QCM : Penser l’éducation et le travail social (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que produit la philosophie dans son activité propre ?

Des opinions, des preuves et des institutions
Des savoirs, des règles et des méthodes
Des idées, des normes et des représentations
Des concepts, des affects et des percepts

Des concepts, des affects et des percepts

Explication

La philosophie se caractérise par la création de concepts, d’affects et de percepts. La production de savoirs et de méthodes peut relever d’autres démarches, mais elle ne correspond pas à cette caractérisation.

2. Quelle distinction décrit le rapport du philosophe à la sagesse ?

Le philosophe en est l’ami, tandis que le sage est présenté comme celui qui la possède
Le philosophe la possède, tandis que le sage cherche à s’en rapprocher
Le philosophe l’observe, tandis que le sage la définit par le savoir
Le philosophe la transmet, tandis que le sage la met en doute

Le philosophe en est l’ami, tandis que le sage est présenté comme celui qui la possède

Explication

Le philosophe est caractérisé comme ami de la sagesse, alors que le sage est présenté comme celui qui la possède. Dire que le philosophe la possède inverse précisément cette distinction.

3. Une personne sait réciter de nombreuses connaissances, tandis qu’une autre remet en question les idées reçues ; quelle distinction faut-il retenir ?

La pensée équivaut au savoir, et les intelligences se distinguent par leur niveau de connaissances
La pensée ne se confond pas avec le savoir, et les intelligences sont égales malgré leurs manifestations différentes
La pensée exclut le savoir, et les différences de manifestation indiquent des intelligences inégales
La pensée dépend du savoir, et les intelligences égales se manifestent de façon identique

La pensée ne se confond pas avec le savoir, et les intelligences sont égales malgré leurs manifestations différentes

Explication

Penser est distinct du savoir, et l’égalité des intelligences reste compatible avec des manifestations différentes. L’idée que les intelligences égales devraient se manifester de façon identique confond égalité et uniformité.

4. Que doit faire une personne pour véritablement penser, plutôt que de rester dans ses évidences ?

Renforcer ses convictions et conserver son cadre d’interprétation
Écarter les questions nouvelles et stabiliser ses opinions
Accumuler des connaissances et appliquer les mêmes critères
Rompre avec ses évidences et changer de système de référence

Rompre avec ses évidences et changer de système de référence

Explication

Penser oblige à rompre avec ses évidences et à changer de système de référence. Accumuler des connaissances sans remettre en question son cadre ne répond pas à cette exigence.

5. Dans une relation interhumaine, à quoi s’oppose la distance ?

À la fusion, plutôt qu’à la proximité
À la proximité, plutôt qu’à la fusion
À la rencontre, plutôt qu’à la séparation
À la reconnaissance, plutôt qu’à l’échange

À la fusion, plutôt qu’à la proximité

Explication

La distance s’oppose à la fusion, mais elle n’est pas le contraire de la proximité. L’assimiler à l’opposé de la proximité efface la distinction entre être proche et être fusionnel.

6. Comment la relation interhumaine est-elle caractérisée, et quelle distinction l’accompagne ?

Comme une relation éthique, distinguée de la morale
Comme une relation morale, assimilée à l’éthique
Comme une relation juridique, distincte de la morale
Comme une relation sociale, confondue avec l’éthique

Comme une relation éthique, distinguée de la morale

Explication

La relation interhumaine est présentée comme éthique, tandis que l’éthique est distinguée de la morale. La qualifier de relation morale et assimiler les deux notions annulerait cette distinction.

7. Un professionnel désigne une personne par son numéro de dossier et son symptôme, sans la considérer au-delà de ces éléments ; comment cette pratique est-elle caractérisée ?

Comme une forme de neutralité qui protège la personne de jugements
Comme une forme de maltraitance qui réduit la personne à des catégories
Comme une forme de classification qui garantit une relation équitable
Comme une forme de diagnostic qui reconnaît la personne par ses besoins

Comme une forme de maltraitance qui réduit la personne à des catégories

Explication

Réduire une personne à un chiffre ou à un symptôme est présenté comme une forme de maltraitance. La classification administrative peut décrire une pratique, mais elle ne rend pas cette réduction respectueuse de la personne.

8. Que suppose une pensée ouverte à la rencontre d’autrui ?

Échanger avec des personnes semblables et préserver ses convictions de toute remise en cause
Comprendre les différences et éviter qu’elles ne modifient sa réflexion
Écouter des idées nouvelles et les ramener à ses propres repères
Rencontrer des pensées différentes, accepter d’être dérangé et s’ouvrir à l’altérité

Rencontrer des pensées différentes, accepter d’être dérangé et s’ouvrir à l’altérité

Explication

Penser implique de rencontrer des pensées différentes, d’accepter d’être dérangé et de s’ouvrir à quelqu’un qui n’est pas comme soi. Ramener les idées nouvelles à ses propres repères évite précisément l’ouverture à l’altérité.

9. Dans l’accompagnement social, quelle caractérisation distingue l’autorité de la domination ?

L’autorité s’oppose à la puissance, et le travailleur social représente une figure de savoir
L’autorité s’oppose à la domination, et le travailleur social est présenté comme une figure d’autorité
L’autorité se confond avec la domination, et le travailleur social exerce un pouvoir de contrainte
L’autorité se distingue du pouvoir, et le travailleur social incarne une figure de contrôle

L’autorité s’oppose à la domination, et le travailleur social est présenté comme une figure d’autorité

Explication

L’autorité est distinguée de la domination, et le travailleur social est présenté comme une figure d’autorité. L’assimiler à la domination confond deux notions que cette caractérisation oppose.

10. Quelle expression caractérise la société contemporaine dans cette analyse des rapports sociaux ?

Une société solidaire, organisée autour du partage et de l’entraide
Une société individualiste, centrée sur l’autonomie et les choix personnels
Une société du chacun pour soi, égoïste et égo-utilitariste
Une société hiérarchique, structurée principalement par les appartenances collectives

Une société du chacun pour soi, égoïste et égo-utilitariste

Explication

La société contemporaine est décrite comme une société du chacun pour soi, égoïste et égo-utilitariste, plutôt que comme une société individualiste. La caractérisation par l’individualisme est donc précisément celle qui est contestée.

11. Qui Friedrich Nietzsche appelle-t-il un « esprit libre » ?

Celui qui s’affranchit de toute relation sociale et refuse les responsabilités liées à sa situation ou à son emploi.
Celui qui transforme les attentes de son origine en règles pour guider les personnes de son époque.
Celui qui adopte les opinions dominantes de son époque après les avoir confrontées aux idées de son entourage.
Celui qui pense autrement que ne le laissent attendre son origine, ses relations, sa situation, son emploi ou les vues dominantes de son époque.

Celui qui pense autrement que ne le laissent attendre son origine, ses relations, sa situation, son emploi ou les vues dominantes de son époque.

Explication

Nietzsche désigne par « esprit libre » celui dont la pensée ne se conforme pas aux attentes liées à son contexte ou aux idées dominantes. Se détacher de toute relation sociale ne définit pas cette liberté de pensée.

12. Quelle expérience Hannah Arendt associe-t-elle au commencement de la philosophie ?

La recherche d’un principe immuable derrière les apparences du monde.
L’apprentissage des règles qui organisent les relations entre les êtres humains.
L’étonnement devant les changements persistants du monde.
La transmission des réponses héritées aux questions de chaque époque.

L’étonnement devant les changements persistants du monde.

Explication

L’idée attribuée à Arendt fait commencer la philosophie par l’étonnement devant les changements persistants du monde. La recherche d’un principe immuable peut relever d’une démarche philosophique, mais ce n’est pas l’expérience mentionnée ici.

13. Quel lien existe entre la faculté d’étonnement et la capacité de commencer ?

Préserver son étonnement aide à préserver sa capacité de commencement.
Préserver sa capacité de commencement exige de renoncer à toute curiosité.
S’étonner des changements du monde conduit à répéter les commencements antérieurs.
Entretenir son étonnement aide à conserver les réponses reçues du passé.

Préserver son étonnement aide à préserver sa capacité de commencement.

Explication

La faculté d’étonnement est liée à la possibilité de commencer : la préserver aide donc à maintenir cette capacité. Conserver les réponses héritées n’exprime pas le lien entre étonnement et commencement.

14. Quel sens est associé à « ducare » dans le rapprochement avec « educare » ?

Conduire ou guider.
Outiller ou équiper.
Former ou mouler.
Signaler ou désigner.

Conduire ou guider.

Explication

« Educare » est rapproché de « ducare », qui signifie conduire ou guider. « Outiller » correspond plutôt au sens attribué à « instruere », associé à l’instruction.

15. Quelle distinction rend compte des deux sens d’« élever » dans la réflexion sur l’éducation ?

L’élevage renvoie au dressage et au conditionnement, tandis que l’élévation désigne un autre sens d’élever.
L’élevage désigne l’élévation intellectuelle, tandis que l’élévation renvoie au dressage et au conditionnement.
L’élevage désigne la conduite d’un individu, tandis que l’élévation renvoie à son apprentissage par imitation.
L’élevage renvoie à l’instruction, tandis que l’élévation désigne l’imitation des conduites d’autrui.

L’élevage renvoie au dressage et au conditionnement, tandis que l’élévation désigne un autre sens d’élever.

Explication

Le premier sens d’« élever » renvoie à l’élevage, au dressage et au conditionnement; le second correspond à l’élévation. Assimiler l’élevage à l’élévation inverse précisément la distinction.

16. Quelle affirmation Emmanuel Kant formule-t-il au sujet de l’éducation et de l’être humain ?

L’Homme peut devenir un Homme que par l’éducation.
L’Homme peut devenir un Homme que par le conditionnement de ses comportements.
L’Homme peut devenir un Homme que par l’imitation des conduites reçues.
L’Homme peut devenir un Homme que par l’apprentissage de son métier.

L’Homme peut devenir un Homme que par l’éducation.

Explication

Kant affirme que l’être humain ne devient un Homme que par l’éducation. Le conditionnement est associé à l’un des sens d’élever, mais il ne remplace pas l’éducation dans cette affirmation.

17. Quelle association permet de distinguer la formation de l’éducation ?

La formation est rapprochée de l’idée de mouler quelqu’un, tandis que l’éducation en est distinguée.
La formation est rapprochée de l’idée d’outiller quelqu’un, tandis que l’éducation désigne le fait de l’instruire.
La formation est rapprochée de l’idée de guider quelqu’un, tandis que l’éducation désigne le fait de le mouler.
La formation est rapprochée de l’idée de signaler quelque chose, tandis que l’éducation désigne le fait de l’enseigner.

La formation est rapprochée de l’idée de mouler quelqu’un, tandis que l’éducation en est distinguée.

Explication

La formation est rapprochée de « format » et de l’idée de mouler quelqu’un, tandis que l’éducation en est distinguée. L’idée d’outiller se rattache à l’instruction, pas à la formation dans cette distinction.

18. Quel sens du latin « instruere » est associé à l’instruction, distinguée de l’éducation ?

Signaler.
Outiller.
Mouler.
Imiter.

Outiller.

Explication

L’instruction est rapprochée de « instruere », qui signifie outiller, et elle ne se confond pas avec l’éducation. « Mouler » correspond à l’association faite avec la formation.

19. Quelle caractéristique distingue l’apprentissage de l’éducation dans cette approche ?

L’apprentissage est associé au fait de mouler quelqu’un, tandis que l’éducation désigne l’outillage.
L’apprentissage est associé à la subjectivité d’un individu, tandis que l’éducation désigne l’imitation.
L’apprentissage est associé à l’imitation et à la mêmeté, tandis que l’éducation en est distinguée.
L’apprentissage est associé au fait de signaler, tandis que l’éducation désigne la conduite d’autrui.

L’apprentissage est associé à l’imitation et à la mêmeté, tandis que l’éducation en est distinguée.

Explication

L’apprentissage est associé à l’imitation et à la mêmeté, alors que l’éducation est distinguée de cette notion. La subjectivité caractérise plutôt la relation éducative elle-même.

20. Quelle caractéristique définit la relation éducative ?

C’est une relation avec un individu doté de subjectivité.
C’est une relation avec un individu considéré comme matière à mouler.
C’est une relation avec un individu réduit à l’acquisition d’outils.
C’est une relation avec un individu défini par l’imitation d’autrui.

C’est une relation avec un individu doté de subjectivité.

Explication

L’éducation est définie comme une relation avec un individu doté de subjectivité. Le réduire à une matière à mouler renvoie plutôt à l’image associée à la formation.

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Que crée la philosophie ?

Des concepts, des affects et des percepts.

Comment le philosophe se distingue-t-il du sage ?

Il est ami de la sagesse et résiste par la pensée.

Quelle est la relation entre penser et savoir ?

Penser est distinct du savoir.

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