★ À maîtriser
📌 Une ventilation d’attaque ne doit pas être mise en œuvre si elle place des victimes ou des intervenants entre le foyer et un sortant.
📌 Un entrant est une ouverture par laquelle l’air frais entre dans un volume, tandis qu’un sortant est une ouverture par laquelle les fumées en sortent.
Compléments
📌 L’ordre de mise en œuvre d’une ventilation précise, selon la technique, la tactique, le moyen, les emplacements, les actions concomitantes et leur chronologie, les consignes particulières et les règles de sécurité.
Les actions de ventilation opérationnelle peuvent porter sur le foyer, sur les fumées, particules ou chaleur dégagées, ou sur les personnes et la structure exposées.
Lors de la reconnaissance, les équipes recherchent : la structure et l’organisation des volumes concernés, les courants aérauliques, les cheminements des masses gazeuses, le sens du vent, les ouvrants possibles, les sortants possibles, les éléments de cloisonnement intérieurs
★ À maîtriser
La mise en œuvre peut comprendre la fermeture immédiate de la porte du volume en feu, l’évacuation ou la mise en sécurité des personnes, une ventilation des locaux enfumés et, si les conditions le permettent, une attaque du feu depuis l’extérieur puis depuis l’intérieur après évacuation.
Le recloisonnement est indiqué lorsqu’un feu encore contenu dans une pièce a propagé des fumées vers des volumes adjacents où une action prioritaire, comme un sauvetage, doit être engagée.
Compléments
📌 Le recloisonnement ne garantit pas la sécurité si d’autres ouvertures, comme des trémies, des gaines ou d’autres portes, permettent aux flammes de rejoindre les fumées.
📌 Le recloisonnement du feu vise à empêcher les flammes de se propager vers l’intérieur du bâtiment, contrairement à l’antiventilation qui vise à empêcher le feu de se ventiler.
Fermer la porte → contenir les flammes et sécuriser les volumes adjacents.
★ À maîtriser
📌 L’extraction de gaz chauds nécessite des manches et des ventilateurs conçus à cet effet, car les dispositifs adaptant un ventilateur soufflant à l’extraction ne sont généralement pas conçus pour les gaz chauds.
Compléments
Une prise d’air sur l’extérieur favorise l’arrivée d’air frais et peut aussi servir à une autre action de lutte, comme l’injection de mousse haut foisonnement.
Les débits d’air obtenus par mise en dépression restent faibles lorsque le local ne possède pas de grandes ouvertures vers les autres locaux du sous-sol, ce qui limite l’accélération de la combustion et la modification des besoins en eau d’extinction.
📌 L’antiventilation partielle peut protéger l’escalier d’accès si les portes sont refermées autant que possible derrière le binôme d’attaque, mais elle n’est envisageable que pour un feu naissant sans risque prévisible d’embrasement généralisé éclair (EGE).
📌 Pour un feu développé devenu sous-ventilé, la ventilation par extraction ne doit être mise en place qu’après extinction totale, dans un objectif de désenfumage, car la réduction du volume de gaz peut améliorer les proportions du mélange et provoquer son inflammation.
★ À maîtriser
Le désenfumage d’un volume enfumé mais non touché par le feu suit les étapes suivantes : reconnaître et préserver la veine d’air, créer un ou plusieurs sortants, placer un ventilateur à l’entrant pour établir le gradient de pression, puis contrôler l’évacuation des fumées au sortant.
Un vent dirigé vers le sortant et supérieur à 18 km/h (5 m/s) réduit fortement l’efficacité du désenfumage et empêche très probablement les fumées de sortir.
📌 Une veine d’air tubulaire favorise un effet piston et évacue plus rapidement les fumées, tandis qu’une veine d’air massive favorise le mélange avec l’air frais et maintient des fumées dans les espaces morts.
📌 Le désenfumage simultané est efficace lorsque les pertes de charge des différentes veines d’air sont similaires, tandis que des pertes inégales défavorisent certaines pièces et rendent préférable un désenfumage séquentiel.
Compléments
Pertes de charge équilibrées → débits équilibrés → désenfumage simultané efficace
★ À maîtriser
Pour la ventilation d’attaque, le sortant doit être réalisé au plus près du foyer et en partie haute ; s’il mesure moins de 1 m², la pression peut augmenter en partie haute et refouler des gaz chauds à contre-courant.
La ventilation d’attaque ne doit pas être combinée à une autre action qui placerait des intervenants entre le foyer et le sortant.
Un vent contraire au sortant supérieur à 18 km/h rend la ventilation d’attaque risquée, car ses variations peuvent inverser le sens des gaz et transformer le sortant en entrant.
Une ventilation d’attaque dans un gros volume peut suroxygéner le foyer sans évacuer suffisamment la chaleur ; elle est à éviter, sauf pour certains feux naissants.
📌 La ventilation d’attaque peut accélérer un flash-over imminent en modifiant la circulation des gaz, tandis qu’en situation de feu sous-ventilé elle peut déclencher un backdraft lorsque l’air frais pénètre dans la pièce.
Compléments
📌 La ventilation d’attaque est particulièrement adaptée lorsque le feu est déjà ventilé, lorsque des fenêtres risquent de casser rapidement ou lorsque la configuration permet une veine d’air allongée.
★ À maîtriser
📌 La sécurité des intervenants engagés en antiventilation dépend du maintien du cloisonnement du volume concerné, car son décloisonnement peut apporter assez d’air pour favoriser un phénomène thermique avant l’inertage des gaz chauds.
L’antiventilation d’attaque prive en grande partie le feu de comburant et se combine à une attaque hydraulique qui refroidit les fumées et les gaz chauds et les inerte par la vapeur d’eau.
Un litre d’eau fournit 1,7 m³ de vapeur à 100 °C, et l’atmosphère est inertée lorsque la vapeur d’eau représente environ le tiers de la masse gazeuse.
La maîtrise de l’antiventilation couplée à une attaque offensive exige de comprendre la tactique globale, de coordonner le binôme d’attaque avec les autres équipes et de savoir utiliser et régler la lance.
Les risques comprennent : la rupture involontaire d’un ouvrant, susceptible de modifier brutalement le régime de combustion, la mauvaise maîtrise du passage de la sous-ventilation à la ventilation après inertage et mouillage, l’engagement de personnels peu aguerris en ambiance chaude et opaque, un engagement trop long
Même si la température en partie supérieure dépasse rarement 300 °C, l’absence de stratification marquée peut porter la température à plus de 100 °C à hauteur des intervenants.
📌 Une température élevée favorise la pyrolyse mais facilite la vaporisation de l’eau, tandis qu’une température basse peut rendre l’inertage difficile, notamment sur un feu couvant ou après la décroissance d’un feu initialement développé.
Compléments
📌 Un débit d’eau trop important pendant l’inertage risque de produire de l’eau tiède plutôt que de la vapeur, tandis que le mouillage ultérieur des combustibles et des braises aide à stopper la pyrolyse et les réinflammations.
Lors de la progression, la porte d’accès aux locaux concernés par le feu est refermée sur le tuyau, limitant la surface d’échange à environ 0,2 m² ; des stoppeurs de fumées peuvent compléter cette fermeture.
L’antiventilation peut prendre trois formes :
Les simples vitrages et les huisseries en PVC sont particulièrement à surveiller en raison du risque de rupture involontaire d’un ouvrant.
La vapeur d’eau peut être présente en quantité importante avant l’inertage et, en se condensant sur le corps plus froid d’un sapeur-pompier, lui transmettre de la chaleur latente et provoquer de l’inconfort ou des brûlures.
La température dépend notamment de :
De fines gouttelettes d’eau en suspension peuvent, comme la vapeur d’eau gazeuse, rendre l’atmosphère moins inflammable.
Accéder, impulser et refermer, renouveler, puis ventiler
★ À maîtriser
📌 Sur un feu naissant dans un volume assez haut, le brassage dilue les fumées et modère leur température en partie haute, retardant ainsi la pyrolyse des matériaux combustibles ; une attaque par ventilation à pression positive reste possible, mais son intérêt est limité.
📌 Sur un feu développé dans un grand volume, la destratification dégrade la visibilité, ralentit l’évacuation de chaleur par les exutoires et maintient la pyrolyse, tandis que la turbulence près du foyer active la combustion ; la ventilation d’attaque devient alors contre-productive.
Compléments
📌 Si les accès à un grand volume sont enfumés, une ventilation d’attaque peut être justifiée pour les dégager, en réglant les moyens afin de repousser les fumées sans apporter un excès d’air.
📌 L’ouverture de sortants en partie haute et la limitation des entrants en partie basse mettent la majeure partie du volume en dépression, orientent favorablement le flux aux entrants et limitent le risque de propagation aux volumes adjacents.
En l’absence de vent extérieur, le tirage naturel piloté par le feu suffit souvent à orienter le flux, à condition que la surface des sortants soit suffisante.
L’antiventilation d’un grand volume est peu fréquente et risquée en raison de la difficulté d’engagement, de l’hyperthermie liée à la durée, du manque de visibilité et des risques d’effondrement ; une extinction à la mousse haut foisonnement peut être envisagée dans certains cas.
La mousse haut foisonnement se déplace par gravité et sous la poussée de l’air, ce qui nécessite de déplacer les masses d’air par des techniques de désenfumage pour la faire migrer dans les volumes.
Le désenfumage naturel d’un grand volume peut se faire par convection ou par balayage horizontal sous l’effet d’un vent, et l’ouverture simultanée du plus grand nombre possible d’ouvrants est souvent simple et efficace.
Feu naissant : dilution modératrice ; feu développé : brassage contre-productif.
★ À maîtriser
Lors de la première phase, les cages d’escalier des immeubles et l’escalier du parking débouchant à l’air libre sont mis en surpression, puis des binômes reconnaissent les lieux et recherchent les victimes avant de localiser et d’éteindre le feu.
Après l’extinction, le parking est désenfumé avec les moyens fixes éventuellement complétés par des moyens mobiles.
📌 Pendant la reconnaissance et l’attaque d’un parking en feu, il n’est pas recherché de restreindre la ventilation du feu, car la ventilation naturelle ou mécanique favorise le maintien de la stratification et limite la formation d’imbrûlés susceptibles de provoquer ensuite des phénomènes violents.
📌 Dans un parking très sous-ventilé, l’extinction complète doit être recherchée avant d’installer une ventilation de désenfumage, car l’inertage complet et sûr de grands volumes est impossible.
📌 Les ventilateurs destinés à mettre les cages d’escalier en surpression facilitent et sécurisent l’extinction, mais ne sont pas dimensionnés pour évacuer rapidement les fumées du parking.
Compléments
📌 Lorsque le feu est développé, les moyens de désenfumage du parking peuvent être insuffisants ; ils retrouvent leur pertinence après extinction et peuvent alors être complétés par des moyens mobiles.
📌 La priorité entre extraction des victimes et extinction peut changer lorsqu’un témoin signale une victime à l’intérieur, par exemple près de la rampe de sortie.
La définition précoce des zones opérationnelles, des points d’accès et des itinéraires facilite la cohérence des engagements, des actions et de la remontée d’informations.
La mise en surpression des cages d’escalier protège les immeubles, crée des zones sûres servant d’accès ou de repli à chaque niveau et raccourcit les parcours en zone enfumée.
Dans les parkings décrits, l’inertie du bâtiment, l’absence de combustibles en partie haute et la faible exposition de nombreuses matières pyrolisables au rayonnement vertical ne favorisent pas un flashover à l’échelle du volume complet, sans exclure une explosion de véhicule.
★ À maîtriser
📌 Un local borgne de faible profondeur peut être désenfumé avec un ventilateur proche de l’ouverture, qui sert à la fois d’entrant et de sortant : l’air projeté atteint le fond puis revient en partie supérieure vers l’ouverture.
📌 Dans un local borgne profond, un ventilateur utilisé directement perd rapidement sa vitesse et ne balaie pas le fond ; une gaine fixée au ventilateur permet d’injecter l’air au fond et de pousser les fumées vers l’extérieur.
Compléments
📌 Un ventilateur placé à moins d’un mètre de l’ouverture peut réaspirer une partie de l’air et des fumées sortantes, réduire l’efficacité du désenfumage et augmenter la concentration en CO avec un ventilateur thermique.
Pour un local borgne de faibles dimensions, le ventilateur est placé à environ un mètre de l’ouverture s’il possède un jet évasé et à environ deux mètres s’il possède un jet concentré.
Dans un local borgne, l’extraction mécanique sans circulation d’air avec l’extérieur n’est pas plus efficace que le soufflage direct sans gaine.
Petit local : l’air revient par l’ouverture ; local profond : la gaine porte l’air au fond.
★ À maîtriser
Pour mettre un volume en surpression, un ventilateur peut être placé sur un entrant sans créer de sortant, à condition que l’air entrant dépasse l’air susceptible de sortir par les fuites et par l’entrant.
Lors d’une ventilation d’attaque, refermer partiellement la porte d’une pièce enfumée peut augmenter les pertes de charge et la pression en amont, s’opposer au retour des fumées au-dessus des intervenants et diminuer simultanément le débit sortant.
Lors d’une ventilation d’attaque, une fois les accès dégagés, accroître le débit n’est pas nécessaire si cela n’apporte aucun bénéfice et risque d’augmenter la puissance du foyer ; une marge reste utile pour compenser une baisse d’efficacité ou de petites sautes de vent au sortant.
En désenfumage naturel d’un volume non compartimenté, les différences de température entre l’intérieur et l’extérieur créent un gradient de pression entre l’entrant bas et le sortant haut, qui met l’air en mouvement.
En désenfumage naturel d’un volume non compartimenté, un entrant deux fois plus grand que le sortant, ou un sortant deux fois plus grand que l’entrant, permet d’atteindre environ 90 % du rendement global de ventilation ; dépasser ce rapport n’apporte a priori plus d’effet significatif.
📌 En désenfumage mécanique, un entrant trop grand peut réduire l’efficacité et doit être adapté au ventilateur, tandis qu’un sortant plus grand augmente le débit jusqu’à ce que le gain devienne peu significatif.
📌 Le débit sortant maximal n’est pas toujours le débit optimal : une ouverture plus grande peut entraîner l’air frais situé en partie basse, réduire l’efficacité du désenfumage et ralentir l’évacuation complète des fumées.
Compléments
📌 Réduire un entrant à une surface adaptée au ventilateur, par exemple au moyen d’un stoppeur de fumée, permet de soumettre toute cette surface au jet d’air et d’accroître la pression dynamique dans le volume.
📌 Si les fuites d’un local sont importantes, un second ventilateur placé sur un autre entrant peut accroître la surpression et compenser les pertes.
Dans un volume compartimenté, agrandir l’entrant ou le sortant peut augmenter le débit, mais l’effet peut rester limité si les pertes de charge sont importantes le long de la veine d’air.
En désenfumage, une vitesse de sortie des gaz d’environ 5 m/s à travers un exutoire de 1 m² correspond à un débit extrait de 18 000 m³/h.
Pour obtenir le débit recherché, le débit à l’air libre du ventilateur peut devoir atteindre le double du débit extrait lorsque les pertes de charge et les fuites sont prises en compte.
Le débit peut être accru en : plaçant plusieurs ventilateurs en série sur un entrant, plaçant plusieurs ventilateurs en parallèle ou en V sur un entrant, utilisant plusieurs entrants, si possible avec des veines d’air de même sens, installant des ventilateurs en relais en présence de pertes de charge ou de fuites importantes
Débit maximal ≠ débit optimal : extraire plus peut diluer les fumées.
★ À maîtriser
Lors d’une ventilation d’attaque, le sortant est créé si possible en partie haute, puis agrandi après la mise en service de l’entrant et l’établissement de la veine d’air.
Les mesures de sécurité adaptées comprennent : agrandir la zone d’exclusion, limiter au minimum le personnel engagé pour réaliser l’ouverture, installer si nécessaire un moyen hydraulique prêt à être utilisé
📌 Un sortant trop petit laisse la surpression due à la pyrolyse et à la chaleur migrer en partie à contre-flux sous forme de gaz chauds ; son agrandissement peut résoudre le problème.
📌 Un sortant trop grand fait chuter la pression dans la pièce en feu et peut permettre à l’air frais d’entrer par sa partie basse, alimentant la combustion et pouvant imposer des débits d’extinction majorés.
Compléments
Après une explosion de bouteille de gaz, la ventilation en place ne peut guère s’opposer au souffle, mais elle peut accélérer l’évacuation des gaz chauds.
Selon la structure, un sortant peut aussi être créé dans un bardage métallique ou dans une toiture, notamment à l’aide d’une gaffe ou de matériels de forcement, de préférence en partie supérieure et en deux temps.
L’observation de l’écoulement par les équipes est le meilleur moyen de vérifier l’efficacité de l’action sur le sortant.
★ À maîtriser
📌 Un ventilateur placé vers ou au sortant ne doit pas présenter de contre-indication à cet usage : son moteur doit supporter les fumées et la chaleur, fonctionner avec un taux d’oxygène faible si nécessaire et pouvoir s’adapter sur un raccord ZAG.
📌 Dans une structure comportant des locaux borgnes sans sortant réalisable, un ou plusieurs ventilateurs brassent ces locaux tandis qu’un ventilateur principal crée une veine d’air qui repousse les fumées et les gaz vers l’extérieur.
Compléments
Une configuration de relais peut placer un ventilateur à l’entrant et un autre au sortant, où ce dernier génère une dépression pour compenser les pertes de charge.
Les relais de ventilateurs peuvent être horizontaux dans des structures multivolumes, comme les établissements industriels, ou verticaux dans des immeubles d’habitation, par exemple dans un couloir d’étage.
★ À maîtriser
📌 La progression sous stoppeur de fumées doit s’accompagner d’applications d’eau raisonnées pour refroidir les fumées chargées en imbrûlés et les saturer de vapeur d’eau, afin de prévenir leur inflammation.
Le stoppeur de fumées préserve une zone de repli sécurisée et limite les dégâts liés aux fumées en empêchant leur sortie vers la circulation par la porte d’entrée.
En plaquant et en étanchant la fenêtre exposée au vent, le stoppeur de vent réduit le risque de blow torching et permet de mener une attaque en antiventilation.
Compléments
Avant l’ouverture de la porte palière, les intervenants installent le stoppeur de fumées ; son rideau tombe jusqu’en partie basse, réduit les flux d’air tout en laissant passer le binôme d’attaque et le tuyau.
Lors du désenfumage d’une cage d’escalier avec un stoppeur en place, le ventilateur peut être arrêté à la fin de l’opération ou maintenu à bas régime pour protéger les communications.
Le stoppeur de vent est une toile partiellement rigidifiée par des lattes, déroulée devant la fenêtre depuis l’étage supérieur et maintenue par une ou plusieurs commandes ; des poids en partie basse peuvent faciliter son installation.
📌 À proximité immédiate du rideau, le binôme de sécurité et les autres intervenants éventuels devraient être capelés ; en présence d’un vent extérieur, il faut surveiller le risque de rupture d’un vitrage et inerter les fumées au fur et à mesure de la progression.
Sur une porte ouverte, le stoppeur de fumées peut maintenir la cage d’escalier comme zone de repli, tandis que le ventilateur fonctionne à bas régime pour augmenter légèrement sa pression.
Un stoppeur de fumées peut réduire la taille de l’entrant afin d’augmenter l’efficacité de certains ventilateurs, notamment lors de la mise en surpression d’un volume.
La mise en œuvre du stoppeur de vent est difficile, ce qui a conduit certains services à développer des attaques de transition depuis le niveau N-1 comme approche alternative.
Le stoppeur de fumées limite les échanges à la porte ; le stoppeur de vent ferme l’ouverture exposée au vent.
★ À maîtriser
📌 Les travaux sans protection respiratoire adaptée ne doivent pas être réalisés sous ventilation thermique, et l’appareil respiratoire isolant est fortement conseillé dans la veine d’air lorsque l’exposition est longue.
📌 Les ventilateurs thermiques placés à l’intérieur, notamment en infrastructure, exigent une grande maîtrise et un contrôle continu du CO, car une ventilation devenue inefficace peut faire fortement croître sa concentration malgré un brassage qui semble efficace.
Compléments
📌 L’entretien des ventilateurs thermiques est indispensable pour garantir une combustion optimale du moteur.
📌 Les ventilateurs thermiques sont majoritaires dans le parc embarqué en France et offrent, à taille équivalente, des vitesses de rotation supérieures à celles des ventilateurs électriques et hydrauliques, mais ils sont plus bruyants que les ventilateurs électriques.
Les ventilateurs électriques ou à entraînement hydraulique constituent des solutions alternatives aux ventilateurs thermiques, les modèles électriques sur batteries étant possibles pour les plus petits appareils.
Une rallonge de pot d’échappement peut rejeter les gaz au-delà de la zone d’aspiration du ventilateur, à une distance supérieure à 2 mètres.
Les pots catalytiques additionnels ont une efficacité d’environ 50 %, mais peuvent dépasser le gabarit initial du ventilateur et provoquer des brûlures en raison de leur température élevée.
À 100 ppm (0,01 %) de CO, de légers maux de tête peuvent apparaître au bout de deux à trois heures, et cette concentration peut être atteinte sous ventilation par pression positive correctement réalisée.
À 200 ppm (0,02 %) de CO, de légers maux de tête peuvent apparaître en deux à trois heures ; si cette concentration résulte d’une ventilation par pression positive, son efficacité doit être vérifiée.
À 400 ppm (0,04 %) de CO, des céphalées frontales surviennent en une à deux heures, et cette concentration ne doit pas résulter d’une ventilation par pression positive.
Ventilation inefficace → accumulation possible de CO en aval.
★ À maîtriser
📌 La ventilation hydraulique à la lance ne fonctionne pas sans sortant ; en son absence, les fumées repoussées en partie haute peuvent revenir vers le porte-lance en partie basse et provoquer des brûlures.
Compléments
📌 Pour limiter les turbulences qui peuvent gêner l’extinction, il est possible d’utiliser le jet diffusé par impulsions en changeant de direction entre chaque ouverture, ou d’utiliser le jet droit qui impacte une surface moins importante.
En phase d’attaque, la ventilation hydraulique peut permettre une progression lance ouverte en créant une bulle de fraîcheur autour de l’équipe et en orientant les flux de chaleur et de fumées.
En fin d’attaque ou lors du déblai, le porte-lance se place à environ un mètre d’une fenêtre et utilise le débit maximum en jet diffusé, avec une ouverture permettant au jet de franchir entièrement la fenêtre.
📌 La ventilation hydraulique en fin d’attaque crée une dépression et extrait efficacement les fumées, mais place le porte-lance sur leur trajet et peut projeter de l’eau par les fenêtres, ce qui limite son emploi pendant l’attaque ou en milieu urbain.
★ À maîtriser
📌 En l’absence de flammes visibles et de fumées très abondantes à une fenêtre, il est préférable de reconnaître les lieux avant de mettre en route une ventilation d’attaque, tout en préparant le matériel pour gagner du temps ensuite.
Compléments
Dans une pièce située au-delà du local en feu, les masses combustibles peuvent être refroidies depuis l’extérieur par un jet droit dirigé vers le plafond, selon la technique de l’attaque par ricochets.
Lorsque le sortant se trouve dans une pièce communiquant avec le local en feu, la propagation entre le feu et le sortant reste possible, mais une ventilation d’attaque peut faciliter l’accès et accélérer l’action des équipes.
Dans un feu peu ventilé, les chances de survie dans les étages enfumés se situent surtout dans les pièces fermées non touchées par le sinistre, qui sont peu affectées par la création du sortant si elles restent fermées.
Dans un feu assez bien ventilé, le sortant existe probablement avant l’arrivée des secours et aide à déterminer rapidement la ou les pièces concernées par l’incendie.
Ventilation selon la situation
| Situation | Effet du brassage | Conséquence opérationnelle |
|---|---|---|
| Feu naissant en grand volume | Dilue les fumées et modère la température | Attaque par pression positive possible, intérêt limité |
| Feu développé en grand volume | Déstratifie les fumées et active la combustion | Ventilation d’attaque contre-productive |
| Local borgne peu profond | L’air revient du fond vers l’ouverture | Ventilateur proche de l’ouverture |
| Local borgne profond | Le jet direct n’atteint pas le fond | Utiliser une gaine de ventilation |
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1. Concernant la ventilation opérationnelle :
2. Les mouvements gazeux dans un bâtiment résultent principalement :
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Que regroupe la ventilation opérationnelle des sapeurs-pompiers ?
Les actions qui maîtrisent les flux gazeux et thermiques dans la structure touchée par le feu.
Quelles sont les deux causes principales des mouvements gazeux dans un bâtiment ?
Les différences de pression dues aux mouvements d’air extérieurs et les mouvements convectifs dus aux différences de température des gaz.
Qu’est-ce qui distingue un entrant d’un sortant dans un bâtiment ?
L’air frais entre par un entrant, tandis que les fumées sortent par un sortant.
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