque matière
Une explication centrée sur les démarches d’inscription et les choix d’orientation
Une évaluation des connaissances familiales sur les programmes de l’établissement

Une information accessible sur l’école française, les droits et devoirs et son fonctionnement

Explication

L’accueil commence par une information claire et accessible sur le système éducatif, les droits et devoirs et le fonctionnement de l’École. Les démarches administratives ou l’orientation ne couvrent pas à elles seules ces informations essentielles.

15. Pourquoi est-il important de reconnaître et de valoriser la langue familiale d’un élève EANA ?

Parce que cela remplace l’apprentissage du français par la pratique de la langue familiale
Parce que sa mise à l’écart peut favoriser la domination de la langue d’accueil et nuire à l’intégration
Parce que cela réserve la langue d’accueil aux échanges scolaires et la langue familiale aux cours
Parce que cela empêche les compétences linguistiques de se transférer entre les langues

Parce que sa mise à l’écart peut favoriser la domination de la langue d’accueil et nuire à l’intégration

Explication

La reconnaissance de la langue et de la culture d’origine soutient l’intégration, tandis que leur mise à l’écart peut produire une diglossie défavorable. Elle ne signifie pas que l’apprentissage du français doit être abandonné.

16. Comment est-il conseillé aux familles de favoriser le développement langagier à la maison ?

En imposant des échanges en français même si la pratique reste approximative
En alternant chaque jour les langues selon un programme scolaire formalisé
En réservant la pratique des langues d’origine aux échanges avec les proches
En pratiquant naturellement et avec qualité la ou les langues d’origine

En pratiquant naturellement et avec qualité la ou les langues d’origine

Explication

La pratique naturelle et de qualité des langues d’origine est conseillée à la maison. Forcer un français approximatif est précisément l’approche déconseillée.

17. À quoi sert principalement le livret d’accueil bilingue destiné aux familles EANA ?

À expliquer les démarches d’inscription et les possibilités d’orientation après le lycée
À recenser les activités périscolaires proposées aux familles dans leur commune
À présenter l’organisation de la scolarité et l’accompagnement prévu pour apprendre le FLS-FLSco
À fournir des exercices de français destinés aux parents et aux élèves selon leur niveau

À présenter l’organisation de la scolarité et l’accompagnement prévu pour apprendre le FLS-FLSco

Explication

Le livret informe les parents et les élèves sur l’organisation scolaire à l’école, au collège et au lycée, ainsi que sur l’accompagnement en FLS-FLSco. Il ne s’agit pas principalement d’un recueil d’exercices de français.

18. Quel est l’objectif du dispositif OEPRE pour les parents d’élèves EANA ?

Les former à enseigner le français à leurs enfants au moyen d’un programme de cours à domicile
Les aider à accompagner la scolarité grâce au français, à la découverte de l’école et aux valeurs de la République
Les guider dans les démarches d’orientation et les choix de filière de leurs enfants
Leur proposer des activités culturelles en français sans aborder le fonctionnement scolaire

Les aider à accompagner la scolarité grâce au français, à la découverte de l’école et aux valeurs de la République

Explication

OEPRE aide les parents à accompagner la scolarité en travaillant le français, le fonctionnement et les attentes de l’école ainsi que les valeurs de la République. Le dispositif ne se limite pas à une formation à l’enseignement du français à domicile.

19. Quel critère caractérise un élève allophone nouvellement arrivé (EANA) ?

Il parlait à l’origine une autre langue que celle du pays d’accueil et de son système éducatif.
Il apprend le français comme langue étrangère sans être scolarisé dans le pays d’accueil.
Il est arrivé récemment dans le pays, quelle que soit la langue qu’il parlait auparavant.
Il maîtrise plusieurs langues, dont nécessairement celle du pays où il est scolarisé.

Il parlait à l’origine une autre langue que celle du pays d’accueil et de son système éducatif.

Explication

La désignation EANA concerne un élève dont la langue d’origine diffère de la langue du pays d’accueil et de son système éducatif. Une arrivée récente ne suffit pas à elle seule à définir ce profil.

20. Comment la langue maternelle d’un EANA peut-elle contribuer à l’apprentissage du français ?

Elle constitue un socle sur lequel l’élève peut construire sa maîtrise du français.
Elle sert à évaluer la compréhension orale, mais n’aide pas à apprendre une autre langue.
Elle doit être remplacée par le français avant que l’élève puisse progresser à l’école.
Elle retarde généralement l’apprentissage du français en concurrençant les nouvelles structures.

Elle constitue un socle sur lequel l’élève peut construire sa maîtrise du français.

Explication

La langue maternelle, même si elle diffère du français, peut servir de base aux nouveaux apprentissages et ne constitue pas en elle-même un obstacle. La considérer comme un frein néglige son rôle de ressource pour l’élève.

21. Une enseignante accueille des EANA qui parlent plusieurs langues, avec des compétences variables et des expériences différentes de l’écrit. Quelle conclusion doit-elle en tirer ?

Elle peut regrouper les élèves selon leur langue familiale, car les compétences sont généralement comparables au sein d’un même groupe.
Elle peut déduire le niveau de lecture en français de la présence d’une langue écrite dans le répertoire de l’élève.
Elle doit tenir compte de profils linguistiques hétérogènes, qui peuvent inclure des langues surtout orales ou vernaculaires non écrites.
Elle doit partir du principe que chaque élève maîtrise également toutes les langues qu’il connaît.

Elle doit tenir compte de profils linguistiques hétérogènes, qui peuvent inclure des langues surtout orales ou vernaculaires non écrites.

Explication

Les profils des EANA varient selon les langues maîtrisées, les niveaux de compétence et les expériences culturelles de l’oral et de l’écrit. La langue familiale ne permet donc pas de présumer que les compétences des élèves sont comparables.

22. Un EANA sait déjà lire et écrire dans une autre langue. Quel apprentissage lui reste-t-il à effectuer en français ?

Réapprendre à lire depuis les bases, car les compétences acquises dans une autre langue ne sont pas transférables.
Apprendre les règles grammaticales françaises avant d’aborder les correspondances entre sons et lettres.
Transposer directement les conventions de son système d’écriture, sans avoir à en découvrir de nouvelles.
Découvrir le système alphabétique à caractères latins et les conventions reliant sons et écriture en français.

Découvrir le système alphabétique à caractères latins et les conventions reliant sons et écriture en français.

Explication

Un élève déjà lecteur-scripteur n’a pas à réapprendre à lire, mais doit découvrir le système d’écriture français et ses conventions. Confondre cette découverte avec un apprentissage initial de la lecture méconnaît les compétences déjà acquises.

23. Comment s’articulent la scolarisation ordinaire et la prise en charge en UPE2A pour les EANA ?

L’élève est inscrit à temps plein en classe ordinaire et reçoit en UPE2A un enseignement ciblant surtout le français langue de scolarisation.
L’élève suit principalement l’UPE2A et rejoint une classe ordinaire pour les matières où il maîtrise déjà le français.
L’élève alterne à parts égales entre classe ordinaire et UPE2A, où l’enseignement porte sur l’ensemble des disciplines.
L’élève est scolarisé à temps plein en classe ordinaire, tandis que l’UPE2A se concentre surtout sur sa langue familiale.

L’élève est inscrit à temps plein en classe ordinaire et reçoit en UPE2A un enseignement ciblant surtout le français langue de scolarisation.

Explication

La scolarisation de l’EANA se déroule à temps plein en classe ordinaire, et l’UPE2A apporte un enseignement spécifique axé principalement sur le français de scolarisation. L’UPE2A ne remplace donc pas la classe ordinaire par une scolarité parallèle.

24. Avant le début d’une prise en charge en UPE2A, quelle période d’accueil est prévue pour un EANA nouvellement inscrit ?

Une semaine de présence en UPE2A avant l’intégration dans une classe ordinaire.
Une période d’observation en classe ordinaire limitée aux matières sans forte composante écrite.
Au moins une semaine d’inclusion à temps plein dans une classe ordinaire.
Une semaine d’accueil à temps partiel, répartie entre la classe ordinaire et l’UPE2A.

Au moins une semaine d’inclusion à temps plein dans une classe ordinaire.

Explication

Dès son inscription, l’EANA est accueilli et inclus à temps plein en classe ordinaire pendant au moins une semaine avant toute prise en charge en UPE2A. Commencer par l’UPE2A inverse l’ordre prévu de l’accueil.

25. Un élève non ou très peu scolarisé avant son arrivée a besoin d’un accompagnement prolongé. Quelle durée d’UPE2A correspond à cette situation ?

Environ un an, avec la possibilité d’ajouter une année pour les élèves non ou très peu scolarisés.
Deux ans pour tous les EANA, avec une durée réduite pour les élèves déjà scolarisés.
Une année scolaire, prolongée en fonction du niveau de français plutôt que de la scolarisation antérieure.
Environ un an, avec une année supplémentaire réservée aux élèves ayant déjà été scolarisés.

Environ un an, avec la possibilité d’ajouter une année pour les élèves non ou très peu scolarisés.

Explication

L’accompagnement dure environ un an et une année supplémentaire peut être accordée aux élèves non ou très peu scolarisés antérieurement. La prolongation est liée à cette faible scolarisation antérieure, non à une scolarisation déjà régulière.

26. Quel est le nombre maximal d’élèves pouvant être pris en charge dans un groupe UPE2A ?

Dix-huit élèves.
Vingt élèves.
Quinze élèves.
Douze élèves.

Quinze élèves.

Explication

Un groupe pris en charge dans un dispositif UPE2A ne peut dépasser quinze élèves. Un plafond inférieur ou supérieur ne correspond pas à la limite fixée.

27. Pour quel élève une évaluation scolaire et linguistique est-elle proposée, et par qui peut-elle être réalisée ?

Tout EANA dès son arrivée, par un enseignant de français extérieur à l’UPE2A et au Casnav.
Tout EANA arrivé depuis moins de douze mois, par un enseignant d’UPE2A ou un conseiller du Casnav.
Tout EANA arrivé depuis plus de douze mois, par son enseignant de classe ordinaire ou sa famille.
Tout élève nouvellement inscrit, quelle que soit sa langue d’origine, par un conseiller d’orientation.

Tout EANA arrivé depuis moins de douze mois, par un enseignant d’UPE2A ou un conseiller du Casnav.

Explication

L’évaluation est proposée à tout EANA arrivé depuis moins de douze mois et peut être conduite par un enseignant d’UPE2A ou un conseiller du Casnav. Elle sert notamment à établir son profil et à repérer ses acquis antérieurs.

28. Comment les résultats de l’évaluation initiale doivent-ils orienter la suite de la scolarité d’un EANA ?

Ils servent à élaborer une réponse pédagogique personnalisée, notamment sur l’accompagnement linguistique, les outils et les supports.
Ils permettent de mesurer le niveau de français, tandis que les conseils pédagogiques sont établis indépendamment des résultats.
Ils servent principalement à attribuer une classe, sans modifier les modalités de soutien ou les pratiques pédagogiques.
Ils déterminent un parcours standard selon l’âge, afin d’appliquer les mêmes supports à des élèves de niveau comparable.

Ils servent à élaborer une réponse pédagogique personnalisée, notamment sur l’accompagnement linguistique, les outils et les supports.

Explication

Les résultats permettent de proposer une réponse adaptée au profil de l’élève, comprenant notamment l’accompagnement linguistique, les outils, les supports et des conseils aux enseignants. Une attribution de classe ne suffit donc pas à rendre compte de leur fonction pédagogique.

29. Quelles compétences examine l’évaluation diagnostique en français d’un EANA ?

La compréhension et la production orales, ainsi que l’interaction écrite et la traduction entre les langues connues.
La compréhension orale et écrite, ainsi que la production orale, sans distinguer l’interaction ni la production écrite.
La compréhension, la production et l’interaction orales, ainsi que la compréhension et la production écrites, avec attention au passage de l’oral à l’écrit.
La compréhension et la production écrites, ainsi que la grammaire et le vocabulaire, sans examiner les compétences orales.

La compréhension, la production et l’interaction orales, ainsi que la compréhension et la production écrites, avec attention au passage de l’oral à l’écrit.

Explication

L’évaluation situe cinq compétences — compréhension orale, production orale, interaction orale, compréhension écrite et production écrite — selon des niveaux allant de GD à B1. Elle accorde une attention particulière au passage de l’oral à l’écrit, contrairement à une évaluation limitée à la compréhension.

30. À quoi sert principalement la fiche de liaison après l’évaluation initiale d’un élève ?

À synthétiser les informations recueillies pour déterminer ses besoins et construire un projet personnalisé d’inclusion avec l’équipe pédagogique
À consigner les décisions familiales concernant la scolarisation et les transmettre aux services éducatifs régionaux
À définir les objectifs linguistiques de l’ensemble de la classe sans tenir compte du profil individuel de l’élève
À établir un relevé de notes provisoire pour orienter l’élève vers une classe correspondant à son niveau scolaire

À synthétiser les informations recueillies pour déterminer ses besoins et construire un projet personnalisé d’inclusion avec l’équipe pédagogique

Explication

La fiche rassemble les informations de l’évaluation initiale afin d’identifier les besoins de l’élève et d’élaborer avec l’équipe pédagogique son projet d’inclusion. Un relevé de notes peut renseigner sur les acquis, mais ne correspond pas à la fonction centrale de la fiche.

31. En quoi le caractère institutionnel et standardisé de la fiche de liaison est-il particulièrement utile lorsqu’un élève déménage ?

Il sert à transmettre aux familles un document local qui n’a pas vocation à être partagé entre établissements
Il permet au nouvel établissement de remplacer l’évaluation initiale par les résultats scolaires de l’ancienne école
Il garantit que l’élève conservera les mêmes enseignants et les mêmes horaires dans son nouvel établissement
Il facilite la communication entre partenaires et la continuité du suivi de l’élève à l’échelle régionale ou nationale

Il facilite la communication entre partenaires et la continuité du suivi de l’élève à l’échelle régionale ou nationale

Explication

Comme document officiel et standardisé, la fiche facilite les échanges entre partenaires et le suivi au-delà d’un établissement, notamment lors d’un déménagement. Elle ne garantit pas la continuité des enseignants ni des horaires, qui relèvent de l’organisation locale.

32. Quelle séquence décrit correctement les étapes de la fiche de liaison autour de l’évaluation ?

Avant, les informations générales sont renseignées ; pendant, le profil scolaire et linguistique est complété et des propositions sont préparées ; après, l’équipe organise l’accueil-inclusion et le chef d’établissement l’officialise
Avant, le profil scolaire et linguistique est complété ; pendant, le chef d’établissement officialise le dispositif ; après, l’équipe prépare les propositions
Avant, le dispositif d’accueil est officialisé ; pendant, seules les informations générales sont renseignées ; après, le profil linguistique est évalué par le chef d’établissement
Avant, les propositions de prise en charge sont validées ; pendant, l’équipe organise l’accueil-inclusion ; après, les informations générales sont ajoutées au document

Avant, les informations générales sont renseignées ; pendant, le profil scolaire et linguistique est complété et des propositions sont préparées ; après, l’équipe organise l’accueil-inclusion et le chef d’établissement l’officialise

Explication

La procédure distingue le renseignement des informations générales avant l’évaluation, la préparation des profils et propositions pendant celle-ci, puis l’organisation et l’officialisation du dispositif après l’évaluation. L’officialisation par le chef d’établissement intervient donc après l’organisation du dispositif par l’équipe.

33. Quelle information peut figurer dans la fiche de liaison tout en respectant la confidentialité de l’élève ?

Un détail sur la situation familiale utilisé pour expliquer ses difficultés en classe
Une donnée sur sa scolarisation qui éclaire ses besoins éducatifs
Un récit de son vécu familial sans lien direct avec les apprentissages scolaires
Une photographie personnelle destinée à aider les partenaires à le reconnaître

Une donnée sur sa scolarisation qui éclaire ses besoins éducatifs

Explication

La fiche peut contenir des informations relevant du cadre scolaire, notamment celles qui éclairent les besoins éducatifs de l’élève. Une donnée familiale sans lien avec la scolarité, même si elle semble explicative, sort du cadre prévu et porte atteinte à la confidentialité.

34. Une élève allophone nouvellement arrivée rejoint une classe de primaire ; quelle démarche initiale de l’enseignant favorise concrètement son accueil ?

La placer à l’écart du groupe pour observer les activités et lui fournir le matériel après la première période
Préparer la classe à son arrivée, favoriser l’entraide, lui laisser le temps de s’installer et vérifier qu’elle a le matériel de base
Demander à sa famille de présenter elle-même les règles de classe et de réunir les fournitures nécessaires
Lui confier immédiatement un travail individuel, puis attendre qu’elle demande de l’aide pour découvrir les routines de classe

Préparer la classe à son arrivée, favoriser l’entraide, lui laisser le temps de s’installer et vérifier qu’elle a le matériel de base

Explication

L’accueil en primaire comprend la préparation de la classe, l’entraide, un temps d’installation et la vérification du matériel scolaire essentiel. Attendre qu’elle réclame de l’aide ne remplace pas cet accompagnement proactif.

35. Comment organiser le tutorat recommandé pour un élève allophone en primaire ?

Un ou plusieurs élèves l’accompagnent en classe et en interclasse, restent près de lui et sont renouvelés chaque semaine, dans une démarche réciproque valorisant sa culture
Des élèves différents l’aident chaque jour à distance, tandis que l’enseignant évite d’aborder sa langue et sa culture d’origine
Un adulte assure l’accompagnement en classe et en interclasse, sans solliciter les élèves ni renouveler les modalités du tutorat
Un élève l’accompagne en classe, mais pas pendant les interclasses, et conserve ce rôle tout au long de l’année pour assurer une relation stable

Un ou plusieurs élèves l’accompagnent en classe et en interclasse, restent près de lui et sont renouvelés chaque semaine, dans une démarche réciproque valorisant sa culture

Explication

Le tutorat prévoit un ou plusieurs élèves proches de l’EANA, présents en classe et en interclasse, avec un renouvellement hebdomadaire et une valorisation réciproque des langues et cultures. Garder un tuteur toute l’année contredit la recommandation de renouvellement régulier.

36. Lorsqu’un enseignant de primaire évalue un EANA, quel principe permet de rendre l’évaluation adaptée à ses compétences ?

Différencier l’évaluation selon ses compétences linguistiques et cibler les activités où la maîtrise limitée du français ne fait pas obstacle
Évaluer principalement la compréhension du français, même lorsque cette compétence empêche de montrer les acquis disciplinaires
Reporter toute évaluation jusqu’à ce que l’élève maîtrise le français, sans consigner ses progrès pendant cette période
Évaluer toutes les activités avec les mêmes exigences linguistiques que pour les autres élèves, puis compenser par une note de participation

Différencier l’évaluation selon ses compétences linguistiques et cibler les activités où la maîtrise limitée du français ne fait pas obstacle

Explication

L’évaluation doit tenir compte des compétences linguistiques et porter sur des activités où une maîtrise insuffisante du français ne constitue pas un handicap. Reporter toute évaluation ferait perdre la possibilité de reconnaître et de suivre les progrès, qui peuvent être consignés dans le livret ou un cahier de réussite.

37. Pourquoi l’immersion en maternelle ne suffit-elle pas, à elle seule, à assurer la maîtrise du français chez un élève allophone ?

Elle permet une maîtrise complète du français oral, mais ne prépare pas l’élève à comprendre les consignes scolaires
Elle peut développer certaines compétences de langage oral, mais l’acquisition de la langue demande aussi un enseignement spécifique
Elle améliore les échanges entre élèves, mais ne peut contribuer au développement des compétences de langage oral
Elle développe surtout l’écrit et la grammaire, tandis que la maîtrise de l’oral dépend d’un enseignement disciplinaire séparé

Elle peut développer certaines compétences de langage oral, mais l’acquisition de la langue demande aussi un enseignement spécifique

Explication

L’immersion peut contribuer à certaines compétences de langage oral, mais ne garantit pas à elle seule la maîtrise de la langue, qui requiert un enseignement spécifique. Elle peut donc soutenir les apprentissages oraux sans remplacer cet enseignement.

38. Lorsqu’un EANA arrive dans un établissement du second degré, quelle action relève de la mobilisation de l’équipe pédagogique ?

Transmettre à l’équipe uniquement ses résultats scolaires, puis laisser chaque enseignant organiser son accompagnement sans documents communs
Informer l’équipe de son arrivée et lui transmettre les documents utiles à l’accueil et à l’accompagnement de l’élève
Confier l’ensemble de son accueil à un seul enseignant et attendre la fin du trimestre pour informer les autres personnels
Organiser une réunion avec la famille avant de communiquer aux enseignants les informations nécessaires à l’accueil

Informer l’équipe de son arrivée et lui transmettre les documents utiles à l’accueil et à l’accompagnement de l’élève

Explication

Dans le second degré, l’équipe pédagogique est mobilisée en étant informée de l’arrivée de l’EANA et en recevant les documents utiles à son accueil et à son accompagnement. Limiter l’information aux résultats scolaires ne fournit pas nécessairement les éléments nécessaires pour organiser cet accompagnement.

39. Un enseignant du second degré constate que ses consignes sont difficiles à comprendre pour un EANA ; quelle adaptation correspond aux pratiques recommandées ?

Employer un vocabulaire spécialisé sans explication, puis vérifier la compréhension en demandant une traduction complète
Ralentir fortement le cours en multipliant les reformulations complexes et remplacer les repères visuels par des explications orales détaillées
Adopter un débit et une articulation adaptés, employer des consignes simples en français standard et soutenir l’explication par des repères visuels
Maintenir le débit habituel, mais réduire les échanges oraux et demander à l’élève de mémoriser les consignes à partir du manuel

Adopter un débit et une articulation adaptés, employer des consignes simples en français standard et soutenir l’explication par des repères visuels

Explication

L’enseignant peut faciliter la compréhension en adaptant son débit et son articulation, en formulant des consignes simples et en utilisant des repères visuels, ainsi qu’en faisant mémoriser et répéter des structures syntaxiques. Maintenir le débit habituel tout en réduisant les échanges n’applique pas ces soutiens à la compréhension.

40. Dans un cours disciplinaire du second degré, quelle démarche aide un EANA à apprendre simultanément les contenus et le français de la discipline ?

Prévoir un temps d’observation et une fiche d’observation active, rendre visibles le titre, le plan et les mots-clés, puis permettre la répétition des écrits et l’usage de dictionnaires adaptés
Confier l’explication du vocabulaire à un camarade, limiter les écrits au tableau et consacrer le temps individuel aux exercices de notation
Présenter le contenu oralement, fournir une synthèse à la fin du cours et demander à l’élève de traduire seul les termes disciplinaires
Remplacer l’observation par une prise de notes immédiate, réserver le plan aux élèves avancés et interdire les dictionnaires pour préserver le rythme du cours

Prévoir un temps d’observation et une fiche d’observation active, rendre visibles le titre, le plan et les mots-clés, puis permettre la répétition des écrits et l’usage de dictionnaires adaptés

Explication

Le cours peut enseigner le français disciplinaire en combinant observation active, affichage des repères essentiels, répétition des écrits, dictionnaires adaptés et temps individuel. Une synthèse uniquement finale ne fournit pas les repères écrits et les soutiens prévus pendant le cours.

41. Quelle pratique aide les élèves à suivre l’organisation d’un cours disciplinaire ?

Présenter les objectifs à la fin, puis laisser les élèves reconstituer les étapes.
Annoncer le plan du cours, puis en rappeler les étapes pendant la séance.
Distribuer les exercices, puis expliquer leur ordre après leur réalisation.
Afficher les résultats attendus, puis éviter de revenir sur le déroulement.

Annoncer le plan du cours, puis en rappeler les étapes pendant la séance.

Explication

Annoncer le plan et reprendre ses étapes aide les élèves à se repérer tout au long de la séance. Présenter les objectifs à la fin ne leur donne pas ce fil conducteur pendant le cours.

42. Un élève ne comprend pas une activité disciplinaire : quelle démarche l’enseignant peut-il adopter ?

Faire réaliser l’activité par un camarade sans vérifier la compréhension de l’élève.
Vérifier ce que l’élève a compris et décomposer l’exercice en étapes de difficulté progressive.
Répéter la consigne à l’identique et demander à l’élève de terminer l’exercice seul.
Remplacer l’activité par un exercice plus complexe pour renforcer son autonomie.

Vérifier ce que l’élève a compris et décomposer l’exercice en étapes de difficulté progressive.

Explication

La démarche consiste à vérifier la compréhension, puis à différencier l’exercice en le découpant progressivement si nécessaire. Répéter la consigne sans vérifier ce qui pose problème ne permet pas d’adapter l’activité aux besoins de l’élève.

43. Pour aider des élèves NSA à comprendre les consignes, quelle organisation est la plus adaptée ?

Associer interactions orales, travail en groupe ou tutorat, pictogrammes et situations variées.
Privilégier les consignes écrites individuelles et les exercices réalisés sans échanges.
Confier les consignes à un tutorat écrit et réserver les pictogrammes aux évaluations.
Remplacer les situations variées par des démonstrations orales devant toute la classe.

Associer interactions orales, travail en groupe ou tutorat, pictogrammes et situations variées.

Explication

Pour les élèves NSA, il est recommandé de combiner les interactions orales, le groupe ou le tutorat, les pictogrammes et des situations d’apprentissage variées. Une approche centrée sur des consignes écrites individuelles ne reprend pas ces appuis complémentaires.

44. Selon le CECRL, comment les compétences antérieures d’un apprenant s’articulent-elles avec l’apprentissage d’une nouvelle langue et d’une nouvelle culture ?

Elles sont conservées et interagissent avec les compétences en cours d’acquisition.
Elles sont remplacées progressivement par les compétences dans la nouvelle langue.
Elles sont mises à l’écart afin de construire séparément les nouvelles compétences.
Elles interviennent après l’acquisition complète de la nouvelle langue et de sa culture.

Elles sont conservées et interagissent avec les compétences en cours d’acquisition.

Explication

Le CECRL décrit un apprenant qui conserve sa compétence en langue et culture maternelles, tandis que ses acquis interagissent avec les nouveaux apprentissages. Les mettre à l’écart contredit cette conception de compétences en interaction.

45. Comment l’enseignant peut-il considérer la langue d’origine d’un élève allophone nouvellement arrivé dans son apprentissage du français ?

Comme une richesse à cultiver et à valoriser, plutôt que comme un obstacle.
Comme un acquis à suspendre pour faciliter l’apprentissage du français.
Comme une difficulté à compenser avant de commencer les apprentissages en français.
Comme une compétence utile à évaluer, mais sans lien avec le français.

Comme une richesse à cultiver et à valoriser, plutôt que comme un obstacle.

Explication

La langue d’origine est un atout à valoriser et à cultiver, et non un frein à l’apprentissage du français. La considérer comme une difficulté à compenser reprend précisément la confusion à éviter.

46. Quel effet la découverte de langues, de cultures et d’alphabets peut-elle avoir dans une classe accueillant des élèves allophones ?

Elle facilite la mémorisation des alphabets, mais éloigne les élèves des cultures de leurs camarades.
Elle valorise les savoirs des élèves allophones et encourage ouverture et tolérance chez leurs camarades.
Elle met en évidence les différences linguistiques sans contribuer aux attitudes entre élèves.
Elle privilégie les savoirs des élèves francophones et réserve l’ouverture culturelle aux élèves allophones.

Elle valorise les savoirs des élèves allophones et encourage ouverture et tolérance chez leurs camarades.

Explication

La découverte des langues, des cultures et des alphabets reconnaît les savoirs des élèves allophones et peut favoriser bienveillance, ouverture et tolérance chez les autres. La réduire à la mémorisation des alphabets laisse de côté cette dimension de valorisation et de relation entre élèves.

47. Pourquoi le langage oral occupe-t-il une place fondamentale dans l’enseignement du FLS-FLSco ?

Il prépare la prononciation et le lexique, tandis que la culture scolaire se construit séparément.
Il intervient après l’apprentissage de l’écrit, des disciplines et des comportements scolaires.
Il sert de support à la communication quotidienne, sans lien avec les savoirs disciplinaires.
Il sert de socle à la culture scolaire, à la langue écrite, aux disciplines et aux comportements.

Il sert de socle à la culture scolaire, à la langue écrite, aux disciplines et aux comportements.

Explication

Le langage oral constitue le socle de plusieurs autres connaissances, dont la culture scolaire, l’écrit, les champs disciplinaires et les comportements. Le limiter à la communication quotidienne néglige son rôle dans l’ensemble de ces apprentissages.

48. Dans une séance individualisée de FLS-FLSco, quel enchaînement permet de passer de l’échange oral à une reprise du travail à la maison ?

Travail écrit sur la langue, échange informel, communication sur des supports, puis exercice oral.
Échange informel, mise par écrit, systématisation orale de la langue, puis communication sur des supports.
Échange informel, communication orale sur des supports, travail oral sur la langue, puis mise par écrit.
Communication orale sur des supports, exercice écrit, échange informel, puis systématisation orale.

Échange informel, communication orale sur des supports, travail oral sur la langue, puis mise par écrit.

Explication

La séance peut commencer par un échange informel, puis développer la communication orale et systématiser la prononciation, le lexique et les structures avant de les écrire pour une reprise à la maison. Commencer par un travail écrit inverse la progression décrite.

49. Comment enseigner le lexique et la grammaire dans une démarche de FLS-FLSco ?

À partir de listes et de règles, avant de les rattacher aux situations scolaires et sociales.
En contexte, à l’oral et à l’écrit, en lien avec les structures syntaxiques et les actes de langage.
À l’oral puis à l’écrit, en isolant les règles des structures et des situations de communication.
En contexte écrit, en reliant le lexique aux disciplines mais en séparant la grammaire des actes de langage.

En contexte, à l’oral et à l’écrit, en lien avec les structures syntaxiques et les actes de langage.

Explication

Le lexique et la grammaire s’apprennent en contexte, à l’oral comme à l’écrit, et en lien avec les structures syntaxiques et les actes de langage. Les enseigner d’abord sous forme de listes isolées les sépare des situations où ces savoirs prennent sens.

50. En l’absence de programme national ou de référentiel officiel pour les dispositifs accueillant des EANA, comment l’enseignant construit-il sa programmation ?

En s’appuyant sur plusieurs ressources pour élaborer sa programmation.
En reprenant le programme d’un seul niveau de classe ordinaire.
En choisissant les contenus selon les évaluations sommatives de fin d’année.
En suivant un référentiel unique établi pour tous les élèves allophones.

En s’appuyant sur plusieurs ressources pour élaborer sa programmation.

Explication

Sans programme national ni référentiel officiel dédié, l’enseignant mobilise plusieurs ressources pour construire sa programmation. Un programme unique de classe ordinaire ne constitue pas la règle indiquée pour ces dispositifs.

51. Quelle compétence fait partie des priorités du FLSco ?

Travailler les mots polysémiques et le métalangage des disciplines.
Écarter les manuels au profit d’exercices de grammaire décontextualisés.
Consacrer l’enseignement à la seule correction de la prononciation.
Remplacer les écrits scolaires par des échanges oraux informels.

Travailler les mots polysémiques et le métalangage des disciplines.

Explication

Le FLSco accorde une attention au métalangage disciplinaire et aux mots polysémiques, parmi d’autres compétences prioritaires. La correction de la prononciation seule ne rend pas compte de ces priorités, qui comprennent aussi les codes et les écrits scolaires.

52. À quoi sert l’évaluation diagnostique réalisée au début de l’accompagnement d’un élève ?

À vérifier les compétences acquises à la fin d’une période d’enseignement.
À repérer les erreurs commises pendant une séquence pour y remédier.
À déterminer son niveau de classe d’inclusion à partir de ses résultats.
À établir ses acquis linguistiques et scolaires et à définir ses objectifs prioritaires.

À établir ses acquis linguistiques et scolaires et à définir ses objectifs prioritaires.

Explication

L’évaluation diagnostique initiale permet de repérer les acquis linguistiques et scolaires afin de fixer les objectifs prioritaires. La vérification des compétences en fin de période correspond plutôt à une évaluation sommative.

53. Un enseignant constate, pendant une séquence, que plusieurs élèves se trompent sur une notion. À quoi les évaluations formatives régulières peuvent-elles servir ?

À établir une fois pour toutes les acquis initiaux et les objectifs prioritaires.
À communiquer uniquement aux familles les compétences de fin de trimestre.
À répartir les élèves selon leur âge et leur classe d’inclusion.
À ajuster les contenus et à aider les élèves à repérer puis corriger leurs erreurs.

À ajuster les contenus et à aider les élèves à repérer puis corriger leurs erreurs.

Explication

Les évaluations formatives pendant les séquences permettent d’adapter l’enseignement et d’accompagner le repérage ainsi que la remédiation des erreurs. L’établissement des acquis initiaux relève plutôt de l’évaluation diagnostique.

54. Quels éléments peuvent contribuer à l’hétérogénéité des élèves au sein d’un dispositif ?

Leur préférence pour un espace collectif ou un atelier de travail individuel.
Le nombre de périodes d’évaluation et les modalités de transmission des résultats.
La durée des activités orales et écrites prévues dans chaque séance.
Leur âge, leur scolarité antérieure et leur maîtrise du français oral et écrit.

Leur âge, leur scolarité antérieure et leur maîtrise du français oral et écrit.

Explication

L’hétérogénéité dépend notamment de l’âge, du parcours scolaire antérieur et de la maîtrise du français à l’oral comme à l’écrit. Les préférences d’organisation spatiale ne figurent pas parmi les facteurs énumérés pour expliquer cette hétérogénéité.

55. Comment un enseignant peut-il répondre aux besoins variés des élèves d’un dispositif ?

En donnant à tous le même parcours individualisé pour fédérer le groupe.
En associant un tronc commun collectif, notamment oral, à un parcours individualisé.
En remplaçant les activités collectives par des parcours entièrement individuels.
En réservant le travail collectif aux élèves ayant les mêmes acquis scolaires.

En associant un tronc commun collectif, notamment oral, à un parcours individualisé.

Explication

L’association d’un tronc commun collectif et d’un parcours individualisé permet à la fois de fédérer le groupe et de répondre aux besoins propres de chaque élève. Un parcours identique pour tous ne répond pas à cette fonction d’individualisation.

56. Comment organiser l’espace d’enseignement d’un dispositif lorsque les conditions matérielles le permettent ?

En réservant les espaces aménagés aux activités individuelles et en supprimant le travail collectif.
En organisant la salle selon les disciplines, sans tenir compte des modalités de travail.
En installant les élèves dans un espace collectif sans zones de travail distinctes.
En prévoyant un espace collectif et des espaces adaptés aux petits groupes ou au travail individuel.

En prévoyant un espace collectif et des espaces adaptés aux petits groupes ou au travail individuel.

Explication

L’aménagement doit prévoir un espace collectif ainsi que des espaces adaptés aux activités en petits groupes ou individuelles, dans la mesure des possibilités matérielles. Un espace collectif sans zones de travail distinctes ne permet pas de répondre à l’ensemble de ces modalités.

57. Dans un exemple de séance en dispositif, combien de temps est prévu pour le travail écrit ?

Cinq minutes.
Quinze minutes.
Vingt-cinq minutes.
Dix minutes.

Vingt-cinq minutes.

Explication

Dans l’exemple de déroulement, le travail écrit occupe vingt-cinq minutes de la séance. Les quinze minutes correspondent au travail oral, tandis que les dix minutes sont consacrées à la structuration de la langue à l’oral.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 92 flashcards sur Scolarisation des élèves allophones.

Que parle un élève allophone à son arrivée en France ?

Une ou plusieurs langues autres que le français.

Qui est considéré comme un EANA ?

Un élève venant de l’étranger, quelle que soit sa nationalité, présent en France depuis moins d’un an.

Que contrôle-t-on sur la présence en France d’un enfant mineur lors de son inscription scolaire ?

Rien, sa présence régulière n’est pas à contrôler.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Scolarisation des élèves allophones.

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