QCM : Ventilation opérationnelle en intervention (53 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la ventilation opérationnelle :

Elle désigne les actions qui contrôlent la propagation des flammes dans les bâtiments voisins du sinistre.
Elle regroupe des actions des sapeurs-pompiers qui maîtrisent les flux gazeux à l’extérieur du bâtiment touché.
Elle correspond aux opérations destinées à maîtriser les flux d’eau et de mousse dans la structure touchée.
Elle regroupe des actions visant à maîtriser les flux gazeux et thermiques dans la structure touchée par le feu.
Elle comprend des actions des sapeurs-pompiers sur les flux gazeux et thermiques dans la structure touchée.

Elle regroupe des actions visant à maîtriser les flux gazeux et thermiques dans la structure touchée par le feu. · Elle comprend des actions des sapeurs-pompiers sur les flux gazeux et thermiques dans la structure touchée.

Explication

La ventilation opérationnelle regroupe des actions des sapeurs-pompiers maîtrisant les flux gazeux et thermiques dans la structure touchée. Elle ne porte pas sur les flux d’eau et de mousse ni sur la seule maîtrise des flammes ou des flux gazeux extérieurs.

2. Les mouvements gazeux dans un bâtiment résultent principalement :

Des différences de pression produites principalement par les écarts de température des gaz intérieurs.
Des écarts de température des gaz qui provoquent des mouvements convectifs dans le bâtiment.
Des mouvements convectifs liés aux différences de température des gaz présents dans le bâtiment.
Des mouvements convectifs engendrés principalement par les variations de pression de l’air extérieur.
Des différences de pression liées aux mouvements d’air extérieurs influençant les gaz du bâtiment.

Des écarts de température des gaz qui provoquent des mouvements convectifs dans le bâtiment. · Des mouvements convectifs liés aux différences de température des gaz présents dans le bâtiment. · Des différences de pression liées aux mouvements d’air extérieurs influençant les gaz du bâtiment.

Explication

Les mouvements gazeux résultent principalement des différences de pression associées aux mouvements d’air extérieurs et de la convection due aux différences de température. Les propositions inversant les causes de la pression et de la convection attribuent incorrectement ces mécanismes.

3. Parmi les propositions suivantes concernant les ouvrants, laquelle (lesquelles) est (sont) exacte(s) ?

Un sortant est une ouverture par laquelle l’air frais sort d’un volume.
Un entrant désigne une ouverture qui évacue les fumées hors d’un volume.
Un entrant est une ouverture par laquelle l’air frais entre dans un volume.
Un entrant est une ouverture par laquelle les fumées quittent un volume vers l’extérieur.
Un sortant est une ouverture par laquelle les fumées sortent d’un volume.

Un entrant est une ouverture par laquelle l’air frais entre dans un volume. · Un sortant est une ouverture par laquelle les fumées sortent d’un volume.

Explication

Un entrant permet l’entrée de l’air frais, tandis qu’un sortant permet la sortie des fumées. Un sortant n’est donc pas une ouverture par laquelle l’air frais sort ; un entrant ne désigne pas une ouverture qui évacue les fumées, ni une ouverture par laquelle les fumées quittent le volume vers l’extérieur.

4. Les objectifs principaux de la ventilation opérationnelle comprennent :

Protéger un volume des flammes constitue l’un des trois objectifs principaux énoncés pour la ventilation opérationnelle.
Désenfumer un local en lien direct avec le local en feu constitue l’objectif de protection d’un volume.
Protéger un volume contre les fumées constitue un objectif de la ventilation opérationnelle.
Agir sur les fumées ou le foyer afin d’attaquer le feu constitue un objectif de la ventilation opérationnelle.
Désenfumer un local sans lien direct avec le local en feu constitue un objectif de la ventilation opérationnelle.

Protéger un volume contre les fumées constitue un objectif de la ventilation opérationnelle. · Agir sur les fumées ou le foyer afin d’attaquer le feu constitue un objectif de la ventilation opérationnelle. · Désenfumer un local sans lien direct avec le local en feu constitue un objectif de la ventilation opérationnelle.

Explication

Les trois objectifs sont de protéger un volume des fumées, de désenfumer un local sans lien direct avec le local en feu et d’agir sur les fumées ou le foyer pour attaquer le feu. La protection contre les flammes et le désenfumage d’un local directement lié au foyer ne correspondent pas aux formulations indiquées.

5. Le recloisonnement du feu consiste à :

Isoler le foyer des zones enfumées en fermant le volume dans lequel il se trouve.
Empêcher les fumées du volume en feu d’atteindre les flammes des volumes adjacents.
Empêcher les flammes d’atteindre les fumées présentes dans les volumes adjacents.
Fermer le volume où se trouve le foyer afin de l’isoler des zones enfumées.
Fermer un volume adjacent au foyer afin d’isoler celui-ci des zones enfumées.

Isoler le foyer des zones enfumées en fermant le volume dans lequel il se trouve. · Empêcher les flammes d’atteindre les fumées présentes dans les volumes adjacents. · Fermer le volume où se trouve le foyer afin de l’isoler des zones enfumées.

Explication

Le recloisonnement ferme le volume où se trouve le foyer, l’isole des zones enfumées et vise à empêcher les flammes d’atteindre les fumées des volumes adjacents. Fermer un volume adjacent ou inverser le rapport entre flammes et fumées décrit incorrectement cette définition.

6. Dans quelle situation le recloisonnement du feu est-il indiqué ?

Lorsqu’une action prioritaire, comme un sauvetage, doit être engagée dans un volume adjacent enfumé.
Lorsqu’un feu contenu dans une pièce a propagé des fumées vers des volumes adjacents.
Lorsqu’un feu déjà propagé hors de sa pièce menace des volumes adjacents où un sauvetage doit commencer.
Lorsqu’un feu contenu dans une pièce enfume des volumes voisins nécessitant une action prioritaire.
Lorsqu’un sauvetage doit être engagé dans des volumes adjacents enfumés par un feu encore contenu.

Lorsqu’une action prioritaire, comme un sauvetage, doit être engagée dans un volume adjacent enfumé. · Lorsqu’un feu contenu dans une pièce a propagé des fumées vers des volumes adjacents. · Lorsqu’un feu contenu dans une pièce enfume des volumes voisins nécessitant une action prioritaire. · Lorsqu’un sauvetage doit être engagé dans des volumes adjacents enfumés par un feu encore contenu.

Explication

Le recloisonnement est indiqué lorsque le feu reste contenu dans une pièce, mais que ses fumées ont gagné des volumes adjacents où une action prioritaire, telle qu’un sauvetage, doit être menée. La proposition plaçant le feu hors de sa pièce ne respecte pas la condition de confinement.

7. La mise en dépression d’un local en feu vise à :

Augmenter la pression du local en feu afin de limiter la propagation des fumées vers les locaux adjacents.
Abaisser la pression des locaux adjacents afin de limiter la propagation des fumées depuis le local en feu.
Abaisser la pression du local en feu afin de limiter l’entrée des fumées depuis les locaux adjacents.
Réduire la pression du local en feu pour limiter le transfert de fumées vers les locaux voisins.
Abaisser la pression du local en feu afin de limiter la propagation des fumées vers les locaux adjacents.

Réduire la pression du local en feu pour limiter le transfert de fumées vers les locaux voisins. · Abaisser la pression du local en feu afin de limiter la propagation des fumées vers les locaux adjacents.

Explication

La mise en dépression abaisse la pression du local en feu afin de limiter la propagation des fumées vers les locaux adjacents. Elle ne consiste pas à pressuriser le local en feu ni à abaisser la pression des locaux voisins.

8. Dans quel contexte la mise en dépression peut-elle être envisagée ?

Dans des locaux en étage lorsque les méthodes de ventilation disponibles sont inefficaces ou dangereuses.
Dans des locaux en sous-sol lorsque les autres méthodes de ventilation s’avèrent inefficaces ou risquées.
Dans des locaux en sous-sol lorsque les autres méthodes de ventilation sont inefficaces ou dangereuses.
Dans des locaux en sous-sol lorsque les autres méthodes de ventilation sont efficaces et sûres.
Dans des locaux en sous-sol lorsque les autres méthodes de ventilation sont dangereuses mais efficaces.

Dans des locaux en sous-sol lorsque les autres méthodes de ventilation s’avèrent inefficaces ou risquées. · Dans des locaux en sous-sol lorsque les autres méthodes de ventilation sont inefficaces ou dangereuses.

Explication

La mise en dépression peut être utilisée notamment dans des locaux en sous-sol lorsque les autres méthodes de ventilation sont inefficaces ou dangereuses. Des méthodes efficaces et sûres ne correspondent pas au contexte cité, et le contexte mentionné concerne les sous-sols.

9. Lors d’une mise en dépression, quelle configuration de ventilation est adaptée ?

Un ventilateur adapté fonctionne en extraction après raccordement au sortant depuis l’extérieur.
L’intervention s’effectue depuis l’extérieur en raccordant au sortant un ventilateur fonctionnant en extraction.
Le ventilateur est raccordé à l’entrant depuis l’extérieur et fonctionne en insufflation.
Un raccord ZAG placé au sortant constitue un raccordement idéal pour le ventilateur d’extraction.
Le raccordement au sortant, idéalement à un raccord ZAG, permet l’extraction depuis l’extérieur.

Un ventilateur adapté fonctionne en extraction après raccordement au sortant depuis l’extérieur. · L’intervention s’effectue depuis l’extérieur en raccordant au sortant un ventilateur fonctionnant en extraction. · Un raccord ZAG placé au sortant constitue un raccordement idéal pour le ventilateur d’extraction. · Le raccordement au sortant, idéalement à un raccord ZAG, permet l’extraction depuis l’extérieur.

Explication

La mise en dépression se réalise depuis l’extérieur en raccordant au sortant un ventilateur adapté fonctionnant en extraction; un raccord ZAG est idéal. Le raccordement décrit à l’entrant avec un ventilateur en insufflation inverse la configuration.

10. Au sujet de l’extraction des gaz chauds :

L’utilisation de manches adaptées est nécessaire pour extraire des gaz chauds.
Les adaptateurs d’extraction pour ventilateur soufflant ne sont généralement pas conçus pour les gaz chauds.
Des ventilateurs conçus pour l’extraction des gaz chauds sont nécessaires à cette opération.
L’extraction nécessite des manches et des ventilateurs conçus pour cet usage.
L’extraction des gaz chauds peut s’effectuer avec des manches conçues pour l’insufflation.

L’utilisation de manches adaptées est nécessaire pour extraire des gaz chauds. · Les adaptateurs d’extraction pour ventilateur soufflant ne sont généralement pas conçus pour les gaz chauds. · Des ventilateurs conçus pour l’extraction des gaz chauds sont nécessaires à cette opération. · L’extraction nécessite des manches et des ventilateurs conçus pour cet usage.

Explication

L’extraction des gaz chauds nécessite des manches et des ventilateurs conçus à cet effet. Les adaptateurs d’extraction pour ventilateur soufflant ne sont généralement pas conçus pour les gaz chauds, et des manches conçues pour l’insufflation ne sont pas adaptées à cette extraction.

11. Concernant la protection de l’escalier par antiventilation partielle :

Cette mesure s’envisage lorsque l’EGE est prévisible.
L’antiventilation partielle peut protéger l’escalier d’accès lors d’un feu naissant.
Les portes sont refermées autant que possible derrière le binôme d’attaque.
L’absence de risque prévisible d’EGE conditionne son emploi.
Cette mesure convient à un feu développé présentant un risque d’EGE.

L’antiventilation partielle peut protéger l’escalier d’accès lors d’un feu naissant. · Les portes sont refermées autant que possible derrière le binôme d’attaque. · L’absence de risque prévisible d’EGE conditionne son emploi.

Explication

Elle peut protéger l’escalier pour un feu naissant, à condition qu’aucun EGE ne soit prévisible, et les portes doivent être refermées derrière le binôme. Un feu développé ou un risque prévisible d’EGE ne convient pas à cette stratégie.

12. Pour un feu développé devenu sous-ventilé, quelle conduite concernant l’extraction est adaptée ?

L’extraction vise alors à alimenter le foyer en air frais.
L’extraction peut commencer avant l’extinction si le feu est sous-ventilé.
L’extraction est mise en place après l’extinction totale du feu.
La réduction du volume gazeux peut favoriser l’inflammation du mélange.
Après extinction, l’extraction a pour objectif le désenfumage.

L’extraction est mise en place après l’extinction totale du feu. · La réduction du volume gazeux peut favoriser l’inflammation du mélange. · Après extinction, l’extraction a pour objectif le désenfumage.

Explication

Pour un feu développé sous-ventilé, l’extraction n’est mise en œuvre qu’après extinction totale et vise le désenfumage. Réduire le volume de gaz peut améliorer les proportions du mélange et provoquer son inflammation, ce qui exclut une extraction anticipée destinée à alimenter le foyer.

13. Au sujet du gradient de pression lors du désenfumage :

Le gradient correspond à une variation progressive de la pression.
Le gradient met les fluides en mouvement entre des zones de pression différente.
Les fluides se déplacent des zones de basse pression vers celles de haute pression.
La pression diminue de l’entrant vers le sortant.
La pression augmente de l’entrant vers le sortant dans le gradient.

Le gradient correspond à une variation progressive de la pression. · Le gradient met les fluides en mouvement entre des zones de pression différente. · La pression diminue de l’entrant vers le sortant.

Explication

Le gradient est une variation progressive où la pression diminue de l’entrant vers le sortant, mettant les fluides en mouvement. Le sens du déplacement va des zones de haute pression vers celles de basse pression, et non l’inverse.

14. Les étapes du désenfumage d’un volume enfumé non touché par le feu comprennent :

Les fumées sont contrôlées à l’entrant après le démarrage du ventilateur.
Le ventilateur est placé au sortant pour établir le gradient de pression.
La veine d’air est reconnue et préservée avant la création des sortants.
La veine d’air est supprimée avant l’ouverture des sortants.
Un ou plusieurs sortants sont créés avant la mise en place du ventilateur.

La veine d’air est reconnue et préservée avant la création des sortants. · Un ou plusieurs sortants sont créés avant la mise en place du ventilateur.

Explication

La méthode préserve la veine d’air, crée un ou plusieurs sortants, puis place le ventilateur à l’entrant pour établir le gradient et contrôler l’évacuation au sortant. Placer le ventilateur au sortant, contrôler les fumées à l’entrant ou supprimer la veine d’air ne correspond pas à ces étapes.

15. Un vent souffle vers le sortant à une vitesse supérieure à 18 km/h :

Les fumées risquent très probablement de ne pas sortir.
Le seuil de vigilance indiqué est inférieur à 18 km/h.
La direction du vent vers l’entrant produit l’effet décrit.
Ce vent réduit fortement l’efficacité du désenfumage.
Ce vent facilite probablement la sortie des fumées du volume.

Les fumées risquent très probablement de ne pas sortir. · Ce vent réduit fortement l’efficacité du désenfumage.

Explication

Un vent dirigé vers le sortant et dépassant 18 km/h réduit fortement l’efficacité et empêche très probablement les fumées de sortir. Il ne facilite donc pas leur évacuation, et le seuil comme la direction sont bien ceux indiqués.

16. Quelle distinction caractérise les veines d’air tubulaires et massives lors du désenfumage ?

Une veine tubulaire maintient davantage de fumées dans les espaces morts.
Une veine tubulaire favorise l’effet piston et évacue rapidement les fumées.
Une veine massive produit l’effet piston le plus marqué.
Une veine massive évacue plus rapidement les fumées qu’une veine tubulaire.
Une veine massive favorise le mélange avec l’air frais.

Une veine tubulaire favorise l’effet piston et évacue rapidement les fumées. · Une veine massive favorise le mélange avec l’air frais.

Explication

La veine tubulaire favorise l’effet piston et une évacuation plus rapide, tandis que la veine massive favorise le mélange avec l’air frais. La veine massive peut aussi maintenir des fumées dans les espaces morts ; elle n’améliore donc pas l’évacuation comme le ferait une veine tubulaire.

17. La ventilation d’attaque a pour fonction de :

Faciliter et sécuriser l’attaque du feu par renouvellement de l’air.
Créer une circulation qui contourne le foyer et retient les fumées.
Créer une veine d’air qui passe par le foyer.
Rejeter les fumées à l’extérieur du volume.
Remplacer l’air frais de l’accès par les fumées du foyer.

Faciliter et sécuriser l’attaque du feu par renouvellement de l’air. · Créer une veine d’air qui passe par le foyer. · Rejeter les fumées à l’extérieur du volume.

Explication

La ventilation d’attaque fait passer une veine d’air par le foyer, remplace les fumées de l’accès par de l’air frais et rejette les fumées à l’extérieur pour faciliter et sécuriser l’attaque. Elle ne remplace pas l’air frais par des fumées et ne vise pas à contourner le foyer.

18. À propos de la réalisation du sortant en ventilation d’attaque :

Un sortant inférieur à 1 m² diminue la pression dans la partie haute.
Le sortant est réalisé au plus près du foyer et en partie haute.
Le sortant est réalisé à distance du foyer et en partie basse.
Un sortant de moins de 1 m² peut provoquer un refoulement de gaz chauds.
Un sortant inférieur à 1 m² assure l’évacuation sans contre-courant.

Le sortant est réalisé au plus près du foyer et en partie haute. · Un sortant de moins de 1 m² peut provoquer un refoulement de gaz chauds.

Explication

Le sortant doit être proche du foyer et situé en partie haute. S’il mesure moins de 1 m², la pression peut augmenter en partie haute et refouler des gaz chauds à contre-courant, contrairement aux propositions qui prédisent une baisse de pression ou une évacuation sans risque.

19. Concernant les actions menées conjointement à une ventilation d’attaque :

Une action ne doit pas placer des intervenants entre le foyer et le sortant.
Une action est compatible si les intervenants se trouvent entre le foyer et le sortant.
Une action peut installer les intervenants au-delà du sortant, côté extérieur.
Une action peut placer les intervenants entre le foyer et le ventilateur.
Une action peut interposer les intervenants entre le foyer et le sortant.

Une action ne doit pas placer des intervenants entre le foyer et le sortant.

Explication

La ventilation d’attaque ne doit pas être combinée à une action qui place des intervenants entre le foyer et le sortant. Les autres emplacements proposés ne reprennent pas cette restriction précise et ne permettent donc pas d’affirmer la compatibilité décrite.

20. Concernant l’antiventilation d’attaque :

La vapeur d’eau contribue à inerter les gaz chauds lors de l’attaque.
Elle prive en grande partie le feu de comburant et s’associe à une attaque hydraulique.
L’attaque hydraulique réchauffe les fumées et les gaz chauds par la vapeur d’eau.
L’attaque hydraulique refroidit les fumées et les gaz chauds produits par le foyer.
L’antiventilation d’attaque agit principalement en augmentant l’apport de comburant au foyer.

La vapeur d’eau contribue à inerter les gaz chauds lors de l’attaque. · Elle prive en grande partie le feu de comburant et s’associe à une attaque hydraulique. · L’attaque hydraulique refroidit les fumées et les gaz chauds produits par le foyer.

Explication

L’antiventilation réduit fortement l’apport de comburant et s’accompagne d’une attaque hydraulique qui refroidit et iner­te les gaz. La vapeur d’eau participe à l’inertage ; elle ne réchauffe pas les fumées, et la tactique ne vise pas à accroître l’apport d’air.

21. La sécurité des intervenants engagés en antiventilation d’attaque dépend notamment :

Du risque qu’un décloisonnement apporte assez d’air pour favoriser un phénomène thermique.
Du maintien du cloisonnement du volume concerné pendant l’intervention.
De l’apport d’air au volume avant que les gaz chauds soient inertés.
De la suppression des portes séparant le foyer des volumes voisins.
De l’ouverture des séparations pour apporter de l’air au foyer avant l’inertage.

Du risque qu’un décloisonnement apporte assez d’air pour favoriser un phénomène thermique. · Du maintien du cloisonnement du volume concerné pendant l’intervention.

Explication

Le maintien du cloisonnement contribue à la sécurité, car un décloisonnement peut apporter assez d’air pour favoriser un phénomène thermique avant l’inertage. Ouvrir les séparations ou apporter de l’air avant cette étape accroît donc le risque au lieu de protéger les intervenants.

22. Quelles sont les étapes de l’antiventilation d’attaque ?

La ventilation du volume précède l’impulsion hydraulique et la fermeture de la porte.
La progression vers le foyer s’effectue en réduisant les ouvertures.
La sécurité des intervenants dépend du décloisonnement du volume concerné.
L’opération peut être renouvelée, puis le volume est ventilé après l’arrêt des gaz de pyrolyse.
Après une impulsion hydraulique, la porte du foyer est refermée.

La progression vers le foyer s’effectue en réduisant les ouvertures. · L’opération peut être renouvelée, puis le volume est ventilé après l’arrêt des gaz de pyrolyse. · Après une impulsion hydraulique, la porte du foyer est refermée.

Explication

La progression réduit les ouvertures ; une impulsion hydraulique est suivie de la fermeture de la porte, et l’opération peut être répétée. La ventilation du volume intervient lorsque la production de gaz de pyrolyse a cessé. Le maintien du cloisonnement du volume concerné contribue à la sécurité des intervenants.

23. À propos de la production de vapeur et de l’inertage en antiventilation d’attaque :

Un litre d’eau fournit environ 1,7 m31{,}7\,\text{m}^3 de vapeur à 100 °C100\,°\text{C}.
L’atmosphère est inertée lorsque la vapeur représente environ les deux tiers de la masse gazeuse.
Un litre d’eau fournit environ 1,7 m31{,}7\,\text{m}^3 de vapeur à 100 °F100\,°\text{F}.
L’inertage est atteint lorsque la vapeur représente environ le tiers de la masse gazeuse.
La proportion de vapeur utilisée comme repère d’inertage est d’environ un tiers.

Un litre d’eau fournit environ $$1{,}7\,\text{m}^3$$ de vapeur à $$100\,°\text{C}$$. · L’inertage est atteint lorsque la vapeur représente environ le tiers de la masse gazeuse. · La proportion de vapeur utilisée comme repère d’inertage est d’environ un tiers.

Explication

Un litre d’eau fournit environ 1,7 m31{,}7\,\text{m}^3 de vapeur à 100 °C100\,°\text{C}, et le repère d’inertage est environ le tiers de la masse gazeuse. Les températures en degrés Fahrenheit et la proportion de deux tiers ne correspondent pas aux valeurs indiquées.

24. Concernant la ventilation des gros volumes :

Le brassage maintient les fumées dans des couches distinctes d’un grand volume.
Dans un grand local, obtenir un effet piston unidirectionnel est difficile.
Dans un grand local, le flux piston unidirectionnel s’établit facilement de l’entrant au sortant.
Le brassage tend à déstratifier l’atmosphère d’un local de grand volume.
Le brassage tend à renforcer la stratification de l’atmosphère dans un grand local.

Dans un grand local, obtenir un effet piston unidirectionnel est difficile. · Le brassage tend à déstratifier l’atmosphère d’un local de grand volume.

Explication

Dans un grand volume, un effet piston unidirectionnel de l’entrant vers le sortant est difficile à obtenir, et le brassage tend à déstratifier l’atmosphère. Les formulations qui présentent le flux piston comme facile ou le brassage comme renforçant la stratification inversent ces caractéristiques.

25. Sur un feu naissant dans un volume assez haut, quelles conséquences peut avoir le brassage ?

Une attaque par ventilation à pression positive devient impossible dans cette situation.
Il peut retarder la pyrolyse des matériaux combustibles.
Une attaque par ventilation à pression positive reste possible, mais son intérêt est limité.
Il concentre les fumées et élève leur température en partie haute.
Il dilue les fumées et modère leur température en partie haute.

Il peut retarder la pyrolyse des matériaux combustibles. · Une attaque par ventilation à pression positive reste possible, mais son intérêt est limité. · Il dilue les fumées et modère leur température en partie haute.

Explication

Sur un feu naissant, le brassage dilue les fumées et modère leur température en partie haute, ce qui peut retarder la pyrolyse. La ventilation à pression positive reste possible, mais son intérêt est limité ; le brassage ne concentre pas les fumées et ne rend pas cette attaque impossible.

26. Un feu développé survient dans un grand volume ; concernant la ventilation d’attaque :

La ventilation d’attaque modère la combustion et devient particulièrement adaptée au feu développé.
La destratification arrête la pyrolyse des matériaux combustibles dans le grand volume.
La turbulence près du foyer peut activer la combustion.
La destratification améliore la visibilité et accélère l’évacuation de chaleur par les exutoires.
La destratification peut dégrader la visibilité et ralentir l’évacuation de chaleur par les exutoires.

La turbulence près du foyer peut activer la combustion. · La destratification peut dégrader la visibilité et ralentir l’évacuation de chaleur par les exutoires.

Explication

Dans un feu développé, la destratification dégrade la visibilité et ralentit l’évacuation de chaleur, tandis que la turbulence près du foyer active la combustion. La ventilation d’attaque est alors contre-productive et la pyrolyse est maintenue, plutôt qu’arrêtée.

27. Les objectifs opérationnels lors d’un incendie de parking souterrain comprennent :

La localisation et l’extinction du feu, ainsi que le désenfumage du parking.
La vérification de l’absence de victimes dans le parking.
La recherche des victimes après le désenfumage et l’extinction du feu.
La protection des bâtiments contigus ou reliés au parking.
La protection des seuls véhicules directement exposés au foyer.

La localisation et l’extinction du feu, ainsi que le désenfumage du parking. · La vérification de l’absence de victimes dans le parking. · La protection des bâtiments contigus ou reliés au parking.

Explication

Les objectifs incluent la recherche de victimes, la protection des bâtiments contigus ou reliés, la localisation et l’extinction du feu, puis le désenfumage. La protection ne se limite pas aux véhicules et la recherche des victimes ne doit pas être différée jusqu’après l’extinction.

28. Pendant la première phase d’intervention dans un parking souterrain en feu :

Les binômes reconnaissent les lieux et recherchent les victimes avant de localiser et d’éteindre le feu.
Les binômes attendent l’extinction avant de reconnaître les lieux et rechercher les victimes.
L’escalier du parking débouchant à l’air libre est mis en surpression.
Les cages d’escalier des immeubles sont mises en dépression.
Les cages d’escalier des immeubles sont mises en surpression.

Les binômes reconnaissent les lieux et recherchent les victimes avant de localiser et d’éteindre le feu. · L’escalier du parking débouchant à l’air libre est mis en surpression. · Les cages d’escalier des immeubles sont mises en surpression.

Explication

La première phase comprend la mise en surpression des cages d’escalier des immeubles et de l’escalier du parking débouchant à l’air libre. Les binômes reconnaissent les lieux et recherchent les victimes avant la localisation et l’extinction du feu, et non après.

29. Concernant les ventilateurs des cages d’escalier lors d’un incendie de parking souterrain, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Ils mettent les cages d’escalier en surpression pour faciliter l’extinction.
Les moyens de désenfumage évacuent les fumées du parking, contrairement aux ventilateurs de surpression.
Ils sont dimensionnés pour évacuer rapidement les fumées du parking.
Ils contribuent à sécuriser l’extinction en protégeant les cages d’escalier.
Les moyens de désenfumage servent à mettre les cages d’escalier en surpression.

Ils mettent les cages d’escalier en surpression pour faciliter l’extinction. · Les moyens de désenfumage évacuent les fumées du parking, contrairement aux ventilateurs de surpression. · Ils contribuent à sécuriser l’extinction en protégeant les cages d’escalier.

Explication

Les ventilateurs de surpression facilitent et sécurisent l’extinction dans les cages d’escalier, mais ne sont pas dimensionnés pour évacuer rapidement les fumées du parking. Cette évacuation relève des moyens de désenfumage, et non des ventilateurs de surpression.

30. Dans un parking très sous-ventilé, quelle conduite adopter avant le désenfumage ?

La ventilation de désenfumage doit précéder l’extinction pour assurer l’inertage complet.
L’inertage complet et sûr de grands volumes est impossible à garantir.
L’inertage complet et sûr des grands volumes permet de différer l’extinction.
La ventilation de désenfumage doit être installée avant la mise en surpression des cages d’escalier.
L’extinction complète doit être recherchée avant l’installation d’une ventilation de désenfumage.

L’inertage complet et sûr de grands volumes est impossible à garantir. · L’extinction complète doit être recherchée avant l’installation d’une ventilation de désenfumage.

Explication

Dans un parking très sous-ventilé, il faut rechercher l’extinction complète avant d’installer la ventilation de désenfumage, car l’inertage complet et sûr de grands volumes est impossible. La mise en surpression des cages d’escalier intervient pendant la première phase de l’intervention, avant le désenfumage.

31. Pour désenfumer un local borgne profond, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le soufflage direct perd rapidement sa vitesse et ne balaie pas le fond.
La gaine aide à pousser les fumées du fond vers l’extérieur.
Une gaine fixée au ventilateur permet d’injecter l’air au fond du local.
La gaine sert à aspirer les fumées depuis l’ouverture vers le fond.
Le soufflage direct atteint le fond sans perte notable de vitesse.

Le soufflage direct perd rapidement sa vitesse et ne balaie pas le fond. · La gaine aide à pousser les fumées du fond vers l’extérieur. · Une gaine fixée au ventilateur permet d’injecter l’air au fond du local.

Explication

Dans un local profond, le soufflage direct perd vite de sa vitesse et ne balaie pas le fond ; une gaine permet d’y injecter l’air et de pousser les fumées vers l’extérieur. Le soufflage direct n’atteint donc pas efficacement le fond, et la gaine n’aspire pas les fumées vers celui-ci.

32. Pour mettre un volume en surpression avec un ventilateur placé sur un entrant :

L’air entrant doit dépasser l’air susceptible de sortir par les fuites et l’entrant.
L’installation peut fonctionner sans création d’un sortant.
La surpression dépend de la création préalable d’un sortant dédié.
Le ventilateur peut ainsi contribuer à mettre le volume en surpression.
Le débit entrant doit rester inférieur à l’air évacué par les fuites.

L’air entrant doit dépasser l’air susceptible de sortir par les fuites et l’entrant. · L’installation peut fonctionner sans création d’un sortant. · Le ventilateur peut ainsi contribuer à mettre le volume en surpression.

Explication

Un ventilateur placé sur un entrant peut mettre le volume en surpression sans créer de sortant si l’air entrant dépasse les sorties possibles par les fuites et l’entrant. Un débit inférieur ne satisfait pas cette condition, et un sortant dédié n’est pas requis.

33. En désenfumage naturel d’un volume non compartimenté, quelle origine met l’air en mouvement ?

Le gradient de pression provient principalement de la vitesse du ventilateur d’extraction.
Le gradient s’établit entre l’entrant bas et le sortant haut.
La mise en mouvement résulte d’une différence de température entre deux locaux.
Les différences de température intérieur-extérieur créent un gradient de pression.
Les différences de pression entre l’entrant haut et le sortant bas entraînent l’air.

Le gradient s’établit entre l’entrant bas et le sortant haut. · Les différences de température intérieur-extérieur créent un gradient de pression.

Explication

Les différences de température entre l’intérieur et l’extérieur créent un gradient de pression entre l’entrant bas et le sortant haut, ce qui met l’air en mouvement. Le gradient n’est pas décrit entre des ouvertures inversées, ni comme produit par un ventilateur ou par deux locaux.

34. Concernant le dimensionnement des ouvertures en désenfumage mécanique :

Un sortant plus grand réduit le débit jusqu’à un gain peu significatif.
Un entrant doit être dimensionné indépendamment des caractéristiques du ventilateur.
Un sortant plus grand cesse d’augmenter le débit dès les premiers agrandissements.
Un entrant trop grand augmente le débit sans affecter l’efficacité du dispositif.
Un entrant trop grand peut diminuer l’efficacité et doit être adapté au ventilateur.

Un entrant trop grand peut diminuer l’efficacité et doit être adapté au ventilateur.

Explication

En désenfumage mécanique, un entrant trop grand peut réduire l’efficacité et doit être adapté au ventilateur. L’agrandissement du sortant augmente le débit jusqu’à ce que le gain devienne peu significatif ; il ne le réduit pas et cet effet n’est pas décrit comme immédiat.

35. Lors d’une ventilation d’attaque, comment le sortant est-il créé et agrandi ?

Le sortant est agrandi après la mise en service de l’entrant et l’établissement de la veine d’air.
Le sortant est agrandi avant la mise en service de l’entrant.
Le sortant est créé de préférence en partie basse.
La veine d’air est établie après l’agrandissement du sortant.
Le sortant est créé si possible en partie haute.

Le sortant est agrandi après la mise en service de l’entrant et l’établissement de la veine d’air. · Le sortant est créé si possible en partie haute.

Explication

Le sortant est créé si possible en partie haute, puis agrandi après la mise en service de l’entrant et l’établissement de la veine d’air. Il n’est donc pas agrandi avant l’entrant, et sa création n’est pas privilégiée en partie basse.

36. Lors de la mise à l’air libre de gaz chauds riches en gaz de pyrolyse, quelles mesures de sécurité sont adaptées ?

Le personnel engagé pour l’ouverture doit être limité.
Le personnel engagé pour l’ouverture peut être augmenté pour accélérer l’intervention.
L’ouverture doit être réalisée sans prévoir de moyen d’intervention complémentaire.
La zone d’exclusion peut être agrandie pour protéger les personnes.
Un moyen hydraulique prêt à être utilisé peut être prévu si nécessaire.

Le personnel engagé pour l’ouverture doit être limité. · La zone d’exclusion peut être agrandie pour protéger les personnes.

Explication

La sécurité peut nécessiter l’agrandissement de la zone d’exclusion et impose de limiter le personnel engagé pour l’ouverture ; un moyen hydraulique prêt à l’emploi peut être prévu si nécessaire. Augmenter le personnel ou renoncer à tout moyen complémentaire ne correspond pas à ces mesures.

37. Un sortant trop petit peut entraîner quelles conséquences dans une pièce en feu ?

Son agrandissement aggrave le retour des gaz chauds en augmentant la surpression.
Il diminue la pression et favorise l’entrée d’air frais par la partie basse.
Il peut entraîner un retour de gaz chauds sous forme de contre-flux.
Il laisse la surpression liée à la pyrolyse et à la chaleur migrer à contre-flux.
Il provoque une entrée d’air frais en partie basse et alimente la combustion.

Il peut entraîner un retour de gaz chauds sous forme de contre-flux. · Il laisse la surpression liée à la pyrolyse et à la chaleur migrer à contre-flux.

Explication

Un sortant trop petit laisse la surpression due à la pyrolyse et à la chaleur migrer en partie à contre-flux sous forme de gaz chauds. L’entrée d’air frais par le bas est plutôt associée à un sortant trop grand, et l’agrandissement du sortant peut résoudre le problème.

38. Concernant les effets d’un sortant trop grand dans une pièce en feu :

Il peut faire chuter la pression dans la pièce en feu.
L’air frais peut pénétrer par la partie basse de l’ouverture.
Des débits d’extinction moins importants peuvent devenir nécessaires.
Il peut favoriser le retour des gaz chauds par contre-flux sous l’effet d’une surpression.
L’entrée d’air frais par le bas peut réduire l’alimentation de la combustion.

Il peut faire chuter la pression dans la pièce en feu. · L’air frais peut pénétrer par la partie basse de l’ouverture.

Explication

Un sortant trop grand peut faire chuter la pression et permettre à l’air frais d’entrer par sa partie basse, ce qui alimente la combustion. Le retour de gaz chauds lié à une surpression caractérise plutôt un sortant trop petit, et l’alimentation accrue peut nécessiter des débits d’extinction majorés.

39. Concernant le rôle des ventilateurs en relais :

Ils compensent les pertes de charge dues à la distance dans la structure.
Ils sont destinés à refroidir les locaux borgnes sans créer de veine d’air.
Ils répondent aux pertes de charge associées à l’éloignement ou à la configuration des lieux.
Ils servent principalement à augmenter le taux d’oxygène dans les fumées.
Ils compensent les pertes de charge liées à une distribution particulière de la structure.

Ils compensent les pertes de charge dues à la distance dans la structure. · Ils répondent aux pertes de charge associées à l’éloignement ou à la configuration des lieux. · Ils compensent les pertes de charge liées à une distribution particulière de la structure.

Explication

Les relais compensent les pertes de charge provoquées par la distance ou la distribution particulière de la structure. L’augmentation du taux d’oxygène et le refroidissement des locaux borgnes ne définissent pas leur rôle.

40. Un ventilateur est installé vers le sortant d’un cheminement enfumé. Quelles caractéristiques conviennent à cet usage ?

Le ventilateur doit être adapté à un raccord utilisé à l’entrant.
L’appareil peut s’adapter à un raccord ZAG pour cet emploi.
Son moteur peut supporter les fumées et la chaleur rencontrées au sortant.
Son moteur peut fonctionner avec un faible taux d’oxygène si nécessaire.
Son moteur doit fonctionner avec un taux d’oxygène élevé dans les fumées.

L’appareil peut s’adapter à un raccord ZAG pour cet emploi. · Son moteur peut supporter les fumées et la chaleur rencontrées au sortant. · Son moteur peut fonctionner avec un faible taux d’oxygène si nécessaire.

Explication

Un ventilateur vers le sortant doit avoir un moteur supportant fumées et chaleur, pouvoir s’adapter à un raccord ZAG et fonctionner, si nécessaire, avec peu d’oxygène. Un taux d’oxygène élevé et un raccord destiné à l’entrant ne répondent pas aux caractéristiques indiquées.

41. Dans une structure avec des locaux borgnes sans sortant réalisable, comment organiser le brassage et le déplacement des fumées ?

Le brassage des locaux borgnes peut être assuré séparément de la veine d’air principale.
Le ventilateur principal brasse les locaux borgnes et les autres ventilateurs repoussent les fumées vers l’intérieur.
Un ou plusieurs ventilateurs brassent les locaux borgnes.
Un ventilateur principal dirige les gaz vers les locaux borgnes pour les évacuer.
Un ventilateur principal crée une veine d’air qui repousse fumées et gaz vers l’extérieur.

Le brassage des locaux borgnes peut être assuré séparément de la veine d’air principale. · Un ou plusieurs ventilateurs brassent les locaux borgnes. · Un ventilateur principal crée une veine d’air qui repousse fumées et gaz vers l’extérieur.

Explication

Un ou plusieurs ventilateurs brassent les locaux borgnes, tandis que le ventilateur principal crée une veine d’air repoussant fumées et gaz vers l’extérieur. Le ventilateur principal n’envoie pas les fumées vers l’intérieur ni vers les locaux borgnes.

42. À propos du stoppeur de fumées :

Il limite l’apport d’air dans le volume en feu par l’ouverture de la porte.
Il contribue à limiter les échanges entre le volume en feu et la circulation.
Il prend la forme d’un rideau destiné à retenir les fumées dans le volume concerné.
Il se place sur une porte pour empêcher les fumées de gagner la circulation.
Il agit sur les échanges au niveau d’une porte plutôt que d’une fenêtre exposée.

Il limite l’apport d’air dans le volume en feu par l’ouverture de la porte. · Il contribue à limiter les échanges entre le volume en feu et la circulation. · Il prend la forme d’un rideau destiné à retenir les fumées dans le volume concerné. · Il se place sur une porte pour empêcher les fumées de gagner la circulation. · Il agit sur les échanges au niveau d’une porte plutôt que d’une fenêtre exposée.

Explication

Le stoppeur de fumées est un rideau placé sur une porte : il freine la sortie des fumées vers la circulation et limite l’apport d’air au volume en feu. Le dispositif agissant sur une fenêtre exposée au vent est le stoppeur de vent.

43. Quels effets le stoppeur de fumées produit-il sur la zone de circulation ?

Il préserve une zone de repli en dirigeant les fumées vers la porte d’entrée.
Il préserve une zone de repli sécurisée pour les intervenants.
Il limite les dégâts liés aux fumées en retenant leur sortie par la porte d’entrée.
Il protège une zone de repli en réduisant la propagation des fumées vers la circulation.
Il facilite la sortie des fumées vers la circulation par la porte d’entrée.

Il préserve une zone de repli sécurisée pour les intervenants. · Il limite les dégâts liés aux fumées en retenant leur sortie par la porte d’entrée. · Il protège une zone de repli en réduisant la propagation des fumées vers la circulation.

Explication

Le stoppeur de fumées aide à préserver une zone de repli et réduit les dégâts en empêchant les fumées de sortir vers la circulation par la porte d’entrée. Il ne facilite ni ne dirige cette sortie.

44. Lors d’une progression sous stoppeur de fumées, quelles mesures concernant les fumées sont appropriées ?

L’eau permet de refroidir et de saturer de vapeur les fumées afin de prévenir leur inflammation.
La vapeur d’eau contribue à saturer les fumées et à prévenir leur inflammation.
Le refroidissement des fumées sert à favoriser l’inflammation des imbrûlés.
Des applications d’eau raisonnées refroidissent les fumées chargées en imbrûlés.
Les applications d’eau visent à réchauffer les fumées chargées en imbrûlés.

L’eau permet de refroidir et de saturer de vapeur les fumées afin de prévenir leur inflammation. · La vapeur d’eau contribue à saturer les fumées et à prévenir leur inflammation. · Des applications d’eau raisonnées refroidissent les fumées chargées en imbrûlés.

Explication

Des applications d’eau raisonnées refroidissent les fumées chargées en imbrûlés et les saturent de vapeur d’eau pour prévenir leur inflammation. Les réchauffer ou favoriser leur inflammation contredit cet objectif.

45. Un feu est affecté par le vent à travers une fenêtre ouverte. Quelles caractéristiques correspondent au stoppeur de vent ?

Il réduit les effets du vent sur le feu en agissant contre la fenêtre ouverte.
Il est appliqué depuis l’extérieur sur une fenêtre exposée au vent.
C’est un rideau souple posé depuis l’intérieur sur la porte d’entrée.
C’est un dispositif semi-rigide appliqué depuis l’extérieur contre la fenêtre ouverte.
Il limite les échanges de fumées par une porte de circulation.

Il réduit les effets du vent sur le feu en agissant contre la fenêtre ouverte. · Il est appliqué depuis l’extérieur sur une fenêtre exposée au vent. · C’est un dispositif semi-rigide appliqué depuis l’extérieur contre la fenêtre ouverte.

Explication

Le stoppeur de vent est semi-rigide et s’applique depuis l’extérieur contre une fenêtre ouverte pour réduire les effets du vent sur le feu. Le rideau posé sur une porte et la limitation des échanges par celle-ci relèvent du stoppeur de fumées.

46. Concernant les gaz d’échappement des ventilateurs thermiques :

Les oxydes d’azote indiquent que les gaz d’échappement sont dépourvus d’autres polluants.
Ils sont nocifs pour les personnes exposées.
Le monoxyde de carbone indique la présence possible de vapeur d’eau comme polluant principal.
Des composés volatils carbonés peuvent également faire partie des polluants présents.
Le monoxyde de carbone peut signaler la présence d’oxydes d’azote.

Ils sont nocifs pour les personnes exposées. · Des composés volatils carbonés peuvent également faire partie des polluants présents. · Le monoxyde de carbone peut signaler la présence d’oxydes d’azote.

Explication

Les gaz d’échappement sont nocifs, et le monoxyde de carbone peut signaler d’autres polluants, notamment les oxydes d’azote et les composés volatils carbonés. La vapeur d’eau n’est pas le polluant cité comme indicateur, et les oxydes d’azote n’excluent pas d’autres polluants.

47. Quelle conduite adopter concernant la protection respiratoire sous ventilation thermique ?

Des travaux sous ventilation thermique requièrent une protection respiratoire adaptée.
Les travaux peuvent être réalisés sans protection respiratoire si l’exposition est longue.
L’appareil respiratoire isolant est fortement conseillé dans la veine d’air lors d’une exposition longue.
La protection respiratoire adaptée est conseillée uniquement hors de la veine d’air.
Une exposition prolongée dans la veine d’air justifie le recours conseillé à un appareil respiratoire isolant.

Des travaux sous ventilation thermique requièrent une protection respiratoire adaptée. · L’appareil respiratoire isolant est fortement conseillé dans la veine d’air lors d’une exposition longue. · Une exposition prolongée dans la veine d’air justifie le recours conseillé à un appareil respiratoire isolant.

Explication

Les travaux sous ventilation thermique nécessitent une protection respiratoire adaptée; l’appareil respiratoire isolant est fortement conseillé dans la veine d’air lors d’une exposition longue. Une exposition longue ne justifie pas de travailler sans protection, et la recommandation concerne bien la veine d’air.

48. Un ventilateur thermique placé dans une infrastructure semble brasser l’air, mais la ventilation devient inefficace. Quelles mesures ou observations sont pertinentes ?

Un contrôle continu du monoxyde de carbone est requis pour cet usage intérieur.
Le contrôle du monoxyde de carbone peut être remplacé par une observation du brassage.
Son emploi intérieur exige une grande maîtrise de la ventilation thermique.
Une ventilation inefficace peut faire fortement croître la concentration de monoxyde de carbone.
Un brassage qui semble efficace garantit une concentration stable de monoxyde de carbone.

Un contrôle continu du monoxyde de carbone est requis pour cet usage intérieur. · Son emploi intérieur exige une grande maîtrise de la ventilation thermique. · Une ventilation inefficace peut faire fortement croître la concentration de monoxyde de carbone.

Explication

L’emploi intérieur, notamment en infrastructure, exige une grande maîtrise et un contrôle continu du monoxyde de carbone. Une ventilation inefficace peut faire fortement augmenter sa concentration, même si le brassage paraît efficace; l’observation du brassage ne remplace donc pas le contrôle.

49. Concernant l’entraînement de l’air par une lance diffusée :

L’air entraîné vers l’avant ralentit ensuite l’air avoisinant.
Les gouttelettes projetées par la lance diffusée entraînent l’air vers l’arrière.
Les gouttelettes projetées par la lance diffusée entraînent l’air vers l’avant.
L’air entraîné vers l’avant accélère ensuite l’air avoisinant.
L’entraînement de l’air avoisinant amplifie le débit obtenu.

Les gouttelettes projetées par la lance diffusée entraînent l’air vers l’avant. · L’air entraîné vers l’avant accélère ensuite l’air avoisinant. · L’entraînement de l’air avoisinant amplifie le débit obtenu.

Explication

Les gouttelettes propulsent l’air vers l’avant, qui accélère ensuite l’air avoisinant et amplifie le débit. Les propositions inversant le sens de l’entraînement ou l’effet sur l’air avoisinant sont incorrectes.

50. Parmi les propositions suivantes concernant le sortant en ventilation hydraulique, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La ventilation hydraulique à la lance nécessite un sortant.
Sans sortant, les fumées repoussées en partie haute restent éloignées du porte-lance.
La ventilation hydraulique à la lance fonctionne sans sortant.
Le retour des fumées en partie basse peut provoquer une hypothermie du porte-lance.
Sans sortant, les fumées peuvent revenir vers le porte-lance en partie basse.

La ventilation hydraulique à la lance nécessite un sortant. · Sans sortant, les fumées peuvent revenir vers le porte-lance en partie basse.

Explication

La ventilation hydraulique ne fonctionne pas sans sortant. En son absence, les fumées repoussées en hauteur peuvent revenir en partie basse et provoquer des brûlures, non une hypothermie.

51. Un entrant et un sortant étant présents dans un couloir, quelles propositions décrivent la ventilation hydraulique en phase d’attaque ?

Une lance en jet diffusé continu peut produire un débit comparable à celui d’un ventilateur classique.
Le porte-lance se place entre l’entrant et le foyer, hors du trajet des fumées.
Le débit produit peut être du même ordre que celui d’un ventilateur classique.
Une lance en jet diffusé intermittent produit un débit du même ordre qu’un ventilateur classique.
En phase d’attaque, la ventilation hydraulique peut permettre une progression lance fermée.

Une lance en jet diffusé continu peut produire un débit comparable à celui d’un ventilateur classique. · Le porte-lance se place entre l’entrant et le foyer, hors du trajet des fumées. · Le débit produit peut être du même ordre que celui d’un ventilateur classique.

Explication

En phase d’attaque, le porte-lance se positionne entre l’entrant et le foyer, à l’écart du trajet des fumées. Dans un couloir avec entrant et sortant, un jet diffusé continu peut fournir un débit du même ordre qu’un ventilateur classique et permettre une progression lance ouverte. Un jet intermittent ne répond pas à cette condition, et la progression lance fermée ne correspond pas à l’usage décrit.

52. À propos d’un sortant créé au-delà du local en feu :

Dans une pièce située au-delà du local en feu, les masses combustibles peuvent être refroidies depuis l’extérieur par un jet diffusé dirigé vers le plafond.
La ventilation peut canaliser les fumées vers les locaux adjacents.
La ventilation peut diluer et refroidir les fumées propagées vers les locaux adjacents.
Une ventilation par pression positive peut faciliter l’accès des équipes.
Lorsque le sortant se trouve dans une pièce communiquant avec le local en feu, la propagation entre le feu et le sortant reste impossible.

La ventilation peut canaliser les fumées vers les locaux adjacents. · La ventilation peut diluer et refroidir les fumées propagées vers les locaux adjacents. · Une ventilation par pression positive peut faciliter l’accès des équipes.

Explication

Avec un sortant au-delà du local en feu, la pression positive peut faciliter l’accès des équipes et canaliser, diluer et refroidir les fumées qui gagnent les locaux adjacents. Dans une pièce située au-delà du feu, le refroidissement extérieur des masses combustibles se fait par un jet droit dirigé vers le plafond, et non par un jet diffusé. Si le sortant se trouve dans une pièce communiquant avec le local en feu, la propagation entre les deux reste possible.

53. En l’absence de flammes visibles et de fumées très abondantes à une fenêtre, quelle(s) conduite(s) est(sont) appropriée(s) avant une ventilation d’attaque ?

Reconnaître les lieux avant de mettre en route la ventilation d’attaque.
Mettre en route la ventilation d’attaque avant de préparer le matériel.
Différer la préparation du matériel jusqu’après la mise en route de la ventilation.
En présence de fumées très abondantes à une fenêtre, il est préférable de reconnaître les lieux avant de mettre en route la ventilation d’attaque.
Préparer le matériel pendant la reconnaissance afin de gagner du temps ensuite.

Reconnaître les lieux avant de mettre en route la ventilation d’attaque. · Préparer le matériel pendant la reconnaissance afin de gagner du temps ensuite.

Explication

En l’absence de flammes visibles et de fumées très abondantes à la fenêtre, il est préférable de reconnaître les lieux avant de lancer la ventilation d’attaque. Préparer le matériel pendant cette reconnaissance permet de gagner du temps ensuite. Mettre la ventilation en route avant de préparer le matériel ou reporter cette préparation à après le démarrage ne suit pas cette conduite; la recommandation donnée ne s’applique pas non plus lorsque des fumées très abondantes sont présentes.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 91 flashcards sur Ventilation opérationnelle en intervention.

Que regroupe la ventilation opérationnelle des sapeurs-pompiers ?

Les actions qui maîtrisent les flux gazeux et thermiques dans la structure touchée par le feu.

Quelles sont les deux causes principales des mouvements gazeux dans un bâtiment ?

Les différences de pression dues aux mouvements d’air extérieurs et les mouvements convectifs dus aux différences de température des gaz.

Qu’est-ce qui distingue un entrant d’un sortant dans un bâtiment ?

L’air frais entre par un entrant, tandis que les fumées sortent par un sortant.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Ventilation opérationnelle en intervention.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM